Rencontre d’amour avec l’agir de Dieu à Épiniac, France,

par son instrument, la Fille du Oui à Jésus.

 

2008-03-08 - Soir  Partie 2

 

La Fille du Oui à Jésus en le Saint-Esprit : Alors, nous allons continuer, mais nous allons continuer avec des questions et Dieu répondra, car ce que Dieu sait …

 

Q.

  

Jésus : La sainteté ne vient pas de la volonté humaine. Lorsque l’Église regarde un enfant, c’est Dieu qui regarde un enfant, ce n’est pas la volonté humaine, c’est Celui qui aime sans condition, c’est Celui qui donne à l’âme la plénitude de l’amour. C’est Dieu qui abreuve l’enfant de ses grâces afin que l’âme s’élève jusqu’à Dieu. Donner sa vie pour ses frères et ses sœurs, aucun humain ne peut le faire que si les grâces de Dieu le font.

L’âme est embellie par Dieu, n’est pas embellie par les œuvres des hommes. C’est Dieu qui donne à l’âme sa beauté, sa lumière. C’est l’âme qui reconnaît Dieu, c’est l’âme qui s’incline devant son Dieu, c’est l’âme qui rend à Dieu ce qui est à Dieu. L’âme est dans l’amour inconditionnel, elle est en la présence même de son Dieu d’amour et l’enfant qui reconnaît qu’il a soif reconnaît que cela vient des grâces que l’âme a reçues.

La vie spirituelle est invisible à tout être humain qui est en sa volonté humaine. Il n’y a que Dieu qui puisse faire voir l’invisible aux enfants qui sont encore sur la terre. Par les grâces du Ciel, l’enfant est préparé à voir la beauté de Dieu : l’enfant est dans le mouvement de la lumière. C’est la lumière qui le frappe, c’est la lumière qui le saisit, c’est la lumière qui l’enveloppe afin qu’il puisse voir l’invisible. L’invisible devient pour lui quelque chose qui peut le pénétrer et ce qui pénètre en lui devient pour lui une lumière, et là il voit, il voit la splendeur de Dieu, il voit ce que Dieu veut qu’il voit.

Comment vous, êtres humains, pouvez-vous saisir la splendeur de Dieu, si ce n’est que Dieu le permet? Comment vous, pouvez-vous être dans ce mouvement d’amour si ce n’est que Dieu vous fait connaître ce mouvement par sa Volonté? Rien ne peut venir des humains, mais tout de Dieu.

L’âme qui reconnaît être dans la lumière par la Lumière voit son Dieu, mais l’enfant ne peut pas voir son Dieu. Il reconnaît être devant Dieu par la grâce, il se laisse saisir par la grâce et tous ses membres en ressentent les effets. Lorsque l’enfant se voit être dans ce privilège, il rend grâce à Dieu avec les grâces, pas avec ce qu’il est : l’enfant qui craint, l’enfant qui se sent indigne.

Dieu sait reconnaître ses enfants, il a préparé ses enfants avant même qu’ils soient sur la terre, car Dieu savait que tout ce que (ses) enfants étaient pour vivre (les) emmènerait là où lui le voulait. L’Esprit de Dieu plane sur tous les enfants de ce monde. L’Esprit de Dieu sonde les cœurs qui veulent de Dieu.

L’Esprit de Dieu sait nourrir l’enfant qui veut mourir pour Dieu. Lorsqu’un enfant est choisi pour être un martyr, déjà Dieu le nourrissait, déjà Dieu le préparait à vivre ce qu’il avait à vivre. Chaque mouvement a été dans sa vie pour l’emmener là où Dieu le voulait afin de nourrir, de nourrir tous les enfants du monde.

Lorsqu’un enfant est saint, il l’est par les grâces. Qui est l’enfant qui est appelé à la sainteté? C’est Dieu qui le sait, pas les hommes. Si un enfant se donne inconditionnellement, cela devient une grâce pour tous les enfants du monde, sans exception, car rien n’est venu de lui, mais tout de Dieu. L’enfant qui porte tous les enfants du monde ne sait pas : la grâce qu’il reçoit va atteindre tous les enfants du monde : passé, présent, futur. Telle est la Volonté de Dieu, tel est l’amour de Dieu.

