Rencontre d’amour avec l’agir de Dieu à Épiniac, France,

par son instrument, la Fille du Oui à Jésus.

 

2008-03-08 - Soir  Partie 1

 

La Fille du Oui à Jésus en le Saint-Esprit : Dieu veut faire de grandes choses avec les petits de ce monde. Ce que chacun de nous nous sommes, nous le sommes par la grâce de Dieu, alors la grâce de Dieu va être pour nous comme un rayonnement d’amour qui va nous conduire à la lumière de Dieu. Par les grâces, nous savons que nous pouvons avancer; par les grâces, nous savons que nous sommes à la bonne place. Comment reconnaître la grâce, si ce n’est que nous nous regardons tous comme frères et sœurs du monde entier.

Lorsque je regarde ma sœur, je sais qu’à l’intérieur d’elle, elle porte le monde entier. Lorsque nous nous regardons entre nous, nous pouvons voir la grâce qui fait de nous des enfants de Dieu. Lorsque nous nous fermons à la grâce, nous ne pouvons pas voir ce qui est pour nous : nous nous regardons et nous cherchons, nous cherchons ceux qui peuvent être pour nous la grâce. Alors, ce soir, Dieu veut faire de nous des enfants du oui à l’Amour.

Jésus m’appelle la Fille du Oui à Jésus. Le oui est en nous et il appartient à Jésus, mais ce petit oui qui est en nous a été connu de nous par le Oui de Jésus : ce oui a toujours été en nous. À l’instant où nous nous reconnaissons être enfants de Dieu, c’est à cet instant que nous découvrons que nous avons un oui prêt à être donné à Celui qui nous a créés. Combien d’entre nous sommes habités d’un oui, mais nous sommes incapables de le reconnaître parce qu’on ne se reconnaît pas être enfants de Dieu.

Dieu veut que nous puissions marcher ensemble, Dieu veut que nous puissions découvrir ensemble un monde d’amour, un monde qui nous est présenté par la grâce. C’est une grâce d’être ensemble ce soir, c’est une grâce de nous réunir pour laisser le Saint-Esprit jaillir de nous ces paroles. Il n’y a que par la puissance du Saint-Esprit que nous puissions être vraiment un jaillissement d’amour pour tous les enfants que nous portons en nous. Nous sommes enfants de Dieu et nous portons tous les enfants de Dieu, et cela depuis le premier et jusqu’au dernier, car Dieu est la Présence. Dieu est le Tout de ce que nous pouvons voir de visible, il est (le) Tout de ce que nous ne pouvons pas voir : l’invisible.

Rien ne manque en Dieu. Tout est pour nous, car nous venons de Dieu. Ce que nous sommes nous le sommes pour le Père. Si nous voulons être pour le Père l’enfant digne qu’il attend de nous, alors il faut aller vers le Fils, le Fils est en le Père.  Lorsque nous nous maintenons en le Fils, là nous sommes en présence même du Père.

Mais il n’est pas facile pour nous de nous maintenir dans ce mouvement d’amour, à cause de tout ce que nous avons pensé dans notre vie, à cause de tout ce que nous avons regardé. Nous avons regardé la misère de ce monde et nous avons cru que la misère de ce monde était pour nous; nous avons cru que cela devait être porté par nos épaules, alors nous avons souvent tombé, car nos épaules n’étaient pas assez larges pour prendre toute la misère du monde. À cause de cela, on s’est regardés comme étant incapables d’être à la hauteur de Dieu. Comme on ne pouvait pas porter la misère du monde, on disait : "Dieu, je ne suis pas digne de me présenter comme étant ton enfant, je ne suis pas capable de te donner ce que tu attends de moi. Je veux suivre les pas de ton Fils, mais quelquefois je ne veux pas parce que c’est trop lourd : je recule, je remets en question mon identité d’enfant de Dieu, et comme cela me fait souffrir, je m’efface. Oh non, Seigneur, ne me regarde plus comme ton enfant, je suis incapable d’agir comme toi tu veux que j’agisse."

