Rencontre d'amour avec l'agir de Dieu à Cap-de-la-Madeleine, Québec,

par son instrument, la Fille du Oui à Jésus.

 

2004-10-23 – A.M.

 

La Fille du Oui à Jésus en le Saint-Esprit : Dieu dit que toutes les paroles qui vont être prononcées vont (ne) venir que de lui, que de lui seulement; c’est en union avec chacun de vous qu’aujourd’hui Dieu nous a rassemblés, il veut que nous ne faisions qu’une seule famille, sa famille : l’Église.

Dieu m’emmène un peu partout, là où il veut que je sois; aujourd’hui, j’ai quitté ma maison, et aussi j’ai confié mes trois enfants à Dieu, mes trois petits-enfants aussi à Dieu; partout où je vais, Dieu dit: «Ne t'inquiète pas, va là où je veux que tu sois, et mes anges prennent soin de tes enfants et de tes petits-enfants.»

Je fais totalement confiance en Dieu, qu'en Dieu; je sais que ce qu'il dit c'est vrai, même si, parfois, quand je reviens à la maison, il m'arrive qu'ils m'attendent avec des surprises; pour une maman, quelquefois, ces surprises sont soit remplies de joies ou soit remplies d'inquiétudes.

Nous, les mamans, on a tendance à s'inquiéter pour nos enfants.

On s'affole lorsqu'on sent qu'ils ne sont pas comme nous nous voulons qu'ils soient; on manque de confiance en Dieu parce que Dieu leur a mis (à) côté d'eux un ange gardien, alors nous, on croit qu'on est meilleur que l'ange gardien alors que lui est un esprit d'amour, un esprit parfait.

Il n'(y) a pas de contradiction en l'ange gardien alors que nous, nous en avons : à chaque jour, nous nous affolons; à chaque jour, (il) vient en nous des peurs, ça surgit sans qu'on s'en rende compte; (elles) ne nous demandent pas la permission, (elles) sont là en nous. 

Dieu nous dit ces paroles afin de nous préparer à ce que nous allons entendre : Dieu veut qu'on s'abandonne entre ses mains.

Ces rencontres sont voulues de lui, ces rencontres nous donnent des grâces.

À chaque rencontre, Dieu dit : «Il y a des guérisons. Pas une seule personne ne reçoit pas des grâces de guérison.»

L'âme a tant besoin de grâces! Notre cœur a besoin de grâces, nos pensées ont besoin d'être enveloppées des grâces de Dieu et tout notre être, notre être qui a mal physiquement, a besoin des grâces de Dieu.

Nous, nous ne pouvons pas nous accorder ce que Dieu veut nous accorder, alors Dieu dit : «Laissez-moi votre vie entre mes mains, et moi je vais prendre soin de vous; laissez-moi vos enfants entre mes mains, et je vais prendre soin de vos enfants; laissez-moi tous ceux que vous aimez entre mes mains, et je vais prendre soin d'eux; et laissez-vous prendre par mon mouvement d'amour : un mouvement qui ne peut que vous apporter de l'amour.»

 

Jésus: Enfants d'amour, Dieu se fait entendre à chacun de vous : à l'intérieur de vous est la Présence.

Par ma Présence, vous entendez ces paroles; je parle à chacun de vous, c'est moi la Présence qui connaît votre intérieur mieux que vous-mêmes.

Les paroles que cet instrument, que je nomme la Fille du Oui à Jésus, entend, ce sont des paroles qui sont en vous; je parle à l'intérieur de vous; je vous réunis tous en mon Cœur, en l'Église.

Je suis le Cœur même de l'Église et parce que vous consentez, à cet instant ces paroles se (font) entendre en vous et vous (les) entendez à l'extérieur par cet instrument qui répète ce que moi je dis à chacun de vous.

Tout se fait par la puissance du Saint-Esprit; n'ai-je pas ce pouvoir, mes enfants, de vous réunir en un seul cœur afin de le (faire) battre en mon Cœur, en l'Église?

Ces temps sont des temps de grâces.

N'ai-je pas dit : «Sachez reconnaître les signes»? Lorsque le vent souffle au sud, vous savez qu'il (va faire) chaud et lorsqu’il souffle du nord, vous savez qu'il va faire froid : alors sachez savoir reconnaître ce signe d'amour qui vous réunit en mon Cœur, en le Cœur de l'Église, pour vous, pour vous enseigner ce que vous êtes à l'intérieur de vous.

À l'intérieur de vous, vous portez la trace de la désobéissance; par le baptême, vous avez été purifiés du péché originel, mais à cause de la volonté humaine, votre chair porte la trace du péché en vous : le péché commis par vous-mêmes, le péché commis par ceux que vous portez en vous.

Vous portez tous mes enfants : tous ceux qui ont été avant vous sont en vous, tous ceux qui sont morts et ont été au purgatoire sont en vous et tous ceux qui sont au Ciel sont en vous; eux ont été purifiés ceux qui sont dans le Royaume de Dieu; ceux qui sont en train de se laisser purifier au purgatoire se savent sauvés, purifiés par un feu d'amour, mais vous!

Mes enfants, laissez-vous purifier par mes paroles, laissez-vous purifier

par un feu d'amour : je suis en train, mes enfants, de vous préparer

(pour) la Grande Purification.

Que tous ceux qui veulent voir voient et que tous ceux qui veulent entendre entendent : telle est la Volonté de Dieu.

Parce que vous êtes dans votre volonté humaine, Dieu vous rappelle ces paroles; (elles) ont été entendues dans d'autres rencontres et je vais continuer à vous les répéter dans d'autres rencontres, parce que votre intérieur doit être prêt pour ce qui vient.

Sans cesse, mes enfants, je vais vous parler de vous-mêmes; sans cesse, mes enfants, je vais vous rappeler qui vous êtes, ce que le péché a fait de vous : des êtres faibles, des êtres enclins à la tentation.

Oui, vous êtes portés à écouter le mal en vous, le mal qui habite votre intérieur, car à cause de la volonté humaine, vous devez vivre avec le bien en vous et le mal en vous.

À vous de choisir entre le bien et le mal, mais comme votre chair est faible, mes enfants, comme votre pensée est faible, et comme votre cœur est faible!

À cause de tout ce que vous avez fait, vous manquez d'amour; à cause de tout ce qui est en vous, vous manquez d'amour envers vous-mêmes.

