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Rencontre d’amour avec l’agir de Dieu par son instrument,

la Fille du Oui à Jésus

 

2011-10-27 – Temps d'abandon

 

La Fille du Oui à Jésus en le Saint-Esprit : Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit. Amen.

Ce matin, le Seigneur nous a donné beaucoup de grâces. Il nous a appelés : enfants de miséricorde. Nous sommes tous réunis dans la miséricorde de Dieu et nous nous plongeons dans la miséricorde de Dieu, afin que ce repas soit béni par Dieu. Nous crions miséricorde pour toutes les fois où nous avons oublié de crier à Dieu : miséricorde.

"Miséricorde, Seigneur, parce que nous t'oublions dès le matin. Nous ne mangeons que pour remplir notre estomac et nous oublions que notre vie spirituelle a besoin d'une bénédiction pour regarder cette nourriture afin qu'elle se multiplie. Si la terre, aujourd'hui, a manqué de nourriture pour ses enfants, n'est-ce pas les conséquences de ce que nous avons été? Nous avons pensé à nous-mêmes et nous n'avons pas demandé à Dieu de bénir cette nourriture pour qu'elle se multiplie; ainsi, les enfants du monde auraient toujours eu de la nourriture. Miséricorde, Seigneur, pour tout ce que nous avons fait. Bénis-nous, Seigneur, ne nous lâche pas. Amen."

Tous : Amen.

La Fille du Oui à Jésus en le Saint-Esprit : Toutes les fois que nous avons mangé égoïstement, sans demander à Dieu de bénir notre repas, eh bien, nous n'avons pensé qu'à nous-mêmes. Nous avons voulu s'asseoir vite : 'Ah, j'ai oublié!' Mais où nous étions? Nous étions dans notre égoïsme, nous étions dans nos pensées : 'Il faut que j'aille vite, j'ai ma journée à faire; il faut que j'aille vite, j'ai un rendez-vous', alors, on passait toujours, nous, avant Dieu; on passait toujours, nous, avant notre prochain. Maintenant, nous réalisons qu'à cause de notre non, nous avons manqué envers tous nos frères et nos sœurs qui avaient besoin de toujours avoir une assiette pleine devant eux. Ce que nous avons fait, c'est contribuer à la misère du monde.

Si les enfants, aujourd'hui, n'ont rien à manger, c'est parce que nous avons oublié de passer Dieu avant nous. Nous avons été des égoïstes. Oui, on aime ça une bonne assiette, nos œufs qui viennent de nos poules. Combien il y en a qui n'ont pas ça? Pourquoi ils n'ont pas ça? Parce qu'on a oublié de dire le bénédicité? Non, c'est parce que notre action n'a pas été une nourriture pour tous les enfants du monde. Voilà pourquoi il y en a qui ont comme calculé : 'Je vais prendre cette terre, et la récolte je vais la vendre. Ceux qui ne sont pas capables d'acheter, bien, ils vont s'en passer.'

On a aussi nourri les grosses entreprises. Les premiers des grosses entreprises : ils achètent, ils achètent, ils achètent pour avoir le contrôle sur le marché, alors ils peuvent augmenter aisément les prix. Voilà pourquoi aujourd'hui, on jette le lait pour maintenir les prix. Eh bien, nous en sommes responsables : miséricorde. Toutes les fois que nous avons mangé sans demander à Dieu de bénir la nourriture, et nos frères et nos sœurs qui ont rapport à la nourriture, nous n'avons pensé qu'à nous-mêmes: miséricorde.

Il faudrait bien revenir à l'histoire de l'ours. C'est notre histoire là, c'est nous ça : l'ours et nous.

Q. C'est le pécheur? 

La Fille du Oui à Jésus en le Saint-Esprit : Oui.

Q. Mais c'est aussi, on disait que c'était la volonté humaine. En fait, la volonté humaine, c'est un peu le pécheur, mais qu'est-ce qu'on fait dans la volonté humaine?

