Rencontre d’amour avec l’agir de Dieu à King City, Ontario,

par son instrument, la Fille du Oui à Jésus

 

 

2008-02-02 – Partie 1

 

 

La Fille du Oui à Jésus en le Saint-Esprit : Le Seigneur va faire ce que vous venez de faire avec son Église : tous ceux qui se sont éloignés, il va les inviter à se rapprocher.

Dieu regarde ses enfants et il ne cesse de les aimer : petits groupes nous sommes, nous le sommes pour Dieu. Mais Dieu ne néglige jamais ses autres enfants; il aime tous ses enfants. Il veut nous prendre comme étant des instruments entre ses mains pour nous présenter à son Père, en disant : «Père, voici tes enfants, ceux qui croient en moi, ceux qui ont soif, ceux qui ont faim de ma Parole. Laisse ta miséricorde se répandre sur eux, afin qu’ils soient une source qui va couler sur tous les enfants du monde. Ce monde a faim, ce monde a soif, Père, mais ils ne savent pas où s’alimenter. Ils se sont éloignés de toi, Père, en pensant que là où ils iraient, ils trouveraient le bonheur.»

Jésus parle ainsi à son Père. Jésus ne cesse de parler à son Père des choisis de son Père. Nous sommes tous choisis du Père et Dieu le Père veut tous ses enfants; alors, il se sert de ce que nous sommes. Si, en ce moment même, on se regardait tels que nous sommes avec ce que nous avons accumulé, on verrait des enfants en béquilles, on verrait des enfants allongés sur un grabat, on verrait des enfants aveugles, sourds, on verrait des enfants qui veulent donner, mais ils n’ont pas de main : c’est ce que nous sommes.

Pourquoi sommes-nous aveugles, sourds, pourquoi n’avons-nous pas de main? C’est parce que nous manquons de foi en les grâces de Dieu. On ne cesse de s’inquiéter, on ne cesse de regarder à des endroits où il n’y a pas de grâces, et il y a des enfants qui se demandent : "Mais qu’est-ce que vous faites, vous qui priez? Qu’est-ce que vous faites, vous qui allez à la messe régulièrement?" Eux se posent ces questions parce qu’ils nous regardent, eux ne voient pas les béquilles que nous avons, mais ce qu’ils voient ce sont des enfants hésitants devant leurs prières, ce sont des mères qui pleurent malgré leurs prières, ce sont des pères qui sont désespérés malgré qu’ils assistent à la messe à tous les dimanches.

Ce sont les enfants de ce monde qui nous regardent. Eux ont aussi faim et soif que nous, mais ils veulent aller manger une nourriture vivante, ils veulent boire à une source pure. Nous ne représentons pas cette nourriture, nous ne représentons pas cette eau vive, parce que notre regard est perdu dans nos pensées, nous avons de la difficulté à écouter les paroles de Jésus et à vivre les paroles de Jésus. Les enfants de ce monde ont besoin, ont besoin des enfants qui croient en ce qu’ils sont. Jésus vient parler en notre cœur pour saisir notre cœur, afin de le maintenir dans sa chaleur. Jésus est la Lumière du monde, Jésus est mouvement de la vie, il est notre Dieu, un seul Dieu.

Lorsque nous regardons Jésus, nous regardons le Père. N’a-t-il pas dit à ses apôtres : «Si tu me regardes, tu regardes mon Père?» Alors, nous avons la présence même de Dieu le Père, Dieu le Fils, Dieu le Saint-Esprit en nous : nous avons la Toute-Puissance en nous, nous avons le Créateur en nous et nous sommes ses enfants. Il a envoyé Jésus vers nous pour nous dire : «Vous êtes mes enfants et je vous aime. Aimez-vous les uns et les autres comme je vous aime.» Lorsque Jésus disait une parole, c’est le Père qui disait une parole, alors nous devons faire ce que notre Père nous demande : être le visage de son Fils. Nous devons représenter ce que nous sommes : l’amour, un amour inconditionnel pour Dieu le Père.