Écoutez ces paroles qui ne sont qu'amour pour vous :

Un jour, Dieu vit combien la lumière (devait être) bonne, combien la lumière devait apporter l'amour : de cet amour la lumière fut, de cet amour la lumière jaillit et éclaira, et les ténèbres connu(rent) la lumière : la création se fit montrer.

Dans cet univers, Dieu mit tout ce que les hommes devaient regarder du (bas) de la terre; la terre fut créée et tout son contenu; les eaux fu(rent) peuplées; tout(es) créations vivantes vin(rent) remplir le ciel, la terre et les eaux.

Dieu fit avec (de) la terre une créature à la ressemblance du Fils de Dieu; il insuffla en cet être l'amour, et cet être reçut la vie : la vie de Dieu en lui; cet être se promenait et regardait toute la création de Dieu : (il) contemplait l'œuvre de Dieu, (il) savourait l'harmonie; cet être était Adam, tout (de lui) n'était que beauté; Adam était en Dieu et Dieu se complaisait en Adam, car il était son œuvre.

Dieu regardait Adam se promener et il dit qu'il devait être complet; il fit la femme : Ève reçut le souffle de Dieu.

Adam et Ève devenaient l'un pour l'autre un complément : Ève regardait Adam qui lui donnait de l'amour et Adam regardait Ève qui lui donnait de l'amour : l'un et l'autre savaient que cet amour était de Dieu.

L'un et l'autre remerciaient Dieu pour ce qu'ils recevaient; c'est avec des gestes, des paroles d'amour qu'ils redonnaient à Dieu ce qu'ils avaient reçu; tout était pur, rien d'impur n'était en eux.

Adam aimait Ève et Ève aimait Adam, elle le suivait : elle aimait la compagnie d'Adam tout comme Adam aimait la compagnie d'Ève.

Adam parlait à Dieu de ce qu'il lui avait accordé et Dieu parlait à Adam de ce qu'il lui avait accordé : Ève en faisait de même.

Un jour, Ève parlait, parlait de l'amour de Dieu, parlait combien Dieu était puissant de tout connaître; oh! comme elle aimait Dieu pour ce qu'elle était et pour ce que Dieu était, elle parlait de l'amour!

Vint le Tentateur, permis par Dieu, car le Tentateur voulait mettre à l'épreuve les deux créatures de Dieu et Dieu connaissait ses créatures, il leur avait donné tout ce qui était pour être, pour eux, de l'amour : Satan reçut de Dieu la permission et il alla vers Ève avec des paroles mielleuses; il parlait à Ève, Ève écoutait ces paroles et Ève ne se méfiait pas; et elle parlait avec ce personnage qui parlait un langage mielleux et le séducteur fit découvrir à Ève combien elle avait reçu, et combien elle devait être reconnaissante, et combien il serait bon qu'elle même puisse en savoir (plus), puisse connaître, puisse identifier ce qui était autour d'elle, et ce qui ne devait pas être pour elle; alors, il l'invita à connaître le bien et le mal : elle se défendit en disant que Dieu l'avait mise en garde d'aller vers le bien et le mal.

Satan, l'être infâme, essaya par tous les moyens de convaincre Ève qu'elle n'était pas en faute, mais que si elle connaissait ce qui était le bien et le mal, elle pourrait donner encore plus à Dieu, elle deviendrait comme si elle était un tout petit dieu.

Et Ève écoutait ces paroles, ces paroles commençaient à entrer en elle; elle qui aurait dû aller voir Dieu, elle qui aurait dû s'adresser à Dieu, écoutait ces paroles trompeuses, ces paroles mielleuses, ces paroles séductrices, alors elle alla retrouver Adam.

Adam regarda Ève, il lui demanda : "Pourquoi ces paroles? Dieu nous demande de ne pas aller vers ce qui est le bien et le mal, on doit tout à Dieu", mais Ève sortit les paroles qu'elle avait entendues; ces paroles devinrent convaincantes.

Adam, lui le premier, aurait dû protéger Ève de sa faiblesse, mais il ne le fit pas; il aurait dû aller vers Dieu, car il avait tout reçu de Dieu, mais il se laissa tenter par la femme, car ses paroles étaient mielleuses, séductrices, ses paroles portaient à la confiance; alors Adam se laissa tenter et alla vers la connaissance du bien et du mal.

Ils ont désobéi à l'Amour, ils ont désobéi à Dieu, et Dieu leur fit connaître leur faute : l'homme fut chassé tout comme la femme fut chassée de ce lieu d'amour, et la Divine Volonté se retira d'eux, et eux en(trèrent) dans la volonté humaine où ils devaient dorénavant connaître, par eux-mêmes, ce qui était bien et ce qui était mal.

Aujourd'hui, les enfants de ce monde doivent vivre avec leur volonté humaine

en sachant ce qui est bien et ce qui est mal mais, à cause du péché,

ils sont faibles devant leurs décisions : ils se laissent facilement tromper par le mal.

Aujourd'hui, la femme se sert souvent de sa parole pour séduire; aujourd'hui, la femme se sert de la parole pour tromper; aujourd'hui, la femme se sert de paroles mielleuses pour obtenir ce qu'elle veut; aujourd'hui, la femme a en elle une arme contre elle-même et contre l'homme.

Enfants d'amour, la femme doit être à l'écoute de Dieu pour se protéger d'elle-même; elle doit être humble afin de reconnaître sa place, elle doit ne faire confiance qu'en Dieu pour se protéger de ce qu'elle a en elle.

La langue, mes enfants, peut être pour vous amour ou pour vous péché : lorsqu'on n'est pas pour Dieu, lorsqu'on n'est pas dans la lumière, dans la vérité, on tombe dans des erreurs.

Sachez, mes enfants, que je veux parler avec amour; je prends des paroles de vérité et je dépose en vous des grâces, afin que vous puissiez bien comprendre ce que je veux vous faire comprendre.

Combien de fois la femme a nui à son mari à cause de ce qu'elle a dit? Combien de fois elle a essayé de convaincre son mari qu'elle avait raison? Combien de fois elle a voulu dire à son mari qu'il était dans l'erreur alors (qu')elle, elle se disait être dans la vérité? Combien de fois elle s'est crue capable de diriger sa vie pour mieux le rendre amour, pour mieux le rendre serviable, pour mieux le rendre attentif à ses besoins à elle?