L’enfant qui est proclamé saint est une grâce pour tous les enfants de Dieu. Un enfant qui n’est pas proclamé saint alors qu’il est amoureux de tous ses frères et ses sœurs du monde entier, alors qu’il se donne sans compter, alors qu’il reçoit l’amour de Dieu, la grâce de Dieu, est pour tous les enfants de Dieu un mouvement d’amour, une grâce. La limite de Dieu est éternelle, elle ne s’arrête jamais. Elle est là, elle se laisse plonger dans l’enfant et l’enfant se multiplie sans savoir qu’il est dans la grâce de Dieu.

«Oh! Enfants d’amour, réjouissez-vous d’être dans les grâces de la sainteté. Aucun enfant ne peut devenir saint s’il ne porte pas en lui la sainteté et la sainteté est venue par Dieu pour les plus petits de ce monde.»

 

La Fille du Oui à Jésus en le Saint-Esprit : Reconnaître qu’un enfant est saint, c’est reconnaître que soi-même est dans la grâce de la sainteté. Merci, Seigneur.

 

Q.  Je viens te poser la question, Francine, pour une messe, des fois on dit des messes, les gens qui vont lire la Parole à la place de la messe le dimanche.

 

R.  La Fille du Oui à Jésus en le Saint-Esprit : Lorsque nous sommes venus sur la terre, nous sommes venus par la Volonté de Dieu. Lorsque nous avons avancé sur la terre, nous avons avancé avec les grâces de Dieu. Lorsque nous avons été prêts à montrer nos œuvres à Dieu, cela nous a été connu par les grâces de Dieu. Lorsque nous avons été dans ces grâces, nous avons reconnu que tout ce que nous présentions était déjà là, était dans ce mouvement de découverte, était dans ce que tout ce qui est passé, présent, futur. Nous sommes dans ce mouvement d’amour, nous sommes l’éternité en Jésus, nous sommes la lumière de Dieu pour tous ceux qui veulent voir, pour tous ceux qui veulent comprendre.

L’Esprit de Dieu nous fait toujours avancer afin que nous puissions être dans notre propre épanouissement. Si on veut être dans notre propre épanouissement, il faut être dans l’amour inconditionnel. Pour être dans l’amour inconditionnel, il faut goûter à l’amour inconditionnel, il faut se donner pour ceux qui souffrent, il faut se donner pour ceux qui refusent de souffrir, il faut être la grâce.

Lorsque Jésus est venu sur la terre, il a pris tout ce que nous étions, du commencement de ce monde jusqu’à la fin de ce monde, et il a présenté à son Père chaque instant qu’il était sur la terre afin de toujours être dans son accomplissement. Pas un instant, Jésus d’amour n’était pas dans son accomplissement, ce qui l’a conduit là où son Père le voulait : sur la Croix, afin de connaître ce que nous avions, nous, besoin pour être ressuscités.

Jésus n’avait pas à mourir pour être ressuscité, il était Dieu, il était l’Amour, il était la Vie Éternelle. Il a consenti à prendre ce que nous sommes : prendre nature humaine, prendre en sa chair la faiblesse de l’homme, prendre en lui les péchés du monde, comme si cela était lui qui avait commis les péchés. Dieu est Dieu, Dieu est Amour.

Lorsque nous avançons, nous, nous devons être ainsi, nous devons être pour les autres quelqu’un qui veut les aider en se montrant comme eux, non pas en se séparant de l’être qui souffre, mais en montrant qu’à l’intérieur de chacun de nous, nous sommes l’amour et que l’amour peut vaincre la souffrance. Nous sommes la vie, nous sommes l’amour de Dieu, nous avons en nous la force.

