Rencontre d’amour avec l’agir de Dieu à Calgary, Alberta

par son instrument, la Fille du Oui à Jésus

 

2005-03-30

 

Jésus : L’amour, c’est un mouvement qui vous appartient, il vous a été donné par Dieu.

À l’instant où Adam  reçut  le souffle de vie, l’Amour s’est fait connaître et l’Amour est en vous parce que le Souffle est en vous.

Je vais faire un mouvement en vous ce soir : je vais vous associer à tous les enfants du monde entier parce que vous êtes l’Église, et l’Église est une.

Je vous rassemble dans le Cœur même de l’Amour, afin que vous puissiez vous donner.

Vous donner : c’est apprendre qui vous êtes; apprendre qui vous êtes : c’est découvrir l’être que vous êtes dans le Corps du Christ.

Chaque partie de vous-même est une partie entière : vous faites un tout dans votre être. 

Essayez, mes enfants, de séparer un membre d’un autre : vous allez souffrir parce que vous êtes faits pour être entier.

C’est ainsi que je veux que vous appreniez : à être entiers en l’Église, je suis, moi, l’Église.

Par le mouvement de la puissance de mon Père, vous êtes présents; parce que je suis le Verbe et je fais la Volonté de mon Père, chacun de vous êtes devant la Volonté de mon Père.

En ce moment même, le Verbe parle en vous et ces mots se font entendre à vous par cet instrument qui est devant vous parce que mon Père le veut : la puissance du Saint-Esprit est autour de vous.

Enfants d’amour, chacun de vous faites un tout dans l’Église, chacun de vous devez apprendre à vous donner pour les autres, ainsi votre vie sera plus agréable pour vous.

Si, mes enfants, vous appreniez à vivre dans le tout de Dieu, en étant agréables à vous-mêmes et pour vos frères et vos sœurs, il n’y aurait point de tristesse dans votre vie, il n’y aurait point de colère dans votre vie, il n’y aurait point de peur dans votre vie : tout ne serait qu’harmonie.

L’harmonie, c’est de connaître ce qui est bon pour vous afin que vous puissiez donner aux autres : donner, c’est recevoir. 

Beaucoup de personnes ont entendu parler de l’amour, beaucoup de personnes ont voulu vivre l’amour, mais beaucoup de personnes n’ont pas su comment.

Je suis venu parler, je suis venu enseigner l’amour : si peu ont compris.

Chaque enfant qui veut apprendre doit consentir à mourir.

Mourir en le Christ, n’est-ce pas découvrir la beauté de votre intérieur? À l’intérieur de vous, il y a tout ce qui vous est nécessaire pour vivre sur la terre.

Vous avez reçu de mon Père la beauté; vous avez reçu de mon Père la bonté; vous avez reçu de mon Père l’amour.

Lorsqu’on est amoureux : on devient bon envers son prochain; lorsqu’on découvre qu’on est bon envers le prochain : tout semble beau autour de vous. 

Vous n’avez pas besoin de chercher par des moyens artificiels la beauté puisqu’elle sort de vous.

Je suis, moi, la Beauté de votre vie, et lorsque vous découvrez Jésus dans toute sa splendeur : vous vous découvrez.

Vous êtes inconnus de vous-mêmes, vous avez voulu vous connaître par des moyens extérieurs : voilà pourquoi vous êtes si déçus!

Lorsque quelqu’un vous dit que vous n’êtes pas beau ou belle, vous cherchez à plaire de l’extérieur : tout ce qui est extérieur ne remplit que ce qui est extérieur.

Alors lorsqu’on remplit l’extérieur : on a un vide en soi, vous négligez votre vie, vous négligez d’être l’être que vous êtes : vous vous trichez à vous-mêmes.

Voilà pourquoi, moi, Dieu tout-puissant, je veux vous faire découvrir votre intérieur avec mes yeux, non avec les vôtres.

Les yeux de Dieu sont parfaits, tout en moi n’est que perfection.