La Fille du Oui à Jésus en le Saint-Esprit : La volonté humaine nous a maintenus dans le péché.

Q. Oui, c'est ça. Mais ça veut dire que quand on va avoir la purification, dans sept, huit mois…

La Fille du Oui à Jésus en le Saint-Esprit : Donne pas de date!

Q. Non, non, je dis comme ça. Ça veut dire qu'on n'aura plus besoin de nos aides, nos…?

La Fille du Oui à Jésus en le Saint-Esprit : Tu vas avoir besoin d'une nourriture pareil. Tu vas avoir besoin de bien t'alimenter. Le Seigneur, il a dit à Plantagenet : «Vous avez passé la tondeuse sur ma création. Vous avez été à la pharmacie : conséquence de votre négligence.» Et le café, n'oubliez pas que le café, on en a abusé. On n'a pas voulu prendre de tisane, c'était bien meilleur un café! Alors, on a comme contribué à tout délaisser la création de Dieu.

Q. Oui, mais le café, c'est un produit quand même…

La Fille du Oui à Jésus en le Saint-Esprit : De Dieu? Oui, mais il devient, quand on se concentre que sur le café, on devient esclave du café; c'est le café qui se trouve être maître de notre besoin. Le Seigneur, il dit comme ça : «Regardez bien tout ce que vous avez : ah, j'ai besoin de ça; ah, ça me prend mon café.» Ça, c'est quelque chose qu'on dépend de : du café le matin. L'enfant de Dieu est libre. Ça brime déjà sa liberté. L'ours, lui, il avait fait faim, hein? Il était prêt à prendre quoi? N'importe quoi. Il avait développé un besoin excessif.

Q. Oui, mais un ours, en réalité, ça ne mange pas une souris!

La Fille du Oui à Jésus en le Saint-Esprit : Non. Il n'a pas été créé pour s'en aller vers la souris. Il prend n'importe quoi, même ce qui n'est pas bon pour lui. Voilà!

Q. Hier, tu m'as dit : "Hey, un ours ne mange pas une souris!" 

La Fille du Oui à Jésus en le Saint-Esprit : Maintenant, la feuille. Il prend une feuille. Oui, les ours se nourrissent de baies, de tout ce qu'il y a, mais lui, il a trouvé que ce n'était pas assez, c'est tout de suite vite digéré; tout de suite, il a faim encore.

Q. Il va se nourrir de miel quand il peut en avoir.

La Fille du Oui à Jésus en le Saint-Esprit : L'être humain n'est pas capable d'aller vers ce qui est bien pour lui, il lui en faut toujours plus. Le pécheur lui-même a grandi dans quelque chose qui était toujours au-delà de ce qu'il avait besoin. C'est ce qui l'a maintenu dans le péché aussi.

Q. En fin de compte, Ève, elle est allée au-delà de ce qu'elle avait besoin.

La Fille du Oui à Jésus en le Saint-Esprit : Alors, nous, qu'avons-nous fait?

Tous : On a suivi. On a fait la même chose.

La Fille du Oui à Jésus en le Saint-Esprit : On a consenti. Maintenant, il voit quoi après les feuilles, il s'en va vers?

Tous : La p'tite souris.

La Fille du Oui à Jésus en le Saint-Esprit : Puis, là, il constate que la souris est agile. Il devient donc orgueilleux de ce qu'il veut et qu'il obtient par agilité.

Q. Ah oui? Pourquoi orgueilleux? 

La Fille du Oui à Jésus en le Saint-Esprit : Mais oui! Est-ce qu'il a dit : 'Oh, elle est agile?'

Tous : Oui.