Jésus, sur la terre, a montré un visage d’amour et de paix. Jésus, lorsqu’il est venu, a accepté la souffrance du monde, il ne l’a pas seulement regardée, il a accepté de la vivre et il a gardé son visage d’amour. Lorsqu’on regardait le visage de Jésus, on regardait une puissance. Lorsque les soldats ont voulu frapper le visage du Christ, ils lui ont mis un linge sur le visage, pourquoi? Parce qu’ils regardaient la puissance de Dieu, ils regardaient la confiance en Dieu. Jésus avait confiance en ce qu’il était : il était le Fils de Dieu, il était l’Envoyé de Dieu, il était Celui qui avait pris nature humaine, et prendre la nature humaine c’est accepter ce qui est de la nature humaine. La Chair de Jésus parfaite acceptait de prendre notre imperfection, la Chair de Jésus parfaite acceptait de tous nous prendre; c’est comme si la Chair de Jésus était composée de toute notre chair imparfaite et il prenait tout avec amour, avec confiance.

Ceux qui le regardaient voyaient, voyaient qu’il gardait sa force et cette force sortait de son intérieur. Cette force, il ne la prenait pas de l’extérieur, car tout ce qui était extérieur n’était que souffrances, que lamentations. Il voyait des enfants qui étaient en larmes, il voyait des enfants qui étaient aux prises avec des maladies : la lèpre; il voyait l’orgueil, il voyait tout ce qui était du mensonge. Il regardait l’extérieur et il ne laissait pas pénétrer en lui ce qu’il regardait, mais il se penchait sur la souffrance du monde. Il ne s’éloignait pas de la souffrance, il était venu pour les plus grands malades et les plus grands malades étaient tous ceux qui avaient succombé très bas dans le péché. Alors, il était venu pour les plus grands des pécheurs. Il les accompagnait, il les soulageait et on pouvait regarder son visage et il n’avait jamais perdu sa paix, pourquoi? Parce qu’il était amoureux, il était amoureux de sa Chair. La Chair du Fils de Dieu est une Chair d’amour : elle est de Dieu.

Dieu le Fils n’a pas été créé, il est incréé. C'est lui le Créateur, c’est lui le Tout; alors, il était amoureux de ce qu’il était et son amour se penchait sur ce qu’il avait créé pour ne former qu’une seule chair. Nous sommes tous la Chair du Christ, créée par le Christ pour ne faire qu’un, tout comme le Père et le Fils ne font qu’un. Nous, par la Chair du Christ, nous ne faisons qu’un : nous sommes en Jésus, nous faisons partie de l'immense amour du Christ pour son Père. Nous avons tous été choisis par Dieu, notre Père Éternel. Comment le Fils ne pouvait-il pas aimer qui nous étions? Car ce qu’il regardait, c’étaient les enfants de son Père, c’étaient tous ceux que son Père avait choisis, et le Fils aimait tous ceux que son Père avait choisis, car choisis nous sommes, amour nous sommes.

Nous sommes l’amour de Dieu. Nous avons en nous le souffle de Dieu : vie spirituelle, vie d’amour, vie éternelle. Nous avons, pour la vie spirituelle, chair voulue par le Père, l’amour qui se donne continuellement : l’âme qui ne cesse de donner à Dieu ce qu’elle est, la chair qui ne cesse de reconnaître par l’âme qu’elle est à Dieu, dans la perfection du Fils de Dieu fait Homme : l’âme. La chair ne cessent de donner, et de donner, de donner. Nous sommes ce que Dieu le Père a toujours voulu que nous soyons : amour.

Alors, Dieu le Fils nous aime inconditionnellement : il aime le pécheur, mais il n’aime pas le péché. Nous avons succombé aux tentations et tout cela à cause de la volonté humaine, pas l’enfant de Dieu. L’enfant de Dieu est de Dieu, il n’a pas mis en nous l’imperfection. Nous avons la perfection en nous, mais la volonté humaine a blessé cette perfection en venant y mettre ses choix. La volonté humaine nous a fait connaître des choix : "Oui, Père. Non, Père. Ta Volonté! Ma volonté!" Lorsque le tentateur nous a fait connaître, par la première chair sur la terre, la volonté humaine, il nous mettait en danger. Satan, lui, un ange déchu, savait qu’en mettant le choix dans l’enfant de Dieu, il savait que l’enfant de Dieu devait dorénavant choisir : la volonté humaine avait une faiblesse.