Ainsi, lorsque vous allez apprendre à vous regarder avec mes yeux, vous allez découvrir ma bonté, vous allez découvrir le pardon. 

Mes enfants, je vais vous parler du pardon.

Je veux que vous prononciez ce mot avec amour, avec douceur, pour vous-mêmes.

Combien d’enfants ont voulu pardonner mais n’ont pu le faire avec ce qu’ils étaient?

Ils étaient avec leurs blessures et c’est avec leurs blessures qu’ils disaient pardon aux autres, mais à l’intérieur d’eux-mêmes ils ne s’étaient pas pardonnés :

ils n’avaient pas su se donner de l’amour, ils n’avaient pas su se découvrir tout petits devant leurs gestes.

Quand on dit pardon aux enfants et que vous demeurez l’être que vous êtes : blessés devant les paroles, humiliés devant les gestes qu’on vous a faits, en vous il y a des sentiments qui surgissent et ces sentiments sont contre vous.  

Je vais vous conter une histoire.

Un jour, un enfant marche dans la rue : il se met à regarder le ciel.

Il se dit en lui-même : "Tout là-haut, il y a Dieu, il me regarde et il sait tout ce que je fais, il entend tout ce que je dis, alors je vais continuer à marcher, mais je ne le regarderai pas, je ne lèverai pas ma tête vers le ciel."

Alors, l’enfant a commencé à marcher en regardant vers le bas; il se demandait si Dieu le regardait et si Dieu écoutait ce qu’il disait.

Alors, il continua son chemin, toujours en ayant la tête penchée vers le bas; mais à force d’avoir la tête penchée vers le bas, il commença à penser à ce qu’il était : lui.

Il se mit à regarder ses actions à lui et à écouter ce qu’il disait; tout au long de sa route, quelquefois, il pensait à Dieu qui le regardait et qui l’entendait;

mais avec les journées, il devient de plus en plus porté vers lui-même : il vint à ne plus penser à Dieu qui le regardait, qui l’entendait.

Tout était centré sur lui-même : il pensait à ce qu’il faisait, à ce qu’il était pour faire, aux paroles qu’il avait dites, à celles qui étaient pour se dire.

Il en vint à penser que tout dépendait de lui, si bien qu’il se crut seul avec lui-même : alors, il continua sa route et une grande tristesse vint dans sa vie.

Il était seul maintenant à se débattre avec ses actions et ses pensées. 

Un jour, l’enfant se mit à courber, il n’était plus capable de relever son corps.

Tout était trop lourd dans sa vie, tout était trop triste dans sa vie : alors, il se mit à penser qu’il était seul avec lui-même.

Alors, l’enfant se dit : «Pourquoi m’as-tu laissé?  Pourquoi est-ce que je souffre autant?  Où es-tu?  J’ai beau te parler, j’ai l’impression que tu ne m’entends pas".

L’enfant n’avait pas réalisé que c’est lui qui avait tourné son regard vers lui-même, il ne se rappelait plus qu’il avait lui-même choisi de tourner sa tête vers le bas. 

C’est ainsi, mes enfants, que vous agissez : vous êtes rendus à vous demander si Dieu vous regarde, si Dieu entend ce que vous dites.

Vous faites des demandes, vous espérez, mais vous avez oublié que Dieu voit tout, que Dieu entend tout.

Levez votre tête, mes enfants, et vous allez voir que tout ce qu’il y a autour de vous est Dieu : par la puissance de Dieu, Dieu fit ce monde.

Le monde a été fait par un mouvement d’amour : la lumière est un mouvement d’amour, l’air est un mouvement d’amour, tout ce que vous voyez et qui est devant vous est un mouvement d’amour,

tout ce que vous entendez est un mouvement d’amour : alors, vous êtes en Dieu, vous êtes dans un mouvement d’amour. 

Regardez votre vie : j’ai toujours été là présent puisque je vous ai donné la lumière du jour, je vous ai donné le repos du soir, j’ai fait pleuvoir pour vous alimenter.