La Fille du Oui à Jésus en le Saint-Esprit : Alors, le pécheur, pour obtenir ce qu'il veut, il en fait des détours. Il est capable d'aller vers bien des choses pour se maintenir. Il devient agile dans tout : dans son regard, dans ses pensées, son écoute, dans ses paroles. Tout devient pour lui quelque chose qui est facile; il développe quelque chose de facile en prenant des chemins larges. Alors c'est pour ça aussi qu'il use de ruse, hein? Puis il n'a pas peur, lui, de faire des bonds. Les ruses nous amènent à faire des bonds au-delà de ce qui est permis, parce que n'oubliez pas comment il a voulu attraper le lièvre : d'un coup de griffes, et là, il va tout faire, lui, pour obtenir ce qu'il veut. Absolument tout.

Q. Mais quand il est arrivé, il y avait l'autre, là, le petit cochon. Il pensait que c'était un cochon, mais il s'est trompé.

La Fille du Oui à Jésus en le Saint-Esprit : Hum! On ne s'est pas laissé tromper par les apparences? Le pécheur n'arrête pas de se laisser tromper par les apparences. Il se laisse séduire : elle a une belle maison, une belle auto, une belle carrière, de l'argent. Même les pauvres se laissent tromper, même eux.

Q. Oui, mais, on voit qu'est-ce qui est beau! On apprécie ce qui est beau! Le tape-à-l'œil!

La Fille du Oui à Jésus en le Saint-Esprit : Tu n'apprécies que ce que tu es capable de voir à l'extérieur, comme lui.

Q. Oui, c'est vrai!

La Fille du Oui à Jésus en le Saint-Esprit : 'Moi j'suis pas sûre que ce soit un cochon là!' Il l'a dit lui-même, le pécheur. 'J'suis pas sûre, moi, que ce soit bien. Ah! Les autres qu'ils s'arrangent avec, il faut bien qu'ils participent à ce que moi, je crois.' Alors, on amène les autres aussi; on amène les autres à voir ce qu'on veut voir, à comprendre ce qu'on veut comprendre, même si l'on sait que ce n'est pas correct. Pour n'importe quelle situation, en ce qui concerne une personne : les chanteurs là, hein, on tombe amoureux de quoi? Bien, de sa voix, sa voix languirante. Ce n'est même pas sa voix, mais il a étudié, il t'emmène là où elle veut sa voix, hein? Alors, on pense que : hey, ça, c'est quelqu'un à imiter, qu'on voudrait ressembler.

Q. Ça, c'est quand on est jeune, ça!

La Fille du Oui à Jésus en le Saint-Esprit : Aujourd'hui, on n'a que des yeux que sur ce qui nous plaît, qu'on trouve que c'est correct. Alors, les personnes de 90 ans n'ont des yeux que sur le médecin, et pas sur Dieu et pas sur sa miséricorde. Tout a changé avec le temps.

Q. Peut-être qu'il nous dit qu'il faut faire fructifier nos talents. Il nous a donné des talents pour qu'on fasse des belles choses.

La Fille du Oui à Jésus en le Saint-Esprit : Toujours pour le prochain, tout le temps pour le prochain.

Q. Pas pour notre orgueil.

La Fille du Oui à Jésus en le Saint-Esprit : Nous devons plaire à Dieu, nous aimer pour aimer notre prochain. Alors, les talents nous ont été donnés par Dieu pour retourner à Dieu. Jésus a dit : «Tout ce que vous ferez au plus petit d'entre les miens, c'est à moi que vous le ferez.» Alors, quand il rencontre les humains, hein, là, il est sûr de les avoir.

Q. Bien oui, c'est vrai. Ça, ça m'a frappé. Pourquoi?

La Fille du Oui à Jésus en le Saint-Esprit : Parce qu'il les connaît. On est comme tous les autres. On veut suivre la même chose que tous les autres. Un regarde la télévision : 'Bien, voyons, pourquoi je ne regarderais pas la télévision?' On chante n'importe quelle chanson : 'Bien, voyons donc! Y'a pas de mal à ça!' Hein? On s'est fait jouer même à Plantagenet. Avec quelle chanson? …. Des montagnes, là….

