Rencontre de l’agir de Dieu à Chicoutimi, Québec,

par son instrument, la Fille du Oui à Jésus.

 

2004-10-11 - A. M.

 

La Fille du Oui à Jésus en le Saint-Esprit : Vous savez qui je suis, mais Dieu dit aussi qu’il y en a qui ne le savent pas.

Mon nom est Francine Bériault…

Jésus, il veut nous donner l’amour qui nous est dû de recevoir, l’amour qui vient du plus profond de nous-mêmes.

Cet amour nous habite, cet amour est en nous, ça fait partie de notre vie.

"Oui, Seigneur". Cette nuit, il m’a tenu réveillée assez longtemps; j’étais bousculée à l’intérieur de moi, je ne comprenais pas ce qui se passait à l’intérieur de moi.

Il y avait un mouvement que je ne connaissais pas qui se montrait à moi, c’était l’infini amour de Dieu; il m’a fait quitter mon corps pour entrer dans mon âme, là j’ai été plongée dans la Divine Volonté.

Ce que j’ai ressenti, c’est un mouvement inconnu de moi; je n’avais jamais ressenti ça : la profondeur de l’amour est venue me chercher, la profondeur de l’amour m’a plongée dans son infini amour.

C’était tellement beau et tellement inconnu en même temps! C’est inexplicable ce que j’ai ressenti, et il a dit : «Ce n’est qu’un début, tu vas venir souvent.»

Il veut nous préparer tous à vivre dans cet amour.

C’est inconnu de nous, nous ne connaissons pas ça, nous n’avons jamais ressenti ça; ça, Dieu me l’a fait sentir, aucun (ici) n’a ressenti cela, aucun.

C’est l’infini, c’est l’amour de Dieu, mais dans son état pur, et c’est nous qui le vivrons : nous allons vivre dans cet amour.

Cet amour, c’est quelque chose qu’on ne peut pas atteindre de nous-mêmes, c’est trop grand pour nous, c’est trop profond pour nous; c’est lui, la Divine Volonté, qui va le faire pour nous.

Nous ne pouvons pas l’expliquer par nous-mêmes, il faut le vivre; même si j’essayais, en le Saint-Esprit, de le décrire, ce serait fait avec des mots trop pauvres.

Essayons d’imaginer un moment où nous avons entré en nous tellement profondément que rien ne comptait autour de nous, nous n’entendions plus, nous ne voyions même plus ce qui se passait à l’intérieur de nous, tout était trop profond.

Certains ont ressenti ça à la communion ou devant le Saint-Sacrement, ce n’est rien comparé à ce qu’il m’a fait ressentir cette nuit : c’est tellement beau mais en même temps, c’est tellement grand qu’on peut, par nous-mêmes, perdre tout de ce que nous sommes;

on ne peut pas atteindre ce niveau avec ce que nous sommes, avec notre volonté humaine; c’est impossible, c’est comme si on s’écartait et qu’il n’y aurait pas de retour.

C’est l’amour, mais l’amour de Dieu dans la Divine Volonté sans notre volonté humaine, et il m’a fait comprendre que nous allons vivre cela avec notre chair.

Notre âme va emmener notre chair : notre chair va avoir sa place dans tout cela parce que cela est voulu de Dieu le Père.

C’est un temps d’amour que nous vivons, un temps inexplicable.

C’est pour cela que nous avons besoin des grâces des sacrements, (que) nous avons besoin des bénédictions qui viennent des prêtres, les ministres sacerdotaux.

Notre âme a besoin de cette nourriture pour que notre corps puisse suivre notre âme; notre âme peut aller là où notre corps ne peut pas aller : voilà pourquoi nous devons nous laisser prendre par les grâces de Dieu.

C’est si puissant les grâces, c’est l’amour; c’est comme si l’amour s’était mis en un état de présence pour nous, pour nous montrer l’amour de Dieu.

L'amour de Dieu est infini, ça ne se calcule pas l’amour de Dieu; on ne peut pas voir l’amour de Dieu, on ne peut que le vivre, le sentir en lui par ses grâces.