Sans s'en rendre compte, la femme devenait une arme contre l'amour; sans s'en rendre compte, la femme a dévié du chemin de l'amour;  sans s'en rendre compte, la femme a voulu prendre la place de Dieu dans son foyer.

Comment ne pas regarder cela avec ce qu’Ève était : Ève a voulu écouter alors qu'elle (aurait) dû désirer le silence; combien de fois la femme, au lieu d'avoir gardé le silence, a parlé? Elle a voulu régler les problèmes du couple, elle a voulu faire, elle-même, l'arbitre lorsqu'il y avait des désaccords.

La femme a toujours pris une place, avec sa langue, plus importante qu'elle aurait dû avoir : la femme est contre elle-même quelquefois.

C'est dans l'humilité qu'elle doit se garder pour se protéger du péché de la désobéissance envers Dieu; c'est dans la petitesse de ce qu'elle est qu'elle devrait se garder pour que Dieu prenne soin d'elle, (pour) qu'elle se laisse envelopper des grâces de Dieu, (pour) qu'elle puisse voir et entendre.

La parole peut être au service du bien ou au service du mal, mais lorsqu'elle parle et parle, et parle, bien souvent, elle perd le fil, et elle tombe dans les erreurs.

Enfants d'amour, je veux vous ramener là où vous auriez dû être dès le début.

Vous avez reçu de Dieu l'amour; vous avez reçu la maternelle Présence, la tendresse; vous avez reçu la patience; vous avez reçu la sagesse; vous avez reçu tant de dons, mes enfants, pour mener à bien votre vie, pour servir : oui, vous avez eu de Dieu tout ce qui vous était nécessaire pour servir.

Servir, mes enfants, c'est donner de vous-mêmes, c'est découvrir l'amour car lorsqu'on donne, on est de plus en plus amour, et lorsqu'on est de plus en plus amour, on a des joies : le bonheur, c'est donner.

Il n'y a pas de bonheur lorsqu'il y a un manque d'amour.

Lorsque la femme parle trop, elle accable; lorsque la femme dit son opinion, elle écrase; lorsque la femme veut trop protéger, elle possède; lorsque la femme veut trop rendre ce qu'il y a autour d'elle à son niveau, elle domine; lorsque la femme veut par la parole obtenir ce qu'elle a besoin, elle séduit.

Voyez-vous, comment vous reconnaître (en) tout cela avec ce que vous êtes si vous ignorez ce qu'il y a à l'intérieur de vous, si vous ignorez ce que la volonté humaine a fait avec vous-mêmes?

«Ô femmes d'amour, je vous ai créées afin d'être la compagne de l'homme, afin d'être l'épouse de Dieu. Je vous ai créées parce que vous êtes amour!»

Oui, la femme est amour; la femme porte en elle le don de se donner; elle porte en elle la maternelle Présence de Dieu, afin qu'elle puisse recevoir les créatures de Dieu en elle : la femme a tout reçu afin que son corps soit le temple de l'amour de Dieu.

Lorsque la femme porte un enfant en son sein, elle porte l'amour de Dieu : elle devient un temple pour cet enfant.

La femme est pour Dieu un joyau d'amour : elle est la beauté de Dieu, et tout ce qu'elle représente n'est qu'amour.

Elle n'a point besoin de tout ce langage pour montrer aux autres qu'elle est de Dieu, car lorsqu'on regarde la femme, qui est amour, qui ne fait confiance qu'en Dieu, on regarde la lumière de Dieu qui brille en elle, car ce qui sort d'elle ne peut que refléter la présence de Dieu, car Dieu a mis en la femme tout ce qu'elle devait avoir pour porter sa création; elle devient lumière, et elle éclaire ceux qui la regardent : voilà ce qu'est la femme, voilà ce qu'elle doit être.

L'homme, à cause du péché, a perdu sa fierté, son appartenance qu'à Dieu.

L'homme est, par Adam, l'être choisi pour protéger toute création, pour protéger toute créature, protéger la femme; Dieu a donné à l'homme tout ce qui lui est nécessaire pour prendre soin de ce qui vient de Dieu.

Il devrait être complet avec lui-même parce qu'il est fait pour créer, il est fait pour travailler et les résultats sont les œuvres de Dieu; il devient donc ce que Dieu veut qu'il soit : un créateur, et toutes ses œuvres sont une création.

Tout comme Dieu a créé Adam : l'homme doit créer; il est en Dieu, et Dieu veut regarder l'œuvre qu'il est; l'homme doit (ne) faire confiance qu'à Dieu, car tout ce qu'il a reçu vient de Dieu; il ne doit pas porter son regard vers ce monde ni vers ce qu'il crée, mais vers Dieu, car tout vient de Dieu; il vient de Dieu et tout ce qu'il fait est de Dieu; alors, pour créer, il faut qu'il soit tout en Dieu afin que ses œuvres soient à la hauteur de ce que Dieu attend de lui.

L'homme a reçu de Dieu sa paternelle Présence et Dieu a mis à côté de lui la femme afin qu'il puisse la protéger, afin qu'il puisse être pour elle un être d'amour, un être qui prend soin de la femme; mais l'homme, à cause de sa volonté humaine, écoute la femme, et parce qu'il écoute la femme, il se laisse séduire par elle; parce qu'il écoute la femme, il se laisse tromper par elle; parce qu'il n'écoute que la femme, il est enclin aux erreurs.

L'homme ne doit faire confiance qu'en Dieu pour prendre soin d'elle, il doit voir en elle la confiance de Dieu; mais comment peut-il voir que tout ce qu'elle dit vient de Dieu s'il la passe avant Dieu?

L'homme doit être tout pour Dieu afin qu'il soit pour la femme un être complet; s'il écoute la femme au lieu d'aller vers Dieu, il ne sera pas complet : il lui manquera Dieu en tout; alors ce qu'il dira aura une faiblesse, ce qu'il fera aura une faiblesse.

Adam a été créé par Dieu, Adam est à la ressemblance de Dieu; il a reçu de Dieu l'amour, la vie : le souffle, et de lui est sortie la femme, et Dieu mit en la femme son souffle : la vie.

Voyez-vous, l'homme doit être pour la femme un être d'amour complet afin de donner à la femme ce qu'elle doit recevoir de lui : tout ce qui va sortir de l'homme (ne) doit venir que de Dieu.