Tout cela parce que nous portons la misère du monde sur nos épaules qui ne sont pas assez larges. Nous ne donnons pas à Dieu ce qui est à Dieu, nous prenons ce qui est à Dieu et nous nous l’attribuons : nous voulons faire le mouvement de la rédemption. Avant de faire le mouvement de la rédemption, il faut savoir ce qu’est la rédemption. Qui peut dire ce qu’est la Rédemption, si ce n’est que Celui qui a tout pris, si ce n’est que Celui qui sait tout de tous les enfants de ce monde?

Lorsque Jésus est venu sur la terre, il a dit : «Je ne suis pas de ce monde», mais il est venu parmi nous. Il connaissait la misère du monde, il la sentait en sa Chair : en sa Chair, il portait tous les pécheurs. Il a consenti à être le Pécheur et il a avancé avec cela en nous regardant, en nous aimant, en nous supportant, en nous montrant comment prendre notre croix, en nous faisant avancer avec son amour. Il mettait en nous son amour afin que nous puissions ne pas être écrasés lorsqu’on était pour se découvrir sans amour.

Lorsque nous regardons ce que nous sommes, nous sommes portés à dire : "Je suis incapable d’aimer comme toi tu m’aimes. Je suis incapable d’être l’enfant pour ma mère, pour mon père, je ne me sens pas à ma place dans ma famille; comme je ne me sens pas à ma place, alors je baisse les bras, je lâche prise. Je ne sais pas comment aimer, je ne sais pas comment faire pour être un être qui doit être apprécié des autres, alors je me cache à moi-même ce que je suis : je me présente comme étant une autre personne."

Il est plus facile de marcher en ce monde en étant quelqu’un d’autre que ce que nous sommes. En étant quelqu’un d’autre que ce que nous sommes, nous devenons comme tout le monde : "L’autre fait ceci : ah! je fais ceci; l’autre fait cela : bien je fais cela; l’autre parle ainsi : et je parle ainsi; il aime regarder cela : je regarde cela; je ne me sens pas étranger des autres : je suis comme eux." Pendant ce temps l’enfant, l’enfant souffre : l’enfant de Dieu qui veut être pour Dieu, l’enfant de Dieu qui veut être avec Jésus en son monde d’amour souffre; parce qu’il marche avec ce monde en n’étant pas lui-même, alors il est porté à prendre la souffrance.

L’enfant réagit à l’intérieur : l’enfant de Dieu qui veut être amour pour Dieu, amour pour lui-même ne se connaît pas. Alors il dit : "Eh bien, lui, il souffre, alors je vais aller l’aider; elle, elle est dans la solitude, alors je vais aller l’aider; lui, il est pauvre, alors je vais aller l’aider." Tout cela, on le veut par amour, mais comme on ne connaît pas l’amour qui est nous-mêmes, alors on se défonce : "Je vais tête baissée dans ce que je ne connais pas, alors je prends tout, je prends la misère du monde et j’avance avec ça, et lorsque je vois que ma sœur est encore dans la misère, voilà que cela m’apitoie. Qu’est-ce que j’ai fait qui a été dans une défaite? Pourquoi est-ce que je n’ai pas réussi à consoler une personne qui pleure? Cette même personne a connu le suicide, alors je m’enfonce dans ma misère parce que sa misère est devenue ma misère. Comment se fait-il qu’avec mes prières, mon enfant ne va plus à la messe? Parce que j’ai porté sa propre misère, je l’ai prise sur mes épaules et je suis déçu. Qu’est-ce que j’ai fait dans ma vie qui m’est montré, car ce sont les conséquences de mes erreurs." On est là toujours à discuter avec nous-mêmes; c’est avec nous-mêmes que nous discutons, et là Dieu écoute, Dieu attend.

Tranquillement, nous avançons dans un monde et nous désespérons. Alors, Dieu vient parler dans notre cœur afin d’alimenter ce qui nous est nécessaire pour aider nos frères et nos sœurs du monde entier. Jésus vient mettre du baume sur notre cœur blessé afin de nous donner du courage, Dieu vient mettre dans notre vie des mouvements de sa puissance afin qu’on puisse réaliser que, oui, il agit dans notre vie : "Malgré toute mon impuissance, je m’aperçois que Jésus est là." Jésus nous supporte dans nos misères.