Dieu a toujours été présent dans votre vie.

Lorsque vous me demandez, mes enfants, ne savez-vous pas que je vous donne encore plus que qu’est-ce que vous m’avez demandé?

Qui d’entre vous demandez à Dieu la lumière du jour?

Qui d’entre vous demandez le soir qui va vous procurer le repos?

Moi, je le fais pour vous, moi, je prends soin de vous : je vous vois et je vous entends.

Enfants d’amour, je suis avec vous, je vous apprends comment aimer votre être, je vous apprends à apprécier le petit être fragile que vous êtes.

Vous avez avancé dans votre vie humaine avec vos connaissances, moi, j’ai fait plus que cela : j’ai nourri vos connaissances et je vous ai donné des grâces afin que vous puissiez vivre dans ma connaissance ignorée de vous. 

Vous ignorez l’amour du Père pour vous.

Mon Père vous a tout donné : vous êtes un tout dans l’amour de mon Père. 

Si aujourd’hui vous êtes si blessés, si aujourd’hui vous avez de la difficulté à vous reconnaître amour envers vous-mêmes, c’est parce qu’à l’intérieur de vous, il y a des mouvements qui vous ont tant blessés et que vous ne m’avez pas donnés.

Si vous aviez toujours levé votre tête :

vous auriez toujours su que j’étais là;

vous m’auriez donné ce qui vous fait souffrir;

vous auriez appris à faire confiance en votre Père;

vous auriez appris à faire confiance que votre Père prend soin de tous ceux que vous aimez autour de vous;

vous auriez su que ces personnes qui voulaient vous blesser étaient des personnes comme vous qui avez baissé votre tête.

Je viens vous rappeler que vous êtes les enfants de mon Père.

Je viens vous rappeler que vous devez apprendre à vous aimer et à vous pardonner.

Enfants d’amour, depuis que vous êtes en ce monde, vous avez appris que Jésus, moi, le Fils de Dieu, je suis venu parmi vous.

J’ai tout pris vos actions, j’ai tout pris vos pensées, toutes vos paroles que vous avez faites en pensant que mon Père ne vous regardait pas et ne vous entendait pas, et je vous ai purifiés de mon Précieux Sang;

c’est un mouvement d’amour le pardon de mon Père : cela vous a enveloppés, cela vous a montré l’amour de mon Père.

La miséricorde de mon Père est comme un manteau d’amour sur vos épaules.

Lorsque vous avez marché dans votre vie en baissant votre tête, mon Père a déposé ce manteau sur vos épaules afin que vous puissiez réaliser qu’il a toujours pris soin de vous

parce que mon Père vous aime, il connaît vos blessures, il connaît vos besoins. 

Vous êtes des enfants d’amour et vous avez besoin de l’amour de mon Père.

Dans votre vie, j’ai fait des mouvements d’amour pour vous : je vous ai appris à arrêter, je vous ai appris à faire confiance en Dieu.

Quand vous avez arrêté et que vous avez fait des demandes à mon Père, c’est moi qui déposais en vous ma miséricorde;

je vous faisais comprendre que mon Père vous aimait malgré que vous ne le regardiez pas avec des yeux de l’amour; 

parce que  lorsqu’on doute que mon Père exauce vos demandes : vous n’avez pas regardé mon Père avec le regard de l’amour parce que vous auriez su que mon Père avait déjà exaucé vos demandes.

Mes enfants, si vous aviez continué sans les grâces de mon Père, vous n’auriez pu comprendre que vous êtes à lui, vous auriez tombé dans un profond repentir, un repentir vers vous-mêmes :

un repentir vers vous-mêmes, mes enfants, cela veut dire que : vous vous seriez acharnés à  vous chercher, sans comprendre qui vous étiez, vous auriez voulu vous pardonner, mais vous n’auriez pu comprendre qui vous êtes, vous n’auriez pu comprendre ce que vous faisiez, vous n’auriez pu comprendre les paroles qui vous consoleraient : vous auriez été perdus en vous-mêmes. 

