Rencontre d’amour avec l’agir de Dieu à Maisonnette, N.B.

par son instrument, la Fille du Oui à Jésus.

 

2007-09-21 - Partie 1

 

La Fille du Oui à Jésus en le Saint- Esprit : Le Seigneur dit que je suis un instrument, seulement qu'un instrument; mon père Clément, lui, mon père spirituel, il est gentil, il dit que je suis comme une guitare : "Quand il a besoin de toi, il t'utilise, quand il n'a pas besoin de toi, il te met dans un coin."

Et d'autres prêtres, eux autres, disent : "Tu es comme un pinceau : c'est lui qui est le Maître d'œuvre et quand il t'utilise, il prend le pinceau et après, quand il n'a plus besoin de toi, il en prend un autre."

Chacun de nous, on est tous des instruments; nous sommes à Jésus et nous n'appartenons pas à autres qu'à Jésus.

Dieu le Père a donné à son Fils tous ses enfants; pourquoi il a donné tous ses enfants à son Fils? Pour que son Fils les nettoie, pour que son Fils puisse faire de nous des enfants d'amour.

On n'est pas tous des enfants d'amour; très peu le sont, et Jésus dit : «Mes enfants, si je vous montrais ce que vous êtes à l'intérieur de vous, on ne découvrirait rien de ce qui est de l'amour pur de Dieu.»

Nous sommes faits à la ressemblance de Dieu, mais à l'intérieur de nous on n'a pas gardé le trésor qu'il a mis en nous : sa vie, ses grâces, son amour inconditionnel.

Nous, on veut aimer, mais on veut aimer avec notre extérieur; notre intérieur est trop inconnu de nous pour qu'on puisse dire que nous aimons inconditionnellement.

Puisque Jésus est venu sur la terre et qu'il a dit : «Aimez-vous les uns les autres, aimez vos ennemis», eh bien, pourquoi il nous a dit : «Aimez vos ennemis»? Il a rajouté ça, c'est parce qu'il savait qu'on n'aimait pas inconditionnellement.

Quand quelqu'un nous fait mal, on a de la difficulté à découvrir l'amour, l'amour que nous sommes nous-mêmes pour cette personne.

On dit 'aimez vos ennemis' : "Oui, mais avec quoi, avec quoi je vais aimer mon ennemi? Qu'est-ce que j'ai gardé à l'intérieur de moi qui peut m'aider à aimer mon ennemi? J'ai découvert, toute ma vie, que j'étais rancunier(ère), que j'étais incapable de pardonner; toute ma vie j'ai eu des peurs; j'ai douté des autres; je me suis inquiété des autres; toute ma vie, je n'ai pas voulu, mais j'ai dominé; toute ma vie, j'ai manipulé parce que, pour une seule raison, je voulais être aimé; je voulais être aimé des autres, mais cela était déguisé, cela était faux, c'était moi qui ne m'aimais pas."

Chacun de nous, on ne s'aime pas; lorsque nous avons peur de ne pas être aimés, peur des autres, peur de ce qui va se passer, peur de ce qui s'est déjà passé qu'on ne veut pas revivre, bien, c'est qu'on manque d'amour pour nous-mêmes.

On ne s'aime pas assez pour dire : "Dieu, il m'aime, je vaux la peine qu'il m'aime. Pourquoi est-ce que j'aurais peur, puisque j'ai tout? J'ai tout de Jésus, je n'ai pas à avoir peur! Je n'ai pas à avoir peur que quelqu'un ne m'aime pas, je suis aimé. Je n'ai pas à avoir peur de demain, Dieu le Père, mon Papa d'amour du Ciel prend soin de moi, lui y pourvoira. Je n'ai pas à m'inquiéter du passé, je n'ai pas à avoir peur que cela rebondisse devant moi alors que j'ai fait une mauvaise action et que je ne veux pas que les autres l'apprennent. Je n'ai pas à m'inquiéter, Jésus est venu sur la Croix, il a déjà tout pris, il m'a pardonné; alors, il a pardonné ce mouvement, il est déjà du passé, il n'existe plus dans ma vie."

On n'est pas capable parce qu'on ne s'aime pas assez : on n'aime pas l'être que nous sommes; nous sommes ignorants, ignorants de ce que nous sommes à l'intérieur de nous.

Dieu, sans cesse, il nous nourrit; Dieu, sans cesse, il prend soin de nous, mais nous sommes continuellement dans ce manque d'amour : "Je me bats avec moi-même, je me noie dans mes pensées, je m'affole à cause de mes gestes incontrôlables, j'ai le cœur chaviré à cause de tous les sentiments qui surgissent à l'intérieur de moi à n'importe quel moment; qu'il arrive quelqu'un chez moi et qui vient dire : 'Hé, tu n'as pas payé tes taxes?', je vais m'affoler; le sentiment qui va sortir à l'intérieur de moi va me contrôler et parce que ce sentiment va me contrôler, je vais sortir des paroles qui ne seront pas de moi, ce seront des paroles étrangères à moi-même.

