Rencontre d’amour avec l’agir de Dieu à Brossard (Québec)

par son instrument, la Fille du Oui à Jésus.

 

2004-10-20 

 

La Fille du Oui à Jésus en le Saint-Esprit : Parce que Dieu veut parler à ses enfants, Dieu réunit les cœurs.

Il y a seulement quand les cœurs sont unis qu’on accueille les grâces en l’Église; les grâces en l’Église sont pour chacun de nous et pour tous ceux qui font partie de l’Église : on ne peut recevoir sans qu’eux reçoivent.

Pour la plupart d’entre vous, vous connaissez la Fille du Oui à Jésus : la Fille du Oui à Jésus n’est qu’un simple instrument.

Ce que nous sommes vraiment, c’est une unité d’amour : ce sont des frères et des sœurs qui s’unissent pour ne former qu’une seule famille : la famille de Dieu, la famille en l’Église de Dieu.

Voilà ce que Dieu attend de chacun de nous.

À chaque instant, Dieu veut nous faire découvrir la vraie valeur de notre vie sur la terre.

Combien d’entre nous avons vécu sans vraiment connaître notre place en l’Église, croyant que cela nous était acquis? Mais pour que cela soit en nous, pour nous, il faut que nous prononcions notre oui.

Par notre baptême, nos parents ont dit oui pour nous; par notre baptême, notre âme consentait à recevoir les grâces, grâces qui nous faisaient enfants de Dieu : nous devenions, par le baptême, le Sacerdoce royal, ce qui nous conférait être dans la sainte famille de l’Église.

L’Église est pour nous une appartenance, l’Église est pour nous un lieu d’amour, l’Église est Jésus : nous faisons tous partie du Corps de Jésus.

Par le baptême, nous nous laissions prendre par le mouvement de l’amour de Dieu.

Jésus s’est donné à chacun de nous afin que nous puissions avoir cette place, afin que nous puissions nous conduire dignement en son Corps : par le sacrifice de Jésus, nous devenions une sainte famille.

Nous sommes tous appelés à vivre saintement en le Corps du Christ, mais à cause de ce que nous avons connu, à cause du péché originel effacé par le baptême, nous sommes dans un corps qui doit vivre parmi ses frères et ses sœurs.

Nous avançons avec notre volonté humaine, nous avançons avec ce que nous avons reçu par le baptême; ces forces sont des forces royales : on ne peut vivre notre baptême qu’en sachant que Dieu est Roi d’amour et que nous, nous sommes ses sujets d’amour, il nous est promis le Royaume de Dieu; dès l’instant où nous renonçons à tout mal, nous sommes promis pour le Royaume de Dieu; nous devons nous conduire comme tel, mais à cause de la volonté humaine nous avons si souvent bifurqué!

Nous avons voulu faire notre volonté en ne sachant pas reconnaître la voix de Dieu, en ne sachant pas saisir l’amour de Dieu que nous voyions en nos frères et en nos sœurs; ce que nous avons regardé, ce sont des êtres tout comme nous, dans leur volonté humaine.

Nous n’avons pas saisi la profondeur du baptême.

La profondeur du baptême nous ouvrait une lumière, elle nous faisait connaître notre place parmi eux, mais nous ne nous sommes pas conduits tels des baptisés : nous avons jugé notre prochain; nos frères et nos sœurs, nous les avons insultés, abaissés à notre propre niveau, parce que lorsqu’on abaisse nos frères et nos sœurs, c’est qu’on s’abaisse soi-même; nous, on souffre lorsqu’on abaisse quelqu’un parce que ces paroles qui sortent de nous ne viennent pas du bien en nous, mais du mal en nous, et le mal nous fait souffrir.

Le mal ne peut pas nous démontrer que nous sommes bons puisqu’il veut prendre une place dans notre vie; il démontre que nous sommes dans la douleur, alors ce qui sort de nous : c’est de la douleur et ceux qui sont près de nous entendent cette douleur : c’est la plainte des baptisés.

Nous crions très fort à ceux qui sont près de nous que nous souffrons parce que nous venons de succomber au mal, au mal que nous avions par notre baptême renoncé; mais à cause de notre volonté humaine, nous revivons la douleur du mal, nous remettons en nous une présence : cette présence, c’est notre vie face au péché.

Notre conduite n’est pas amour envers nous-mêmes, notre conduite n’est pas amour envers notre prochain; nous ne pouvons pas démontrer à notre prochain ce que nous devrions être : l’amour; lui ne nous reconnaît (plus), il ne peut nous reconnaître baptisés, il ne peut nous reconnaître comme étant son frère ou sa sœur puisque ce qu’il voit : c’est un rappel du mal.

Sans s’en rendre compte, lui aussi souffre parce qu’il a devant lui le mal,

le mal qui veut pénétrer en lui.

Ce mal se fait entendre à son oreille, ce mal se fait voir à lui-même, et l’enfant qui écoute est en relation avec un baptisé qui n’est pas fidèle à son sacrement.

Comment comprendre ces paroles? Comment saisir ces paroles, sinon que par les grâces de notre sacrement du Baptême?

En ce moment même, les grâces du sacrement du Baptême sont présentes parce que c’est vivant le baptême, parce que c’est lumière le baptême.

