Rencontre d’amour avec l’agir de Dieu à Banneux, Belgique,

par son instrument, la Fille du Oui à Jésus

 

2010-03-13 – A.M. Partie 2

La Fille du Oui à Jésus en le Saint-Esprit : Ce que nous avons entendu ce matin a fait naître en nous le besoin de nous abandonner encore plus profondément en nous. Lorsque nous apprenons que nous avons choisi, dès la création, dès ce que l'Église nous a enseigné : le début des sept jours, et que cela date depuis ce temps, cela fait en nous ressurgir une douleur, une douleur profonde. Cette douleur, c'est notre création. Dieu, le Tout-Puissant, connaissait ce que nous, nous étions pour choisir. Il savait Dieu, il savait le Créateur, que nous, nous étions pour choisir 'nous' plutôt que lui, 'notre création' plutôt que le Créateur. Nous nous sommes choisis, nous n'avons pas choisi notre Dieu. Tous nous avons consenti, sauf Marie. Quelle douleur pour nous en ce moment! Comme nous comprenons maintenant pourquoi nous sommes incapables de vivre heureux; pourquoi nous ne connaissons pas le bonheur sur la terre; pourquoi nous nous divisons; pourquoi nous jugeons; pourquoi nous sommes incapables de croire en nos prières; pourquoi nous avons besoin des grâces afin d'obéir, afin de nous abandonner pour pouvoir écouter et comprendre!

Nous avons tous, sauf l'humble Mère de Dieu le Fils, l'humble Mère de Dieu le Fils, oui, chacun de nous, nous avons voulu vivre de notre vouloir. Notre vouloir : je veux, je choisis, je me sens libre; eh bien, je souffre, je m'anéantis, je meurs. C'est ce que nous avons choisi. Oui, je veux : je veux connaître, je veux parler, regarder, je veux entendre, je veux agir, je veux aller là, ici et là, je veux ressentir. Oui, on l'a voulu, mais on ne connaissait pas la conséquence de cette désobéissance.

Satan la connaissait. Satan, lui, savait que nous étions pour vivre dans la souffrance, Satan savait que nous étions pour nous diviser, Satan savait qu'on était pour nous anéantir : frère contre frère, sœur contre sœur, il le savait. Il savait qu'on était pour repousser l'aide; il savait qu'on était pour devenir des orgueilleux; il savait qu'on était pour dominer; il savait qu'on était pour être assoiffés de pouvoir, parce qu'il savait que le mal était lui. Il savait ce que lui était et qu'il était pour nous faire connaître : 'Tu veux choisir, toi, entre le bien et le mal? Tu es mis à l'épreuve, tu es devant ce qui t'est défendu. Toi, le choisi de Dieu, toi, la chair de la Chair, toi qui as la pensée de Dieu, tu vas tomber en tentation. Eh bien, je t'en ferai payer le prix. Je t'amènerai là où tu ne verras plus jamais la lumière, là où la connaissance c'est le mal, et la connaissance se gruge continuellement, se détruit pour toujours être dans le néant de la connaissance.' (Salle : C’est Satan qui a dit ça?) Oui, Satan a dit cela à chacun de nous, car il savait qu'en attaquant la première chair, il était pour attaquer toutes les chairs. Il le savait.

Alors, c'est ce qu'il a voulu lorsqu'il s'est approché d'Ève. Lorsqu'il s'est approché d'Ève, celle qui était pour porter la création, celle qui était pour être la naissance, il savait ce qu'il faisait parce qu'il l'a envoyée vers Adam. Elle ne pouvait pas se passer de la vie, elle ne pouvait pas ne pas aller vers Adam, car c'est le premier. Alors, il savait qu'Ève était plus faible qu'Adam : faible, parce qu'elle était à l'écoute. Ils n'avaient pas encore passé l'épreuve de l'obéissance. Ils devaient passer par où les créatures invisibles, les esprits, ont passé. Ils devaient passer l'obéissance : Qui est comme Dieu? Qui est le Créateur? Qui est Dieu? Ils devaient passer cette épreuve.