Nous étions, avant de connaître la volonté humaine, parfaits, car ce que notre chair était inondée, c’était de la Divine Volonté. Elle a été créée par la Divine Volonté notre chair, alors elle a été plongée dans la Divine Volonté. Tout ce qui est en nous, en notre chair, est venu de la Divine Volonté et la Divine Volonté a tout donné à la chair; la Divine Volonté n’a rien caché à la chair. Notre vie spirituelle connaît la Divine Volonté, notre âme connaît la Divine Volonté; elle n’a jamais perdu de la beauté de la Divine Volonté. Voilà pourquoi notre âme souffre lorsque nous sommes en état de péché: elle est trahie par la chair qui ne veut que se plaire et la volonté humaine ne cesse de l’alimenter. L’âme est à Dieu, elle appartient à Dieu, mais elle nous a été donnée.

Dieu, lorsqu’il a insufflé la vie en nous, la vie spirituelle, il l’a fait avec tout son amour et l’amour de Dieu est éternel, alors nous avons reçu l’âme pour l’éternité. Elle ne peut s’éteindre l’âme, elle est de la Vie de Dieu, ce qui est de Dieu est éternel. Notre chair est éternelle, elle ne meurt pas. Comprenons ce que le Saint-Esprit veut nous faire comprendre : nous avons une âme et elle est éternelle parce qu’elle vient de Dieu, nous avons chair et elle est éternelle parce qu’elle vient de Dieu. Que nous faisions souffrir notre âme et que cela soit catégorique, allant jusqu’à refuser notre Dieu, notre Créateur, notre âme sera toujours éternelle; donc, elle est appelée à souffrir éternellement à cause de notre choix. La chair n’est pas différente : elle est éternelle par la Chair Éternelle, elle a été créée par Dieu et elle ne s’éteindra pas.

Nous sommes venus sur la terre pour nous accomplir afin de témoigner à Dieu son amour. Pouvons-nous témoigner de nous-mêmes? Il n’y a que le Fils qui peut témoigner de nous, mais pour qu’il témoigne de nous, il faut être fidèle à ce qu’il nous a donné, créé. Alors Jésus dit dans l’Évangile : «Tous ceux qui croiront en moi auront la vie éternelle. Ceux qui croiront que leur chair est de moi, la chair sera éternelle dans le bonheur.» Mais notre chère volonté humaine peut dire : "Je ne veux rien savoir de toi. Je me suffis à moi-même. Je n’ai que faire de ta Vie. Ce qui est à moi, je le garde. Ne viens pas régenter ma chair. Mes pensées viennent de moi, mon regard j’en fais ce que je veux. À moi d’écouter ce qui me plaît. Mes paroles n’appartiennent qu’à moi. Tout mouvement, je sais quoi en faire, car mon cœur est à moi et non à toi." Lorsqu’on refuse tout au Créateur, le Créateur respecte, car le Créateur donne ce qu’il est pour créer. Alors, le Créateur est amour et l’amour c’est gratuit, c’est libre; alors, lorsque nous avons été créés, nous avons été libres et cela pour toujours.

Mais notre chair, qui est la cause de la volonté humaine, veut régenter : ce qu’elle est vivra pour l’éternité dans ses choix. Cela veut dire que si nous choisissons avec notre chair de refuser Dieu le Créateur, le Fils unique de Dieu, nous amènerons tout à la mort éternelle : l’âme et la chair, et la chair ressentira le refus de Dieu toute l’éternité. Tout ce dont elle avait reçu se tournera contre elle : la beauté de Dieu deviendra la laideur de son non. L’intelligence: l’esprit qui fait que nous avons un choix qui est nourri de l’intelligence de Dieu, de l’Esprit de l’Amour, connaîtra son choix : elle ne recevra qu'une nourriture qui détruit. Tout ce qui sera esprit d’amour deviendra esprit de haine, de destruction. L’esprit deviendra une nourriture malsaine sans cesse, sans cesse et sans cesse; elle détruira la fraction, fraction, et fraction et fraction et fraction de seconde, car l’esprit que nous avons reçu est un esprit d’amour. Nous sommes faits pour nous aimer les uns et les autres, nous sommes faits pour adorer Dieu, aimer Dieu, contempler Dieu; tout cela sera éteint, alors l’esprit deviendra le néant.