L'homme qui donne tout à la femme est amour; l'homme qui parle en Dieu : la femme reçoit ces paroles et elle se retrouve en confiance; l'homme qui donne sa présence à la femme : la femme voit en l'homme, qui est en Dieu, qu'il peut lui donner de l'amour, la femme ressent cela; l'homme donne de lui-même afin d'être tout pour la femme, parce qu'il n'a que ce besoin : de se donner pour qu'elle soit heureuse, parce que Dieu a donné à l'homme tout ce qui lui est nécessaire afin qu'il puisse donner, donner et donner.

Lorsque l'homme est amour, la femme le sait qu'il est amour : elle n'a pas à chercher à le rendre amour, parce que ce qui sort de l'homme n'est que des paroles d'amour, n'est que des gestes d'amour : tout en lui, c'est l'amour; c'est comme si Dieu (avait) mis en l'homme sa puissance d'amour, c'est comme si l'homme était l'amour à son plus fort; cette force se fait sentir pour la femme, et l'homme demeure ce qu'il est : un être fait d'amour, un être complet d'amour pour donner, pour rendre à Dieu son œuvre.

Dieu regarde l'homme et Dieu aime l'homme parce qu'il est pour la femme ce que Dieu veut être : la tendresse, la protection, la patience, la sagesse, la vérité, la lumière.

L'homme et la femme devien(nent) l'un pour l'autre un être devant Dieu : l'unité d'amour; ils deviennent un couple, ils deviennent mari et femme : sa femme, son mari, et Dieu les regarde et bénit ce couple.

Dieu nourrit ce couple de ses grâces d'amour; ces grâces sont uniques, ces grâces sont pour le couple : ce sont des grâces d'unité, des grâces qui ne (font) qu'unir deux êtres pour qu'ils puissent ne faire qu’un devant Dieu.

Et Dieu dit : «Ô créatures qui dominent (sur) toutes créatures inférieures, vous êtes pour Dieu une unité; vous rassemblez à vous deux toute ma création, car tout ce que j'ai fait, je l'ai fait pour vous afin que vous ne soyez qu'un en Dieu.»

Le Maître de la création reconnaît votre unité, il reconnaît l'harmonie; il reconnaît être dans cette harmonie, car Dieu a tout créé pour plaire à ses deux créatures qui ne font qu'une créature en Dieu : tout est unité d'amour.

C’est l’amour qui se fait sentir, c’est l’amour qui se fait voir, c’est l’amour qui se fait entendre, et tous les sons se réunissent pour chanter la gloire de Dieu, pour adorer Dieu, lui le Créateur, lui l’Amour, lui le Tout de tout.

Enfants d’amour, ces paroles sont des paroles de lumière, des paroles pour vous qui vivez ce temps où les couples sont en discorde, où les familles s’éclatent, où mon Église souffre, où mes prêtres ne savent plus écouter (leur) Dieu, où mes consacrés ne reconnaissent plus leur Époux.

Chacun de vous êtes en présence même de la lumière,

cette lumière qui vous montre votre intérieur.

Au plus profond de vous, vous êtes les créatures de Dieu dans son univers : tout a été créé pour vous; vous êtes uniques et Dieu a tout créé pour cette unité : vous en Dieu, Dieu en vous.

Il n'y a pas de plus grand amour que Dieu pour vous, pour chacun de vous : sachez reconnaître votre place en Dieu, sachez reconnaître votre place dans cet univers créé par Dieu; fondez en ce Tout et ne soyez que ce tout; Dieu veut vous faire voir combien vous êtes amour.

Dans ce Tout, il y a l'amour, l'infini amour de Dieu et vous êtes ce tout en ce Tout; peut-on comprendre l'amour de Dieu? Il n'y a seulement qu'en mourant en Dieu que vous allez pouvoir saisir l'infinie grandeur de l'amour de Dieu pour vous, pour votre petit tout :

Dieu vous saisit à cet instant, il vous fait pénétrer dans l'univers,

l'univers d'amour où le mouvement ne cesse (pas).

Un mouvement se fait voir en vous, il est rempli du tout de Dieu; Dieu vous fait mouvoir en son Tout, il vous fait connaître sa Présence, une présence éternelle, une présence qui ne cessera jamais, une présence (qui) vous fait mouvoir en lui :

«Mouvement éternel, mouvement de lumière; en ce tout, vous pénétrez pour ne vivre que pour Dieu, et Dieu se fait voir afin que vous soyez dans la Lumière : lumière infinie, lumière où tout est un tout, où le commencement n'est pas, où la fin n'est pas; dans ce tout vous êtes petits, lumière en cette lumière qui s'amalgame dans cette lumière.

Vous faites mouvement dans la lumière, ne voulant que vivre de la lumière, ne voulant que se fondre dans la lumière, pour regarder et entendre la Lumière, pour savourer ces mouvements qui sont mouvements éternels.

Un tout se fait mouvoir par le mouvement même; il n'arrête pas, il se laisse aller parce qu'il a confiance en la Lumière, et la Lumière l'a pris : il est devenu lui-même lumière; il ne cherche pas, il a trouvé : il est là, présent dans la Lumière, et tout est.

Le bonheur se fait parce que la Lumière est le Bonheur et le bonheur est dans le tout, et le tout devient le bonheur.

Resplendissant, il devient l'étincelle de la Lumière et la Lumière est l'étincelle, et l'étincelle se met à rendre louange éternelle par ses rayonnements, et ses rayonnements ne cessent de pénétrer la Lumière, profondeur infinie, profondeur éternelle : le tout est et sera.»

Enfants d'amour, vous êtes un tout et parce que vous acceptez d'être un tout en le Tout, vous acceptez les grâces.

Vouloir comprendre avec votre volonté humaine, ce n'est pas entrer votre tout en le Tout.

Vouloir vous fondre dans la Divine Volonté, c'est accepter que votre tout soit en le Tout, et de laisser à Dieu ce qui est à Dieu : Dieu veut vous faire saisir que Dieu connaît tout, que Dieu voit tout, que Dieu sait tout, et que Dieu veut tout pour vous.

Vouloir ne pas prendre votre parole pour remplacer Dieu, c'est vous donner de l'amour, c'est ne faire confiance qu'(à) Dieu, c'est de goûter à cet infini amour.

Vouloir ne pas changer l'autre, c'est donner à Dieu ce qui est à Dieu, car l'autre n'est pas à vous, il est à Dieu; l'autre fait partie du Tout, car il est un tout en le Tout, c'est ne pas prendre ce qui a été donné à Dieu.