Voilà pourquoi Satan a été vers Ève. Lorsqu'Ève eut la tentation, lorsqu'Ève goûta à la tentation, la vie n'avait pas encore goûté : la première vie, Adam. Ève a été voir la première vie et elle a donné ce qu'elle, elle avait goûté, et c'est lorsque Adam a accepté que la vie spirituelle connût une ombre : la désobéissance. Nous avons tous pensé : tous pensaient qu'Adam avait choisi, qu'Ève avait choisi et que nous, les enfants, nous portions cette conséquence, mais aujourd'hui nous venons d'entendre que nous avons tous choisi. Comment se fait-il que nous ayons tous choisi : (nous) la naissance? La naissance a été dans la pensée d'Ève, dans la pensée d'Adam : nous étions tous ensemble et nous avons tous dit oui, oui à la désobéissance. Nous avons tous été séduits lorsqu'Ève a été séduite. Nous, les femmes, nous les Ève, nous avons entendu, car nous étions en la Pensée, nous étions en la Présence. Les Ève étaient toutes présentes en la pensée d'Ève : la femme.

Une seule n'a pas voulu se séparer de la Pensée : la plus humble. Elle ne voulut pas connaître la connaissance du bien et du mal. Elle ne voulut pas prendre conversation avec Celui qui EST, car elle savait, Marie, qu'elle était créée, elle savait que Dieu est Dieu. Nous savions que Dieu est Dieu, nous savions que nous avions été créés, nous savions que nous étions en la pensée de Dieu, mais nous avons écouté la séduction : nous avons choisi. Pouvons-nous, maintenant que nous savons cela, dire : 'Ève, c'est elle qui a séduit?' Non, nous avons toutes, nous les femmes qui devions porter chaque choisi de Dieu, dit oui. Nous savions, et nous avons écouté.

Lorsqu'Adam a regardé la femme, il n'a pu reconnaître ce regard, mais ce qu'il regardait était séduisant; alors au lieu d'aller vers Dieu, il a été vers la femme. L'homme était en Adam : l'homme, les hommes. Tous les hommes créés étaient en Adam : les hommes portent la vie. C'est les hommes qui déposent la vie dans le nid de l'amour qu'est la femme. C'est l'homme qui est la vie parce que Dieu a donné en l'homme ce pouvoir de mettre la vie en la femme. Il devait se maintenir en la Vie éternelle, il devait toujours avoir la pensée de Dieu. Mais les hommes, tous les hommes, 'tous' les hommes, ont choisi la séduction : tous les hommes, voilà pourquoi il n'y avait que le Fils de Dieu qui pouvait nous ramener à la vie éternelle. Sans Jésus, nous n'aurions jamais pu retrouver la vie éternelle : on venait de la perdre, voilà pourquoi la femme est soumise à la Vie. La femme, dans sa pureté, dans son immaculée, est soumise à Dieu, à la Vie Éternelle : elle reconnaît qu'elle reçoit la vie pour créer. C'est l'homme qui porte la vie, voilà pourquoi il fallait que le Fils vienne : le Nouvel Adam, la Vie éternelle. Nouvelle vie, nouveau Adam : homme nouveau. «Oui, qui croit en moi a la vie éternelle» : qui croit en la Vie a la vie éternelle.» Jésus est venu à nous.

Et Marie, Marie adore Jésus, adore la Vie, parce qu'elle sait que l'Immaculée, la seule qui a obéi, elle savait qui elle était : l'humble créature qui reconnaît être créée, qui reconnaît son Créateur. Il n'y a que Marie qui ait reconnu son Dieu avant même qu'elle soit dans le sein de sainte Anne. C'est notre Mère : c'est notre Mère parce qu'elle a gardé chacun de nous en sa chair. Elle ne s'est jamais séparée, divisée de la Chair, jamais, alors Marie n'est pas séparée de la pensée de Dieu. Marie, elle a toujours eu la pensée de Dieu, jamais elle n'a connu sa pensée : elle a toujours été nourrie de la pensée de Dieu. Elle a refusé de connaître ce que nous, nous avons accepté, elle laissait ce que Dieu avait mis en elle entre les mains de Dieu. Tout ce qu'elle était était dans la présence de Dieu. Elle ne quittait jamais la présence de Dieu, car elle était le Fiat. Elle était ce Fiat : Fiat, présence, me voici : elle était toujours dans la Vie. Marie n'a jamais connu la séparation, voilà pourquoi Marie est montée au Ciel avec sa chair parce qu'elle ne s'est jamais séparée. Elle a été ce oui inconditionnel : «Je suis la servante du Seigneur. Qu'il me soit fait selon la Parole, ta Parole, Dieu.»