Q. Quand le soleil dit bonjour aux montagnes…  ah oui?

La Fille du Oui à Jésus en le Saint-Esprit : Mais oui, quand nous étions là-bas. Et le Seigneur nous a rappelé que…. C'était aux vacances chrétiennes.

Q. Quand on est à même la foule, c'est comme si on était perdu.

La Fille du Oui à Jésus en le Saint-Esprit : Alors voilà que nous sommes maintenant à l'est, à l'ouest, au nord et au sud, hein? Qu'est-ce qui s'est répandu partout? L'esprit du monde, le pécheur.

Q. J'avais de la difficulté vraiment à comprendre ça. On est misérables, oui. Oui, mais au moins, on a compris. On a dit : les CD, les DVD (de toutes sortes); quand elle en a parlé surtout, ça été comme, ouf! C'était tout dans des belles boîtes. J'ai pris une grosse caisse, c'a tout rentré dedans et je les ai jetés.

La Fille du Oui à Jésus en le Saint-Esprit : Pourquoi? Parce que, comme le Père Marc disait : "Lorsqu'on s'en va dans le passé, eh bien, on se nourrit toujours du passé." Alors là, nous, nous savons que nous sommes pécheurs et nous avons maintenu toutes conséquences en vivant avec le passé. Nous avons en nous, qu'on le veuille ou qu'on ne le veuille pas, la chair de tout le monde assujettie au péché. C'est quoi ça être assujetti au péché? Il l'a dit hier. On fait ce qu'on ne veut pas faire et on dit ce qu'on ne veut pas dire; alors ça nous poursuit toujours, toujours, mais : miséricorde! Grâce à ce que le Seigneur nous a ouvert hier : la lumière, eh bien, oui, le passé devient pour nous – les pécheurs d'autrefois – devient pour nous un moyen de crier : miséricorde.   

Q. Parce que c'est nous le pécheur.

La Fille du Oui à Jésus en le Saint-Esprit : Oui. Alors on sait que nous avons été une nourriture pour tout le monde.

Q. Pourquoi qu'il est venu… moi, je ne comprends pas, il est venu…

La Fille du Oui à Jésus en le Saint-Esprit : Nous réveiller?

Q. Oui puis non. Pourquoi qu'il vient nous chercher? Comme moi, là, je peux avancer, mais je peux reculer aussi.

La Fille du Oui à Jésus en le Saint-Esprit : Il n'est pas venu te chercher.

Q. Il a fait quoi d'abord?

La Fille du Oui à Jésus en le Saint-Esprit : Tu as donné ton oui. Avant même que tu viennes sur la terre, tu as donné ton oui. Il connaissait ta mesure. Il savait, lui, ce que tu étais pour consentir lorsqu'il était pour te parler de sa miséricorde.

Q. Peut-être que j'ai donné mon oui sans le comprendre.

La Fille du Oui à Jésus en le Saint-Esprit : Tu as donné ton oui par amour. Si tu ne comprends pas, c'est parce que ta chair, toujours assujettie au péché, t'amène très loin dans les conséquences. Mais l'enfant de Dieu que tu es, la chair, elle, ne peut pas l'étouffer. Voilà pourquoi l'enfant que tu es a dit oui. Tu es prête à tout pour aider ton prochain. Et ton prochain commence par qui?

Q. Pourquoi dans notre temps? Ç’aurait pu être dans le temps de mon arrière-grand-père.

La Fille du Oui à Jésus en le Saint-Esprit : Mais il l'a dit hier. La préparation a débuté dès le non pour nous amener à être miséricorde. Jésus, lui, il a tout accompli, mais nous, on n'a pas accompli. Alors là, l'accomplissement de la miséricorde se fait pour redevenir enfants de la Divine Volonté.