Comment comprendre le repentir lorsqu’on est ignorant de soi?

Voilà pourquoi quelquefois vous appreniez à reconnaître que vous étiez faibles; voilà pourquoi quelquefois vous appreniez à découvrir que vous aviez besoin de quelqu’un dans votre vie qui vous écoute, qui vous encourage, qui vous aide à avancer;

voilà ce que mon Père faisait pour vous : il vous apprenait à découvrir la bonté de mon Père avec ce que vous étiez capables de comprendre. 

L’amour, c’est un mouvement : qui vous aide à avancer, qui vous aide à vous donner, qui vous aide à partager, qui vous aide à remercier.

N’est-ce pas ce que vous avez appris dans votre vie?

Mon Père a toujours répondu à vos demandes, mes enfants.

C’est parce que vous étiez tournés vers vous-mêmes que vous n’avez rien compris.

Vous avez vécu la miséricorde de mon Père, vous avez goûté à la miséricorde de mon Père, vous avez bu la miséricorde de mon Père.

Maintenant, voici venir des temps de grâces où vous allez apprendre à connaître ce que mon Père a fait pour vous, ainsi vous allez lever votre tête;

vous allez regarder avec les yeux du Fils, vous n’aurez plus honte de ce que vous êtes devenus à cause de vos mauvaises actions parce que vous allez apprendre que mon Père vous a aimés, malgré que vous n’aviez pas levé votre tête. 

Je suis Celui qui est, je suis Celui qui sera avec vous pour l’éternité.

Je vais vous envelopper de mon mouvement d’amour, je vais vous faire comprendre que mon mouvement est éternel et que vous êtes dans ce mouvement d’amour.

À l’instant où vous acceptez d’être en Jésus, vous découvrez votre intérieur, vous découvrez comment aimer qui vous êtes malgré votre entêtement,  malgré vos refus de vous aimer tels que vous êtes.

Je vais vous faire découvrir les pensées qui vous ont nui : vous allez apprendre à me les donner et vous allez apprendre à accepter mes grâces de miséricorde;

vous allez laisser le feu de l’amour purifier votre intérieur afin que vous puissiez goûter à l’être que vous êtes en l’Église. 

Je suis la Lumière du monde et vous faites partie du monde de Dieu.

Vous ne faites pas partie de ce monde : ce monde que vous connaissez qui vous a pris votre intérieur et qui vous a fait souffrir.

Mon monde est un monde d’amour où tout n’est que pureté, où il n’y a que l’amour.

Il n’y a pas de jugement en moi, il n’y a que la miséricorde : la miséricorde, c’est l’amour.

Puisque je suis Celui qui a tout pris et qui a tout purifié, vous êtes à moi.

Mon Père vous a donné au Fils afin que vous soyez tout amour.

Soyez attentifs aux paroles qui sortent de vous-mêmes.

Elles nourrissent votre vie et elle nourrit aussi la vie de ceux que vous aimez.

Lorsque vous acceptez de mourir en le Christ, vous acceptez tout de vous-mêmes pour que Jésus prenne tout : alors, vous êtes l’Église, vous êtes tous vos frères et vos sœurs du monde entier; alors, le mouvement que je fais pour vous, eux aussi en ressentent les effets à l’intérieur d’eux.

Beaucoup ne peuvent percevoir ce mouvement, car ils sont trop tournés vers leur vie extérieure, mais Jésus : il agit, puisque je suis la Lumière et que la Lumière est tout autour de la terre et qu’eux habitent la terre, alors il y a donc un mouvement en eux.

Il ne peut pas en être autrement, car tant qu’il y aura la Lumière du monde, il y aura l’amour; je suis Celui qui est et qui parle en vous.

Enfants d’amour, il y a des enfants qui refusent la Lumière, qui refusent l’Amour, ces enfants ne peuvent être harmonie avec les autres.