Aujourd'hui, si nous venons d'entendre ce que Dieu voulait pour nous, c'est pour redevenir les humbles que Dieu a toujours voulu que nous soyons. Être humbles, c'est reconnaître que nous sommes créés et que Dieu est au-dessus de tout, que nous ne pouvons rien, et que tout ce qui est bon vient de Dieu, et qu'il nous l'a donné. Marie est la Médiatrice de toutes grâces, Marie est la Dispensatrice de toutes grâces. Mais oui, Marie, elle a tout reçu de Dieu comme nous, nous avions tout reçu de Dieu, mais que nous avons tout perdu. Comme Marie a été fidèle et sera toujours fidèle, tout ce qui était en nous, avec nous, pour la plus grande Gloire de Dieu, est en Marie. Elle est la Mère, elle est notre Mère. Alors elle, elle contient tout. Tout ce dont nous avons besoin, elle nous le donne parce que ce qu'elle a, elle l'a de Dieu; alors, c'est pour nous.

Nous devons toujours être humbles lorsque nous recevons une grâce pour profiter de cette grâce. Si nous voulons vivre dans la grâce que nous avons demandée, il faut être comme Marie : "Ta Volonté, Dieu, nous sommes là pour servir. Ta Volonté : tout ce que tu nous donnes, nous te le redonnons, car rien n'est de nous." Alors, lorsque nous agissons avec la grâce qu'il nous a donnée – nous ne pouvons pas agir avec nous-mêmes, nous avons tout refusé – nous agissons avec la grâce, et comme nous agissons avec la grâce, cela porte des fruits, cela nourrit qui nous sommes.

Et qui nous sommes : c'est tous les enfants de Dieu. Nous ne pouvons pas recevoir une grâce et dire 'elle est pour moi', cela nous amène hors de la Vie, nous ne sommes pas présents en la Présence, nous sommes avec notre moi, nous devenons individualistes, nous devenons un être qui choisit de se séparer de son propre tout. Ce que nous sommes, nous le sommes pour Dieu, pas pour nous. Nous sommes dans le sein de notre maman terrestre par amour pour Dieu et Dieu nous comble, Dieu nous donne son amour. À nous de l'accepter, à nous de découvrir ce que nous avons choisi pour le donner à Celui qui est venu et qui a pris tout. Il faut le découvrir, car si nous demeurons dans ce que nous avons choisi, nous allons continuer encore à vivre dans les conséquences que nous avons choisies et que nous, nous ignorions. Maintenant, nous savons. Cela va se répandre à la surface de la terre. Cela ne restera pas que pour nous ici, car Dieu a parlé.

Personne, et avec certitude, ne savait. Maintenant, ce qui a été dit a été dit par la puissance de Dieu, et cette puissance est en tous les enfants de Dieu qui sont inscrits dans le Livre de la Vie. Donc, Dieu sait tous ceux qui vont dire : "Oui, ta Volonté, plus ma volonté. Je te donne mon fiat et mon fiat sait maintenant pourquoi il existe." C'est comme si notre fiat devenait pour nous vivant. Nous avons donné notre oui à l'Amour, nous avons donné notre oui à tout ce que le Ciel nous demandait sans savoir. Maintenant, nous savons. Nous savons que chacun de nous, sauf Marie, avait dit non à Dieu : "Pas ta Volonté, ma volonté."

Maintenant, ce que nous sommes en train de vivre, n'est-ce pas notre propre vérité? Nous sommes devant la lumière et c'est ça la vérité. Nous pénétrons dans notre sincérité : 'Oui, je veux me regarder. Oui, je veux être vrai. Oui, je veux te donner ce que tu attends depuis si longtemps. Oui, j'accepte ma résurrection.' Et tout cela se fait comme Dieu le veut, pas comme nous, nous avions imaginé. La purification de la chair, c'est à Dieu et non pas à nous. Tout ce que nous nous écoutons est voulu pour nous. Cette partie, c'est notre cœur qui parle en ce moment. Par la puissance de Dieu, nous entendons ce qu'il y a en nous et qui veut se faire entendre à toute chair.

