Rencontre d’amour avec l’agir de Dieu à Charlottetown, Île-du-Prince-Édouard,

par son instrument, la Fille du Oui à Jésus.

 

2006-09-14

 

La Fille du Oui à Jésus en le Saint-Esprit : Pour la plupart d’entre vous, c’est la première fois que vous m’entendez; ce que vous allez entendre, c’est ce qu’il y a à l’intérieur de vous.

Le Seigneur Dieu tout-puissant vous a choisis, et il m’a dit tantôt : «C’est moi qui t’ai conduit ici»; le nombre, ici, était connu de Dieu.

Dieu, lui seul, nous conduit là où nous devons être; Dieu seul connaît ceux qui acceptent; Dieu seul sait ce qui nous est nécessaire pour aller aider les autres; la façon que Dieu fait nous semble parfois déroutante, mais pas pour Dieu.

Dieu, lui, sait gonfler les cœurs afin que les cœurs soient attentifs à sa Parole; alors, nous devons accorder à Dieu toute la place en ouvrant notre cœur pour les autres, en faisant de nous des instruments d’amour et, là où nous sommes, Dieu agit pour que les autres reçoivent.

Dieu n’a pas besoin de nous envoyer sur les mers pour aller rejoindre les autres; il a la puissance de parler dans tous les cœurs, il a la puissance de faire de nous des instruments d’amour pour les autres.

Combien de fois, nous, nous avons regardé notre prochain en disant : “Qu’est-ce que je peux faire pour lui?” Dieu nous fait comprendre que nous, nous ne pouvons rien; mais notre abandon entre ses mains devient un oui : “Oui, je prends tout de toi et je vais me servir de toi pour aider ceux que tu veux aider”; alors, Dieu utilise le petit être que nous sommes pour aller chercher les autres.

On a regardé aujourd’hui des enfants dans la rue, on a été vers eux et on leur a demandé, on leur a demandé de participer à cette soirée, et ils ont dit oui; alors, ce que nous recevons, eux aussi vont le recevoir.

Ils ne savent pas qu’ils vont recevoir autant que nous; leur récompense sera aussi grande que la nôtre; parce qu’ils ont dit oui, alors Dieu a agi en prenant une partie d’eux, et en (la) gonflant d’amour pour les autres, et le reste de leur partie pour eux-mêmes.

Parfois, on s’imagine qu’en passant dans la rue, eux sont délaissés et que nous, à cause que nous avons des pensées comme : “Je voudrais les aider”, on croit qu’eux (ne) reçoivent pas ce que nous, nous ressentons à l’intérieur de nous : cela est faux.

Eux reçoivent parce qu’à l’instant où nous avons passé à côté d’eux, à l’instant où nous les avons regardés et que nous avons souhaité du bien pour eux, alors ils ont reçu, et lorsqu’ils ont répondu oui à ton sourire, à ton geste qui leur fait savoir que tu les connais, eh bien, toi, tu reçois, tu reçois d’eux : Dieu est en eux comme il est en chacun de nous, et eux nous donnent.

Nous avons souvent entendu parler de missionnaires qui ont été dans d’autres pays apporter la Bonne Nouvelle : celle que Dieu est vivant et que Dieu les aime.

Toi, tu partais avec ton bagage : avec les grâces du sacrement du Baptême, avec les grâces du sacrement de la Pénitence, de l’Eucharistie; tu partais avec ce que Dieu avait déposé en toi : tu devenais missionnaire.

Quand tu es arrivé sur cette terre étrangère, tu voulais leur donner ce que toi tu connaissais : les paroles de Dieu, l’amour de Dieu; eux ont regardé ces étrangers et, à l’instant où ils ont vu dans les yeux l’amour, le désintéressement du matériel, ils ont reconnu ta sincérité : la sincérité du missionnaire; ils ne savaient même pas ce qu’était qu’un missionnaire, tout ce qu’ils ressentaient était connu d’eux, avec ce qu’ils étaient eux-mêmes.

Là, le missionnaire recevait des forces pour continuer sa mission; les autres devenaient pour lui importants; Dieu se servait des autres pour montrer à son instrument d’amour qu’il était à sa place; malgré des regards qui se tournaient vers le missionnaire, démontrant la peur parfois, lui avait reçu cette force d’avancer malgré ce qu’il voyait, parce que l’un et l’autre recevaient de Dieu l’amour.

Dieu sait ce qu’il fait, Dieu nourrit chacun de nous afin que nous puissions nous donner les uns et les autres.