Le baptême nous a fait avancer comme étant un peuple choisi, un peuple royal, mais combien d’entre nous n’avons pas su que le sacrement du Baptême était pour nous une puissance d’amour? En notre intérieur, nous n’avons pas su aller piger dans les grâces du sacrement du Baptême la force de résister au mal.

Combien d’entre nous ne se servent pas de ces grâces si présentes!

Le sacrement du Baptême est présent à chaque jour, ce n’est pas parce que nous sommes rendus à 30, 40, 50, 70 ans, 80 ans que les grâces du sacrement du Baptême ne sont pas agissantes; à l’instant même où nous avons été baptisés, nous nous reconnaissions entre les mains de Jésus.

C’est Jésus qui nous a donné notre place : par Jésus, nous devenions des enfants choisis du Père; par Jésus, nous devenions dignes d’être appelés ses enfants.

À chaque jour, nous avons avancé avec notre volonté humaine, nous n’avons pas eu recours à ce trésor qui est en nous, et sans s’en rendre compte le mal, lequel nous avons renié à notre baptême (et) que nous ne voulions plus en nous, a commencé à prendre de la place à l’intérieur de nous parce que nous n’avons pas su se servir de nos grâces.

Lui, il a su qu’on ne se servait pas de nos grâces : voilà pourquoi Satan a incité certains d’entre nous à agir avec désinvolture en mettant dans notre vie des situations qui nous faisaient trébucher, qui démontraient à ceux qui sont autour de nous que nous n’étions pas dignes de notre sacrement du Baptême; mais Jésus, dans son amour infini, se donnait constamment sur l’autel pour nous, pour nous tenir dans sa force.

Il nous a envoyé le Saint-Esprit.

Jésus, lorsqu’il est monté vers son Père et que le Saint-Esprit s’est manifesté en nous au moment de notre baptême, nous avons reçu un esprit de Dieu, et cela nous habite : cela est vivant, cela est présent en chacun de nous.

Dieu nous dit : «Mes enfants, soyez certains que vous êtes dans la famille de Dieu et soyez assurés de ma protection, parce que vous avez accepté d’être des enfants baptisés en Dieu, parce que vos parents ont pris soin de venir présenter l’être que vous étiez, parce que tout cela est en vous.»

Dieu, à chaque instant, vous prend; Dieu, à chaque instant, prend chacun de nous et présente à son Père l’être que nous sommes, avec ce que nous sommes.

Dieu est Offrande, alors il nous offre; nous devenons offrande entre les mains de Jésus, et le Sang ne cesse de couler sur nous et l’Eau, qui est source de vie, ne cesse de nous alimenter.

Souvenons-nous que dans le désert, Jésus a nourri de son Eau les enfants du peuple de Dieu, les choisis; Jésus, à chaque instant, suivait ce peuple d’amour et l’Eau coulait afin de l’alimenter.

Si Jésus a été aussi présent dans ces moments arides de souffrance, d’incrédulité, c’est parce que ce peuple était incrédule; il voyait l’agir de Dieu et pourtant il doutait, il se conduisait en peuple indigne; mais Jésus a toujours été là parce que son Père le voulait, il était l’Eau du rocher; pas une seule journée, ils n’ont pas été nourris à la Source même d’amour.

Et nous qui avons été baptisés, nous qui avons été lavés dans le Sang, dans l’Eau même de l’amour de Dieu, nous qui avons reçu la lumière, croyez-vous que Jésus nous laisse un seul instant? Dieu est présent, il est en notre vie.

Nous avons reçu un esprit de Dieu, et l’Esprit de Dieu nous habite.

L’Esprit de Dieu ne peut pas se retirer de nous, il est présent à chaque instant, mais nous, nous devons reconnaître notre faiblesse, nous devons reconnaître combien nous avons trébuché.

À cause de notre volonté humaine, la tache originelle a été effacée de nous, mais nous avons dû demeurer dans notre volonté humaine, une volonté humaine faible à cause du mal, mais une volonté humaine avec une force.

À cause de la présence de Jésus qui ne cesse de nous donner des grâces, le bien s’alimente par les grâces qui nous sont accordées; dès notre venue sur la terre, le sacrement du Baptême a été pour nous un moyen d’avancer en enfants de Dieu.

Aujourd’hui, nous qui sommes des baptisés, Dieu vient parler en notre cœur : aujourd’hui, nous sommes tous ensemble, en Jésus.

Par notre baptême, nous acceptons d’être des oui pour nos frères et nos sœurs qui ne sont pas baptisés; par nous, ils deviennent des enfants promis au baptême parce que notre oui est pour eux des grâces.

Notre oui fait d’eux des enfants de la promesse : Dieu a promis aux enfants qu’ils étaient

pour devenir un peuple de Dieu.

Souvenons-nous d’Abraham, (la) promesse qu’il a reçue : tous les enfants d’Isaac, de génération en génération, étaient les enfants de la promesse et les enfants d’Ismaël, enfants par la servante d’Abraham : nous étions des enfants d’Abraham par la promesse; tous ceux qui ont reçu le baptême étaient des enfants de la promesse et, parce que nous avons reçu le baptême, parce que nous acceptons d'être en l’Église, ceux que nous portons en nous sont aussi des enfants de la promesse.