L’âme, elle, elle se laisse plonger dans ses grâces et notre corps peut en ressentir, mais tellement à petites doses, tellement petites, petites, petites.

Dieu nous parle par la puissance du Saint-Esprit; Dieu sait ce que nous sommes capables, en ce moment même, d’entendre; il connaît notre intérieur, il connaît nos faiblesses, il connaît nos peurs.

Nous avons vécu avec des peurs, des peurs depuis notre naissance.

Plusieurs d’entre nous connaissons ce qu’est la peur : une peur qui vient à nous, nous fait reculer, nous fait frissonner, nous fait agir gauchement, nous fait bégayer, nous fait pleurer.

Il y a aussi les peurs intérieures : les peurs intérieures qui nous transforment en des êtres qui jugent, en des êtres qui calculent, jalousent.

La peur est quelque chose qui est contre nous : elle est hypocrite la peur, elle se fait amie en nous pour mieux nous manipuler.

Voyez-vous, sans les grâces de Dieu, nous ne pouvons pas combattre la peur parce que la peur vient de Satan, la peur n’est pas de Dieu.

Satan est l’ange déchu, un esprit; par son refus, il a été chassé loin de la face de Dieu; il n’a pu garder rien de bon en lui, il est devenu le mal à l’état pur; son intelligence est au-dessus de nous, de tout ce que nous pouvons penser, de tout ce que nous avons déjà vu et entendu.

Alors il a su mettre la peur en nous et, sans s’en rendre compte, nous avons vécu avec la peur et nous l’avons mis dans notre vie; sans s’en rendre compte, elle est devenue une compagne de vie.

La volonté humaine n’a pas su reconnaître la peur.

Voilà pourquoi les grâces sont si importantes, voilà pourquoi les grâces doivent être pour nous une nourriture de chaque jour.

Nous mangeons trois fois par jour, nous prenons des collations entre les repas parce que nous en sentons le besoin; notre corps dit qu’il en a besoin, alors nous écoutons notre corps, n’est-ce pas?

Car si nous manquons de nourriture, nous savons que notre corps, après un certain temps, va s’éteindre tranquillement, mais cela n’est rien;

pensez à l’âme, l’âme qui est éternelle; l’âme ne peut mourir, l’âme va connaître la vie éternelle ou la mort éternelle, car elle est la vie, elle vient de Dieu, et l’âme est en nous.

L’âme a connu l’amour de Dieu : avant même que nous soyons en ce monde Jésus nous portait en lui, alors notre âme était en Jésus; elle a connu l’infini amour de Dieu, elle s’est laissée plonger dans cet amour : elle a connu tout cela, notre âme qui est en nous.

Privons notre âme des grâces, notre âme va souffrir.

Essayez, vous, de vous priver de quelque chose que vous aimez ou de quelqu’un que vous aimez, vous allez voir que vous allez être triste; vous allez sentir une solitude, vous allez penser souvent à la personne que vous aimez; vous allez devenir taciturne (avec) un mauvais caractère envers votre prochain parce que la personne qui vous rendait heureuse n’est plus devant vous, n’est plus en votre présence.

Alors, pensez à votre âme à l’intérieur de vous qui est votre vie : votre vie, qui est à Dieu, n’appartient qu’à la Trinité.

Imaginez-vous : notre âme a besoin de Dieu comme nous avons besoin de l’air pour respirer; elle a besoin de son amour pour vivre; elle a besoin d’entendre son Dieu comme nous, nous avons besoin d’entendre des paroles venant de l’être aimé que nous, nous sommes habitués à entendre; l’âme a besoin de sentir l’agir de Dieu pour elle comme nous, nous avons besoin de gestes d’amour.

Notre âme est en nous, c’est vivant notre âme; sans l’âme, nous sommes morts.

Nous avons besoin des grâces, nous avons besoin de nourriture : l’âme a besoin de nourriture pour vivre.

Elle a besoin de nourriture, car elle veut continuer à adorer son Dieu, à lui dire des "je t’aime", à faire des actes d’amour, d’adoration.