Il n’y a que Jésus qui peut aider les enfants de son Père, il n’y a que Jésus qui peut nous faire avancer, nous faire découvrir l’amour, nous faire découvrir l’amour que nous sommes. Lorsque nous découvrons l’amour que nous sommes, nous nous laissons plonger dans l’amour de Dieu et tout semble renaître en nous. Il y a des lumières qui s’ouvrent et ces lumières nous font voir nos ténèbres, nos propres ténèbres, pas les ténèbres qui sont autour de nous, ça, nous avons voulu les prendre sur nos épaules ces ténèbres-là.

Jésus veut nous faire voir ce que nous, nous avons consenti d’accepter. Dieu veut nous montrer que tout ce que nous avons accepté lui appartient : ne nous appartient pas. Toutes les paroles que nous avons pu dire dans notre vie et qui nous ont blessés, Jésus les veut. Toutes les paroles que nous avons acceptées et qui viennent de la misère de ce monde, Jésus les veut. Jésus veut son monde d’amour.

Il vient construire son monde, un monde nouveau : Nouvelle Jérusalem, un monde où il n’y aura que des enfants qui se regarderont comme étant aimés d'eux-mêmes pour Dieu. Jésus vient pour consoler ses enfants, non avec ce que nous, nous connaissons, mais avec ce que nous ne connaissons pas.

Nous ne savons pas pourquoi nous sommes impuissants devant une personne qui veut se suicider. Nous ne savons pas pourquoi une personne est portée à aller vers la sexualité excessive. Nous ne savons pas pourquoi un enfant est toujours en train de commettre des vols malgré nos tentatives de lui montrer le bon chemin. Nous ne savons pas pourquoi il y a tant de violence en une personne alors qu’elle pleure à chaque fois qu’elle lève la main.

Nous sommes dans un mouvement de lumière : la lumière de Dieu. Nous pénétrons les âges, nous pénétrons le temps. C’est Jésus qui est omniprésent et ce n’est pas nous.

Mais lorsque nous acceptons de mourir en Jésus, de ne plus se servir de la volonté humaine, Jésus prend ce que nous sommes et là il nous emmène, il nous emmène à accepter ce que nos parents ont fait contre la chair. En acceptant ce que nos premiers parents ont fait contre la chair, nous acceptons ce que nous, nous contenons en nous, et ce que nous acceptons devient moins mal.

Lorsque nous sommes contre nous-mêmes, c’est parce que nous n’acceptons pas, nous refusons, nous continuons à cacher notre misère. Et comme nous continuons à cacher notre misère, nous sommes incapables de dire au prochain : "Laisse, laisse à Dieu ce qui est à Dieu, tu es comme moi. Si tu vois ma misère, c’est parce que tu es dans cette misère, alors viens avec moi, nous allons nous abandonner dans sa Volonté." À lui de faire en sorte de nous arracher le mal, à lui de nous faire connaître les choix passés qui sont nos choix et qui nous font souffrir à l’intérieur de nous.

Que Caïn ait accepté une tentation de jalousie, c’est lui qui en a fait le choix, c’est lui qui a été tenté par Satan. Mais cela a fait que je connais la jalousie, cela est marqué en ma chair; et si toi mon frère, ma sœur, tu connais cela, eh bien, ensemble nous nous laisserons guérir par Jésus. Jésus va nous libérer de cela parce que cette jalousie a amené tant de souffrances. Une jalousie qui rencontre une autre jalousie se multiplie, elle devient un autre mouvement : une colère, une envie, et tout cela s’est multiplié en chacun de nous.

Jésus est le seul qui connaît les choix de jadis devant le péché. Aucun enfant sur la terre ne peut maîtriser cela. Jésus connaît les conséquences de tout mauvais choix devant le péché : rien ne peut être caché à Dieu, rien ne peut être inconnu de Dieu pour nous-mêmes. Dieu connaît tout ce qu’il y a en nous. Alors, nous devons laisser à Dieu ce qui est à Dieu afin de pouvoir être libérés, guéris de tout ce que la volonté humaine a fait en notre vie.