Si aujourd’hui il y a des enfants qui croient en Dieu, si aujourd’hui, dans les pays du Tiers-Monde, il y a des enfants qui tournent leur regard vers Dieu, c’est parce que Dieu a mis dans le cœur des enfants le besoin de se donner : un enfant qui parlait de Dieu est arrivé et des enfants qui ont regardé l’amour ont donné.

Alors, c’est ce qui s’est passé ce soir : nous avons donné; nous nous sommes réunis ici dans cette salle et nous avions cru, en premier, que dans cette salle il était pour (y) avoir beaucoup de monde; mais ceux que Dieu avait choisis étaient dans la rue, et il les voulait dans la rue pour nous montrer, pour nous montrer notre place parmi eux.

L’amour de Dieu est infiniment parfait; nous, notre amour nous le calculons, nous mesurons nos paroles et nos gestes; l’amour de Dieu est dans tous les regards, dans tous les gestes, dans toutes les paroles qui portent de l’amour.

Qu’un jeune (soit) sur le bord de la rue, et qu’il a pris de la drogue, et que ses paroles portent un cri vers l’amour : “Hé, man! Viens-tu avec moi, on va avoir du fun ensemble?” Eh bien, ce jeune dit : “Eh! mon frère, j’ai besoin d’amour, viens-tu avec moi? Je sais pas où il est, mais ça doit exister.”

Alors, ce jeune est avec nous; il a besoin de nous, il a besoin d’amour, il a besoin de Dieu; il cherche, à travers notre regard, nos paroles, nos gestes : Dieu.

Regardez ces images[1] qu’il y a autour de nous : ce sont des enfants qui cherchent; ils cherchent l’amour, ils cherchent un point sur lequel ils doivent s’arrêter pour sortir ce qu’il y a à l’intérieur d’eux.

Qu’une couleur se pose sur une toile, qu’une ligne se forme, que des ombrages apparaissent : il sort ce qu’il a en lui; il est à la recherche de ce qu’il est vraiment.

Si les tableaux que nous regardons semblent noirs, semblent souffrance, il y a toujours une forme à travers tout cela : un enfant qui veut s’exprimer, un enfant qui veut qu’on le comprenne, un enfant qui dit à ses frères : “Regarde-moi, je veux que tu m’aimes, je veux que tu acceptes ce que je suis; prends-moi comme je suis, j’ai besoin de toi”.

Alors, lorsqu’on accueille cela avec notre cœur, là on donne, on donne l’amour qui est de Dieu.

Parce que lui a sorti ce qu’il y a en lui, alors il veut répondre à ce que toi tu vas lui donner, mais qui va sortir de toi-même.

Il n’en a que faire de notre extérieur; tout le monde peut percevoir un être de l’extérieur qui crie, qui marche vite, qui est pressé, qui exige de l’autre parce qu’il élève la voix, qui baisse la voix pour cacher ses propres sentiments; on peut reconnaître l’enfant qui a pleuré.

Eux qui sort(ent) de leur intérieur pour le mettre sur ces tableaux ne veulent pas de cela; ils veulent nous rejoindre à l’intérieur de nous, ils veulent faire sortir ce qu’il y a à l’intérieur de nous pour le projeter à l’extérieur : “Moi, je te montre mon intérieur sur ces tableaux, alors parle-moi de toi afin que je puisse à mon tour te donner de moi-même”.

Lorsqu’il est sincère, lorsque l’autre est vrai, il peut percevoir, et ce qu’il met sur sa toile, c’est ce qu’il a perçu de nous à l’intérieur; alors, parfois on est surpris de regarder le tableau qui vient de se faire : on voit des lignes noires, on voit des lignes rouges, on voit des formes, mais on dit : “Mais c’est pas moi, ça”, tout simplement parce que lui a reconnu ce que nous, nous n’avons pas reconnu : notre souffrance.

Nous vivons dans la souffrance, nous vivons dans un monde qui nous a fait souffrir, alors Dieu vient souffler un vent nouveau : il vient nous parler de notre intérieur, il vient nous dire ce qui nous a fait souffrir, il vient nous dire pourquoi les autres nous voient dans la souffrance; il se sert des autres pour parler à chacun de nous.

Alors, lorsque nous parlons de peur, lorsque Dieu nous parle de peur, il y a de la différence; nous, nous parlons de ce que nous connaissons et qui est extérieur, mais lorsque Dieu parle de la peur, il parle de ce qui nous a fait peur, et il parle des conséquences qu’a cette peur dans notre vie.