Mais tant que moi je vivrai ma Passion, tant que ce mouvement sera en votre vie, le Fils de Dieu se donnera, le Fils de Dieu souffrira pour les plus petits de ce monde, pour les enfants de mon Père.

Je parle pour que vous puissiez être nourriture pour vos frères et vos sœurs.

Vous êtes en mouvement d’amour avec celle qui parle.

Ce que vous êtes est aussi important que ce qu’elle fait, car je me sers de vous pour aider mes enfants, je me sers de vous pour vos enfants, je me sers de vous pour ceux qui se croient seuls en ce monde : vous êtes l’Église, vous êtes moi.

Lorsque vous priez ma Mère, vous priez en l’Église, vous priez en Jésus : ces "Je vous salue Marie" sont en moi et je fais pleuvoir des grâces sur tous les enfants du monde.

Je suis l’Amour et l’Amour ne peut s’empêcher de donner.

Vous faites partie de l’Amour, un tout dans mon Tout pour la plus grande gloire de mon Père.

Voilà, mes enfants d’amour.

 

La Fille du Oui à Jésus en le Saint-Esprit : Dieu parle en chacun de nous, il prend qui nous sommes et il le présente à son Église.

En ce moment même, nous faisons un mouvement dans l’Église.

L’Église est vivante, l’Église est agissante; c’est Jésus l’Église, et nous sommes en Jésus, nous sommes les membres de Jésus.

Nous consentons à nous offrir, nous consentons à être vivants dans l’Église de Jésus.

Jésus est venu nous parler, Jésus a toujours parlé à chacun de nous.

Pas un seul instant Jésus n’a pas parlé dans son Église. 

N’est-ce pas parce que nous avons courbé la tête sur nous-mêmes que nous ne l’avons plus entendu?  Cela s’est fait sans que nous en soyons conscients.

D’autres personnes avant nous ont baissé la tête; à chaque fois qu’une personne commettait une faute envers Dieu le Père, à chaque fois qu’une personne disait une parole qui ne plaisait pas à Dieu le Père :

elle apprenait à baisser la tête.

N’est-ce pas ce que Caïn a fait?  Lorsqu’il a dit : "je ne suis pas le gardien de mon frère", il démontrait à Dieu le Père qu’il ne voulait pas que Dieu le Père le regarde, que Dieu le Père le juge :

il avait trop mal à l’intérieur de lui, il avait honte de ce qu’il avait fait, mais il n’avait pas appris à se pardonner, à s’aimer. 

Alors les autres qui sont venus ont aussi porté cela à l’intérieur d’eux : ce poids était en eux.

D’autres sont venus et chaque enfant portait cela en lui, et ils sont venus à oublier que Dieu les regardait et que Dieu les entendait; 

mais Dieu était tout le temps là, il les regardait, Dieu, et il savait ce qu’ils disaient;

voilà pourquoi il a demandé à Noé d’être à son écoute, parce que Dieu aimait sa création, parce que Dieu ne voulait pas que sa création se détruise.

Si Dieu n’avait pas regardé Noé, si Dieu n’avait pas parlé à Noé, le monde se serait détruit complètement parce que le monde ne regardait plus vers Dieu le Père, il ne voulait plus regarder vers Dieu le Père : le monde était ignorant que Dieu le Père les voyait et les entendait. 

Dieu le Père est venu lui-même parler dans les cœurs, et le cœur de Noé a dit oui au Père, et la famille est venue, elle aussi, écouter le Père dans la foi, et le monde a connu un mouvement d’amour.

Mais parce que le monde portait encore une lourdeur à l’intérieur de lui, le monde avait de la difficulté à se pardonner; il cherchait toujours à détourner son regard de Dieu parce que c’était trop lourd sur lui.

Voilà pourquoi le monde a connu tant de souffrances : il ne se pardonnait pas, il portait en lui la trace du péché.

Il n’y avait que Jésus qui pouvait délivrer les hommes de cette douleur.