Nous sommes de la Divine Volonté. La Divine Volonté est Dieu : Dieu Esprit d’amour, Dieu qui contient tout, Dieu qui est volonté, Dieu qui est amour, Dieu qui se donne, Dieu qui ne cesse de se donner : amour incommensurable, indéfinissable qui est en nous, mais que nous ne pouvons pas saisir, que nous ne pouvons pas goûter. Nous ne pouvons pas montrer cela, pourquoi? Parce qu’il faut être dans ce mouvement d’amour. Mais à cause d’Adam et Ève, nous sommes sortis de ce mouvement d’amour et nous avons entré dans la connaissance du bien et du mal. En entrant dans la connaissance du bien et du mal, on connaissait notre volonté humaine. Là, il fallait choisir entre ce qui était le bien et entre ce qui était le mal.

Le mal est venu à nous, il n’aurait jamais dû être connu par nous, enfants de la Divine Volonté. Tout cela, c’est parce que nous sommes libres comme Dieu est libre, nous sommes libres parce que nous venons de Dieu. Et Dieu a regardé ses enfants, Dieu a continué à aimer ses enfants, même s’ils voulaient se servir de la volonté humaine. Aujourd’hui, Dieu vient nous montrer tout ce qu’il y a en notre chair afin qu’on puisse lui redonner notre volonté humaine.

Dieu veut construire son monde d’amour avec des enfants d’amour, des enfants qui se savent amour, des enfants qui veulent Dieu le Père, Dieu le Fils, Dieu le Saint-Esprit, des enfants qui veulent aimer inconditionnellement leur prochain : être un don d’amour pour Dieu, pour nous, pour ceux qui sont comme nous, en nous. Tout cela, Dieu le construit en ce moment même.

Beaucoup nous est accordé en ces temps. Nous voyons des signes du Ciel, nous voyons la main de Dieu qui est sur nous, nous voyons notre cœur qui est dans sa main, nous voyons le Ciel qui nous enveloppe et qui nous parle au cœur.

Nous recevons des messages du Ciel par des enfants souffrants qui acceptent de ne plus être dans leur volonté humaine. Ils s’ouvrent à la grâce et lorsqu’ils s’ouvrent à la grâce, ils emmènent avec eux tous ceux qui sont dans la misère, et parce qu’ils se reconnaissent être dans la misère, ils présentent à Dieu ce qui est à Dieu et ils donnent. Ils apprennent tranquillement à donner ce qu’ils sont devenus : des êtres de pécheurs, des êtres qui n’aiment pas inconditionnellement, des êtres qui jugent, qui mentent, qui volent, des êtres qui ne se respectent pas mais qui dominent, des êtres qui sont orgueilleux.

Ils nous parlent de Satan, ils nous parlent du moi : le moi qui démolit tout, le moi qui enveloppe la terre et qui assombrit jusqu’à ne plus voir qui nous sommes. Le moi est contre les enfants de Dieu. Lorsqu’on pénètre dans notre moi, nous sommes à la merci de Satan, car c’est lui l’orgueilleux, c’est lui le menteur, c’est lui qui s’est admiré, c’est lui qui a coupé son amour. Car il était devant la Lumière et la Lumière était pour lui un mouvement de beauté, de connaissance et tout ce qu’il était, était l’amour de Dieu. Il contemplait Dieu, il adorait Dieu et à l’instant où il n’a pas voulu adorer le Fils de Dieu fait Homme, là le mouvement s’est coupé. Alors il s’est vu, et là comme il était un esprit pour adorer : il s’est adoré; comme il était un esprit pour contempler Dieu : il s’est contemplé. Il est devenu la noirceur, il n’y avait plus de lumière, il était les Ténèbres et tout ce qui était lumière devenait une souffrance pour lui parce qu’il s’était vu, vu comme un être se suffisant à lui-même : il n’avait plus besoin de Dieu, il voulait être au-dessus de tout.