Lorsque nous marchons sur la terre, nous marchons avec la souffrance du monde, mais en nous, en nous il y a la vie éternelle, il y a l’amour, il y a la présence de Dieu. Continuellement, nous sommes dans ce mouvement d’amour; alors, cela nous amène à découvrir la miséricorde, cela nous amène à découvrir l’amour inconditionnel. Nous nous goûtons, nous nous savourons dans ce mouvement d’amour.

La messe est ainsi : la messe, c’est présenter à Dieu ce que nous sommes; la messe, c’est se reconnaître étant pécheurs; la messe, c’est se reconnaitre étant miséricorde; la messe, c’est présenter à Dieu notre vie en Dieu. Jésus prend notre vie, il la présente à son Père; nous consentons à prendre notre vie et la présenter à son Père; nous consentons à ce que son Père nous regarde avec amour, avec son don de Vie.

Lorsque le prêtre, qui est dans la puissance du Saint-Esprit, montre au Père le Pain de vie, c’est nous qu’il montre. Il montre le don absolu de l’amour du Père pour les enfants de son Père. Il est en mouvement d’amour éternel. Il devient une source qui coule sans jamais s’interrompre. Il est le mouvement du Père : le Père qui donne son Fils bien-aimé, un Père qui donne son amour inconditionnellement, un Père qui consent à nourrir ses enfants de son amour, car le Fils est son amour. Le Fils en le Père, le Père en le Fils : éternel mouvement d’amour qui ne cesse de se donner, de se présenter pour nourrir ses enfants continuellement.

La messe, c’est un mouvement d’amour qui nourrit, qui se donne, qui est gratuit, qui se présente pour maintenir un amour : l’éternité, goûter à l’éternité, se plonger dans l’éternité, faire le même mouvement que le Père est pour le Fils, le Fils pour le Père et qui fait la troisième Personne. Nous, nous sommes dans ce mouvement, nous faisons partie de ce tout. C’est comme si l’Esprit de Dieu venait à nous et il nous plongeait dans ce mouvement d’amour. Tout devient le présent de la création qui est de toute éternité en Jésus, car nous étions en Jésus, en la Chair Immaculée, en la Chair Immortelle devant Dieu le Père. Il nous emmène en son éternité et nous, nous savourons ce mouvement à l’instant où nous sommes. Nous ne pouvons être là que si Jésus lui-même nous prend et nous rend présence.

Lorsque nous entendons la Parole de Dieu, nous entendons un mouvement qui nous appelle, nous entendons la Parole de Dieu qui invite ses enfants à goûter à cette éternité. Lorsque nous ne pouvons pas avoir la présence même du Christ-Prêtre, nous entendons son appel : il nous invite à vivre l’éternité pour que nous puissions être dans ce Pain de vie, dans ce Vin de vie une source d’amour qui nourrit les enfants.

Rappelons-nous lorsque le peuple de Dieu était dans le désert, il avait soif, il avait faim. Ils ont avancé avec leurs souffrances, ils ont avancé, et lorsqu’ils sont sortis du désert, ils avaient encore faim, ils avaient soif encore, car ils n’avaient pas encore goûté à la plénitude de ce que le Père voulait pour eux. Tous ceux qui ont accepté de vivre la vie en Jésus, pour Jésus, pour la plus grande Gloire de Dieu le Père ont goûté, ont goûté à la vie éternelle.

Si aujourd’hui il y a de la souffrance en ce monde, si aujourd’hui nous ne pouvons pas recevoir le Corps et le Sang de Jésus, demandons la grâce de comprendre la vie éternelle et le Saint-Esprit sondera notre cœur. Il nous rappellera que lorsqu’un seul enfant goûte à la vie éternelle, se plonge dans la vie éternelle, tous y goûtent.

Ces temps sont rudes pour nous, n’est-ce pas? Mais il faut passer, il faut passer ce temps, car telle est la Volonté de Dieu. Jésus est le Fils de Dieu et il nous aime sans condition. La Parole, la Parole de Jésus, c’est l’Enfant qui appelle l’enfant à entrer à la maison. Amen.