Lorsque nous consentons à nous réunir, à nous abandonner, à être dans l'obéissance, nous sommes dans la pensée de Dieu. Nous avons tous la même pensée et cette pensée, qui est celle de Dieu et non pas la nôtre, nourrit notre cœur et notre cœur s'ouvre. Il devient un cœur de chair, la chair de la Chair. Notre cœur est créé. S'il est chair, c'est que le Cœur de Jésus, la Chair Immaculée, la Chair Parfaite, a donné de ce qu'il est pour créer notre cœur. Voilà pourquoi Dieu connaît ce que nous devons entendre et qui vient de notre cœur. Nous avons faim, nous avons soif de Dieu. Voilà ce que nous sommes en ce moment même, et lorsque nous disons 'nous', nous disons : le Cœur de Dieu. Nous ne formons qu'un seul cœur, c'est le Cœur de Dieu, l'Église, le Corps Mystique, le centre même de notre vie.

Nous sommes ensemble pour marcher, non dans nos pas, mais dans les pas du Christ, dans les pas du Rédempteur. Nous sommes consentants, tous, aujourd'hui, à ce que notre Mère nous montre : «Ton pas, il est là dans le pas de mon Fils, de mon adorable Fils, Jésus, qui est le Ressuscité, le Rédempteur, le Sauveur, le Fils de Dieu Vivant». Ce que nous sommes, nous le sommes pour tous les enfants de Dieu, nous le sommes pour nous-mêmes. Voilà que des lumières s'ouvrent et que nous entrons dans la connaissance. Nous entrons dans une pensée nouvelle : la connaissance de Dieu qui se fait connaître à notre pensée. Toute pensée que nous, nous avons acceptée, maintenant n'a plus sa place en la Volonté de Dieu. Si l'Amour se fait entendre, eh bien, chacun de nous, nous sommes portés à nous donner par amour. Nous avons faim des uns et des autres, nous avons faim de connaissance, et cette connaissance, ce n'est pas la connaissance de ce que le monde nous a fait connaître, c'est nous-mêmes, notre propre connaissance. Elle n'est pas extérieure, elle est en nous.

Nous n'avons rien à apprendre de l'esprit de ce monde, nous n'avons rien à retenir qui vient de l'esprit de ce monde. L'esprit de ce monde ne connaît pas ce que Dieu dépose en nous, l'esprit de ce monde ne peut toucher à ce que nous nous venons de toucher : notre vie. Oui, nous avons touché à une corde sensible. Nous savons maintenant qu'on ne peut plus regarder Adam et Ève comme étant les seuls qui nous ont fait connaître la tache originelle, la désobéissance, la connaissance du bien et du mal, non, nous étions tous là, consentants.

Aujourd'hui, nous savons que nous sommes divisés, nous savons que nous ne pouvons pas connaître la pensée de un et la pensée de l'autre. Eh bien, cela est bon pour nous. Si on disait ouvertement ce que tu penses, eh bien, je ne dirais que le mal de ta pensée parce que je tricherais ta vie qui est ma vie. Cela veut dire que lorsqu'un démon dévoile la pensée d'une personne, il dévoile son mal parce qu'il connaît sa pensée. Il a déposé le mal dans sa pensée et il dévoile ouvertement la pensée.

Dieu nous demande : «Soyez purs en votre âme.» Lorsque vous êtes purs en votre âme, les démons sont voilés. Ils ne peuvent pas regarder la pureté, alors ils ne peuvent pas percer votre pensée. Mais une âme qui, elle, n'est pas en état de grâce, les démons peuvent voir la pensée, peuvent saisir le mal que lui a déposé en la pensée, et là, il attaque. Combien de personnes qui veulent aider un autre : 'Va voir un prêtre, il va te guérir, te libérer!' Il faut penser que la pensée doit être protégée. Pour cela, il faut être en état de grâce et c'est l'âme qui dirige l'enfant vers un prêtre, car le prêtre, lui, doit être en état de grâce. Si le prêtre n'est pas en état de grâce, les démons vont l'attaquer. Ils vont dire ouvertement ce qu'ils ont déposé en la pensée de l'homme pour attaquer le prêtre afin que nous, nous n'ayons plus confiance en son sacerdoce. Une fois que nous n'avons plus confiance en son sacerdoce, nous ne prononçons pas notre oui et Dieu ne peut agir : il respecte.