Les anges qui ont regardé ce mouvement et qui n’ont pas détourné leur regard ont pénétré ce mouvement. Eux aussi ont connu le moi, car ils ont vu le moi et le moi les a frappés, alors ils n’ont point voulu adorer Dieu. Mais ceux qui ont regardé le Fils de Dieu, ceux qui ont contemplé Dieu, ceux qui ont adoré Dieu : «Qui est comme Dieu?» ont été dans une lumière si éblouissante : Dieu invisible se montrait! Tout ce qui est visible est en Dieu, ce n’est pas en dehors de Dieu; alors le contenu de Dieu se montrait, les anges étaient dans l’admiration.

Nous sommes en Dieu, nous sommes le contenu de Dieu. Tout ce qui est de Dieu est pour nous. Nous ne pouvons pas nous séparer de ce qui est en Dieu, Dieu nous a tout donné. Il nous a donné l’univers : il nous a donné son contenu, il nous a donné la terre : il nous à donné son contenu. Tout est au service des enfants de Dieu parce que nous sommes faits à l’image de Dieu.

Le contenu de Dieu est à Dieu, à Dieu de faire ce qu’il veut de nous. Alors Dieu a donné ce qu’il a créé à ses créatures. Nous devons prendre soin de ce que Dieu nous a donné, mais avant de nous donner tout ce qui est en l’univers et son contenu, tout ce qui est en la terre et son contenu, nous devons aimer la vie qu’il nous a donnée. Il nous a donné la vie et la vie est de Dieu : son souffle d’amour, son éternel mouvement qui vient à nous. Nous sommes le mouvement de l’Amour parce que nous venons de l’Amour.

Tout ce qui est en nous vient de Dieu : le Père en le Fils, le Fils en le Père : mouvement d’amour qui fait la Troisième Personne : un seul Dieu, un seul Amour. Ce que nous avons en nous, c’est le mouvement d’amour : mouvement de Dieu à nous, nous à lui, mouvement qui ne cesse de redonner à Dieu ce qui est à Dieu. Nous sommes les fruits de l’amour, nous sommes le chef-d’œuvre de Dieu.

Mais nous ne nous reconnaissons pas être dans ce mouvement d’amour, pourquoi? Parce que nous avons connu la volonté humaine. Nous qui étions mouvement d’amour, nous qui étions en harmonie avec la création de Dieu, nous qui reconnaissions Dieu dans tout ce qui est mouvement, sommes devenus aveugles. Nous avons été incapables de reconnaître ce mouvement d’amour parce que nous avons voulu connaître par nous-mêmes ces mouvements d’amour. Nous sommes devenus des étrangers à ce que nous sommes en nous.

Tout en nous est la création de Dieu. Tout nous a été donné. Si nous ne reconnaissons pas que nous sommes dans le tout de Dieu, c’est parce que notre volonté humaine nous maintient à l’extérieur. Notre volonté humaine nous a appris à aimer tout ce qui est extérieur, notre volonté humaine nous a manipulés jusqu’à préférer la vie sur la terre plutôt que la vie éternelle. Nous sommes venus sur la terre pour aller vers Dieu.

C’est comme un passage la terre : «Prouve-moi que tu m’aimes, montre-moi que tu veux de mon amour. Je te donne gratuitement, donne-moi tout cela gratuitement. Ta liberté est mon don, c’est moi qui t’ai donné ce que tu es, alors présente-moi ce que tu es. Aime-moi sans condition, ne demande rien, car je t’ai tout donné.» Mais nous ne sommes pas capables de vivre ce mouvement, car nous ne savons pas ce que nous avons en nous. Nous n’avons rien, nous n’avons rien à demander lorsque nous sommes enfants de la Divine Volonté : tout nous est connu, tout est pour nous. Mais nous ne sommes pas capables tant que nous allons ignorer les mouvements de Dieu.