La peur est un mouvement qui est venu dans notre vie par nos propres choix; la peur habite l’intérieur de tous les enfants parce qu’elle s’est introduite en tous les enfants dès le début du monde; à l’instant où le péché est entré dans le premier enfant, là il y a eu une ouverture.

Lorsque Caïn a péché, il a ressenti la peur; il a voulu cacher à Dieu son péché; et tout ça nous le portons en nous, et cela fait des souffrances de génération en génération, de génération en génération : Jésus veut purifier tout cela.

En chacun de nous, la peur agit différemment; voilà pourquoi, Jésus, c’est de l’intérieur qu’il va venir purifier; il va faire sortir de nous des mouvements, mouvements de peur qui nous ont fait faire des gestes, et là, si nous consentons à les lui donner, il va arracher la peur de nous et il y aura de la paix; cela se fera selon ce que nous, nous avons à l’intérieur de nous.

Ce n’est pas ce soir que nous allons apprendre ce que Dieu a déjà commencé depuis quelques années; mais ce soir, Jésus est en train de guérir; ce soir, Jésus est en train de guérir des blessures à l’intérieur de nous et en ceux qui sont dehors; lui, il a la puissance, lui est l’Amour; nous n’avons seulement qu’à nous abandonner, à dire : “Oui, je consens”, comme vous avez fait ce soir.

Si, aujourd’hui, vous avez pensé à venir ici ce soir, c’est que vous avez consenti; alors, vous avez donné votre oui à Jésus pour qu’il vous guérisse, pour qu’il guérisse des blessures.

Celle qu’il guérira n’est connue que de Dieu, pas de nous; c’est lui qui sait ce qui est bien pour nous; nous, on voudrait bien qu’on soit guéri d’un seul coup, alors on prendrait ça comme de la magie.

Jésus est trop amour pour agir ainsi; il veut que nous goûtions à nos mérites, à nos oui, afin qu’on puisse saisir cet amour et le vivre pour l’éternité; tout ce que nous faisons sur la terre et qui donné à Jésus pour être purifié devient pour nous méritoire, et nous allons le savourer : Dieu ne nous privera pas de ce mouvement d’amour.  Alors, c’est important de faire ce qu’on a à faire à tous les jours; que ce soit un sourire, un dessin qu’on montre à son frère, et qu’on accepte son sourire, ça devient pour Dieu, pour Jésus qu’on porte, un mouvement d’amour qu’il présente à son Père.

Alors, la petite fille savourera ça au Ciel et son frère, qui a accepté de regarder son dessin, de se pencher vers elle, devient un mouvement d’amour nourri par Jésus lui-même, et cela est inscrit dans le Livre de la Vie; ça ne s’effacera jamais parce que Jésus va l’avoir présenté au Père comme si c’était lui qui avait fait ce mouvement; alors, son frère va le savourer ce mouvement dans l’éternité.

Calculez chaque mouvement qui est amour, et qu’on consent(e) à dire oui à notre prochain, alors c’est à Jésus qu’on dit oui; alors, il y en aura des mouvements d’amour qui nous feront connaître des joies inimaginables dans l’éternité; nous avons su compliquer notre vie, alors que c’est si simple avec Dieu.

Regardez ces tableaux, il en a fallu des heures, il en a fallu du calcul, alors que Dieu, lui, n’a besoin que d’une ligne fait(e) avec son amour pour nous démontrer notre vie; lorsque nous allons nous regarder, ce sera avec les yeux de Dieu : tout sera clair, très simple, et là, nous nous verrons.

Alors, la voix que Dieu a pris(e) pour nous parler a été très simple ce soir; il n’a pas compliqué les choses, il nous a procuré un endroit pour parler ensemble et il s’est servi d’un cœur d’amour, un cœur qui voulait de lui; voilà pourquoi nous nous donnons.

Nous ne savons même pas ce que notre oui fait, mais il agit, il est puissant; on aurait beau parcourir les mers, on aurait beau aller vers tous nos frères et nos sœurs, leur apportant nourriture, leur apportant du bien matériel, on n’aurait jamais la puissance que nous venons de donner en ce moment.

Oui, c’est vrai; on regarde celui qui part, on (le) regarde faire sa valise, on regarde ses attentes, son regard; il est parti depuis un an, deux ans, trois ans parti, pour aller parler, pour aller rejoindre telle personne, apporter la nourriture; mais c’est l’être humain qui a fait ça avec ce qu’il connaissait.