Vouloir respecter qui vous êtes, c'est vouloir pour vous ce que Dieu veut pour vous : des grâces d'amour, de paix, de joie.

Vouloir respecter l'autre, c'est laisser à Dieu de faire découvrir en l'autre qu'il est sous la protection de Dieu, car Dieu veut le combler de ses joies, de son amour, de sa lumière.

Vouloir être en le Tout, c'est saisir l'amour de Dieu, ce n'est pas se prendre pour un dieu; oui, vouloir être tout à Dieu, c'est retourner à Dieu, c'est retourner là où Ève devait être : dans la Divine Volonté, c'est retourner là où Adam devait être : dans la Divine Volonté.

Mourir, c'est vivre; mourir, c'est renoncer à la volonté humaine, c'est renoncer à vous-mêmes afin que vous ne vous preniez pas pour des petits dieux : voilà, mes enfants, l'amour infini de Dieu pour vous.

Dieu veut vous faire découvrir votre intérieur avec ses grâces, avec ses paroles.

Il n'y a que Dieu qui (peut) vous parler ainsi, mes enfants; aucun être humain ne peut parler avec des paroles venant de la Divine Volonté; ce que vous avez entendu est venu de Dieu, de Dieu en vous, de votre présence.

Cet instrument, qui parle, prononce les paroles par la puissance du Saint-Esprit, parce qu'elle a renoncé à sa volonté humaine, ne voulant vivre que pour Dieu, ne faisant confiance qu'en Dieu, renonçant à sa parole humaine.

La confiance doit se faire en chacun de vous; la confiance doit vous unir pour ne former qu'un seul corps, le Corps du (Fils) de Dieu le Père : l'Église.

Vous êtes membres de l'Église et tous vous êtes unis pour ne former que mon Corps : voilà l'unité d'amour, voilà un langage d'amour, voilà la vie éternelle.

Soyez humbles et aimez-vous en frères et en sœurs, ne cherchant pas avec vos paroles à enseigner qui est la femme et qui est l'homme en ce monde, car ce monde n'a pas compris, car ce monde n'a pu saisir la profondeur de l'amour de Dieu. Les temps vous rappellent que mon temps n'est pas le vôtre : à Dieu seul de vous éduquer avec sa Divine Volonté.

Mon mouvement d'amour est à moi, non à vous : la Divine Volonté est la Divine Volonté, elle n'a pas à vous rendre des comptes, mais à vous de vous incliner devant la grandeur de l'amour de Dieu pour vous, devant la patience de Dieu pour vous. Faites confiance (à) Dieu, et votre récompense sera une récompense éternelle.

Je vous aime, mes enfants : recevez par mes prêtres choisis des grâces, afin que vous puissiez comprendre la grandeur de votre présence ici, aujourd'hui, avec tous vos frères et vos sœurs du monde entier. Amen.

 

La Fille du Oui à Jésus en le Saint-Esprit: Lorsque nous avons entendu cet enseignement, plusieurs d’entre nous avons accepté de nous reconnaître tels que nous sommes.

La femme en sa vie a voulu démontrer à son entourage, par sa parole, combien il était bon de faire la Volonté de Dieu; elle a donné des paroles d’enseignement comme, elle, elle le pouvait; comme, elle, elle avait appris.

La parole en la femme est parfois trompeuse; la parole en la femme est parfois mensongère; la parole (en la femme) est parfois dite pour séduire.

Lorsqu'elle est trompeuse, bien souvent, c'est parce qu'elle démontre un manque de vérité; ce manque de vérité n'est pas toujours connu pour la femme et ceux, qui la reçoivent, reçoivent ces paroles comme si c'était une vérité.

Comment, ceux qui la reçoivent, peuvent-ils décrire ou voir la vérité? Ils ne le peuvent (par eux-mêmes), car ils sont (eux-mêmes) dans leurs propres paroles, leur propre langage à eux; elle aussi, la parole qui est en eux ne porte pas toujours la vérité, la lumière, la connaissance; alors c'est comme si deux paroles se faisaient connaître et, entre ces deux paroles, ils essaient de se démontrer qu'ils ont raison d'entendre ces paroles et de faire des actions selon ce qu'ils ont entendu.

Voyez-vous, l'Esprit de Dieu veut nous faire comprendre que lorsque nous parlons, nous sortons de nous une connaissance, et celui qui entend sort de lui aussi une connaissance; alors, ce qu'il en résulte, c'est bien souvent une pauvreté, une pauvreté de langage, de gestes, d'opinions, de sentiments : une pauvreté qui ne peut pas porter la lumière, la nourriture qui est la grâce.

La grâce, elle seule (peut) nourrir notre intérieur; l'âme a besoin de grâces pour avancer; l'âme qui est nourrie par les grâces donne à nos pensées, à notre cœur, ce qu'ils ont besoin pour faire de bonnes actions; mais cette pauvreté que nous venons d'avoir, elle ne porte pas de grâces; alors, notre âme, elle, ne peut pas nourrir notre pensée, notre cœur; alors, nos actions sont très pauvres : pauvres envers nous-mêmes et pauvres envers notre prochain.

Lorsqu'on est pauvre (de grâces), on ne se sent pas bien en soi-même; lorsqu'on est pauvre (de grâces), on sent la peur en nous, l'incertitude, le doute; on ne fait pas confiance aux autres, on fait confiance en soi-même, parce qu'on vient de recevoir une connaissance, mais on ne fait pas confiance aux autres; alors, on manque de charité envers notre prochain : manquer de charité envers notre prochain, c'est manquer envers le premier commandement de Dieu.

Comment vivre avec cela? Comment être des enfants de Dieu avec ce que nous sommes? Dieu nous aime, Dieu ne vient pas nous parler pour nous écraser, mais pour nous faire avancer; et c'est avec ce que nous sommes qu'il veut nous faire avancer : il connaît nos faiblesses, il connaît nos défauts; notre langage, il le connaît; voilà pourquoi il a institué des sacrements : sacrement de Pénitence qui nous remet sur les rails; lorsque nous tombons (à) côté de nos rails, à cause de nos paroles, nous nous faisons du mal et nous faisons du mal à notre prochain.

Dieu nous parle par ses grâces. Lorsque le prêtre parle, c'est Dieu qui parle : (ce sont) des grâces et notre âme reçoit des grâces; notre cœur est donc nourri avec des grâces : notre pensée et nos gestes deviennent meilleurs.