Chaque mouvement va nous conduire à la purification de la chair. Lorsque nous allons donner à Dieu ce qui a fait de nous des enfants souffrants, Dieu va nous faire connaître nos choix devant le mal. Nous allons connaître les conséquences de ce que nous avons dans notre chair et cela, Jésus va le faire avec son amour. Nous allons avancer tous ensemble dans le mouvement de la purification de la chair. Dieu connaît qui nous sommes et Dieu sait qui a de la difficulté à être abandonné dans son mouvement de connaissance. Il n’y a que Dieu qui puisse tout connaître. Aucune volonté humaine ne peut connaître ce que la Divine Volonté connaît.

Parce qu’à l’instant où Adam connut le mouvement de la volonté humaine, un grand malheur lui a été connu : la faiblesse en sa chair. Il ne pouvait plus penser avec l’amour de Dieu, l’infinité bonté de Dieu; il ne pouvait plus regarder sa splendeur, car ce qu’il voyait c’était l’enfant qui avait désobéi; il ne pouvait plus entendre le son de l’amour, car ce qu’il entendait c’était son refus à Dieu; il ne pouvait plus penser qu’il était la parole de l’Amour, car tout ce qu’il disait lui rappelait qu’il venait de perdre la Parole de Dieu; il ne pouvait plus être dans le mouvement de Dieu, car ses membres semblaient s’engourdir dans tout ce qu’il découvrait. Il était dans un sentiment de honte, car il avait honte maintenant, car son refus le nourrissait.

La tache originelle venait de lui faire connaître qu’il avait voulu : se prendre pour Dieu. Lui qui avait reçu tout de Dieu avait voulu être l’égal de Dieu, et lorsqu’on sent qu’on a fait un mouvement que Dieu ne voulait pas, on se cache, on se cache à soi-même ce refus. Mais Dieu savait, Dieu aimait son enfant, alors il a été vers lui. C’est Dieu qui a été vers Adam, ce n’est pas Adam qui a été vers Dieu, Dieu a été voir son enfant : «Pourquoi te caches-tu, ne sais-tu pas que je te vois?» Adam avait mal pour lui-même, il aimait tellement Dieu.

Comment racheter son erreur? Il avait quitté tout ce qui était pour Dieu, mais Dieu continuait à le regarder et à l’aimer. Il prit avec lui la femme que Dieu lui avait donnée et il se montra à Dieu, et Dieu a regardé ses enfants. Dieu les a habillés, Dieu les a nourris, Dieu leur montrait comment être amour l’un pour l’autre, parce que Dieu n’avait pas enlevé son amour, il ne pouvait pas, il avait insufflé en eux son amour.

Et nous avons marché d’âge en âge avec ce souffle, ce souffle! Le souffle de Dieu qui était en Adam avait été en Ève. Le souffle de Dieu, d’Adam, qui est le même en Ève, a été en les enfants d’Adam et ce souffle est en nous. C’est le souffle d’Adam qui est en nous, il n’y en a pas deux. Est-ce qu’il y a deux amours? Il n’y a pas deux amours. Est-ce qu’il y a deux vies? Il n’y a pas deux vies, il y a un seul Dieu : Dieu le Père, Dieu le Fils, Dieu le Saint-Esprit, un mouvement : l’amour, et le souffle de Dieu est en nous, le souffle de Dieu est en nous. L’amour est en nous! Peut-on séparer la vie de Dieu? "Je te donne, prends la Vie de Dieu. Ah tiens, j’en coupe une autre partie, prends la Vie de Dieu." Non, c’est le même souffle de vie qui est en nous, c’est le même amour qui est en nous, et qui fait que nous sommes tous enfants de Dieu, tous égaux devant Dieu, tous aimés devant Dieu.

Lorsque Jésus est venu prendre tous nos péchés, il a pris tous nos péchés et il s’est présenté à son Père comme étant le Pécheur et il a apporté à la mort les péchés. Il n’en a pas oublié aucun. Nous avons tous été dans ce mouvement d’amour. Que nous ayons commis un mensonge ou que nous ayons tué une nation, quelle est la différence pour Dieu? Il n’y en a pas parce que c’est son même amour qui est en ces deux enfants, c’est son souffle de vie qui est en ces deux enfants. Son Sang est unique, il n’y a pas une goutte qui soit plus puissante qu’une autre. Il a déversé son Sang sur chacun de nous.