S’il veut conquérir le monde avec sa volonté humaine, il recevra sa récompense selon sa volonté humaine, mais s’il renonce à la gloire qui vient des humains, s’il renonce à lui-même, s’il dit : “C’est pas ma volonté, ta Volonté; agis comme toi tu le veux, et moi, je serai là, je répondrai oui”, alors Dieu prend tout; il prend tout mouvement qui existe en chacun de nous, alors il en fait ses propres mouvements.

À l’intérieur de nous, il y a la vie et nous portons tous nos frères et nos sœurs du monde entier; nous ne pouvons pas nous séparer de Jésus, et Jésus ne se sépare pas de tous les enfants de son Père : alors, ils sont en nous, ils sont en mouvement.

Alors, Jésus a pris tous ces mouvements-là, et a agi, et il a reçu : ça, c’est la Divine Volonté, pas la volonté humaine, mais la Divine Volonté,

C’est ce que nous sommes en train de vivre : il bâtit un monde d’amour fait d’enfants de Divine Volonté; il nous apprend lentement à renoncer à notre volonté humaine pour nous faire vivre en lui, par lui, avec lui, pour la plus grande Gloire de son Père; là est le monde qu’(il) est en train de construire.

Alors, Jésus est avec chacun de vous; il va vous laisser de la place; alors si vous voulez bien, on va s’arrêter un petit peu.

 

La Fille du Oui à Jésus en le Saint-Esprit : Alors tantôt, Jésus, la puissance du Saint-Esprit, nous ont fait connaître que nous devons nous donner pour recevoir.

Dieu nous fait savoir que nous avons besoin des autres et que les autres ont besoin de nous; ça, nous le savons, mais Jésus vient dévoiler à l’intérieur de nous ce que nous, nous ne voyons pas et nous ne comprenons pas; voilà pourquoi j’entends à l’intérieur de moi ce qu’il y a à l’intérieur de vous.

Ce qui se prépare, c’est la Purification; alors, la purification est en chacun de nous et nous devons la vivre individuellement; alors, nous allons poursuivre cela comme nous l’avons dit tantôt, avec des questions et des réponses.

 

Q : Je prie le chapelet, je vais à la messe, mais comment je sais si j’ai la foi? Comment n’importe qui sait qu’il a la foi? Qu’est-ce que c’est la foi?

 

R. : La foi, c’est un mouvement d’amour; c’est comme le vent qui vient à toi : tu ne sais pas d’où il est parti, tu ne sais pas pourquoi il est venu à toi, mais tu sais qu’il est là; tu sais que le vent vient et repart, et tu sais qu’il va revenir.

La foi, c’est un mouvement qui est de Dieu.

Dieu a implanté en les enfants, qui veulent de lui, de l’amour; Dieu a nourri son amour de sa tendresse, et nous devons être fidèles à cela.

Lorsque nous ressentons le besoin de donner, sans chercher à voir, sans vouloir ressentir, mais accepter, croire que ce que nous faisons est bon, et vouloir continuer, c’est la foi.

La foi, c’est faire quelque chose parce que Dieu le veut; la foi, c’est être devant Dieu sans chercher de récompense et d’accepter comme un tout petit enfant.

Le résultat appartient à Dieu.

Ne pas vouloir connaître le résultat, mais dire merci : “Merci Père, parce que tu es là; merci Père, parce que ma prière, tu l’entends; merci Père, parce que tu connais mes besoins; merci Père, parce que tu connais les besoins de mes frères et de mes sœurs; je sais que tu m’aimes et ce que tu vas nous accorder sera ce qu’il y a de meilleur pour nous” : voilà la foi.

 

La Fille du Oui à Jésus en le Saint-Esprit : Vous êtes comme des petits bouquets entre les mains de Dieu.

Dieu nourrit, Dieu regarde et vous êtes tout à l’écoute de Dieu.

Vous ne posez plus de questions, parce que vous savez que Dieu vous comble; alors, Dieu va faire bouger à l’intérieur de vous, lentement, ce qui vous est nécessaire de savoir.

 

Q. : Le Pape Jean-Paul II a dit que pour arrêter la guerre, c’est seulement la prière qui peut le faire. Est-ce qu’il y a quelque chose que nos politiciens peuvent faire? Est-ce qu’il y a quelque chose que nous on peut faire? Je sais que la prière, c’est beau, que ça prend du temps; y a-t-il quelque chose que nous on pourrait faire?

 

R. : Un jour, un bateau est sorti du port pour aller sur la mer; il vaquait sur l’eau depuis plusieurs semaines; le capitaine regardait sa carte, et suivait le cours qu’il devrait prendre : il avait tout calculé.