Jésus a pris le péché, il a pris tout ce qui était du péché : la honte, la peur, le doute, afin qu’ils apprennent à se pardonner.

Il nous a donné le sacrement de la Pénitence : c’est un sacrement d’amour, c’est un sacrement de libération.

Il nous apprend à nous pardonner, à nous aimer, à nous découvrir enfants du Père.

Mais comment se fait-il qu’on n’a pas compris que ce sacrement était si amour?

On a, aujourd’hui, essayé de faire de ce sacrement un sacrement de sacrifice, un sacrement qui est douloureux à faire. 

Essayons de nous souvenir nous-mêmes quand, la première fois, qu’on a été à la confesse.

On avait peur, on avait peur de ce qu’on était pour dire : "Est-ce qu’il va me comprendre?  Est-ce que je vais dire tout ce que j’ai à dire?"

On avait perdu notre étoffe d’enfant, on était devenu trop grand : on portait une lourdeur en nous et c’est avec cette lourdeur qu’on allait à la confesse.

On ne comprenait pas ce sacrement d’amour.

On avait déjà appris à porter les péchés de nos frères et de nos sœurs et à ne pas se pardonner soi-même. 

On n’avait pas compris l’amour du Père, on n’avait pas compris l’amour du Fils; comment on pouvait le comprendre puisqu’on avait 7 ans, 10 ans, 16 ans?

Et tout ce qu’on voyait, c’était des parents qui avaient de la difficulté à aller à la confesse.

Lorsqu’ils nous parlaient de la confesse, ils nous disaient : "N’oublie pas de dire ceci, n’oublie pas de dire cela" : ils nous donnaient ce qu’ils avaient en eux : leurs douleurs, et c’est ce qu’on montre à nos enfants.

Lorsque Dieu le Père a envoyé Jésus sur la terre, il a envoyé son Fils, il a envoyé l’Amour; c’est l’Amour lui-même qui est venu nous enseigner qui était le Père.

Lorsque Jésus parlait, c’était avec des paroles d’amour : lisez l’Évangile et vous allez voir que Jésus nous parle que d’amour, il parle de la tendresse du Père. 

Quand on écoute Jésus, on se laisse envelopper d’un manteau d’amour, on se sent pris dans un mouvement de tendresse, un mouvement qui nous comprend.

Si on ne comprend pas cela lorsqu’on lit l’Évangile, c’est parce qu’il y a quelque chose à l’intérieur de nous.

On s’est pas pardonné à soi-même parce que Jésus n’a pas utilisé de parole de reproche, il a parlé de libération, il a parlé d’amour : aimer, aimer son prochain, aimer son ennemi. 

Voilà les paroles de Jésus : pardonner.

Pardonner, c’est comme se soigner soi-même, c’est laisser toute la place à Dieu afin qu’il puisse prendre toutes nos lourdeurs, toutes nos maladies.

Alors, lorsque nous allons à la confesse, on est loin de comprendre ce que nous faisons.

Nous voulons que Jésus pardonne notre péché, nous voulons être purs : ça nous l’avons compris, mais ce que nous n’avons pas compris : c’est l’amour qui enveloppe ce sacrement, c’est l’amour du Père qui nous regarde et qui nous comprend. 

Lorsqu’on va confesser un péché, Dieu le Père comprend tout ce que le péché a pu faire en nous.

Il peut comprendre tout ce que le péché a pu faire à tous nos frères et nos sœurs du monde entier parce que lorsque Dieu le Père regarde ses enfants, il les regarde et les entend, pas seulement nous, mais tout le monde entier; 

alors, lorsqu’on fait une mauvaise action, il connaît toutes les conséquences de cette action, que ce soit passé, présent ou  futur. 

Il a envoyé son Fils Jésus pour prendre ce péché : alors Dieu le Père le savait ce que nous étions pour faire, il savait toutes les conséquences de ce péché-là.

Alors, lorsque nous allons voir un prêtre et qu’il nous donne l’absolution, Dieu le Père lui-même donne l’absolution : alors, il pardonne les péchés, il nous enveloppe de son amour.