À nous de nous conduire en enfants de Dieu, famille de l’Église, pour ceux qui n’ont pas encore reçu le baptême : les grâces du baptême sont aussi pour eux.

Lorsque nous nous conduisons bien, c’est que nous profitons de ces grâces, et eux aussi en profitent, même s’ils n’ont pas reçu les grâces du baptême; même s’ils portent encore la tache originelle, ils reçoivent des grâces par nous parce que nous consentons à mourir en Jésus pour ne faire qu’une seule famille, la famille de Dieu.

Dieu ne peut s’éloigner de ses enfants.

Lorsqu’il est en nous, Jésus, et qu’il nous donne des grâces, il ne peut pas ne pas leur en donner, cela serait contre ce qu’il est : Dieu est Dieu, Dieu est l’Amour, et l’Amour ne cesse de se donner; il donne aussi pour ceux qui vont recevoir le baptême, car ils sont tous appelés à être enfants de l’Église, de son Église, membres de son Église : ils sont tous appelés à être le Sacerdoce royal.

Nous, lorsque nous faisons du mal à notre être que nous sommes, nous laissons sortir ce mal de nous-mêmes et, ceux qui nous voient et entendent, cela les blesse; alors nous blessons aussi ceux qui sont en nous, nous blessons les enfants de la promesse.

Ils ont tant besoin de nous, il faut se laisser prendre par le mouvement de la Lumière : le mouvement de la Lumière, c’est être tout pour Dieu, en le Saint-Esprit.

Le Saint-Esprit nous fait entendre, nous fait voir.

Si, en ce moment même, nous voyons et entendons ce que Dieu veut nous faire voir et entendre, c’est parce que c’est le Saint-Esprit qui agit en nous : la Lumière se fait voir, et nous voyons; l’Amour de Dieu se fait entendre, et nous entendons.

Parce que nous avons un oui et nous consentons à nous conduire comme des petits enfants, des petits enfants qui veulent se laisser instruire par Dieu, nous ne résistons pas aux grâces du baptême; nous laissons toute la place à Dieu, nous aimons sans condition : voilà ce que Dieu fait avec nous.

Mais à l’enfant qui ne veut pas, à l’enfant qui n’ouvre pas son intérieur à l’appel de Dieu, lui se nourrit de lui-même, de ses propres connaissances :

-       il se nourrit de l’esprit des hommes, pas de l’Esprit de Dieu;

-       il laisse en lui une porte fermée parce qu’il ne consent pas à être un enfant entre les mains de Dieu;

-       il veut contrôler l’agir de Dieu, il veut contrôler les grâces reçues par son baptême;

-       alors ces grâces, pour lui, ne sont plus agissantes, ces grâces deviennent inertes.

Cet enfant demeure aveugle et sourd à l’appel de Dieu; il avance parmi nous, mais en étant qu’un être blessé par lui-même et, partout où il va, ces paroles qui sortent de lui viennent de sa volonté humaine; ces paroles blessent, car elles ne portent pas le sceau royal de Dieu.

Dieu nous parle ainsi pour nous faire comprendre que nous devons nous laisser entre les mains de Dieu; Dieu nous fait comprendre que nous devons aider nos frères et nos sœurs qui n’ont pas ouvert la porte aux grâces du baptême.

Parce que nous, nous avons dit oui, nous devons les porter; nous devons les aimer, ils sont notre famille; nos frères et nos sœurs, même s’ils parlent contre nous, ils sont avec nous; même s’ils nous font souffrir (et) font souffrir nos enfants, ils sont avec nous : c’est notre famille, nous ne pouvons pas nous détacher d’eux.

Oh! nous pouvons nous fâcher contre eux, nous pouvons même leur nuire à notre tour : “Tu me fais mal, je te fais mal; tu parles contre moi, je parle contre toi”, mais cela n’est pas amour et cela est contre nous-mêmes, et toute la famille va s’en ressentir.

On ne peut pas avancer tout seul, Dieu nous conduit vers la promesse.

Dieu le Père a choisi chacun de nous; toute la famille de Dieu est connue de Dieu : avant même que nous soyons en ce monde, Dieu nous a connus.

Nous devons accepter tous ceux qui sont avec nous, tous ceux qui ont été avant nous et tous ceux qui seront après nous; nous devons les accepter tels qu’ils sont parce que ce sont tous nos frères et nos sœurs.

Leurs blessures, nous devons les donner à Dieu afin de les aider; nous ne devons pas porter leurs blessures parce que cela ne nous appartient pas, cela appartient à Jésus : Jésus qui s’est laissé crucifier, Jésus qui est mort pour que nous soyons tous sauvés.

Le mal (la blessure) est pour nous un moyen d’être tout pour Dieu; voilà ce qu’il veut dire, Jésus d’amour : lorsque nous acceptons d’être, pour nos frères et nos sœurs, comme un lien d’amour, nous aidons nos frères et nos sœurs : le mal qu’ils ressentent doit être donné à Dieu.

Si nous laissons à Dieu toute la place, nous devenons, pour notre frère (notre sœur) qui ignore qu’il fait du mal à son intérieur, nous devenons une source par laquelle Dieu veut passer; il coule en nous une eau bénite, cette eau bénite est en nous par notre baptême, cette eau est vivante, cette eau est agissante, alors nous prenons le mal et nous laissons couler ce mal, par notre baptême, vers la Source même de la purification : c’est Jésus.