Q. Comme hier, on s'en venait ici. On s'est préparés la veille, il a fallu que je ramasse un peu de stock, commencer à charger le camion, puis hier matin, on a fini de le remplir. On voulait partir à 9h00, on est partis à 11h00. On pense à quelque chose… faut aller chercher un outil….

La Fille du Oui à Jésus en le Saint-Esprit : Il faut accepter ça.

Q. Oui, mais c'est parce que dans une semaine, il y a sept jours; si on perd une journée pour s'en venir, une journée pour partir, ça fait deux jours de moins. C'est stressant, parce qu'on est tous pareils.

La Fille du Oui à Jésus en le Saint-Esprit : N'oubliez pas, le Seigneur, il a dit : «Je ne regarde pas ce que vous faites, je vous regarde.» C'est nous qu'il regarde. Toute occasion, toute occasion, sautez dessus. Toute occasion, sautez dessus. Une paroi qui brise : merci, Seigneur.

Les âmes du purgatoire! Ah! c'est une richesse de comprendre qu'elles ont besoin, elles ont besoin de ce moment-là. Tu souffres, mais tu la donnes ta souffrance, tu la donnes. Et si tu arrives à penser à tous ceux qui ont blasphémé le Nom de Jésus, à ce moment-là, eh bien, dis-toi que ta petite impatience n'a pas nourri ces personnes-là, alors : miséricorde. Tout, tout, tout doit être une occasion, absolument tout.

Q. Je me souviens qu'hier le Seigneur a parlé des âmes du purgatoire, il a dit qu'elles pleurent en voyant ce qu'elles devraient être, et elles ne sont pas comme le Seigneur a voulu, et elles pleurent ça…

La Fille du Oui à Jésus en le Saint-Esprit : Hier, Louise et moi, nous étions sous le Refuge de Jésus, et on sait qu'à un moment, dans le bout là-bas, ça monte un peu parce qu'il y a de la roche, alors ça veut dire que c'est juste si ta tête passe, puis on se rendait là, puis il fallait travailler sous le Refuge. Alors, tu avais la laine sur tes cheveux, puis ta tête était par terre, puis tu ne pouvais pas la tourner comme tu voulais; puis là, tout se faisait dans une telle joie en pensant aux âmes du purgatoire. On était tellement ensemble là! C'était noir, tu ne pouvais pas bouger, rien, mais tu le faisais. Qu'importe! À un moment donné, on est parties, puis on a reculé, puis il a fallu aller vers un autre, tout en rampant. Mais là, il fallait que je retourne, parce qu'il fallait aller remettre le collant rouge pour rassembler les pièces. Là, je remonte encore. Alors, j'ai essayé de passer et puis, à un moment donné, c'était tellement bas que la tête a passé, mais le reste ne passait pas. Là, j'ai essayé de ramper parce qu'il faut sortir de là, ramper de côté. Oups! Il y a eu un trou que j'ai pu sentir, oups, là c'a passé, là, j'ai traversé. Il fallait que j'aille là-bas encore, là, dans ce p'tit trou-là.  

J'y ai été tellement avec amour, tellement avec joie! Les minutes ne comptaient pas. Le temps a disparu, ça ne comptait pas. Il faut que j'y aille, je vais y aller, mais je vais y aller pas pressée, et je ne pensais pas à ça, même pas! C'était que mon cœur, l'amour, nourrissait les mouvements; bon, on le fait. On était dans la joie. Je suis arrivée là-bas, Louise a monté sur son côté elle aussi. Elle m'a passé, par en dessous du bois, juste la main pour que je puisse prendre le collant rouge : une odeur de fleurs! Une odeur de fleurs est demeurée une grosse minute, ça n'arrêtait pas. À un moment donné, j'ai pensé que c'était elle qui avait un parfum. Mais tu peux mettre une crème, mais tu ne peux pas sentir une crème à une certaine distance, et je l'aurais sentie bien avant, on était collées en bas, là, pendant des heures. Tout d'un coup, pendant une minute : une odeur du Ciel.