Alors, Dieu nous demande de nous aimer tous en frères et en sœurs, égaux sur la terre. Dieu nous demande de nous regarder à travers son amour, à travers ses yeux, à travers ses paroles. Il veut que nous nous aimions tous égaux comme étant sauvés de par sa miséricorde, par lui. Dieu nous apprend à être ce mouvement d’amour. Il faut se reconnaître tels que nous sommes : plongés dans son amour. Donnons à Dieu ce qui est à Dieu : tous nos mauvais choix, et tous nos mauvais choix n’ont pas de limites. Si un tel a menti, eh bien, il est en ma chair : "Je donne le mensonge et j’accepte de prendre tous les mensonges et je les donne à Jésus."

C’est Satan qui a fait mentir le premier, c’est Satan qui nous maintient dans le mensonge, c’est Satan qui ne veut pas que nous nous regardions comme étant un enfant dans le mensonge, car à cet instant, il a pouvoir sur nous. Lorsque nous nous disons : "Lui a menti, elle a menti, moi je n’ai pas menti" : mensonge, nous portons en nous toute chair, nous avons ressenti le mensonge en notre chair. Nous ne pouvons pas nous séparer de la chair, il n’y a eu qu’une seule chair.

Adam est venu de la Chair Éternelle, et lorsqu’il a été créé, une partie fut prise et cette partie fut la femme; donc, lorsque la chair a rencontré la chair, il y a eu une autre chair. Est-ce que ce sont trois chairs différentes? C’est une chair. Alors, nous portons tout ce que toute chair connaît en sa chair. Le péché de l’un devient pour nous une souffrance en notre chair. Nous ne pouvons pas nous séparer, nous sommes comme une lumière ou nous ne le sommes pas? Nous devons nous présenter devant Dieu comme un enfant de Dieu : tout entier, pas à moitié, pas au tiers, au centième, c’est entier que nous devons nous présenter devant Dieu.

Satan veut diviser les enfants de Dieu. Il montre devant nous ce que l’un fait et il veut que nous nous comparions à lui, et tout cela, il le fait par l’extérieur; en nous maintenant à l’extérieur, nous sommes incapables de vivre notre amour. En nous faisant écouter les souffrances de ce monde, nous demeurons à l’extérieur et nous pleurons sur nos frères et nos sœurs, nous nous sentons incapables de consoler tout le monde. Mais pourtant tout est en nous : la miséricorde est en nous, la grâce est en nous.

Nous devons aller à Jésus, lui donner toutes les souffrances du monde. À l’instant où nous entrons en nous, nous nous présentons devant Dieu : "Prends, Dieu, ce qui est à toi. Tout est pour toi, moi je ne peux rien, mais toi tu peux tout.» C’est un mouvement d’amour que vivre cela et là, ça nous procure la paix, et plus nous sommes dans la paix et plus la peur ne peut nous atteindre. Oui, nous allons tomber, mais nous n’aurons plus peur de demeurer par terre, car la paix en nous va nous relever. Nous, nous ne sommes pas capables de faire ça, mais Dieu oui, lui, il est capable.

C’est une source qui coule en nous et qui nous nourrit de l’intérieur : les enfants de Dieu sont une nourriture pour les uns et pour les autres, en Jésus. Nous sommes la grâce pour mon frère, nous sommes la grâce pour ma sœur, car ce que je suis ce n’est pas moi, c’est nous en Jésus. À cet instant, nous ne nous attribuons rien : tout est de Dieu, tout est pour Dieu. Dieu nous a tout donné et il veut qu’on goûte à son Tout, il veut que nous nous laissions plonger dans son mouvement d’amour pour goûter à ce mouvement d’amour. Si nous nous maintenons à l’extérieur, si nous regardons nos frères et nos sœurs à l’extérieur, nous ne pouvons pas nous laisser plonger dans cette nourriture : nous serons toujours dans cette faim, nous ne pourrons pas goûter à son eau Vive, nous serons toujours à la recherche.