Nous ne pouvons pas purifier le mal, nous ne pouvons pas pardonner par la puissance de Dieu,  mais nous pouvons, par notre baptême, apporter le mal et le donner à la Source même de la purification.

Nous sommes membres, nous sommes membres agissants en le Corps du Christ.

Comprenons que le prêtre est un membre actif, lui a reçu le pouvoir par son sacerdoce de pardonner le péché mais nous, nous ne pouvons pas faire ça : le péché va toujours demeurer en notre frère et en notre sœur; mais les grâces du baptême, nous pouvons nous en servir, nous pouvons prendre son mal et le donner à Jésus; ça nous avons ce pouvoir par notre baptême, nous devons le faire.

Lorsque nous voyons un seul (de nos) frères ou une seule (de nos) sœurs qui est aux prises avec le mal, nous savons qu’il pèche, parce que tout mal qui est en nous et qu’on consent à faire devient un péché : ça nous le savons, mais nous pouvons aider notre frère ou notre sœur qui est aux prises avec le péché en le donnant à Jésus, là il reçoit des grâces : notre baptême a ce pouvoir.

Dieu passe par ses membres.

Nous sommes tous des membres vivants, nous ne sommes pas des membres inactifs dans le Corps de Jésus : nous sommes vrais, nous sommes lumière, et nous devons nous conduire en tant que tel.

Tout est amour lorsqu’on laisse toute la place à Dieu; lorsque nous consentons à vivre pour Dieu, lorsque nous consentons à laisser à Dieu notre vie : nous devenons des êtres agissants en son Corps.

Notre baptême devient pour eux une source de lumière, notre baptême devient pour eux une source de grâces; voilà pourquoi Dieu dit : «Mes enfants, tous ceux qui prient aident leurs frères et leurs sœurs; tous ceux qui se sacrifient aident leurs sœurs et leurs frères; tous ceux qui acceptent de donner leurs souffrances deviennent, pour leurs frères et leurs sœurs, une source de grâces»; c’est par notre baptême que cela se fait.

Nous devons être tout pour Dieu.

Et Dieu dit aussi : «Enfants de la promesse, vous êtes vous aussi appelés à apporter à vos frères et à vos sœurs des grâces.

Vous qui n’avez pas reçu le baptême, pas encore, mais vous qui avez une soif de justice, d’amour, vous qui avez une soif de bien vous conduire parce qu’à l’intérieur de vous vous aimez profondément votre frère et votre sœur, voici que la lumière brille sur vous par les enfants du baptême : vous devenez, à votre tour, comme un rayon lumineux. Les enfants baptisés rayonnent si puissamment que ces rayons frappent votre être bon, votre être qui a consenti à n’être qu’amour pour vos frères et vos sœurs, et vous portez des grâces.»

Cela est de Dieu : Dieu nous fait découvrir qu’eux aussi portent des grâces pour leurs frères et leurs sœurs par les baptisés; nous devenons comme un miroir pour eux.

Parce qu’ils se conduisent bien, ils nous apportent des grâces à nous-mêmes : ils nous aident; eux aussi par leur bonne conduite, ils mettent comme un feu d’amour à l’intérieur de nous.

Comprenons que, par le baptême, nous avons reçu l’Esprit de Dieu; par le baptême, nous devenons instruments entre les mains de Dieu.

Eux qui n’ont pas encore reçu le baptême, mais qui se conduisent comme des baptisés, nous donnent des lumières, nous donnent de l’amour, nous donnent un feu : un feu scintillant de la présence de Dieu en eux; ils ne pourraient pas, eux, se conduire en enfants bons sans que Jésus les nourrisse de son amour, alors nous aussi, nous en profitons : nous profitons de ce feu d’amour qui est en eux, nous, les baptisés.

Voyez-vous, à l’intérieur du Corps Mystique de Dieu, nous ne formons qu’un tout :

un tout face à Dieu le Père.

N’oublions pas que Jésus, par son Précieux Sang, nous a gagné la place qui nous revient : celle d’être dans la famille de Dieu, celle d’être enfants de Dieu le Père, par le Fils; alors nous sommes considérés par Dieu le Père comme étant ses enfants, ses propres enfants.

Dieu veut nous rendre à la ressemblance du Fils, de son Fils bien-aimé; il nous donne des moyens de nous reconnaître comme tel, il nous donne des forces afin que nous puissions avancer dans l’Église, dans l’Église de Dieu.

Dieu est l’Amour, Dieu veut parler à chacun de nous; Dieu le Père est un père pour nous, il ouvre en ce moment, à l’intérieur de nous, une source de joie et de bonheur, car Dieu le Père est tout pour nous; il est avec nous sans cesse, car là où est le Fils, Dieu le Père est.

Entendez ces paroles, ces paroles sont en chacun des enfants présents pour tous ceux qui ne sont pas présents.

 

Dieu le Père : Enfants de ma Volonté, enfants d’amour par mon Fils, vous êtes tous ici présents parce que moi je l’ai voulu.

Ce temps vous annonce un temps de Purification, ce temps est pour vous une préparation afin que vous puissiez vous reconnaître dans l’agir de mon Fils, ce temps vous fait avancer en êtres de lumière.