Comment se fait-il, quand on sort de la confession, on a le doute?

Pourquoi, lorsqu’on sort de la confession, il y a en nous des jugements contre une personne qu’on vient de voir?

On vient de se souvenir que cette personne-là, un jour, a tapé notre enfant : voilà qu’on juge alors que Dieu le Père vient de pardonner ce que nous avions fait.

C’est parce qu’à l’intérieur de nous on porte des blessures, et ça c’est comme imprimé à l’intérieur de nous et ça n’est pas sorti.

On va à la confesse, on va demander pardon pour une mauvaise action, mais notre intérieur est blessé : on se souvient, on se souvient d’une blessure;

on a voulu pardonner à cette personne-là, mais quelque chose à l’intérieur de nous nous faisait tellement mal, parce qu’on porte cette douleur;

ça nous a fait mal lorsqu’on a vu que notre enfant souffrait à cause de cette personne-là : on l’a gardée pour nous, on ne l’a pas donnée à Dieu le Père en passant par le Fils, cette douleur. 

Voyez-vous, on a avancé dans la vie avec la tête basse.

Jésus veut nous montrer à tout donner maintenant.

Cette blessure, il la veut : «Donne-moi cette blessure, donne-moi la conséquence de toute cette douleur en toi; je veux tout de toi, je veux aussi prendre cette douleur dans tes frères et tes sœurs parce que lorsque tu as de la peine, les autres aussi en ressentent les effets. N’oublie pas que tu es l’Église, et que tu es membre de l’Église : qu’un seul membre souffre, les autres aussi souffrent».

Voilà pourquoi Jésus nous parle : il veut que son Église apprenne à se connaître.

Il parle à des membres afin que ses membres deviennent des petits enfants qui donnent tout à Dieu.

Il veut nous apprendre à donner ce qu’on aurait dû donner : nos peines, nos doutes, nos incertitudes : tout ce qui nous a causé des douleurs à l’intérieur de nous, à cause des péchés, et aussi les conséquences des péchés des autres qui ont pu avoir des répercussions dans notre vie. 

N’oubliez pas, lorsqu’il a eu des guerres, nos parents ont souffert, ils ont eu peur; cela a été dans leur façon d’agir, dans leur langage, dans leurs regards : cela a fait partie de leur vie. 

C’est avec ça qu’ils nous ont élevés et, sans s’en rendre compte, nous l’avons entré à l’intérieur de nous.

À cause du mouvement de la guerre, la peur est entrée à l’intérieur de nous par nos parents.

C’est cela que Dieu veut qu’on donne et c’est ainsi que nous allons apprendre à ne plus pécher :

        nous allons apprendre à nous pardonner;

        nous allons apprendre à tout donner à Jésus;

        nous allons apprendre à regarder tout ce que le Père a fait pour nous, pas seulement en ce moment, mais depuis le commencement du monde,

        parce que nous allons découvrir Jésus, nous allons découvrir l’amour de l’Église :

        alors, nous allons découvrir qui nous sommes à l’intérieur de nous,

        nous allons découvrir nos frères et nos sœurs du monde entier,

        nous allons apprendre à regarder le monde avec les yeux de Jésus, non plus avec nos yeux blessés. 

Jésus dit : «Nous avons beaucoup à apprendre».

Nous sommes des enfants qui avons vieilli et qui avons porté tout ce poids sur nos épaules; Jésus veut tout prendre, absolument tout.

Tout cela, Jésus l’avait dit et le dit encore à chaque jour dans son Évangile.

Jésus parle à l’intérieur de nous parce que nous sommes son Église.

Au moment où Jésus est venu sur la terre, il a dit : «Je fais un monde nouveau»; alors, c’est nous : nous sommes le monde de Jésus, nous sommes un monde d’amour. 

Il est écrit dans l’Évangile que Jésus va parler en son Église.

Il est écrit que Jésus va être présent en son Église.