Tout ne sera que destruction; tout regard qui est la lumière de Dieu qui se reflète sur nous sera dans les ténèbres. Nous, nous avons un regard, nous avons un regard d’amour, nous sommes faits pour regarder la beauté de Dieu. Que je regarde ma sœur, que je regarde mon frère : je vois la beauté de Dieu, je vois le choix de Dieu, je vois la force de Dieu, je vois la patience de Dieu, la sagesse de Dieu, car j’ai le regard du Christ parce que j’accepte de prendre ce qu’il me donne : sa Vie. Jésus nous a regardés avec l’amour du Père, alors nous sommes faits pour nous regarder en tant que frères et sœurs, car nous avons un seul Père : Celui qui nous a aimés jusqu’à nous envoyer son Fils pour nous amener à lui. Alors, imaginez-vous, si on refuse le Choisi du Père pour nous, alors notre regard perdra ce qui est de Dieu, nous serons éternellement aveugles, il n’y aura que haine pour nous, car nous avons reçu le regard pour regarder les autres, afin que les autres nous donnent de l’amour. 

Lorsque je regarde ma sœur, elle, je vois le regard de Dieu, mais ce regard se transforme en amour pour moi, alors l’amour de Dieu me nourrit. Alors, soyez éternellement sans le regard de Dieu, aveugles dans une très grande noirceur, je ne verrai personne, je serai seule avec moi-même, rien pour m’alimenter. Une grande haine contre moi sera, je me détruirai avec ma propre haine et continuellement, car le regard ne sera plus, il ne sera que noirceur et la noirceur sera toujours devant moi, et cela pour l’éternité.

Nous avons l’écoute. L’écoute est le son de l’amour. Privez-vous de sons extérieurs, intérieurs, vous allez toujours être dans un raisonnement. Nous avons besoin d’écoute, nous avons besoin d’entendre la Parole de Dieu, nous avons besoin de partager la Parole de Dieu. Que nous soyons une maman et que l’on dise simplement à son enfant : "As-tu faim?" C’est Dieu qui vient de demander à l’enfant : «As-tu faim de moi?». Si l’enfant dit : "Oui, j’ai faim", la maman va aller le servir. Eh bien, Dieu le Père, lui, va aller servir son enfant, il va toujours lui donner les grâces qui vont alimenter l'être qu’il est. Par la Parole, nous sommes toujours en Dieu, par la Parole nous sommes toujours amoureux de Dieu. Dieu nous a donné la Parole afin de nous alimenter. La Parole est une nourriture. Refusons la Parole de Jésus, nous allons refuser toute parole, nous allons refuser l’amour du prochain, nous allons refuser que le prochain s’adresse à nous. Tant qu’un seul enfant accepte d’entendre des paroles de consolation, il les accepte de Dieu; qu’il soit de toute religion ou de toute langue, il n’y a qu’une seule langue : c’est l’amour. Nous avons reçu la Parole pour l’amour.

Dieu : «Vous, mes créatures, je vous nourris continuellement par la Parole lorsqu’elle est amour.» Alors, lorsque nous refusons de donner des bonnes paroles avec tout ce qu’il y a avec, nous ne nous nourrissons pas d’amour : je consens à me mettre au régime, et cela c’est éternel lorsque nous refusons continuellement d’aimer, jusqu’à refuser Dieu. Dieu est amour, il ne cessera jamais de nous parler. Si, à la dernière fraction de seconde du choix que nous devons prendre devant notre vie, on dit non, alors la Parole s’éteindra : ce qui sortira sera des cris, des grincements de dents, sera des paroles de haine qui tuent continuellement l'âme. C’est comme si notre âme, qui a besoin de nourriture, était continuellement martyrisée par ce que nous avons refusé d’être : la Parole de Dieu. Voyez-vous, nous sommes les créatures de Dieu, nous avons été faits d’amour, nous avons besoin de nourriture de Dieu. Continuellement, Dieu est avec nous pour nous montrer.