Nous sommes un tout. En nous coule cette nourriture, en nous coule cette eau d’amour. Nous sommes ce que Dieu veut pour nous : son Tout. Nous sommes le Tout de Dieu et il nous veut ensemble. Pour nous maintenir ensemble, nous devons nous regarder ensemble comme étant des enfants de souffrance en notre chair. Et nous allons donner, nous allons donner notre peur de ne pas être capables d’avoir des amis, ça c’est Satan qui a voulu nous faire connaître cela.

Lorsque nous avons de la difficulté à l’extérieur de nous faire voir comme des amis, c’est parce qu’à l’intérieur de nous il y a la peur, la déception, le jugement : c’est nous qui nous nous jugeons, c’est nous qui disons que l’autre ne nous accepte pas. Nous provoquons des mouvements et ces mouvements que nous avons provoqués dans notre faiblesse devant le péché, nous les voyons devant nous, et ce que nous voyons devant nous devient une nourriture pour les autres, alors ils s’en nourrissent. Il y a comme un ébranlement qui se passe à l’intérieur qui fait qu’ils reculent. Ils ne sont pas capables de comprendre que nous avons sorti de nous une peur et que cela a frappé ce qu’ils sont : des enfants qui ont peur eux aussi. Alors, Satan joue avec cela, il est là pour nous maintenir dans la déception.

On se recule devant nous-mêmes. Nous ne sommes pas mouvement d’amour pour nous-mêmes, alors les autres ne sont pas mouvements d’amour pour eux-mêmes. Deux mouvements d’amour qui manquent d’amour pour soi-même deviennent quelque chose qui explose : "Ne viens pas m’achaler. Tu me tapes sur les nerfs. Je ne suis pas capable de t’endurer." Voyez-vous, c’est nous-mêmes face à ce que nous sommes; l’autre, c’est lui-même face à ce qu’il est : il se voit en moi et je me vois en lui. Tout cela, ce sont les manœuvres de Satan.

Il y a tellement de marques à l’intérieur de nous. Le péché a fait des blessures à l’intérieur de nous, et il s’en sert contre nous. Il y a des mouvements que nous, nous ne pouvons pas voir, mais que les esprits impurs peuvent voir parce que ce sont eux qui les ont fait entrer en nous. Ils nous ont mis devant des situations de mal et nous, avec notre volonté humaine, nous avons choisi de faire entrer ça en nous et ça s’est logé en nous, et c’est avec cela que nous avançons dans la vie.

Nous nous maintenons dans la souffrance avec notre souffrance. Plus nous connaissons la souffrance et plus nous ne voulons plus souffrir, et pour ne plus souffrir, nous cachons dans notre chair ce qui est de la souffrance. Au lieu de la donner à Jésus, nous l’avons cachée en nous. Alors, Jésus parle à l’intérieur de nous et nous entendons à l’extérieur de nous ce qu’il y a en nous, et cela ne peut se faire que par la puissance de Dieu. Il n’y a que Dieu qui va faire de nous des enfants nouveaux, des enfants qui connaîtront l’amour.

Ce mouvement est commencé. Une Terre Nouvelle se présente à nous et tous ceux qui acceptent de vivre dans ce mouvement d’amour commencent à se laisser purifier par Jésus et cela apporte la paix en nous. Et plus cela apporte de la paix en nous et plus ceux qui sont en nous reçoivent des grâces, pour qu’à leur tour ils puissent donner la souffrance qui est en leur chair.

Chacun porte les marques qui nous font souffrir, mais chacun doit vivre sa propre purification : "Moi, je ne vivrai pas ta purification et tu ne vivras pas ma purification, mais tu m’aideras et je t’aiderai". Voilà le mouvement de l’amour, voilà ce qu’est porter la Croix d’amour : être entre les mains de Dieu pour voir et entendre. C’est ce temps que nous vivons : un temps d’amour.