Il est écrit que Jésus va nourrir son Église.

Il est écrit que lorsque nous prendrons de cette eau, nous n’aurons plus jamais soif.

C’est à l’intérieur de nous que Jésus a déposé sa Vie.

Alors, lorsque nous entrons à l’intérieur de nous, nous entrons dans la Vie de Jésus; alors, il nous nourrit de sa Vie, il nous nourrit de son eau de Vie : ce sont ses Paroles.

Nous sommes en Jésus, nous sommes donc la Parole, nous sommes donc l’Évangile.

Tout ce qui est écrit dans l’Évangile : c’est nous. 

Lorsqu’il a parlé, Jésus, il a parlé pour les enfants de Dieu afin qu’ils puissent connaître le Père; alors, chacun de nous, nous sommes les enfants de Dieu le Père.

Nous sommes comme une nourriture de nous-mêmes : c’est comme si nous étions tous unis les uns les autres et que nous nous nourrissions les uns les autres.

Si nous comprenons ça, c’est que nous comprenons ce que Jésus veut nous faire comprendre : «Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés,  aimez vos ennemis».

Si on arrive à aimer nos ennemis, nous arrivons nous-mêmes à nous aimer, nous arrivons à aimer ce que le péché a voulu nous cacher : l’enfant de Dieu. 

C’est le péché qui a voulu nous cacher ce que nous étions.

Le péché nous a trahis, le péché nous a menti : nous sommes les enfants de Dieu.

Nous appartenons à Dieu le Père, Dieu le Père nous a pardonné, il nous a pardonné tout ce que nous avons fait et tout ce que nous allons faire.

Le péché est venu dans notre vie et il a laissé des traces en nous : c’était comme un sillon qui amenait une trace noire à l’intérieur de nous.

Le péché est un mouvement, le péché est parole, mais le péché pardonné est un péché qui n’existe plus. 

La miséricorde de Dieu, c’est un mouvement d’amour.

Le péché, lorsqu’il est venu en nous, a laissé une trace, comme une mauvaise odeur, et c’est ça qui nous fait rappeler que nous sommes comme indignes : indignes de la miséricorde de Dieu;

mais cela c’est faux : Dieu a tout pardonné.

Dieu, lorsqu’il donne un pardon, il le donne entier parce que Dieu est entier.

Alors, il va falloir qu’on donne tout à Jésus, il va falloir qu’on lui laisse tout, absolument tout. 

Lorsqu’une peur va surgir de nous-mêmes : il va falloir la donner à Jésus, il va falloir donner aussi tous ceux qui sont à l’intérieur de nous et qui ont connu cette peur.

Et combien de peurs nous avons eues dans notre vie!

Dès le premier instant que nous sommes venus en ce monde, nous avons vu des regards qui portaient la peur : peur de ne pas être aimé, peur de ne pas être capable d’aimer, peur de ne pas être un être d’amour pour l’enfant qu’on mettait au monde : alors, ces peurs, il va falloir les donner à Jésus, et cela va surgir de nous, et cela va se faire lentement par la présence de Jésus en l’Église.

Et c’est lui qui va le faire parce qu’il connaît chacun de nous, il sait ce que nous sommes capables d’accepter. 

Plus nous allons nous donner à Jésus, plus nous allons être dans les grâces, plus nous allons avoir une force de nous pardonner. 

Alors, cela va apparaître en nous.

Les peurs vont sortir de l’intérieur de nous et cela va surgir dans nos pensées, et Jésus dit qu’il y en a parmi vous qui ont déjà commencé.

Jésus a déjà commencé son mouvement de purification et plus que ça va aller et plus ça va s’activer parce que son Église est en mouvement de purification; Jésus fait la Volonté de son Père et la Volonté de son Père est éternelle; nous sommes dans ce mouvement, nous sommes la vie. Voilà ce qu’il voulait que vous sachiez.

Alors, Jésus dit : «Ma fille, maintenant, c’est assez pour ce soir».

 

Merci, Jésus.