Ce que nous venons d’entendre, c’est comme une nourriture pour tous nos frères et nos sœurs. Dieu connaît notre temps et notre temps n’est pas toujours au même diapason avec tous les enfants de Dieu. On ne veut plus de Dieu aujourd’hui, même des enfants qui se sont donnés à Dieu ne comprennent pas leurs propres souffrances. Si nous voulons atteindre la perfection, il va falloir qu’on se reconnaisse imparfaits. Nous avons tous besoin des uns et des autres pour être dans le mouvement de Dieu, comme Dieu le veut. Si aujourd’hui nous comprenons, c’est parce que c’est Dieu qui le veut. Si nous ne comprenons pas, c’est parce que c’est Dieu qui nous sait pas prêts. La Source de Dieu, c’est pour nous, elle continuera toujours pour nous, elle n’est pas contre nous, elle est pour nous.

Laissons à Dieu ce qui est à Dieu. Lorsque nous serons dans une cérémonie que nous appelons ADACE, eh bien, nous nous mettrons devant Dieu et nous appellerons la grâce de Dieu pour qu’un jour nous puissions goûter à ce que nous sommes en Dieu à la communion. Amen.

 

Q.  Vous avez parlé de la Chair Immortelle, cela veut dire qu’au Paradis nous gardons notre chair?

 

R.  La Fille du Oui à Jésus en le Saint-Esprit : Nous sommes la chair de la Chair Éternelle. Jésus est la Chair Éternelle, en Dieu.

Avant que nous soyons, Jésus était. Lorsque Jésus, Esprit d’Amour, se présenta à tous les anges, ce qui était invisible devint visible. Alors ils ont vu, ils ont vu pour la première fois le Fils de Dieu fait Homme, et lorsqu’ils ont vu le Fils de Dieu fait Homme, ils ont vu la Chair Éternelle, ils ont vu la Matière Éternelle, ils ont vu l’Immaculée, la Pureté. Tout était devant eux, mais pas tous ont adoré Dieu le Fils, pas tous.

Aujourd’hui, nous, nous découvrons que nous venons de la Chair Éternelle, Immaculée. Nous étions enfants de la Divine Volonté. À l’intérieur de nous, il y a encore cet enfant, cet enfant pur qui veut être reconnu par lui-même comme étant de la Chair Éternelle.

Nous venons au monde par la Volonté de Dieu le Père. Aucun enfant ne vient au monde sans que Dieu le Père l’ait choisi. Il connaissait tout de notre nom avant même que nous le prononcions, parce qu’il nous connaissait avant que nous soyons : il nous avait tous vus, il nous a tous aimés inconditionnellement. Lorsque fut le temps, nous sommes venus ici sur la terre par sa Volonté.

Nous sommes chair éternelle si nous acceptons d’être chair éternelle. Mais si nous n’acceptons pas d’être en Jésus, nous allons être dans la mort éternelle et cela viendra de notre propre choix. Lorsqu’il a dit : «À la fin du monde, les os, la poussière seront ossements et les ossements reprendront chair, et là, cela s’unifiera à l’âme», alors notre âme avec notre chair sera dans le jugement. L’âme, elle, qui est en enfer s’unira à la chair qui sera, elle, en enfer éternellement.

Ce n’est pas l’âme qui a choisi d’aller en enfer, c’est l’être que nous sommes avec notre volonté humaine. Celui qui a accepté d’être dans le moi, refusant Dieu catégoriquement, condamne son âme à la mort éternelle. Il rejoindra son âme avec sa chair dans un mouvement sans fin de souffrances. Mais l’enfant qui aime Dieu aime son âme, prend soin de son âme; alors l’enfant, même s’il connaît la souffrance à cause de sa volonté humaine, aime Dieu sans condition. Alors l’âme, elle qui se sait être impure, va au purgatoire afin d’être embellie, de connaître l’Immaculée : mouvement de l’amour, car elle est la vie; elle devient si belle pour Dieu lorsque Dieu appelle l’âme. Lorsque la chair ressuscitera, elle s’unira à l’âme, l’âme l’unira à elle et c’est l’éternité.