Mais voici qu’un vent se mit à souffler, il soufflait et il soufflait si fort que le capitaine dut faire un détour; alors, lorsque la tempête s’arrêta, il était très loin de son but; il remit le gouvernail et poursuivit sa route.

Mais un brouillard vint; tout était noir, si bien, que lorsqu’il voulait avancer, il ne trouvait point sa route, il ne savait pas s’il y avait des obstacles devant lui; il naviguait dans une mer dangereuse où il y avait beaucoup de débris à cause de la tempête.

Alors, il arrêta, et cela dura plusieurs jours, plusieurs jours et plusieurs jours; lorsque le jour arriva où tout était plus clair, le temps avait passé; alors, il poursuivit son chemin avec prudence : il réduisit sa vitesse.

Alors, il continua et soudain, il s’est aperçu qu’il n’avait plus ce (qu’il) lui fallait pour avancer; il avait épuisé le nécessaire, comme le mazout : alors, il fit appel à d’autres capitaines pour qu’ils viennent à son aide.

Quand le bateau arriva, plusieurs jours (avaient) passé; lorsque le ravitaillement fut achevé, il poursuivit son chemin, mais toute l’équipe tomba malade; il était le seul qui pouvait être là, sur le pont, mais il décida de tout arrêter pour aller aider, car la maladie avait pris une ampleur si grande que toute l’équipe du bateau en souffrait : cela a duré plus d’un mois.

Quand il reprit route, il s’est aperçu que tout ce temps était passé, et il avait perdu ce qu’il avait projeté; il (était) parti avec une cargaison et cette cargaison devait se rendre à un point donné pour être en sécurité : tout était perdu, rien n’était bon dans sa cargaison maintenant.

Lorsque Dieu, lui, écoute une prière pour aller aider des personnes qui ont besoin de soins, lui, il commence à agir tout de suite, et il n’y a pas d’obstacles en Dieu pour qu’il ne puisse (pas toucher) terre, car Dieu est puissant; il sait faire tomber la tempête, le brouillard, les obstacles, la maladie, et ses grâces ne pourrissent pas.

Dieu est tout-puissant.

Les hommes ne peuvent pas donner ce que Dieu peut donner; les hommes peuvent nourrir l’extérieur avec ce qu’ils sont capables, mais Dieu, lui, nourrit l’intérieur.

Les hommes de politique ne pourront jamais aider l’être humain, parce que l’homme, le politicien, vit dans sa volonté humaine; sa volonté humaine est blessée, sa volonté humaine est déçue, sa volonté humaine est en colère, sa volonté humaine est dominatrice, sa volonté humaine est en souffrance.

La politique n’apporte que des souffrances à l’être humain : là où il y a la souffrance, là il y a causes et conséquences.

Dieu est l’Amour et Dieu guérit.

La prière fait(e) avec le cœur apporte la paix; la prière faite dans la paix apporte l’amour; la prière faite dans la paix et dans l’amour nourrit, apporte de la lumière, apporte le nécessaire afin que l’homme retrouve l’être qu’il est : un être d’amour fait pour servir, ne pas être servi.

Voyez-vous, Dieu vient apporter l’amour, là où il n’y aura plus jamais de rivalité; Dieu seul sera en avant, Dieu seul conduira les enfants d’amour, il les nourrira, ils seront comblés de joie.

Le Royaume de Dieu appartient à Dieu, la terre d’amour appartient à Dieu.

Ce que vous vivez sur la terre est la conséquence de vos choix; portez toutes les armures du monde, marchez avec les armes les plus sophistiquées du monde, avec des paroles bien calculées, vous ne ferez qu’affronter la volonté humaine, et cela n’apportera pas la paix; une volonté humaine qui affronte une volonté humaine ne produit que de la souffrance; on croit solutionner : ce n’est qu’une façade, car l’homme est trop épris de lui-même.

Donne (le nom) d’un seul politicien qui a donné sa vie et qui est prêt à continuer jusqu’au bout à donner sa vie, à vivre dans la simplicité, à donner à tous les jours de lui-même, sans une seule pensée de reproches, en aimant ses ennemis, en priant pour eux, en soignant lui-même les malades, non pas en promettant, mais en agissant, pas derrière un bureau, mais sur place.

Tu vois, cela n’existera pas dans votre monde, parce que la volonté humaine a pris trop de l’importance; la volonté humaine va dire : “Mais cela est impossible”; la volonté humaine va dire : “Cela est faux, on a besoin de modernisation; on a besoin d’argent pour faire circuler l’argent afin de nourrir un peuple”.