Quel est donc le plus grand danger pour nous qui avons une intelligence humaine? C’est l’ignorance : se laisser dans l’ignorance, c’est laisser la place à celui qui veut nous détruire. Nous sommes des enfants de Dieu et nous devons nous laisser instruire par l'Esprit de Dieu. Dieu ne triche pas, Dieu nourrit, Dieu alimente, Dieu est la Vérité, est la Lumière, et Dieu est la Justice. Nous ne passerons jamais à côté de tout cela, pourquoi? Parce que nous avons été plongés dans tout cela. Nous sommes de l'amour de Dieu et tout ce qui est de l'amour de Dieu n'est que justice.

Dieu nous parle en ces temps avec une langue de feu. Il veut brûler toute imperfection, il veut arracher de nous le mal qui a pénétré afin que nous soyons dans la vérité, et qu'avec cette vérité nous nous regardions, parce que Dieu nous veut à lui. Il veut que nous soyons dans sa lumière. Lorsque nous connaissons l'amour de Dieu, nous connaissons tout ce qui nous est nécessaire pour aller à lui, et aller à lui c'est prendre le bon chemin. Pour prendre le bon chemin il faut savoir qu'il est là devant nous. Nous maintenir dans l'ignorance, c'est nous mettre devant des chemins qui sont semblables au chemin de Dieu.

N'oublions pas que Satan est un imitateur, qu'il connaît les enfants de Dieu parce qu'il nous a étudiés, parce qu'il nous a vus, parce qu'il connaît Dieu, puisqu'il a été un ange de lumière et que la lumière de Dieu se reflétait sur lui. Lui a connu tout cela, alors il met, par la volonté humaine, des faux chemins dans notre vie. Afin que nous puissions prendre ces chemins, il nous maintient dans l'ignorance. Dieu veut nous parler en les cœurs pour nous faire comprendre les chemins que nous, nous avons pris. Il n'y aurait dû avoir qu'un seul chemin : le chemin de Dieu, mais il y a eu des chemins qui se sont formés dans notre vie par nos propres choix et ces chemins, c'est nous qui les avons acceptés. Comme nous avons accepté ces chemins, Dieu vient nous montrer ce que nous, nous avons accepté afin que nous ne choisissions pas ces chemins.

Combien d'entre nous avons douté de la présence de Dieu dans notre vie lorsque cela allait mal? Combien d'entre nous avons jugé les choix de Dieu lorsqu'il y avait de la maladie autour de nous? Combien d'entre nous avons dit : "Seigneur, qu'est-ce que tu fais, il y a la guerre? Pourquoi tu acceptes cela?" Tout cela, ce sont des chemins que nous, nous avons formés. Dieu nous a envoyé son Fils et son Fils nous a tout dit. Jésus, lorsqu'il est venu sur la terre, a donné de la lumière à l'Ancien Testament, à la Torah. Jésus connaissait la Torah et il savait mot pour mot tout ce qui était de la loi. Avec tout ce que les enfants de Dieu connaissaient, le Fils, lui, s'en servait. Il est venu parler de leurs choix, il est venu leur dire : «Vous vivez la conséquence des choix pris avant vous.» Il n'a rien caché, et cela ne faisait pas l'affaire à bien des personnes, car toute vérité n'est pas toujours agréable à entendre. Alors, on avait voulu faire taire la Vérité, on a voulu mettre sur la croix la justice d'amour de Dieu.