Mais ce que nous vivons présentement est un appel à redevenir immortel. Dieu veut purifier la chair. L’âme, elle, se laisse purifier par les sacrements. Maintenant, la chair, c’est son tour et c’est Dieu qui nous montre comment, c’est Dieu qui nous appelle à lui donner ce que la chair a en elle et qui la rend assujettie au péché. Nous n’aurions jamais dû connaître la mort avec notre chair, nous aurions dû toujours être devant notre Dieu lorsqu’il nous aurait dit : «Viens maintenant.»

Ce que nous sommes en train de vivre, c’est une transformation; ce qui est assujetti au péché deviendra un mouvement de pureté : le corruptible deviendra incorruptible, le mortel deviendra immortel.

Cela, ce n’est pas à nous de gérer les grâces du Ciel et le temps du Ciel, mais c’est commencé. Dieu nous fait entendre sa Volonté, nous fait comprendre sa Volonté, afin de vivre ce temps : un temps où les élus de Dieu ne seront plus dans le mal, jusqu’au jour où les élus de Dieu seront tentés. Et à cet instant, Jésus, le Fils glorifié, viendra chasser Satan pour toujours, pour toujours. Mais, il faut vivre ce temps.

Il a été dit : «Un jour viendra où je rassemblerai mon peuple, je lui parlerai en les cœurs, les cœurs de pierre deviendront des cœurs de chair et ils sauront qu’il n’y a qu’un seul Dieu». Si nous regardons les enfants de ce monde, nous regardons leurs souffrances à cause de l’idolâtrie. Il y a tellement de dieux dans notre vie! Les enfants de Dieu se prennent pour Dieu. Et Dieu vient, vient chercher ses enfants; il nous redonne un air nouveau et nous commençons à respirer cet air nouveau en se servant des enfants comme nous pour aller chercher les autres.

Nous vivons le plus grand rassemblement qui ne s’est jamais vu. Nous vivons le mouvement de la Purification de la chair, et il n’y en aura plus jamais d’autres après celui-là. Ça, c’est l’affaire de Dieu, ce n’est pas notre affaire. Ce qui est commencé, nous ne savons pas quand cela va se terminer et cela ne nous regarde pas.

Si nous, nous sommes appelés à vivre ce mouvement jusqu’au bout, eh bien, cela c’est l’affaire de Dieu. Si dans ce cheminement de purification de la chair, Dieu nous dit : «Ton temps est terminé», eh bien, nous irons devant Dieu pour vivre notre jugement, mais ceux qui sont sur la terre continueront; cela s’achèvera où Dieu le voudra. C’est à nous de dire oui et à faire ce que Dieu demande, pas plus et ni moins. Amen.

 

Une personne dans la salle : Eh bien, merci beaucoup, Francine. Vous ne nous avez pas parlé de vos livres, peut-être.

 

La Fille du Oui à Jésus en le Saint-Esprit : Alors, en 2001, après avoir dit mon chapelet, c’est là qu’il m’est arrivé quelque chose d’un peu spécial. C’est que mes mains ont…, il a sorti de l’huile de mes mains. Oh! quand cela arrive, on se demande qu’est-ce qui se passe? On n’y croit pas trop, trop, hein. Malgré ce qu’on voit, on s’imagine que c’est impossible. Et c’est vrai, c’est impossible pour les humains. C’est ce que j’ai exprimé : c’est impossible! Mais dans la nuit, j’ai entendu une voix, mais la voix ce n’est pas là que je l’ai entendue, c’est ici, là. Alors la voix, comme vous me parlez, à l’intérieur de moi dit : «Allume ta lumière». Alors moi, j’ai une lampe, j’ai juste ouvert ma lumière et la voix a dit : «Regarde tes mains et crois». J’ai regardé mes mains et l’huile se tenait à la surface de mes mains et non ici. Elle ne coulait pas et elle était abondante, mais elle se tenait à la surface. Comment expliquer ça?