Laisser à Dieu toute la place, c’est vouloir comprendre ce qui s’en vient : il y a en vous des mouvements inconnus de vous; ces mouvements vous sont révélés parce que voici que vous devrez prendre un temps de réflexion sur vous-mêmes, sur ce que vous avez été dans le passé face à mes lois d’amour, face aux enseignements de mon Fils bien-aimé.

Tous vous devez vous reconnaître comme étant mes choisis; tous vous devez savoir que Dieu parle en ces temps pour vous faire avancer vers la Grande Purification.

Elle est près, mes enfants, cette purification, près de se faire voir en tous mes enfants de la terre.

Voici que je parle à chacun de vous, écoutez ces paroles : «Enfants, vous devrez aider vos frères et vos sœurs à reconnaître leur petitesse, à reconnaître qu’ils ont été choisis pour vivre ce temps d’allégresse, ce temps de joie, de paix sur la terre.

L’instruction de ce qui s’en vient ne peut venir de la volonté humaine, mais de ma Volonté.

Le Fils écoute le Père et, vous qui êtes mes filles du oui à mon Fils et mes fils du oui à mon Fils, je vous montre ma Volonté; en chacun de vous une lumière se fait voir, elle vous montre votre intérieur tels que vous êtes.

La purification de la chair est pour vous une grâce, laissez toute la place à Dieu.

À l’instant où vous êtes venus en ce monde, Dieu vous faisait voir votre place en l’Église de mon Fils; Dieu vous faisait découvrir que vous étiez tous appelés à venir vers lui, car je vous attirais par les grâces du baptême.

Mon Fils est venu sur la terre prendre tous vos péchés pour les amener à la mort afin que vous soyez des enfants de la promesse : j’ai promis à Abraham que sa descendance entrerait dans ma Terre Promise, là où tout ne serait que bonheur, où coulerait le miel, où les ruisseaux abonderaient de poissons pour alimenter le peuple de Dieu afin qu’il puisse savourer à chaque instant la présence de Dieu.

Dieu parle à votre intérieur pour vous dire que vous êtes les enfants de cette promesse : vous êtes mes élus.

Le monde dans lequel vous êtes venus devra renoncer à sa volonté humaine pour entrer dans ma Terre Nouvelle : terre d’amour, terre pure, terre choisie.

J’ai choisi ce temps parce que telle est ma Volonté; le moment ne vous sera connu que lorsque moi je saurai que tous mes élus sont prêts.

À tous les enfants qui acceptent de voir et d’entendre ma Volonté, je mets en vous des grâces de lumière, de force, d’obéissance à ma Volonté.

Persévérez dans la foi; en les paroles de mon Fils, soyez obéissants en tout et vous verrez la gloire de Dieu; vous participerez à la gloire de mon Fils : elle sera votre gloire.

Tous vous serez présents au moment que moi, la Divine Volonté, l’ai voulu, car tout est accompli; à moi de vous instruire par ma Puissance, à moi de vous faire avancer dans mon Vouloir, à moi de vous faire voir et entendre la Bonne Nouvelle.

À chacun d’entre vous : soyez dans l’avertissement de ce qui vient, un temps de purification est sur vous, un temps de grande purification viendra sur tous les enfants de la terre, un temps de purification viendra sur toute la surface de la terre; toute impureté sera brûlée par un feu, rien d’impur ne demeurera sur la terre choisie, telle est ma Volonté.

Vous qui entendez, soyez dans le mouvement de ma Volonté par mes grâces; aucun d’entre vous n’aurait pu être présent par sa volonté humaine.

Votre oui a fait naître en vous un mouvement qui vous a fait avancer, votre oui a fait naître en vous ce besoin de vous donner sans cesse; rien n’est venu de vous-mêmes, car Dieu connaît qui vous êtes.

À moi seul de dire ces paroles et à vous d’entendre.

Dieu est un père pour vous, Dieu est une mère pour vous; je vous aime, mes enfants, mon amour a été jusqu’à donner mon propre Enfant afin que vous soyez tous ici, afin que ceux que vous portez en vous puissent recevoir des grâces d’accomplissement en ma Volonté.

Tout est dans mon Vouloir, je suis Dieu et Dieu a ce pouvoir : à celui qui ne veut pas croire, qu’il demeure dans son ignorance jusqu’au moment où il verra mon Fils en lui et il saura que j’ai parlé avant qu’il soit présent; à tous ceux qui ne veulent pas saisir ce temps d’amour, qu’ils demeurent en leur temps parmi tous les autres enfants qui refusent les grâces de Dieu jusqu’au moment où ils seront présents en mon Fils et, à ce moment, ils seront présents devant toutes les grâces qu’ils ont refusé de recevoir.

Chacun est libre : Dieu le Père ne veut pas forcer ses enfants à croire et à vouloir comprendre, entendre, saisir, Dieu est trop amour.

J’ai tant patienté pour que vous viviez, tous, ce moment.

Chaque mouvement a été calculé pour chacun de vous, chaque parole que vous entendez est pour vous une source de bienfaits.

Dieu connaissait votre faiblesse, il a fait avancer d’autres enfants avant vous pour vous aider à comprendre, pour vous aider à accepter ce que vous vivez : Dieu le Père veut vous prendre avec lui.