Il faut un oui, il faut un fiat : il faut consentir à être guéri et libéré. Voilà pourquoi Dieu nous demande d'être en état de grâce afin de protéger la chair. Lorsqu'il attaque une personne en dévoilant à toute chair ce qu'est sa pensée dans le mal, les chairs, toutes les chairs souffrent, perdent confiance, sont ébranlées. Pourquoi elles perdent confiance? Pourquoi elles sont ébranlées? Parce que nous avons besoin de nous maintenir ensemble pour pouvoir avancer avec nos souffrances : 'Viens mon frère, appuie-toi sur moi. Viens ma sœur, nous allons faire ce bout de chemin ensemble.' Nous ouvrons notre cœur malade et nous accueillons un cœur malade, et la miséricorde de Dieu nous fait avancer ensemble.

Nous regardons aujourd'hui les enfants de ce monde, nous nous regardons, et nous voyons que beaucoup, et le nombre est incalculable, qui ne sont pas en état de grâce, même chez les priants, même chez les pratiquants. Ils ne se tiennent pas en état de grâce, pourquoi? Parce que toutes les chairs créées, sauf Marie, sont assujetties au péché. En affaiblissant une chair, il affaiblit toutes les chairs; ainsi, nous ne sommes pas une force pour les uns ou pour les autres. Nous tombons ensemble. Qu'une personne tombe en tentation, nous tombons en tentation, et la fois qu'on tombe en tentation, eh bien, on n'aide pas, on juge, on s'oublie, on ne va pas vers les sacrements, on renie notre propre baptême. On est des enfants qui manquent de foi. Nous nous consacrons au Cœur Immaculé de Marie et nous tombons.

Dieu nous demande : «Soyez ensemble. Ne vous jugez pas. Pardonnez-vous, pardonnez à votre prochain. Ne regardez pas son péché que moi j'ai amené à la mort, regardez sa faiblesse, sa douleur, sa souffrance. Il a besoin d'amour, il a besoin de mon amour. Soyez une nourriture. Cessez de vous inquiéter. L'inquiétude vous maintient dans votre manque d'abandon.

«Arrêtez de parler de votre souffrance, vous lui donnez de la nourriture. Votre parole est une parole de souffrance et votre parole de souffrance nourrit votre propre souffrance de voir vos enfants dans la drogue. Cessez de ruminer votre passé. Ce qui s'est passé hier, vous le faites remonter et vous ne cessez de vous alimenter avec votre propre passé; vous en faites votre propre repas et une fois que vous finissez votre journée, vous vivez le futur. Votre digestion est empoisonnée, car votre futur est ce que vous êtes dans votre inquiétude, dans votre passé.

«Regardez ce que vous êtes devenus. Votre regard ne sert qu'à capter votre propre souffrance, car lorsque vous regardez ce monde qui se tue, qui se révolte, qui n'aide pas, qui cherche le pouvoir, qui entraîne les autres à faire du mal, qui crée son propre pouvoir dans les études, dans la médecine, dans l'alimentation, dans les vêtements, dans les demeures, dans vos voyages. Lorsque vous regardez ce monde, vous vous regardez, car ce monde est servi par vous. Vous êtes les serviteurs de ce monde et vous pleurez, vous vous découragez, vous les insultez, vous en avez peur, vous les fuyez.»