À chaque fois que nous allons à la confesse, nous donnons à notre âme la chance d'avoir des grâces; à chaque fois que nous allons à la communion, notre âme reçoit des grâces, et nous, nous nous laissons nourrir : notre cœur devient plus aimant, nos pensées deviennent plus aimantes et nos gestes aussi deviennent plus aimants pour nous-mêmes et notre prochain; ce sont des grâces d'amour que nous recevons, ce sont des grâces de paix parce que lorsque nous recevons des grâces d'amour : la paix vient en nous, nous commençons à voir la lumière.

Si nous perdons notre paix, nous ne pouvons pas voir la lumière parce que nous nous tenons troublés. Essayez de regarder à travers (une) vitre qui est toute sale, noire de boue, vous allez voir que vous ne verrez rien : c'est comme ça (que ça) se passe à l'intérieur de nous lorsque nous perdons la paix : à l'intérieur de nous, la peur se fait voir.

Lorsqu'on a peur, on a des jugements envers notre prochain, on juge, on dit qu'une telle personne est fausse, (qu’)un tel aussi est (faux), qu'un autre : "Ah! il a fait telle et telle action, c'est pas correct comme ça", "Ah! moi, je ne peux pas sentir cette personne parce qu'elle me tape sur les nerfs."

On regarde la télévision, puis on ne cesse de juger; on va à notre travail et on ne cesse de juger; on est avec un groupe d'amis et on ne cesse de juger; on essaie d'enseigner la Parole de Dieu et on ne cesse de juger; on prie et on ne cesse de juger; on est sur le lit de notre mort et on ne cesse de juger : c'est la peur.

Tous ces jugements ont comme sali notre intérieur, c'est tellement sale qu'on ne voit plus rien; alors on ne voit pas la lumière, on demeure troublé et, si on est troublé, ce qui sort de nous n'est que nuisance pour notre prochain : voilà ce que Dieu veut nous faire comprendre.

La femme a tendance à parler avec sa langue acerbe. Ce qu'elle dit souvent pointe, et ce qui pointe, ça fait mal; ce n'est pas toujours agréable pour ceux qui sont autour d'elle; oh! elle veut aider son mari, mais elle l'accable avec ses remontrances, elle l'abaisse avec ses conseils, elle le diminue avec ses flatteries; voyez-vous, nous n'aidons pas la personne qui nous tient à cœur avec ce que nous sommes.

La langue est contre nous-mêmes lorsqu'elle ne loue pas Dieu, lorsqu'elle ne respecte pas le prochain, lorsqu'elle n'aime pas comme Dieu aime.

Comment alors, nous les femmes, devons-nous parler puisque nous nous disons : "Ben, nous sommes faites comme ça; ce n'est pas de ma faute, moi, on m'a montré qu'il fallait dire une telle chose; est-ce que c'est de ma faute si je l'aime? Est-ce que c'est ma faute si, (à) mon enfant, je veux lui donner ce qu'il y a de meilleur, alors que mes paroles ne cessent de lui démontrer le contraire?"

Comment regarder cela avec ce que nous avons compris? Dieu va nous donner des grâces de silence et nous allons pénétrer en nous plus facilement.

Dieu dit : «Donne un exemple» : Un jour, que nous étions à table, Monique et moi, à l'heure du repas, nous avons parlé des orphelins de Duplessis, parce que Dieu avait donné un enseignement sur les orphelins de Duplessis; ce que nous disions c'était des paroles qu’on pensait de compassion; alors Dieu nous a dit: «Paroles inutiles, taisez-vous, mes enfants, gardez le silence»; alors Dieu venait de nous faire comprendre que ces paroles de compassion ne l'étaient pas.

Lorsque nous avons dit qu'ils avaient souffert, qu'ils avaient jugé des personnes, comme des religieuses, des prêtres, qu’ils étaient petits (et) maintenant qu'ils sont grands, il faut qu'ils apprennent à prier, qui étions-nous, nous, pour dire ces paroles? Qui étions-nous, nous, pour essayer de comprendre leurs souffrances? Qui étions-nous, nous, pour dire qu'il y avait une solution à leurs souffrances?

Sans nous en rendre compte, nos paroles de compassion étaient des paroles de petits dieux : on se prenait pour Dieu; ce (n')était pas à nous de comprendre, mais c'était à nous de donner : seulement que de donner!

Dieu ne veut pas nos paroles inutiles, il veut que nous lui donnions des paroles d'abandon : "Je te les donne, Seigneur, parce que toi, tu les connais et que tu les aimes. Toi, tu les as connus, Seigneur, moi non! On te les donne, Seigneur."

C'est ce que Dieu attend de chacun de nous : il veut que nous apprenions à lui abandonner ceux qu'on aime, ceux qu'on ne connaît pas : l'abandon!

C'est lui qui est Dieu, pas nous; c'est lui qui connaît tout, qui voit tout et c'est lui qui va consoler, qui va réparer, qui va adoucir; c'est lui qui va tout faire pour que ceux que nous portons en nous et (de qui) nous jasons puissent recevoir des grâces.

Lorsque nous avons parlé, ils n'ont pas pu recevoir des grâces puisque nos paroles ne portaient pas des grâces; c'étaient des paroles venant de deux femmes qui parlaient ensemble inutilement, alors ils n'ont rien reçu; mais lorsque Dieu nous a demandé : «Paroles inutiles, gardez le silence», savez-vous ce qu'on a fait? Je ne sais pas ce qui s'est passé en Monique, moi, je sais quelque chose : "Pardon, Seigneur, je te donne tout"; voilà ce qui est rentré en moi de suite : "Je te donne tout"; Dieu veut qu'on lui donne tout parce qu'il veut tout pour nous.

À l'instant où je lui donnais tout, il me donnait des grâces : des grâces d'amour pour moi, des grâces de paix; je retrouvais ma paix et eux recevaient des grâces d'amour afin qu'ils puissent voir la lumière; à leur tour, ils recevaient des grâces de paix afin qu'ils puissent savoir qu'ils sont des choisis de Dieu.

Voyez-vous, nous, on ne sait pas ce qui se passe en nous, mais Dieu, lui, fait tout pour nous; nous devons lui faire confiance en toute chose; nos paroles ne doivent être que des paroles d'amour pour nous et pour notre prochain : voilà ce que nous devons être, nous, les femmes.