Vous devrez passer par la Grande Purification : mon Fils enlèvera de vous tout ce qui est mal et, par un feu d’amour, brûlera toute trace du mal en votre chair, et en êtres purs vous vivrez sur la terre jusqu’au moment où je vous appellerai, et vous viendrez à moi, car vous serez purs, vous serez tout amour.

L’Amour fera de vous des êtres parfaits, à la ressemblance du Fils de Dieu : mon Fils; que toute oreille entende, que tout cœur accueille, car Dieu le Père est tout pour vous, il veut que vous soyez tout en l’Église, en l’Église de mon Fils.

Avec ce que vous êtes, acceptez d’être rien, acceptez de mourir en mon Fils pour devenir un tout en le Tout de Dieu, et grande sera votre récompense.

La douleur est grâce pour vous qui acceptez les grâces de votre baptême, que tout soit pour vous amour.

Et Dieu vous dit : «Mes enfants, gardez-vous bien en étant sûrs que Dieu prend soin de vous; par la puissance de mon amour, recevez des grâces, mes enfants.»

 

La Fille du Oui à Jésus en le Saint-Esprit : Ce temps qui nous est donné par Dieu, c’est un temps d’amour, mais c’est aussi un temps de souffrance.

Nous savons qu’à la maison nos enfants n’entendent pas ces paroles; nous savons aussi que dans notre propre famille nous avons des frères et des sœurs qui n’ont pas entendu ces paroles.

Nous devrons retourner chez nous; nous, nous serons gonflés d’amour parce que les grâces de Jésus, de Dieu le Père, du Saint-Esprit et de la Sainte Vierge que nous avons reçues aujourd’hui seront pour nous des grâces de force, d’abandon, des grâces aussi de confiance.

Ce que Dieu fait avec nous, c’est vivant; il (nous) montre que nous sommes en l’Église.

C’est vrai qu’il nous fait voir et entendre nos péchés; non seulement nous les entendons, mais nous avons l’impression de les vivre.

Nous voyons aussi que nos frères et nos sœurs sont aux prises avec le mal, qu’eux aussi commettent des péchés, mais Dieu nous dit que nous n’avons pas le droit de le prendre pour nous, ce mal; nous ne pouvons pas confesser les péchés pour eux afin qu'eux soient totalement libérés, nous n’avons pas ce pouvoir; mais Dieu nous fait comprendre qu’avec ce que nous sommes, nous pouvons les aider en n’étant qu’entre ses mains, c’est tout.

Entre les mains de Dieu : c’est ce que Dieu attend de nous.

Dieu nous fait saisir la puissance qu’il y a en nous; la puissance que nous avons en nous, c’est les grâces.

Ces grâces nous sont données par Dieu lui-même, elles viennent à nous parce qu’elles sont en nous; nous devons les utiliser pour demeurer à notre place, dans la paix, dans la joie.

Nous ne pouvons pas forcer nos enfants, nous ne pouvons pas forcer nos frères et nos sœurs à bien se conduire, nous ne pouvons pas non plus vivre leur vie, mais nous pouvons les donner à Dieu.

Lorsque nous les donnons à Dieu, nous devons aussi savoir que Dieu les prend et qu’il ne néglige rien.

S’il a fait de nous des êtres qui commencent à comprendre, qui commencent à voir, eh bien, il en fait de même pour eux.

Nous aussi nous avons été loin de comprendre les sacrements; nous avons été loin de nos grâces; nous n’avons pas saisi la profondeur de l’amour de Dieu le Fils qui se donne sur la Croix.

Nous avons vu, avec notre volonté humaine, un homme qui se donne, un Dieu qui se donne, mais nous avons dit : “Oh! il est Dieu, il a ce pouvoir. Toutes ces souffrances, il ne peut pas les avoir endurées comme un humain, mais comme un Dieu”; alors cela faisait de nous des êtres fragiles, nous nous mettions fragiles devant ce que nous raisonnions : on raisonnait avec nos faiblesses; Dieu qui se donne, qui souffre, qui se laisse fouetter, insulter : "Eh bien, ça prenait un Dieu pour souffrir comme ça".

On s’est dit qu’il ne pouvait pas souffrir autant que s’il avait été totalement humain parce que cela était impossible.

Oui, cela est possible pour le Fils de Dieu.

Jésus a souffert toutes les souffrances du monde; il a ressenti cela en sa chair, en son cœur, en son esprit, comme tous les humains.

À chaque fois qu’on fouettait Jésus, Jésus ressentait comme tous les humains cette souffrance, mais il recevait une force pour pouvoir continuer.

Nous, si on avait enduré les coups de fouet comme Jésus, aurait-on demandé à Dieu : "Donne-moi la force d’en endurer encore plus"? On n'aurait pas fait ça, on aurait voulu en finir totalement avec la souffrance.

Mais Jésus connaissait l’amour du Père, Jésus connaissait combien il devait se donner pour nous, pour nous gagner notre place auprès du Père, Jésus le connaissait et c’est cela qui le faisait avancer : cet amour, cet amour infini pour nous; mais cela n’a pas enlevé les douleurs, il les a connues.

Et lorsqu’on regarde maintenant un Jésus qui nous dévoile cet amour, qui nous dévoile notre faiblesse face à cet amour, on ne peut comprendre ce mouvement qu’avec ses grâces.