Tout cela, c'est chacun de nous qui le faisons et cela devient notre propre nourriture. Nous vivons les conséquences de ce que nous regardons, pensons, entendons, disons, faisons et ressentons. Nous ne vivons pas la pureté, nous sommes continuellement dans l'impureté. Nous nous prenons pour des petits dieux : la connaissance du bien et du mal. Nous ne réalisons pas que nous faisons le mal constamment et que nous choisissons de faire le mal constamment. Comme nous sommes empoisonnés, nous nous sommes habitués à ce poison et nous aimons ce poison. Nous sommes incapables de nous taire lorsque nous entendons parler d'enfants qui sont des homosexuels, des violeurs, des bourreaux face aux enfants, aux petits enfants; nous en faisons notre conversation de différentes façons : 'As-tu entendu, on a dit qu'untel a fait cela' : voilà une conversation. Cela est déjà trop, c'est notre propre nourriture. 'Mon père m'a abusée' : conversation. 'Mon enfant n'est plus avec son épouse' : conversation. Tout est devenu pour nous si aisé que nous nous nourrissons de ce que nous connaissons.

Il est beaucoup plus méritant pour nous de donner à Jésus : "Je te donne ce violeur. Je te donne causes, choix et conséquences." Voilà ce qu'est être dans la pensée de Dieu. Personne ne peut nous consoler, personne, car personne n'est le Rédempteur. Il n'y a que Dieu qui soit le Rédempteur. Pas nous, pas notre frère, pas notre sœur, pas notre enfant, notre épouse, notre époux, nos meilleurs amis, que Dieu. Aujourd'hui, nous en faisons notre conversation et cela se fait partout, Dieu nous demande d'aller à lui, c'est lui notre Dieu : cessons de nous prendre pour des dieux et cessons de regarder les autres comme étant des dieux.

Personne n'a la connaissance de Dieu, personne n'a la miséricorde de Dieu. Il n'y a que notre Jésus, crucifié, mort et ressuscité, glorifié par le Père qui est Dieu, et c'est vers lui que nous devons aller pour lui donner nos souffrances, pour lui donner nos péchés, pour lui demander guérisons, libérations, et il est avec nous. Lorsque nous sommes dans le péché, 'oui j'ai menti', et que nous allons vers le prêtre. Nous allons vers Dieu, nous allons vers le Rédempteur, nous allons vers le Crucifié, nous allons vers Celui qui a été ressuscité et glorifié, car le prêtre n'est plus lui, il est le Christ. Il n'est plus en l'homme, il a renoncé par le sacrement de l'Ordre qui il était. Alors, ouvrons nos yeux et regardons. Ouvrons nos oreilles et entendons ce que Dieu a mis, car le sacrement de l'Ordre est pur et parfait. Mais l'homme est toujours assujetti au péché, il est nous. Car nous ne pouvons pas nous séparer de sa chair et il ne peut pas se séparer de sa chair, c'est nous : nous formons un tout. Nous sommes dans la puissance de Dieu. Aidons-nous les uns et les autres. Soyons un fiat : "Ta Volonté, pas ma volonté. Ta pensée. Je ne veux plus de ma pensée qui est en connaissance du mal."

Satan est le seul coupable, il est le seul. Il a amené avec lui tous les démons et les démons n'ont pas autre choix qu'obéir à Satan. C'est lui, le Prince des Ténèbres, et lui les envoie. Il les envoie pour nous détruire, il les envoie pour nous maintenir dans cette destruction. Nous ne cessons de nous détruire, et c'est Dieu qui nous maintient toujours vivants.

Alors, enlevez les prêtres sur la terre, vers qui allons-nous aller pour dire 'j'ai péché'? Il faut recevoir le pardon de Dieu. Il est faux de croire que si je me présente devant Jésus à l'intérieur de moi pour dire 'j'ai péché', que je suis absous. Quand je vais à l'intérieur de moi et que je dis 'j'ai péché', voilà l'instant où je me reconnais avoir besoin du prêtre, du Christ. C'est là que je me mets devant moi qui suis en face de Dieu : 'Je me regarde être indigne de toi, je me regarde être incapable de me pardonner. J'ai besoin de toi, Dieu. J'ai besoin de goûter à ta miséricorde afin que je puisse me pardonner.' C'est cela qui se passe lorsque nous allons prononcer les paroles : "Oui, je veux me pardonner." Et nous ne pouvons pas nous pardonner, nous avons besoin d'être là, à genoux, nous entendre dire à Jésus : "J'ai besoin de me pardonner" et c'est Jésus, par le sacrement qu'il a donné au prêtre, qui nous dit : "Tu as cette force, Jésus t'aime." Il dit ce qu'il reçoit, par le sacrement de l'Ordre, à l'enfant que nous sommes, et ces paroles viennent du sacrement de l'Ordre et non pas de l'homme. C'est Jésus qui nous parle : «Ne recommence pas» et là, Jésus, Dieu, donne l'absolution.