Lorsque nous avons un enfant qui n'est pas comme nous, nous le voudrions : on le voudrait en paix; on voudrait qu'il ne pleure pas; on voudrait qu'il soit en santé; on voudrait qu'il soit bon à l'école; on voudrait (qu'il ait) un emploi convenable; on voudrait (qu'il ait une) maison; on voudrait (qu'il ait) de bons enfants en santé; on voudrait (qu'il ait) un bon mari, une bonne épouse; on voudrait qu'il soit heureux; on voudrait qu'il soit consolé parce qu'il vient de recevoir une mauvaise nouvelle; on voudrait qu'il soit dans la paix, (qu'il aime) Dieu.

Et ce n'est pas avec nos paroles que cela va se faire, qu'ils vont obtenir ces grâces-là; ce n'est pas en s'inquiétant qu'ils vont recevoir des grâces parce que nos inquiétudes ne portent pas de grâces, mais notre abandon peut apporter des grâces.

Tout donner à Dieu : "Dieu, je te fais confiance; Dieu, tu as déposé en mon sein la vie; lorsque j'ai reçu le germe de la vie, en moi est venu le tout petit enfant choisi par toi, que par toi.

Pendant neuf mois, je l'ai nourri avec ce que tu m'as donné; je n'aurais pas pu le faire par moi-même, il a fallu que tu déposes tout en moi afin que je puisse faire cette action.

Tout ce qui est entré en lui, par moi, est venu de toi parce que tu m'as créée et cet enfant a été créé par toi, pas par moi, car il n'y a rien qui est venu de moi puisque je ne suis pas venue de moi-même : je suis venue d'un(e) autre créature qui a tout reçu de toi, car elle ne pouvait rien recevoir d'elle-même, alors je sais que tout est de toi.

Et cet enfant que j'ai porté en moi était ton œuvre, il n'était pas à moi; alors ce qui est à toi, tu en prends soin, puisque tu m'as donné ton propre Enfant pour me conduire à toi, et tu veux aussi conduire mon enfant, que tu m'as confié, à toi.

C'est ton œuvre, mon Dieu, ce n'est pas mon œuvre : je te donne tout, je m'abandonne; tout ce qui est de toi doit retourner à toi; je ne puis garder ce qui est de toi".

Il faut comprendre que Dieu nous demande de lui abandonner ceux qu'on aime : là, ça va porter des grâces; là, ils vont recevoir des grâces.

Ne faisons-nous pas un pont entre ses grâces et les grâces qui doivent aller à nos enfants? Comprenez bien ce que Dieu veut nous faire comprendre : nous avons tout reçu de Dieu et Dieu veut nous combler.

Dieu veut passer par un canal pour aller rejoindre ceux que nous avons en nous : nous portons nos enfants; ce n'est pas parce que nous les voyons avec nos yeux, à l'extérieur de nous, qu'ils sont sortis de nous : cela est faux, ils sont en nous, comme Jésus est en nous, comme l'être aimé qui est mort est en nous.

Oui, lorsque nous perdons un mari, nous disons "perdu" parce que nous (ne) le voyons plus; nos yeux cherchent l'être aimé : "Où est-il"? Je l'ai perdu des yeux, mais je ne l'ai pas perdu en moi parce que mes yeux sont en moi, la lumière est en moi, la Vie est en moi; il était en Dieu et Dieu l'a mis en ma vie, pour que jamais il ne soit plus séparé de moi; Dieu est Dieu, va-t-il me donner pour me retirer la vie? Dieu n'est pas ainsi : Dieu ne cesse de donner, Dieu ne cesse de combler, Dieu est un Mouvement d'amour : il est la Vie, il ne peut pas enlever la vie.

Lorsqu'un être meurt, c'est son corps qui va, dans un moment d'attente, se reposer afin qu'au moment où Dieu le Père le voudra, il sera de nouveau avec son âme : cela, à la résurrection de la chair.

Mais l'être aimé a-t-il donc perdu éternellement la vie? Est-ce que la vie en lui s'est éteinte? Non, la vie en lui est : elle est éternelle la vie; il faut que ce soit lui qui ait dit non à la vie pour que la mort éternelle l'atteigne.

Mais pour nous, pour un être qui est bon, un être qui s'est marié, un être qui a consenti à mettre des enfants au monde, un être qui est amour, un être qui, peu de temps avant (sa mort terrestre), avait fait de bonnes actions, est-ce que cela n'était pas amour?

C'est la Vie en lui qui lui donnait des grâces : l'âme recevait des grâces afin que son cœur soit amour, afin que ses pensées soient amour, afin que ses gestes soient amour, alors Dieu l'a accueilli.

Si cet enfant devait passer par un feu d'amour avant d'aller au Royaume de Dieu le Père, eh bien! cela ne l'a pas séparé de nous, car en nous est Jésus, et Jésus, c'est le Corps Mystique.

Jésus porte tous ses membres :

membres militants, membres purifiants et membres triomphants.

Purifiants : parce qu'ils sont dans le feu de l'amour prêts à souffrir pour Dieu, mais c'est une souffrance d'amour, de joie, de paix et de lumière.

L'être qui est parti n'a pas perdu la vie, il l'a et il est en notre présence : alors nos enfants aussi sont en notre présence; ce n'est pas parce qu'ils sont dans un(e) autre province, dans un(e) autre ville, dans un autre pays, qu'ils sont hors de nous; est-ce que nous avons le pouvoir, nous, d'enlever cette vie en nous? Non, nous ne l'avons pas : alors croyons.

Regardez ce qu’on fait avec notre langue, (nous nous disons) : "Mon enfant ne va plus à la messe. Mon enfant ne croit pas. Mon enfant est-il perdu? Mon enfant, va-t-il dire oui? Est-ce que mon enfant va guérir?"; voyez, ce qu’on fait (avec) notre langue : elle est contre nous-mêmes.

Nous sommes tellement protectrices que nous empêchons Dieu de prendre soin de nous; nous voulons prendre soin de nous-mêmes : nous le faisons par ignorance, mais nous le faisons.

Et Dieu veut nous dire : «Ne mets pas de (mur) entre moi et ton enfant, laisse à Dieu ce qui est à Dieu et baisse les bras, et tais-toi : donne-moi ton enfant; aie confiance, il était à moi avant qu'il ait été à toi».

Dieu parle ainsi pour nous faire comprendre que nous, les femmes, nous avons pris une place importante dans notre société, si importante que nous dirigeons non seulement notre vie, mais celle de notre mari.