Q. L'a-t-elle sentie, elle?

La Fille du Oui à Jésus en le Saint-Esprit : Non, je lui ai demandé si elle le sentait, puis elle ne l'a pas sentie. Alors là, le Ciel disait : «Oui, c'est comme ça qu'il faut travailler.» Quand on est dans cet amour, dans cette joie, puis qu'on ne calcule pas le temps : on ne calcule pas. On a à faire? Oui, je vais le faire. Le refuge, là, je ne peux pas être à plusieurs endroits. Ce refuge-là, c'est pour mon prochain. Qui va être là? Je ne le sais pas, mais je le fais pour eux, toujours en donnant tout aux âmes du purgatoire. Alors, on fait. Puis Louise aussi. Quel intérêt qu'elle a, Louise, si ce n'est que de se donner pour son prochain? On a fait ça pour le prochain, pas pour moi là, pour le prochain. Alors cette odeur, cette odeur du Ciel, c'est comme si on avait ressenti notre intérieur, notre intérieur rempli d'amour. C'est comme ça qu'il faut le voir et miséricorde lorsqu'on s'aperçoit qu'il y a quelque chose qui vient. Oui, il y a des personnes, hier, ça venait, tous ceux qui travaillent dans les mines là…

Q. Les mineurs?

La Fille du Oui à Jésus en le Saint-Esprit : Les mineurs! Hier, on pensait aux mineurs qui travaillaient dans le noir, mais dans quelles conditions, hein? Quelquefois, ils n'étaient pas… ils le faisaient pour l'argent eux autres là, puis moi, je ne les ai pas nourris. Eux autres ont travaillé. Combien de fois je n'ai pas nourri ces personnes-là à cause de mon langage? Eux autres avaient besoin d'amour pour qu'ils puissent vivre ça dans le présent puis dans l'amour, pas pour l'argent, mais pour ce qu'ils avaient à faire : aller chercher du charbon pour qu'ils puissent chauffer leur demeure. Il fallait qu'ils le fassent avec amour, mais à cause de moi, à cause de mon manque d'amour, mes paroles inutiles que j'ai eues dans la vie, à cause que j'ai fait des actions, hein : regarder dans le miroir un peu trop, me maquiller, me teindre les cheveux, par orgueil, hein? Je l'ai fait pour mon métier. Il fallait que je me teigne les cheveux pour qu'on puisse vendre des produits dans les salons de coiffure. Tu deviens le produit. Mais, c'est le péché! Je n'ai pas fait ça par amour pour mon prochain ou par amour pour Dieu, je l'ai fait pour mon métier. Alors, j'ai manqué.

Alors eux ont manqué d'amour pour pouvoir travailler, et s'ils avaient travaillé avec amour – parce que je leur aurais apporté de l'amour en étant ce que j'étais hier quand j'ai senti l'odeur – si j'avais été comme ça, ils auraient reçu eux autres aussi. Qu'est-ce qu'ils auraient fait, eux? Eux aussi auraient été une nourriture pour les autres, puis eux autres auraient reçu ce que moi je leur ai donné, ce qu'ils ont reçu et ce qu'eux ont reçu. Voyez-vous comment on a manqué? Alors pourquoi Jésus nous appelle enfants de miséricorde? Et nous avons besoin de vivre ça, de le comprendre. C'est des révélations, c'est des lumières. «Laissez-moi vous ouvrir les yeux à la lumière.» On n'est pas capables, mais Dieu est capable.

Q. Mais quand on va réaliser tout vraiment, parce qu'on ne réalise pas encore, on commence; alors on va pleurer, on va pleurer, non?

La Fille du Oui à Jésus en le Saint-Esprit : Non. Quand j'ai travaillé hier, je pleurais-tu? Je riais avec Louise en bas. On riait ensemble. On était bien ensemble. Même en dessous, des fois, on chantonnait, on chantait.