Dieu vient parler en nos cœurs pour nous dire la vérité. Nous vivons les conséquences de nos choix qui ont été devant le péché. Dieu, en acceptant de se laisser prendre pour compte, le crucifix nous montrait le chemin à suivre. Nous devons accepter de regarder ce que nous avons fait avec ceux avec qui nous avons vécu; nous devons, avec les grâces de Dieu, accepter de nous laisser fouetter : se laisser fouetter avec les grâces de Dieu, c'est savoir que nous vivons nos conséquences. Accepter de suivre le chemin de Dieu, c'est dire : "Tout est à toi, Dieu. Je consens à te présenter ma chair afin que tu puisses la guérir, afin que tu puisses arracher le mal, me libérer d'une chair qui était esclave du péché." Voilà ce qu'est vivre la Passion du Christ.

Accepter la croix, c'est accepter notre résurrection. Comment pouvons-nous vouloir ressusciter si nous ne mourons pas? Si nous acceptons de mourir en Jésus, nous acceptons de renoncer à notre chair : "C'est toi qui l'as créée la chair, elle t'appartient, elle ne m'appartient plus. J'ai pris ta chair, ô Christ d'amour, et je l'ai fait souffrir. Elle est devenue prisonnière de la volonté humaine, celle que moi j'ai acceptée. Ma faiblesse est si forte en moi que je tombe toujours. En acceptant de te donner ma volonté humaine, de te laisser entre les mains ma chair, je monte sur la croix, je laisse ma chair entre tes mains afin que tout s'accomplisse. Toi, tu as tout accompli jusqu'au dernier souffle de vie, jusqu'à la dernière goutte de sang, jusqu'à la dernière goutte d'eau. La création est morte à cet instant et elle a crié vers le Créateur : je remets tout entre tes mains, tout est accompli." Alors, nous devons en faire autant.

La croix pour nous est notre résurrection : nous pénétrons en la Chair du Christ, nous acceptons tous les péchés de nos frères et de nos sœurs du monde entier depuis Adam et Ève jusqu'au dernier, et nous présentons au Créateur ce que nous sommes : pécheurs. Par amour, ne voulant plus du péché, mais sachant que je suis[1] en toi pour la résurrection, il faut mourir pour ressusciter et nous ne sommes pas ressuscités. Promesse du Christ lorsqu'il était sur la terre : «Celui qui croit en moi a la vie éternelle. Vous avez avec vous le Royaume de Dieu, croyez en la Bonne Nouvelle.» Ne nous a-t-il pas parlé des Béatitudes? Il nous disait tout ce que nous étions pour vivre. Il était pour nous le témoignage de Dieu le Père. C'est l'Amour.

L'Amour est venu nous parler, l'Amour est venu nous montrer ce que nous devions vivre jusqu'au bout. Nous n'avons pas été jusqu'au bout. Oui, nous avons fait un bout de chemin avec le Christ; oui, nous avons voulu suivre les dix Commandements de Dieu; oui, nous avons voulu vivre dans les lois de Dieu, goûter à la grâce par les sacrements. Nous avons voulu nous aimer en frères et en sœurs comme nous on était capables de le faire. Le chemin que nous avons pris, nous l'avons pris avec ce que nous étions : une chair assujettie au péché, ce qui nous a amenés là où nous sommes aujourd'hui.

Nous sommes des enfants de l'espérance, nous sommes les enfants de la foi. Malgré toutes les souffrances du monde, nous croyons, malgré la grande apostasie, nous croyons. Oui, il y a une grande apostasie et cela est répandu sur toute la surface de la terre. Nous avons seulement qu'à regarder les guerres, nous avons seulement qu'à regarder les épidémies, nous avons seulement qu'à regarder nos yeux, ils sont remplis d'inquiétude, de peur, de larmes. Nous manquons de foi en ce que Jésus nous a demandé. Il faut croire que l'Église a triomphé, mais nous avons voulu nous consoler en allant vers tout ce qui était de l'idolâtrie et nous avons cru à l'Antéchrist, car lorsqu'on veut aller vers le moi, on va vers Satan. Nous allons vers le fils de Satan : il a fait naître le moi et nous avons entré dans tout cela.

Partout dans le monde, nous entendons parler de 'moi'. Même à travers les grandes souffrances, on cherche à s'amuser, on détourne notre regard de la croix pour les tourner vers ceux qui sont riches, on vient prendre ce qui est du matériel pour l'apporter où il y a de la pauvreté, afin de nourrir les pauvres avec le matériel, et ils croient que cela est bon pour eux. Nous sommes trompés par Satan. Les anges déchus ne cessent de nous combattre. Notre âme souffre partout dans le monde. Notre chair ne cesse de devenir orgueilleuse d'elle-même.