Quand l’âme reçoit tout cela de son Dieu, nous en ressentons les effets, la chair en ressent les effets : nous pouvons plus facilement être consolés par notre prochain; nous pouvons plus facilement comprendre les paroles de l’Évangile qui nous disent d’espérer, de croire, d’aimer notre prochain comme nous-mêmes.

Lorsque l’âme reçoit des grâces, notre chair est en grâce.

Oui, notre chair est en grâce, elle rend grâce pour tout ce qu’elle reçoit à tous les jours : par un merci à quelqu’un, par un sourire, par un regard, par des gestes.

La charité envers notre prochain, eh bien, c’est notre chair qui est en grâce : nous exultons à l’extérieur de nous.

Nous apprenons à vivre dans la grâce mais tout ça, ça a sorti de l’intérieur de nous.

C’est pour nous que Dieu nous fait entendre ces paroles.

Lorsque nous manquons envers la grâce, eh bien, nous faisons souffrir notre âme; notre âme demeure dans sa solitude, notre âme demeure dans la souffrance.

Elle souffre, notre âme : notre âme pleure, notre âme agonise, c’est nous-mêmes qui faisons cela à notre âme; alors lorsque nous manquons d’amour, notre âme, elle, est la première à souffrir et nous, nous souffrons à l’extérieur.

C’est comme si c’était le résultat qui sort et qui est étalé devant nos yeux : nous faisons subir à notre intérieur des souffrances, alors nous à l’extérieur nous en voyons le résultat.

Voyez-vous, à chaque fois que nous jugeons une personne : notre âme n’a pas profité des grâces, elle n’a pas pu nous donner des grâces; ce qui est sorti de nous, c’est de la souffrance, alors nous jugeons notre prochain.

Nous faisons souffrir notre âme : nous souffrons, c’est comme si nous disions : "Nous allons faire souffrir notre prochain".

Notre prochain souffre des manques de grâces que nous-mêmes nous nous sommes donnés.

C’est notre tribut.

Alors qu’une personne parle contre son prochain, elle vient de sortir sa propre souffrance; elle a négligé son âme : son âme n’a pas reçu les grâces.

Combien de personnes vont à la messe? Combien de personnes reçoivent Jésus?

Et Jésus est devant l’âme, il lui tend les bras, et l’âme se met en adoration devant son Dieu.

Jésus comble l’âme, il lui donne des grâces mais, parce que nous nous tenons dans la peur, parce que nous nous tenons dans l’incertitude de ce que nous venons de recevoir, nous sortons de ce sacrement en ne profitant pas de ce que nous avons reçu.

C’est comme un enfant qui se promène, l’enfant s’arrête devant une fleur; cette fleur pour cet enfant est toute belle, elle est pleine de couleur; il voit la beauté de la fleur, et il la veut.

Pour cet instant il la veut, il veut l’avoir dans ses mains; une fois qu’il l’a dans ses mains, il faut qu’il apprenne à en prendre soin, mais il oublie qu’elle a besoin d’eau, qu’elle a besoin de soleil, qu’elle a besoin d’une petite brise, de l’air.

Alors lui, pour ne pas qu’elle se fane, il la serre très fort sur lui, très fort : il l’étouffe parce qu’il a peur, il a peur qu’elle se fane.

Il s’aperçoit, en la regardant, qu’elle est flétrie, qu’elle n’a plus sa beauté du premier regard qu’il a eu pour cette fleur, alors il est un tout petit peu déçu qu’elle soit fanée.

C’est la même chose pour nous, nous sortons avec ce que nous sommes : nous allons vers Jésus, Jésus nous prend, Jésus nous donne des grâces pour notre âme; nous devons profiter de ces grâces en demeurant dans la joie, dans la certitude que Dieu est présent avec nous, toujours et toujours; nous n’avons pas à avoir peur, Jésus nous aime tels comme nous sommes; Jésus nous a pris en lui, Jésus nous connaît mieux que nous nous connaissons.

Il nous aime parce que c’est lui qui nous a choisis, c’est lui qui nous a faits tels que nous sommes mais nous, nous sortons de la messe : nous sommes parfois déçus de nous-mêmes, de ce que nous voyons, de ce que nous entendons, alors comme nous avons peur de ne pas être comme Dieu veut, alors nous jugeons : nous jugeons ceux qui ne pensent pas comme nous, nous jugeons ceux qui n’ont pas fait ce que nous nous aurions aimé qu’ils fassent.