Alors, à partir de ce moment-là, j’entendais la voix de Marie. Elle me donnait des grâces d’abandon, des grâces d’obéissance, des grâces, mais jamais la voix me disait ce que j’étais pour vivre. Maman Marie m’instruisait pour que je sois obéissante, pour que je sois dans l’abandon.

Alors, quinze jours plus tard, j’ai entendu une autre voix, mais à l’extérieur, à ma gauche, et ce que j’ai entendu, c’est : «Amystica». C’était la voix de mon ange gardien. Dans la même semaine, c’est une voix d’homme que j’ai entendue à l’intérieur de moi, une voix d’homme. Alors là, ça surprend une personne! Vivre ça, ce n’est pas facile, on n'y croit pas; d’autres (oui) mais pas moi, surtout que j’étais ignorante sur tout ce qui se passe.

Je ne savais pas que Maman Marie apparaissait. Lourdes, Fatima, mais pas en dehors de ça. Je ne connaissais rien des messagers. Je ne connaissais pas ce qu’étaient des groupes de prière. Il n’y avait pas grand-chose que je connaissais à part de ce que les religieuses nous avaient enseigné étant jeunes et ce que nos parents, mes parents m’avaient donné.

Je viens d’une famille de 13 enfants, catholique. Nous avons fait le chapelet étant jeunes, comme tout le monde. Mais dans les années 70, là, nous avons délaissé le chapelet et nous nous sommes adonnés à la musique, nous nous sommes adonnés à toutes ces folies-là qui nous éloignent de Dieu, mais toujours en respectant le dimanche, toujours en respectant les dix commandements de Dieu. C’était difficile des fois de suivre les dix commandements de Dieu; il fallait aller vers les prêtres pour nous ramener sur le droit chemin.

Mais j’ai eu la chance de rencontrer un homme. Il s’appelle Maurice, c’est mon mari. Lui venait d’une famille de onze (enfants) et cette famille aussi était pratiquante : les dix commandements de Dieu, …. Il avait été élevé lui aussi parmi les religieux, alors là ensemble, nous nous sommes maintenus devant Dieu. Oh! c’était difficile parfois, tu sais un couple ensemble, ça s’obstine, hein! Alors, sans les grâces de Dieu, on ne pouvait pas passer à travers de tout ça. Ça m’a amenée à élever mes enfants avec ce que j’étais : une personne qui voulait l’amour, une personne qui voulait son mari, comme ça! On exige de notre mari souvent, hein?

Lorsque Maman Marie m’a parlé, lorsque j’ai entendu la voix de Dieu, la voix de Jésus, là il m’a appris. Il m’a appris à aimer mon mari : «Regarde-le, il est mon enfant, regarde-le comme je l’aime». Ah! je découvrais l’amour, le vrai, parce qu’il me nourrissait de son amour. Alors, c’est avec son amour que j’ai aimé Maurice, (non) plus avec mon amour blessé.

Je devenais une personne qui apprenait à m’aimer, je ne lui demandais plus de l’amour, j’avais l’amour de Dieu en moi et ce qui sortait de moi, bien, lui, commençait à le changer. Lui aussi, il est devenu un homme patient avec lui-même, il apprenait à s’aimer lui-même.

Les deux derniers mois que nous avons passés ensemble ont été les plus beaux jours de notre vie de mariage, les plus beaux jours, c’était si merveilleux! Lui et moi, on n’exigeait plus l’un de l’autre, on se donnait par amour, sans effort : c’était bon.

Mais le Seigneur est venu le chercher. Le 4 mars 2001, il est venu chercher mon mari. Cela s’est fait dans l’amour et dans la paix. Nous étions tellement dans la paix, mes enfants et moi, qu’on ne savait pas ce qui se passait. Comment se fait-il qu’on a cet amour en nous? Les gens venaient et on ne voulait que les serrer, puis on voulait les consoler. Ils pleuraient, c’est nous qui les consolions. On chantait des chansons, et là mon mari était là et mes enfants chantaient. Comment on pouvait vivre ça? J’étais amoureuse de mon mari, follement amoureuse de mon mari, je l’ai toujours été, mais plus dans les derniers mois, et mes enfants ont toujours aimé et respecté leur père. Les filles disaient qu’il n’y en avait pas deux comme lui et on chantait pour Dieu de nous avoir donné un homme : moi un homme et eux un père.