Qu'un enfant aille voir un prêtre et qu'il va pour recevoir l'absolution sans sincérité, avec moquerie, il va dire : "Je peux bien lui dire n'importe quoi, il vient de me donner l'absolution" : on ne triche pas Dieu. À ce moment, il ne va pas s'adresser au prêtre, à ce moment-là il va s'adresser à l'homme, car sa chair qui est dans sa nourriture, dans son mensonge, dans sa tromperie, dans ses ruses, va vers son propre péché. Il va revoir ce qu'il est en sa chair et il est, lui, dans l'homme, en la chair du prêtre. Et non pas que le prêtre connaît ce que lui, il est, mais le prêtre écoute avec amour cet enfant; donc, il devient protégé par la miséricorde de Dieu, par le Précieux Sang de Dieu, son sacerdoce, et son être en reçoit des grâces et nous en recevons des grâces lorsque nous sommes en état de grâce.

On ne ment pas à Dieu, on ne ment pas au sacrement de l'Ordre : Dieu sait. Il est la Pensée et la Pensée connaît la pensée habitée par le mal. Dieu est la connaissance du bien et Dieu est la Lumière. Il sait lorsqu'il y a de l'ombre, mais l'ombre ne sait pas ce que Dieu sait. Voilà pourquoi les démons sont obligés d'écouter le prêtre lorsque le prêtre lui dévoile son mensonge. Ça, c'est le pouvoir du sacrement de l'Ordre. Alors, nous, soyons sincères envers nous-mêmes parce que c'est nous qui trichons. Mais lorsque nous allons comme un tout petit enfant qui s'est regardé et qui veut le pardon, eh bien, nous sommes totalement pardonnés, car lorsque le prêtre, qui est le Christ par le sacrement de l'Ordre, dit : "Tous tes péchés sont pardonnés. Reçois l'absolution de ce que tu veux être pardonné." Et tout s'accomplit, car Dieu connaît.

Si le Saint-Esprit, après avoir été à la confesse, fait monter en nous quelque chose qui nous blesse encore, c'est que ce qui monte en nous va être contre nous, et ce qui va être contre nous va nous amener à trébucher lorsqu'il y aura une tentation. Nous sommes tous les choisis de Dieu et nous sommes à l'école en ce moment, mais le Saint-Esprit nous fait entendre ce que nous, nous voulons entendre.

Alors, il est moins vingt pour la cuisine et nous, bien, nous avons encore quelques minutes pour réaliser la grâce que nous avons et qui nous est accordée par le Ciel. C'est une grâce ce que nous sommes en train de vivre. Nous savons, nous tous, que c'est important le sacrement de la Pénitence, mais nous ignorons le danger qui est toujours auprès de nous pour nous maintenir loin du sacrement, pour nous maintenir toujours dans le doute. Satan a tout calculé. En mettant la tentation en nous, il nous met toujours dans une très grande faiblesse. Nous sommes assujettis au péché et c'est lui qui a fait que nous sommes assujettis au péché, et c'est nous qui avons consenti. Tout vient de Satan. Nous sommes, oui, les victimes, mais ces victimes doivent savoir qui elles sont.

Pourquoi sommes-nous devenus si faibles? Pourquoi sommes-nous devenus si impurs? Dieu a dit : «Sodome et Gomorrhe, au dernier grand jugement, seront jugés moins sévèrement que les enfants de ce monde qui choisiront leur volonté humaine plutôt que la Divine Volonté.» Pourquoi dit-il cela? C'est selon la mesure de notre refus, et cela se mesure d'après ce que nous sommes devant ce que Dieu nous révèle. Ils savaient ces enfants, qui ont commis tant de mal, qu'ils faisaient du mal, mais ils aimaient cela. Mais nous, nous savons que nous faisons le mal, nous savons maintenant que nos choix ont choisi de faire le mal, car Jésus nous a parlé.