Les peurs surgissent à l’intérieur de nous.

Toutes ces grâces qui ont été en nous, nous n’en profitons pas parce que notre volonté humaine a peur, notre volonté humaine se tient dans des ombres.

Ces ombres, nous les avons connues dans le passé : une mère qui nous a dit : "Tiens-toi bien droite; va laver tes mains; ne conte pas cela à ton père, sinon il va te chicaner" ou un autre qui nous a dit : "Si tu dis ça à papa, on va avoir la fessée" ou un autre qui arrive à la maison avec des résultats scolaires qui ne sont pas hauts, alors des peurs sont entrées tranquillement en nous.

Ça nous habite : la peur aussi de ne pas être aimé, la peur de vivre seul dans la vie, la peur de perdre un parent, la peur de ne pas être ami avec une telle ou un tel; voyez-vous, toutes ces peurs nous habitent.

Lorsque nous recevons Jésus à l’Eucharistie, nous recevons Jésus avec notre volonté humaine, alors nous voulons garder notre état de grâce avec ce que nous sommes, avec nos peurs, alors nous étouffons notre âme.

Nous savons lorsque nous parlons d’une telle ou telle personne, nous savons lorsque nous jugeons un de nos enfants, nous savons lorsque nous émettons seulement une toute petite opinion, que cela n’est pas tout à fait ce que Dieu nous demande; nous en sommes conscients, mais nous étouffons nos grâces; c’est comme si on étouffait notre conscience : on ne veut pas y penser, pas tout de suite, plus tard.

Il y a quelque chose qui vient de passer en avant : c’est la peur.

Nous ne sommes pas assez francs pour nous dire à nous-mêmes : "Voilà que je trébuche alors que je viens de recevoir Jésus", nous sommes dans l’hypocrisie;

nous avons même peur de prononcer ce mot «hypocrisie» parce que cela ne nous convient pas, nous cherchons un mot plus doux pour nous faire meilleure conscience en disant : "Oh, je suis comme cela, j’ai mon caractère, j’ai mon tempérament, je le sais que je suis faible".

Voyez-vous, on se donne des excuses, on essaye de se déculpabiliser devant ce que nous faisons.

Savez-vous que dire un mot contre notre prochain, c’est contre Dieu que nous disons ce mot? C’est dans le premier commandement de Dieu.

Le premier commandement de Dieu est au-dessus de tout : «Aime ton Dieu de toute ton âme, de toutes tes forces, de tout ton esprit, de tout ton coeur».

Cela veut dire : aime au-dessus de toi-même; tu dois (laisser) passer Dieu avant tout; tu dois l’aimer avec ton âme, ton âme qui reçoit des grâces de Dieu, tu dois l’aimer avec ce que Dieu te donne; tu n’es pas seul, Dieu nourrit ton âme et tu dois aimer Dieu avec ce qu’il te donne : ton âme.

Parce que Dieu est la force, ta force est nourrie de Dieu; elle vient de Dieu cette force, ne te laisse pas tomber.

Aime de tout ton esprit ton Dieu : ton esprit est de Dieu; parce que si tu gardes ton esprit d’homme et de femme, ton esprit qui vient des hommes, tu vas trébucher; alors moi, je te donne mes grâces pour que tu te gardes dans l’Esprit de Dieu.

Dieu fait tout pour nous, nous devons aimer Dieu de tout notre cœur; il nous nourrit de son amour, il nous fait plonger dans son amour pour qu’on puisse l’aimer de tout notre cœur.

Voyez-vous, nous avons tout reçu de Dieu pour l’aimer, l’aimer sans condition.

Nous n’avons pas d’excuses lorsque nous, nous nous savons enfants de Dieu par le baptême : nous sommes le Sacerdoce Royal, nous sommes un peuple choisi.

Dieu nous a donné tout ce qui nous était nécessaire pour l’aimer avec ce qu’il nous a donné, alors nous devons ainsi aimer notre prochain avec ce qu’il nous a donné.