Nous sommes convaincues que s'il n'est pas amour pour nous, eh bien, c'est parce qu'il manque d'affection, qu'il manque de romantisme, qu'il manque de virilité, qu'il manque de caractère, qu'il manque d'autorité.

Voyez-vous, on ne sait pas ce qu'on veut : soit qu'il y en a trop, soit qu'il y en a moins; soit qu'il est trop romantique, soit qu'il ne l'est pas (assez), parce que, imaginez-vous, que si on voit son mari regarder une autre femme et (qu’il dise) : "Oh! elle est bien habillée!" Vous allez voir qu'elle n'aimera pas ça, et pourtant cette parole, elle est impure pour qui? Pour la personne qui écoute ou la personne qui vient de la dire?

La personne qui vient de la dire vient de sortir un jugement; elle vient de dire à son mari : "Eh bien! tu ne me le dis pas ça, à moi. Comment ça se fait que tu aies vu ça en l'autre?"

Voyez-vous, elle vient de juger son mari; elle aurait aimé que ces paroles ne soient que pour elle, pas pour les autres, alors que lui n'a fait que remarquer quelqu'un qui était bien habillé, c'est tout!

Bien souvent cela s'arrête là (pour lui), et si cela ne s'arrêtait pas là, croyez-vous que cette parole qu'elle vient de dire va l'aider? Croyez-vous que cette parole était remplie de grâces pour son âme?

À elle d'abandonner tout cela à Dieu. Si elle s'aperçoit que son mari a souvent le regard fixé vers les autres femmes, elle doit donner cela à Dieu afin de retrouver la paix en elle, et Dieu va donner la grâce, et la grâce sera pour son âme, et cela se répandra en elle, et comme elle porte son mari en elle : il va recevoir des grâces.

Voyez-vous, Dieu va prendre soin de son mari, lui va en prendre soin parce que Dieu connaît mieux son mari qu'elle.

Nous avons fait souvent le contraire, vous savez! Nous avons joué le jeu du Malin : nous avons réveillé souvent des blessures (en) notre mari.

Parce qu'un jour, lui, il a vu sa mère pleurer parce qu'elle a vu son mari regarder une autre femme, et parce qu'il a été témoin aussi de quelqu'un qu'il aimait beaucoup (et) qui n'a pas été fidèle envers son épouse : tout cela l'a blessé, et cela est en notre mari.

D'autres blessures aussi sont en notre mari; et lorsqu'il entend des paroles qui blessent, ça réveille en lui des blessures, et ces blessures réveillent en lui du mal, et pour ne pas avoir mal, il est porté à se défendre; si ce n'est pas ouvertement, il va le faire à l'intérieur de lui avec ses pensées, parce qu'il va être porté à se protéger contre le mal qui l'assaille en lui; voyez-vous que Satan, lui, connaît ses faiblesses; il est un esprit du mal : il connaît nos faiblesses, et il va les mettre devant nous en suscitant des événements.

Tout cela est vérité pour nous aujourd'hui. Si on étalait toutes les paroles que nous, les femmes, avons dites à notre mari, à nos frères à la maison, à nos sœurs à la maison, à notre père, à notre mère, aux personnes avec qui l'on travaille, si tout cela était détaillé par Dieu, on verrait combien de fois Satan s'est servi de nous contre nous-mêmes, contre notre prochain.

Satan l'a fait subtilement en mettant en nous des sentiments : des sentiments d'orgueil, de jalousie, d'hypocrisie, de frustration, d'infériorité, de mollesse, de naïveté; bien souvent, ces sentiments nous ont fait souffrir et nous ont conduits là où on ne voulait pas aller.

On n'a pas voulu, nous, faire le mal; on n'a pas voulu, nous, être hypocrites; on n'a pas voulu être jaloux; on n'a pas voulu comparer; on n'a pas voulu de tout cela, mais en nous on portait un mal et ce mal avait écouté la volonté humaine.

Combien de nos parents, nos arrière-grands-parents ont souffert? Combien de nos frères et sœurs en nous ont souffert? Et tout cela, nous le portons en nous et notre chair a souffert à cause de tout cela, et nous formons un langage selon ce que nous sommes; que nous soyons dans le monde, que nous soyons à la maison, que nous soyons dans les couvents aussi, vous savez, les religieuses, les religieux, les prêtres, chacun de nous portons des blessures en nous : notre chair a souffert, nos pensées ont souffert, notre cœur a souffert, et cela resurgit lorsqu'il y a une situation qui se présente devant nous : nous ne comprenons pas toujours ce qui se passe, alors nous parlons.

Nous voulons avec notre langage nous protéger, nous voulons aussi protéger les autres avec notre langage, mais ce que nous faisons n'est pas amour : notre volonté humaine ne porte pas de grâces.

Dieu veut qu'on s'abandonne, Dieu veut que lorsqu'il y a des blessures qui resurgissent, qu'on les lui donne; vous direz alors : "Nous ne serons qu'abandon. Qu'est-ce qu'on doit dire? On ne pourra plus parler? On va seulement que s'abandonner? Quelle conversation on va avoir?"

Dieu dit : «Enfants d'amour, il y a en vous des mouvements inconnus de vous que vous avez empêché de laisser ressurgir à cause de votre langue; il y a des paroles d'amour en vous qui vont apparaître; il y a la lumière en vous qui va vous faire voir combien vous êtes amour : uniques».

Lorsque Dieu prend toute la place, Dieu transforme; il ne change pas l'être aimé : il perfectionne; alors Dieu va perfectionner le langage, il va donner des mots de tendresse, de respect, de liberté, des mots qui ne font pas mal, qui ne jugent pas : ça ne sera que de l'amour qui sortira.

Ce langage, on ne le connaît pas, c'est tranquillement que Dieu nous le fait connaître parce qu'il met en nous des paroles qui viennent du Saint-Esprit.

Souvenons-nous que Dieu a dit qu'Ève parlait avec Dieu et que Dieu lui parlait : elle avait un langage, elle ne portait pas en elle le mal et elle parlait; alors là, nous allons avoir un langage comme Ève avait avant le péché : tout ne sera que beauté.

Et Dieu dit : «Maintenant, allez, mes enfants, là où Dieu veut que vous alliez».

Nous n’allons être pour nous qu'amour; ceci est pour nous dire que c'est terminé et qu’il va reprendre cet après-midi.

Merci, Seigneur.