La connaissance de Dieu est venue à nous, nous instruisant, nous laissant entre nos mains la sainte Bible, la Parole de Dieu. Et que faisons-nous? Nous continuons, nous continuons à abuser de notre chair, nous continuons à abuser de notre connaissance, car lorsque nous sommes dans la connaissance du bien et du mal, nous abusons de ce que nous connaissons au lieu de tout donner à Jésus. Nous continuons toujours à en parler, toujours à le démontrer aux autres, toujours juger cette parole que nous avons reçue; nous la servons et nous la mettons à notre service pour parler inutilement.

Nous aimons bien être dans notre présence, pas dans la présence de Dieu, mais dans notre présence. C'est ce que nous faisons toujours et, avec cela, nous souffrons et nous faisons souffrir ceux qu'on aime. Et nous crions vers Dieu : "Dieu, j'ai prié! Il me semble que tu ne fais pas grand-chose." Oui, et on continue à s'inquiéter. L'inquiétude est notre nourriture. Et on continue à regarder nos enfants qui nourrissent notre inquiétude et notre inquiétude fait les enfants qu'ils sont, continuellement, continuellement, continuellement. Les démons le savent, eux : 'Priez, allez-y, allez à la messe, allez vers les sacrements! Je vous maintiens, je vous éloigne. Vous n'êtes même pas capables de mériter les grâces du Ciel. Vous les utilisez et une fois qu'elles sont utilisées, usées à corde, là, vous vous plaignez.'

Mais Dieu est bon. Il nous a envoyé Maman Marie : «Persévérez, ayez confiance, Maman est là." Elle donne des grâces à nos enfants et elle nous donne des grâces. On s'inquiète pour nos enfants, ils ne vont plus à la messe. Eh bien, arrêtez-vous et demandez-vous : 'Est-ce que mon enfant est capable de dire 'je t'aime'? Est-ce que mon enfant est capable de prendre soin de sa dentition? Est-ce que mon enfant est capable de se laver? Est-ce que mon enfant est capable d'aller aux études, par obéissance à maman et à papa qui veulent qu'il s'instruise? Est-ce que mon enfant est capable de se pencher sur un enfant qui pleure? Est-ce que mon enfant est capable de se retirer tout seul? Je ne sais pas s'il prie, mais lorsqu'il revient, il est plus calme.'

Eh bien, ce sont les grâces que notre Bonne Mère nous donne malgré qu'on n'a pas vu que le Seigneur nous donnait des grâces : «Abandonne-toi, ne t'inquiète pas, donne-les-moi.» "Mais oui, je te les donne, Seigneur, prends-les, je les ai consacrés au Cœur Immaculé de Marie dès la naissance." Eh bien, ce petit court moment où vous êtes dans la prière : mais Dieu écoute! Dieu agit! Alors, il vous donne des grâces, il nous donne des grâces pour qu'on puisse cesser de nous inquiéter. De la seconde à l'autre seconde, croyez-vous que Dieu n'a pas assez de temps pour donner ses grâces? Il est éternel. Il n'y a pas de temps dans l'éternité. Un temps débute afin de continuer, mais Dieu n'a jamais débuté et il sera toujours. Voyez-vous? Tout cela est pour nous.

(Sonnerie) Alors, ne nous inquiétons pas, c'est tout simplement pour nous avertir que c'est l'heure du dîner. Alors, avant de partir, notre bon prêtre, on peut dire 'notre', hein, Dieu nous l'a donné. Il est en confession? Il est seul? Alors, on va prier très fort pour qu'il sorte afin de recevoir une bénédiction. Nous en avons besoin avec tout ce que nous avons entendu, mon Père.

Prêtre : Parmi les nombreuses choses que je suis impatient de voir là-haut, c'est la façon dont Dieu le Père s'y prend pour nous bénir parce que, par son prêtre, il a besoin d'une main. Mais sûrement qu'il fait autrement!

Que Dieu tout-puissant d'amour vous bénisse, lui qui est Père, Fils et Saint-Esprit. Amen. Je ne dis plus bonne nuit, je dis bon appétit.