Nous devons aspirer à la croix et non pas à tout ce qui pourrait former notre bonheur. Le bonheur est en nous, il est déjà là. Nous ne devons pas créer ce qui est déjà créé, nous sommes le bonheur : donne-moi de l'amour et tu découvriras du bonheur; partage tes paroles avec les miennes, tu connaîtras le bonheur; partage tes faiblesses avec mes faiblesses pour les offrir à Dieu, tu découvriras le bonheur. Nous sommes le bonheur, nous n'avons pas besoin du matériel, nous n'avons pas besoin de tous ces mensonges. Si j'ai à souffrir pour gagner mon refuge, eh bien, merci Seigneur, parce que mon refuge c'est la demeure de Dieu, et la demeure de Dieu est en moi et moi en lui. Je suis la demeure de Dieu et Dieu est ma demeure, il est mon seul refuge et je suis, moi, le refuge de l'amour, car lorsque je pénètre en moi, j'entre chez moi dans ma demeure. Jésus nous l'a dit. Il a dit : «Dans la demeure de mon Père, il y a une place pour vous. Vous avez tous une demeure chez mon Père.»

Eh bien, nous ne cessons de nous promener avec notre demeure et nous ne la trouvons pas. Nous voulons un palais, nous voulons être dans le Royaume de Dieu et avoir une demeure où il n'y aura que splendeur, et splendeur pour nous est synonyme de pierres précieuses, d'or, de tissus très beaux : n'est-ce pas notre chair qui, encore, nous malmène? Elle n'est faite que de matière, mais lorsque nous pensons avec la volonté humaine, notre matière devient notre propre possession. Nous sommes faits de la matière de Jésus et non pas de la matière qui est autour de nous. Lorsque nous voulons nous suffire avec ce qui est autour de nous, nous sommes sans Dieu, alors nous ne sommes pas heureux. Le refuge, c'est un refuge d'amour : là où est Dieu, là où nous sommes comblés, là où Dieu nourrit ses créatures, là où Dieu habille ses créatures. Nous avons tout ce qu'il nous faut; si notre chair manque, c'est parce qu'elle est trop extérieure. Tout est en nous.

Maman Marie n'a rien manqué sur la terre. Elle était une personne très humble, Maman Marie. Elle était la personne la plus comblée en grâce, rien ne lui manquait. Elle a regardé nos regards et elle a connu tout de nous. C'est parce qu'elle était en elle : elle était toujours avec son Dieu. C'est ce que Dieu veut faire avec nous. Ce qu'il a donné à la Vierge Marie, il va nous le donner, mais nous ne serons jamais à la hauteur de Marie, car c'est dès le début que Marie a rendu grâce à Dieu. Connaissez-vous le début de Marie? Il est éternel, il est comme nous. Nous sommes éternels, Marie est éternelle. Alors, pensons que Marie n'a jamais, jamais connu l'imperfection, et dès le début, Dieu n'a jamais, jamais cessé de la combler. C'est incalculable les grâces qu'elle a reçues.

Regardons-nous! Nous sommes imparfaits et pourtant que de grâces nous avons reçues, que de grâces nous recevons et que de grâces nous avons. Malgré les refus que nous avons dits à Dieu, nous sommes là à écouter l'Esprit de Dieu nous parler à travers d'une personne qui est pleine de péchés. Elle parle parce qu'elle doit parler. Dans son imperfection, elle a hésité à parler : "Pourquoi moi? Prends-en un autre. Pourquoi est-ce que je me présenterais, moi, il y en a d'autres qui sont beaucoup plus intelligentes que moi?" Ma chair est toujours dans cette imperfection et ma chair doute toujours de ce que je suis : enfant de Dieu. C'est seulement parce que Dieu me maintient dans les grâces que je peux continuer. Je suis mère, je suis grand-mère, j'ai des souffrances. J'ai des enfants que j'aimerais prendre soin tout comme vous à chaque jour, j'ai des petits-enfants qui crient : "Mamie, tu t'en vas? Tu n'es pas gentille". Eh bien, moi aussi je voudrais rester à la maison, mais par les grâces de Dieu, je choisis Dieu.