Que d’hypocrisie! L’argent nourrit l’argent, nourrit l’être de ténèbres; on oublie que le service est amour; aujourd’hui, on ne calcule que par l’amour qui porte un signe de piastre.

Vous vivez dans un monde d’hypocrites, parce que ce monde ne veut pas entrer en lui, ne veut pas donner sa volonté humaine, il y tient plus que vous.

Il y a tant d’amour à l’intérieur de nous inconnu de nous-mêmes; c’est seulement qu’en s’abandonnant qu’on commence à comprendre l’amour qui est nous-mêmes.

Lorsqu’on se donne entre les mains de Dieu, Dieu se laisse découvrir; alors là, on commence à savourer l’Amour, on commence à vouloir être comme Dieu est, mais ce n’est pas nous qui faisons que nous nous découvrons, c’est Dieu, c’est Dieu qui se dévoile à nous.

C’est là la différence; tout vient de lui et rien de nous-mêmes; nous, nous n’avons qu’à dire oui, c’est tout; arrêtons de nous compliquer la vie.

Lorsqu’(on) se lève le matin, eh bien, c’est facile de dire : “Jésus, c’est toi qui travailles, moi, je m’abandonne entre tes mains”; on (ne) sait pas ce qui va se passer dans une heure et on n’a pas à le savoir, on n’a qu’à être là et à faire ce que nous avons (à) faire puisque c’est Jésus lui-même qui a tout pris entre ses mains.

Si on rencontre quelqu’un qui nous blesse par une parole, cette parole ne nous atteindra pas parce (qu’elle) est adressée à Jésus, pas à nous; alors, nous n’en voudrons pas à cette personne parce que Jésus, il l’aime.

Voyez-vous, on va s’(être) caché en arrière de Jésus; c’est Jésus qui va passer avant nous et c’est Jésus qui va nous faire découvrir qui est l’autre, pas nous; plus nous faisons cela et plus nous apprenons à aimer, à aimer qui nous sommes et à aimer qui sont les autres; là, nous devenons si amour à tous les jours que l’amour sort de nous pour aller aux autres.

Si on rencontre cette même personne, sans qu’elle sache pourquoi elle va ressentir quelque chose à l’intérieur d’elle; elle (n’) aura plus peur, (elle n’) aura plus besoin de nous affronter, elle va ressentir une paix (à) notre contact; à son tour, elle va recevoir, et parce qu’elle aura vu comment nous on était, (elle) va vouloir faire la même chose elle aussi, (elle ne) saura pas pourquoi.

(Ce sont) les armes que Dieu est en train de mettre en nous.

Dieu a dit, il y a un peu plus d’un mois : «Une guerre est commencée»; il n’(y) a jamais eu une guerre et il n’y aura jamais plus une guerre comme nous sommes en train de vivre, et cette guerre va être gagnée par les grâces; (ce sont) les êtres des ténèbres contre les êtres de lumière.

Les anges combattent pour nous; plus nous allons donner nos oui, plus il y aura des grâces en nous et les grâces, les anges vont s’en servir pour combattre.

C’est ce que Dieu est en train de faire, et il le fait à sa vitesse; plus nous allons être abandon et plus Dieu agit.

Souvenez-vous, pour ceux qui ont lu l’Ancien Testament, il y a eu des guerres, et lorsqu’ils avaient foi en Dieu, lorsqu’ils criaient vers Dieu, ils (ne) perdaient jamais une guerre, même s’ils étaient en nombre inférieur.

Lorsqu’il y (en) avait, dans l’armée, (la) tribu de Juda (et) qui mourraient, eh bien, c’est parce que ces personnes avaient été infidèles à Dieu.

Ils avaient perdu la foi en Dieu, ils avaient mis leur foi en des faux dieux, parce qu’ils avaient voulu conserver l’or, des bijoux.

Alors, voyez-vous, ils avaient fait foi en un autre dieu qu’en Dieu; alors, voilà pourquoi il y avait des morts, alors qu’ils auraient dû ne jamais connaître la mort dans le champ de bataille.

Aujourd’hui, Dieu combat pour nous; nous devons poursuivre notre chemin en avançant à tous les jours; dire oui, c’est fournir à nos anges des grâces que nous recevons de Dieu; ça, c’est plus puissant que toute politique du monde.

 

 

 

[1] L’endroit où nous sommes est une galerie d’art.