À force de renoncer à soi-même, on apprend à aimer vraiment Jésus; à force d’essayer de s’abandonner avec ses grâces, on commence à saisir ce geste d’amour.

À chaque instant, Jésus se laisse crucifier, à chaque instant; à chaque fois qu’est dite une messe, Jésus refait sa Passion : pouvons-nous comprendre que Jésus souffre encore pour nous?

À chaque fois qu’un blasphème se fait, Jésus souffre, c’est la couronne qui se remet sur sa tête, mais à chaque fois, là!

À chaque fois que nous commettons des actes impurs, sa Chair se déchire à chaque instant parce qu’il laisse couler son Précieux Sang sur chacun de nous, parce que nous n’avons pas encore totalement renoncé au péché, nous n’avons pas prononcé notre repentir total; et Dieu connaît ça, connaît notre faiblesse, connaît notre volonté humaine, connaît nos péchés, et Dieu nous supporte.

Chaque fois qu’un prêtre refait ce mouvement d’offrande à Dieu le Père, c’est le Fils qui s’offre pour nous à chaque instant : cela est vivant, il le fait pour nous, Jésus; il nous fait découvrir cet amour, cet amour profond en nous pour qu’on puisse s’associer à son sacrifice.

(Voilà) pourquoi nous souffrons pour nos frères et nos sœurs, pour nos enfants; on apprend à aimer Jésus, on apprend à découvrir Jésus, on apprend à se donner pour ceux qu’on aime, comme Jésus.

Il faut donc avoir confiance que lorsqu’on donne nos enfants à Jésus, lorsqu’on donne nos frères et nos sœurs à Jésus : eh bien, cela est vrai, cela est agissant.

Sur tous les autels, Jésus prend ce que nous lui donnons : nos enfants.

Croyez-vous qu’il n’agit pas? Il agit Jésus parce qu’il est Vivant, parce qu’il est Dieu aussi; alors il faut faire confiance en Jésus, il va nous amener là où il veut nous amener : vers la terre promise avec nos enfants.

Il ne veut pas que nous perdions confiance, il ne veut pas nous laisser avec notre mal en nous, parce que le mal, tant que nous ne serons pas totalement purifiés, sera en notre présence.

La Grande Purification sera pour nous une délivrance : notre chair sera délivrée du mal.

Lorsque nous allons à la confesse, notre âme est délivrée du mal parce que Jésus, par sa Croix, nous a délivrés du mal : ça c’est effacé; mais le mal en nous nous fait douter, le mal en nous nous fait souffrir encore.

Nous faisons de la peine à Jésus lorsque nous manquons de confiance en lui, c’est vrai; lorsque nous donnons nos enfants à Jésus et que nous nous retournons vers nos enfants rendus à la maison, et que nous manquons de foi : "est-ce qu'il va être sauvé? est-ce qu'il va revenir sur le bon chemin?" nous venons encore de démontrer à Jésus que nous ne lui faisons pas confiance.

Faisons cela à notre mère, à notre père qui nous a donné une partie de lui : lorsqu’il est parti travailler à tous les jours, lorsqu’il est revenu à la maison, lorsqu’il nous a pris dans ses bras et lorsqu’il a vu que nous avions de la peine, puis il a dit : "N'aie pas peur, papa est revenu à maison là, qu’est-ce qu’il y a mon petit bonhomme/ma petite bonne femme, pourquoi tu pleures? Dis-le à papa, puis papa, lui, il va t’arranger ça."

Alors l’enfant qui est tout content regarde son papa, puis il lui dit : "Ah oui, j’ai brisé ma poupée/j’ai brisé mon petit camion", et papa fait tout pour arranger cela;

le père regarde le sourire de l’enfant, il est heureux, mais si l’enfant revient, puis il lui dit : "Pourquoi, t’a fait ça, papa? Regarde, tu as arrangé la roue, puis elle tombe encore; comment ça se fait papa?" Eh bien, le père va regarder son enfant, et puis il va se dire : "Ah! il n'a pas confiance que je suis capable de le réparer encore."

Oui, un père aime que son enfant lui fasse confiance à chaque instant.

Eh bien, c’est comme ça notre Père du Ciel, il veut qu’on lui fasse confiance, il veut qu’on fasse confiance en son Fils; il nous a donné son Fils pour réparer notre être : notre être qui se brise souvent, notre être qui ne fait pas confiance en Dieu.

Parce que lorsque nous manquons de confiance que Dieu peut sauver nos enfants, qu’il prend nos enfants et qui va les amener là où nous il nous a amenés, c’est comme si on refaisait le même geste : "Je ne te fais pas confiance Dieu, je t’ai donné mon enfant, mais regarde il est brisé, je vois encore mon enfant qui est brisé".

Alors, le Père va dire : «Oh! enfant de peu de foi, ne sais-tu pas que je t’ai donné mon Fils?»

Nous faisons souvent de la peine comme ça à Dieu parce que nous reprenons souvent nos enfants, on les voit si souvent brisés!

Mais on se brise souvent, parce que lorsqu’on fait de la peine à Dieu, aussi on se brise, parce qu'avant que sortent ces paroles (de) l’intérieur de nous, il y avait un mal, une souffrance : nous n’avons pas profité des grâces qu’il nous avait données.

Ces grâces sont toujours en nous :

des grâces de confiance, de paix, de joie.