Q. Hier, c'était moins pire, c'est l'autre journée d'avant quand on a été

La Fille du Oui à Jésus en le Saint-Esprit : Ah! C'est pareil. On chantait la même chose. J'avais une limace sur la tête qui bougeait. Les cheveux étaient noirs; même Louise, elle avait mis un foulard, quelque chose pour protéger ses cheveux. Oui, l'eau nous dégouttait, la boue nous dégouttait, tout ce qu'il y avait sur la terre, tous les p'tits grains de… tout ce qui était par terre dans l'humidité depuis deux ans, on l'avait là! Mais on était dans la joie! On était dans la joie!

On a pensé à notre petit Kevin, Kevin qui est maintenant au purgatoire parce qu'il s'est pendu. On a pensé à lui : c'est pour toi, là. Puis on a pensé à tous ceux qui étaient au purgatoire, aussi les suicides qui se sont faits et qu'ils se sont retrouvés au purgatoire. Alors, penses-tu? On chantait. Ah oui! On coupait le polythène, oups! La douche dans le visage! Ma main… j'ai dit : "Ma montre, elle va être finie." Ça nous coulait le long des manches, on ressentait ça. On était mouillées bord en bord, de la boue. Non, ce n'était pas ça qui comptait pour nous, c'était cette joie. Même André, c'était pareil. Lui, il nous surveillait pour pas qu'il nous arrive de quoi. On l'a fait dans la joie. Voyez-vous, une journée le Seigneur nous a montré les âmes du purgatoire, après, les mineurs. Et cette récompense! On a ressenti notre intérieur, notre intérieur : la miséricorde, être miséricorde. C'est une joie d'être comme ça.

Q. En tous cas, j'ai de la difficulté encore à comprendre ça. Être miséricorde, oui, mais quand on va réaliser qu'à cause de moi, par exemple, que je n'étais pas miséricorde, y a des gens qui meurent de faim, des accidents, etc. alors, …

La Fille du Oui à Jésus en le Saint-Esprit : Pleure sur la personne qui n'a pas crié miséricorde que tu étais. Demeure dans la joie pour la personne qui crie miséricorde maintenant. Car Jésus, lorsqu'il a porté la croix, les femmes se lamentaient et pleuraient. «Ne pleurez pas sur le bois vert, mais pleurez sur vous et sur vos enfants. Moi, je suis la Miséricorde.» Alors, voyez-vous, le Seigneur nous disait de ne pas pleurer parce qu'il était la Miséricorde. Alors, on ne pleurera pas. Oui, on n'a pas aidé nos frères et nos sœurs, même on a contribué à ce qu'ils se maintiennent pécheurs parce qu'on se maintenait pécheurs.

Q. Mais les femmes, elles pleuraient parce qu'elles aimaient Jésus, puis elles le voyaient souffrir. C'est pour ça qu'elles pleuraient.

La Fille du Oui à Jésus en le Saint-Esprit : Alors c'est pour ça qu'elle n'a pas à pleurer parce qu'elle va voir qu'elle est une pécheresse et qu'elle a négligé ses frères et ses sœurs, parce que, maintenant, elle a appris à crier miséricorde. Mais avant, elle avait raison de pleurer, parce que tu étais aveugle et que tu étais sourde. Maintenant, le Seigneur te laisse voir la lumière, il te fait comprendre ce que tu n'as jamais compris : que tu es enfant de la Lumière. Maintenant, on est enfants de miséricorde. C'est ce que nous vivons. Amen. On te rend grâce, Seigneur.

Action de grâce : Nous vous rendons grâce, Seigneur, de tous les bienfaits que vous nous accordez, pour tous ces bons repas. Nous vous remercions pour toutes les grâces malgré nos défauts. Merci, Seigneur.