Et même les amis de nos enfants, lorsque tout le monde partait, demeuraient et on se mettait à parler de ce qu’il avait été et on riait. C’était de la folie, comment on pouvait vivre ça? C’était la grâce de Dieu. Ça été un bon moment, un très bon moment et je sais qu’il est là tout le temps, il me donne cette grâce qu’il soit en ma présence.

Alors là, les écrits : j’entendais la voix de Jésus, alors j’écrivais. Il me disait ce que je devais écrire et ça se faisait comme une dictée à l’école : lui parle et moi j’écris. Et comme je n’étais pas bonne à l’école, il disait : «Occupe-toi pas des fautes, je t’enverrai quelqu’un», mais je ne connaissais personne.

Moi, mon mari, mes trois enfants : c’était notre vie. Qui était pour venir m’aider? Mais ça s’est fait tout seul, absolument tout seul. C’est comme si le monde venait, puis je ne les connaissais même pas et ils venaient. Alors aujourd’hui, on se trouve avec une équipe, partout : nous en avons au Québec et nous en avons même en Ontario, nous en avons en Allemagne. Tout ça se fait, comment? Ça, c’est l’affaire de Dieu, c’est son œuvre, ce n’est pas mon œuvre.

Lorsqu’il y avait quelque chose que l’équipe disait : «Il faut trouver un théologien qui lise tout ça», "Qu’il s’arrange avec ça, c’est son œuvre, ce n’est pas le mien, on ne connaît personne", et ça rentrait, ça rentrait, ça rentrait. "Comment? Il faut que l’Église approuve". "Ça, c’est son affaire, c’est son œuvre, pourquoi on s’inquièterait?" Alors, on donnait ça au Seigneur, puis on abandonnait ça.

Eh bien, c’est arrivé : mon évêque est au courant de tout ça, et juste avant de venir ici, le 28 octobre 2007, Grand-maman sainte Anne s’est arrangée pour que je rencontre le Primat de l’Église du Canada qui a béni l’œuvre, la Fille du Oui, l’être fragile que je suis : Francine, et il a dit : "Continuez votre mission". Ça, c’est l’affaire de Dieu. Moi, je n’aurais pas été voir le Cardinal Ouellette, je ne le connaissais pas et j’aurais été incapable d’aller vers lui. Mais le Ciel en a décidé autrement, et lorsqu’il a dit d’aller en France, ça, c’est venu encore de Dieu. C’est lui qui a tout préparé et ce que nous faisons, nous le faisons avec les grâces de Dieu : c’est son affaire, ce n’est pas notre affaire. La journée où il dira : «Reste à la maison», je resterai à la maison.

 

Q.  C’est la première fois que vous venez en France?

 

R.  La Fille du oui à Jésus en le Saint-Esprit : C’est la première fois que je viens en France. Pas Nicole, Nicole est venue quatre fois; alors elle est habituée aux aéroports, moi je n’avais jamais sorti. Même pas, je demeure à trois heures de Québec et je n’avais même pas été à Québec; alors, hein, je ne serais pas venue ici! Le Seigneur le savait, il a tout préparé; tous ces mouvements-là, c’est son œuvre.

Ce que nous présentons, c’est l’œuvre du Seigneur. Des fois, je dis au Seigneur : "Seigneur, qu’est-ce qu’on fait avec tous ces livres-là, Seigneur? J’ai l’impression, Seigneur, d’être un colporteur." Il dit : «Cela n’est pas tes affaires, ma fille.» Alors ça, c’est l’œuvre de Dieu, ce n’est pas notre œuvre. Voilà, merci.