Ma chair, elle ne cesse de me faire souffrir. Je dois apprendre à la faire taire, je dois toujours aller vers les sacrements pour toujours passer Dieu avant ma chair, je dois faire taire mes pensées qui veulent me plaire, je dois souvent fermer les yeux pour ne pas être attirée vers la maison, je dois apprendre à négliger quelquefois mon lavage à la maison pour Dieu. J'ai appris avec les grâces de Dieu à ne plus manger de viande, tels le poulet et le bœuf, alors que j'aime ça. Je dois dire oui et aller là où il veut que j'aille. Ça fait sept ans que je me promène, sept ans que je travaille et que je ne dors pas tout à fait mes huit heures par jour. Je fais mes commissions, si je suis chanceuse, une fois par trois semaines, par mois, et quelquefois, par deux mois, parce que mon temps est à Dieu. Quelquefois, mon cœur crie vers Dieu : "Quand est-ce que cela va s'arrêter? Arrive, Seigneur!" Mais lorsque je me mets devant la croix, et que j'entends Jésus et que j'entends Marie et qui me disent : «Donne, donne-toi, mes enfants ont faim, mes enfants ont soif», alors je demande pardon, pardon, parce que je sens que ma chair a encore pris le dessus. Je ne vis que pour Dieu, mais Dieu prend soin, prend soin de l'être que je suis. Je sais qu'il prend soin de ma maman qui a 90 ans et que je n'ai pas vue au-dessus d'un mois, là, parce que je dois faire des corrections.

L'enregistrement que vous voyez ici, là, en ce moment se faire, doit nourrir notre pensée, notre cœur; alors, je dois vérifier que tout est correct. Après, nous envoyons cela à des transcripteurs qui vont tout mettre sur papier. Lorsque tout cela est terminé, ils renvoient cela à la maison : des heures, et des heures, et des heures, et des heures, et des heures à corriger dans l'abandon; parce que, comment voulez-vous que je corrige si je ne suis pas en Jésus? Comment vont être les phrases s'il ne me dit pas que telle phrase se termine par un point, une autre par une virgule? Lorsque, quelquefois, il veut que je me donne encore plus, il ne me donne pas de réponse : quinze minutes, une demi-heure à attendre le Seigneur! "Seigneur, je ne comprends pas, qu'est-ce que tu fais?" Alors, il me donne un petit enseignement, un petit enseignement d'une demi-heure pour me faire comprendre que c'était un point qu'il voulait, pourquoi? Parce qu'il veut qu'on se donne, il veut qu'on prenne le même chemin que lui. Celui qui suit le chemin de Jésus suit ses pas.

Il est venu sur la terre pour venir chercher les enfants qui ont dit non à son Père et il veut que nous vivions sa Vie. Lorsqu'il m'a dit, au tout début : «Tu ressentiras ma souffrance, ma Passion», j'ai dit au Seigneur : "Seigneur, je n'ai pas grand-chose", alors il a dit : «Je te donnerai 1 %». J'ai dit : "Seigneur, ce n'est pas beaucoup!" Maintenant, je sais que c'est beaucoup parce que c'est sa Passion, c'est sa Vie, et croyez-moi qu'il ne la donne pas seulement qu'à moi. Nous avons tous en nous la Vie de Dieu et nous devons la vivre par ses grâces. Ce n'est seulement que par les grâces que nous pouvons vivre la Vie de Jésus, car la Vie de Jésus sur la terre c'est notre vie, ce sont nos 'non' à son Père. Alors, nous devons accepter tout.

Alors, il vient de dire : «Maintenant, repos, mes enfants». Merci, Seigneur.

 

 


[1] 'je suis en toi' : La fille du Oui à Jésus s'adresse à une personne pour démontrer le vouloir de Dieu qui est de nous faire vivre l'enseignement.