Voilà pourquoi Jésus nous dit : «Tout ce que vous ferez au plus petit d’entre les miens, c’est à moi que vous le faites», parce qu’il nous a tout donné pour qu’on l’aime, et il ne nous a pas négligés, il nous a tout donné pour qu’on puisse aimer nos frères et nos sœurs.

Voyez l’importance des grâces : les grâces nous aident à nous aimer.

Le sacrement de l’Eucharistie est une nourriture, c’est Jésus lui-même qui se donne : son Corps, nous le mangeons, son Sang, nous le buvons.

Lorsque nous recevons Jésus tout entier, il nous prend tout entier et, par ses grâces, nous sommes sanctifiés : nous devons nous reconnaître dans ce mouvement d’amour.

Jésus nous parle par la puissance, il nous dit cela par la puissance du Saint-Esprit afin que nous puissions nous regarder.

Nous vivons un moment de grâces : c’est la purification de notre chair; nous devons accepter de nous regarder tels que nous sommes.

Il nous aime tels que nous sommes, et à nous de nous aimer tels que nous sommes en acceptant de nous regarder tels que nous sommes : voilà ce que nous devons faire avec ses grâces, seulement avec ses grâces.

Lorsqu’il nous dit : «Ne soyez pas, mes enfants, imbus de vous-mêmes, regardez-vous et si moi je vous dis que si vous refusez mes grâces, c’est parce qu’à l’intérieur de vous, il y a quelque chose qui vous porte à ne pas vouloir vous regarder;

cette peur vous empêche de vous regarder comme étant pécheurs parce que l’hypocrisie est contre nous.»

Il n’y a pas de honte à se regarder lorsque Dieu nous dit cela, parce que Dieu le Père

nous a donné son Fils.

Déjà, tout a été effacé, à nous maintenant de regarder cela : Dieu a purifié notre âme.

Lorsque nous allons au sacrement de la Pénitence, lorsque nous recevons Jésus, notre âme reçoit, notre âme est prête à aller vers son Dieu, mais notre chair!

Notre chair à nous a connu ces péchés et elle connaît la faiblesse; si nous nous gardons encore dans ce mouvement qui est l’hypocrisie, qui est contre Dieu, contre nous-mêmes, contre notre prochain, nous allons encore tomber dans le péché et notre âme va encore souffrir.

C’est tranquillement que Dieu nous fait voir tout cela avec ses grâces en nous disant : «Mes enfants, je vous aime, c’est moi qui vous fais entrer en vous, c’est moi qui vous fais découvrir ce que votre volonté a accepté. Votre volonté humaine a tellement souffert, votre volonté humaine a été bafouée par le péché depuis le premier grand péché qui est celui de Caïn.»

Le premier péché d’Adam et Ève a été une désobéissance envers Dieu, le péché d’Adam et Ève nous a fait sortir de la Divine Volonté pour nous faire entrer dans la volonté humaine : nous, chacun de nous, devons maintenant choisir entre le bien et le mal.

Mais Adam et Ève ont commis le péché de la désobéissance, ils ont péché contre eux-mêmes; Caïn a péché contre Dieu et contre lui-même, et contre son prochain : ce péché a emmené d’autres péchés contre Dieu, contre lui-même et contre le prochain, et nous en portons tous la trace.

Pouvons-nous nous dire que notre chair n’est pas dans l’hypocrisie, n’est pas dans le mensonge, n’est pas dans l’adultère, n’est pas dans l’impureté, alors que nous portons tous nos frères et sœurs en nous?

Nous sommes membres de l’Église, nous sommes un tout dans le tout.

Alors, Dieu nous dit : «Écoutez l’Amour qui vous révèle combien il vous aime, combien il vous veut dans le mouvement de la purification.»

Notre âme a reçu des grâces par les sacrements, maintenant nous devons accepter les grâces de la purification, les grâces qui vont nous aider à laisser toute la place à Dieu.

Dieu veut purifier notre chair comme lui le veut, pas comme nous, nous le voulons; il veut qu’on prononce notre oui.