Lorsque nous démontrons à Dieu le Père notre manque de confiance envers son Fils, la grâce de paix qui nous avait été accordée n’est plus; c’est nous-mêmes qui nous nous sommes brisés, c’est nous-mêmes qui nous avons consenti à nous briser.

Et Dieu nous regarde, il a de la peine pour nous; non seulement pour nos enfants qui ne profitent pas des grâces qu’il veut leur donner par nous, mais il nous regarde tout brisés, alors il répare ce petit être que nous sommes afin que nous retrouvions notre paix pour que nos enfants en profitent.

C’est comme le petit camion : le petit enfant qui arrive avec son petit camion tout brisé puis qu’il le montre à son papa, alors son papa avant de réparer la petite roue cassée, savez-vous qu’est-ce qu’il va faire? Il va consoler son enfant avant parce qu’il voit que son enfant pleure encore.

Croyez-vous qu’il va s’occuper du camion avant l’enfant? Il va s’occuper de son enfant puis, après ça, il va réparer la roue : c’est la même chose qu’il fait pour nous.

Alors, à chaque fois qu’on va demander des grâces, à chaque fois qu’on dit : "Je te donne mes enfants," souvenez-vous que si on retourne vers Dieu avec notre petit cœur blessé, inquiet, alors il va réparer notre petit cœur afin qu’il puisse être au service de Dieu, et là, il va donner des grâces à nos enfants.

Ne brisons pas ce lien qui se fait.

Il veut passer par nous pour rejoindre nos enfants, il veut aussi passer par les grâces du sacrement du Baptême : servons-nous des grâces du sacrement du Baptême.

Nous qui nous nous disons baptisés, nous qui avons baptisé nos enfants : eh bien, servons-nous de nos grâces : grâces du Baptême, pour les aider, pour nous aider aussi, et nous blesserons moins notre Papa du Ciel qui nous a donné son Fils afin que nous soyons ses enfants.

Tout passe par la Croix.

La Croix est une croix d’amour, elle est pour nous un signe d’appartenance à la famille de Dieu.

Lorsque nous avons été baptisés, souvenons-nous, si l’on peut, que c’est une croix qui a marqué notre front : c’est la croix, et c’est la croix qui nous fait comprendre que la souffrance n’est pas contre nous lorsqu’elle est mise entre les mains de Dieu.

Oui, nous souffrons à cause de nos enfants; nous allons encore souffrir, mais nous devons les donner et pas les reprendre : si on les reprend, on les redonne; si on les reprend, on les redonne.

C’est ainsi que nous devons être : une croix à notre tour, une croix d’amour qui ne cesse de se donner, de se donner et de se donner pour ceux qu’on aime.

À chaque instant, sur l’autel Jésus se donne en souffrance : à chaque instant, sur l’autel nous nous donnons, nous donnons nos enfants.

À chaque fois qu’un enfant se fait baptiser, nous qui sommes en lui, cela devient aussi lumière

pour nous; nous sommes en sa présence, c’est comme si notre baptême se renouvelait.

Lorsqu’on va assister à un baptême, on renouvelle notre baptême; alors lorsqu’il y a un seul baptême qui se donne partout dans le monde, parce qu’ils sont en nous, on renouvelle notre baptême : ça, c’est le mouvement de Dieu, c’est la puissance de Dieu.

Dieu nous fait voir et entendre ces paroles comme nous sommes, avec ce que nous sommes; il ne faut pas essayer de tout comprendre aujourd’hui : il faut accueillir.

Les grâces passent, les grâces guérissent, les grâces transforment : c’est ce qu’il attend de nous.

Laissons-nous envelopper par ce mouvement qui se fait connaître : accueillons cela.

Lorsque nous étions entre les mains de notre mère qui nous a présentés au baptême, on n'a rien fait, et pourtant on a reçu des grâces; alors soyons ainsi en ce moment même comme un tout petit enfant, accueillons ces grâces; nous n’avons rien à faire, mais à être là.

Aujourd’hui, c’est nous qui nous nous sommes présentés, par le oui, et c’est par ce oui que nous sommes présents comme des tout petits enfants.

Dieu semble et l’Esprit Saint semble répéter ces paroles.

Essayons de comprendre que Dieu veut nous saisir dans son infini amour; c’est comme un mouvement d’amour, une lumière d’amour, elle nous amène, elle nous amène, elle nous amène, là où nous, nous ne pouvons pas comprendre, mais nous avançons.

Nous ne pouvons pas voir la lumière, mais elle est là; nous ne pouvons pas voir le mouvement, mais il est là et nous avançons.

Voilà pourquoi Dieu aime répéter certains mouvements d’amour, certaines paroles d’amour, parce qu’il connaît en chacun de nous ce qui nous est nécessaire pour avancer.

Chaque blessure, en ce moment, est en train de se laisser irradier par un feu et ce feu, c’est le mouvement de la Lumière : un feu d’amour.

On ne peut pas saisir ça, mais on ne peut que dire : "Oui, nous voici Seigneur, en toi, en ton Esprit d’amour pour nous et pour ceux qui sont en nous; fais ce que tu veux de chacun de nous."

Voilà ce que Dieu voulait pour nous, voilà ce que Dieu nous a donné : des grâces aujourd’hui.

Amen.