Lorsque nous allons à la confession, nous disons oui : notre âme reçoit des grâces; lorsque nous allons à l’Eucharistie, nous disons oui; croyez-vous que le prêtre peut nous forcer? Non, c’est nous qui devons dire oui.

Tout comme ceux qui reçoivent le sacrement de l’Onction, ceux de l’Extrême-Onction, ceux qui reçoivent du Mariage, de l’Ordre, de la Confirmation, ça prend un oui; alors nous devons, au nom de l’Amour, donner notre oui pour que notre chair se laisse purifier par Jésus, pas par nous; c’est Jésus qui va le faire.

Jésus est le Mouvement de l’Amour.

Cela, c’est pour chacun de nous, beaucoup reçoivent; depuis plus de 2000 ans, un mouvement est commencé : le mouvement de la rédemption.

Nous savons tous que Jésus est mort sur la Croix pour apporter à la mort nos péchés; Dieu a préparé dès cet instant ce que nous vivons : la purification.

C’est une suite de ce qui est commencé : Dieu ne s’est pas arrêté, Dieu va toujours continuer; même après notre purification sur la terre, il y aura encore un autre mouvement qui se fera : ce sera le dernier grand jugement.

Tout doit s’accomplir, tout est déjà accompli en Dieu, car Dieu EST; Dieu est le Tout et tout est en Dieu : nous sommes en Dieu; ce temps est en Dieu, tout comme chacun de nous nous sommes en Dieu et nous devons être tout pour Dieu; à ceux qui veulent voir, qu’ils voient; à ceux qui veulent entendre, qu’ils entendent.

Dieu ne forcera personne à vivre leur purification, mais lorsque le moment choisi par Dieu le Père sera, aucun n’y échappera, car telle est la Volonté de Dieu le Père.

En ce moment même, partout dans le monde entier, les enfants de Dieu reçoivent des grâces; nous-mêmes, nous recevons des grâces par des enfants qui écoutent la Volonté de Dieu, qui font ce que la Mère de Dieu demande;

parce que nous sommes en eux, nous recevons des grâces et ceux qui sont ici présents reçoivent des grâces, et eux aussi reçoivent des grâces; le monde entier reçoit des grâces.

Car Dieu a créé, il est le Créateur, à lui haute Gloire!

Nous serons tous en la gloire du Fils de Dieu : voilà pourquoi ce temps est un temps de grâces qui nous emmène là où Dieu veut qu’on soit.

Il faut se garder dans l’amour de Dieu, dans l’amour du prochain, en l’Église; l’Église est pour nous et nous sommes pour l’Église.

Ce que Dieu le Père veut : Dieu le Fils a tout reçu du Père, Dieu le Fils nous a tout donné, car tout est venu du Père pour nous.

L’Esprit-Saint nous fait entendre tout ce que Dieu a voulu que nous entendions, et cela est sorti de chacun de vous et de moi pour se faire entendre par la puissance du Saint-Esprit.

Dieu dit que je ne suis qu’un instrument, c’est tout; tout comme nous, nous sommes tous des instruments pour nos frères et nos sœurs : nous ne sommes pas plus grands qu’eux.

Un micro n’a sa valeur que s’il est utile; j’ai ma valeur auprès de Dieu que si je suis utile en l’Église, et tout comme vous aussi vous avez de la valeur en l’Église : en dehors de l’Église, il n’y a pas de valeur.

Et Jésus porte tous les enfants de Dieu; il vient nous rappeler que nous sommes les choisis.

N’oublions pas la promesse faite à Abraham : "Toutes les générations d’Isaac, toutes les générations d’Ismaël", c’est nous ça, nous sommes enfants de Dieu et Dieu vient réunir ses enfants en lui.

Voilà pourquoi nous allons voir le Fils de Dieu glorifié par le Père en nous, car nous sommes en Jésus.

Ce ne sera pas à l’extérieur, mais en nous, en l’Église; c’est en l’Église que nous verrons le Fils de Dieu glorifié.

Tout ce qui nous a été enseigné, c’est pour chacun de nous, nous qui sommes dans son tout.

Merci, Seigneur.