Parce que ce que je suis à l'intérieur de moi, c'est l'amour : c'est l'amour de Papa d'amour, de notre Père, c'est l'amour du Fils qui s'est donné pour moi, c'est l'amour du Saint-Esprit qui continuellement me nourrit de sa toute-puissance. Je suis capable de regarder, je suis capable d'entendre; bien, le Saint-Esprit, lui, est toujours là qui nourrit en moi tout ça, mais je suis incapable de le réaliser, je me cherche toujours" : alors, c'est chacun de nous ça.

Nous ne sommes pas capables d'aimer inconditionnellement et Jésus se penche continuellement sur nous; il nous rappelle toujours cette parole : «Aimez-vous les uns et les autres comme je vous aime, aimez vos ennemis.» Alors, tout ça, ça nous véhicule; à l'intérieur de nous : une vie, une vie que Dieu nourrit.

Oui, on marche avec cette vie, on marche avec une vie qu'on ignore : on est aimé de Dieu et on l'ignore, on est protégé de Dieu et on l'ignore, on a la force de Dieu et on l'ignore.

On marche et on cherche toujours : on cherche à se consoler, on cherche à trouver quelque chose qui nous apporterait une réponse à ce vide dans notre vie.

On est venu au monde comblés, et pourtant on n'a jamais ressenti ce comblement à l'intérieur de nous, jamais : on a toujours été incertains qu'on nous aimait, on a toujours été incertains que les paroles que j'entends, ce sont des bonnes paroles pour moi.

Une journée, je suis bien content(e) qu'on me dise : "Hé, tu es pas mal gentil(le)", mais à la moindre petite déception, je vais douter de moi-même, je vais douter que ces paroles-là qui m'ont été adressées sont vraies, je me remets toujours en question.

Alors, j'ai besoin, j'ai besoin continuellement qu'on me dise que je suis gentil(le), que je suis accommodant(e), que je suis vaillant(e), que je suis patient(e); continuellement, j'ai besoin d'aller sortir de ce que je suis pour aller chercher quelque chose pour m'aider à vivre, parce qu'on a tous de la difficulté à vivre sur cette terre.

Toutes nos actions sont comme des actions qui ont manqué de saveur, de certitude; être affirmés que ce que nous sommes entièrement dans notre regard, notre écoute, nos paroles, nos pensées, nos actions, nos sentiments, soient de bonnes actions qui plaisent à Dieu.

Alors, si elles plaisent à Dieu, elles plaisent à nous autres mêmes, mais jamais on est certains de tout ça, jamais, parce que si on était certains de tout ça, on n'aurait pas peur de mourir, de quitter cette terre.

On n'aurait pas peur parce qu'on saurait, on saurait que nous continuons notre vie qui était visible pour vous, pour continuer une vie qui est invisible pour vous; on n’aurait pas peur de ça, mais à cause de ce que nous sommes, à cause de toute cette incertitude, de ce manque d'amour que nous avons envers nous-mêmes, nous avons peur de mourir.

Nous cherchons toujours à continuer un petit bout de chemin encore sur la terre : "Pas tout de suite, Jésus; je veux aller vers toi, mais pas tout de suite, j'ai encore des choses à faire."

Oh! je pense à des personnes, puis : "Ah! mon doux, je veux pas laisser mes enfants, je veux pas les laisser tout seuls, qu'est-ce qui va arriver, ils ont besoin de moi encore!"

On est tout seul dans un centre de personnes âgées et on s'accroche encore à notre fauteuil devant notre fenêtre, tout seul : on ne veut pas partir, on n'est pas encore prêts.

Tout simplement, c'est parce que nous n'avons pas été comblés, on n'a pas été comblés de nous-mêmes : on a toujours voulu combler nos enfants, notre mari ou notre épouse, on a toujours voulu ça.

On a fait de la bonne popote, du ménage; on est parti, on a été travailler, on est revenus; on a bûché du bois, on a réchauffé la maison; on a apporté un salaire, on a donné à manger : on a toujours voulu combler les autres.

Mais si on a toujours voulu combler les autres, c'est parce qu'il y avait quelque chose de vrai à l'intérieur de nous : il y avait toujours cet amour, cet amour qui nous faisait vivre malgré nos lacunes.

Eh bien, cet amour, c'est l'amour de Dieu; il n'y a pas deux amours, ça n'existe pas deux amours, il y a un amour; il n'y a qu'un seul Dieu, il n'y en a pas deux.

Alors, c'est cet amour qui nous fait regarder les autres, cet amour qui nous fait lever le matin, cet amour qui fait qu'on s'attache encore à nos œuvres, cet amour qui fait que nous sommes parmi les autres : utiles.

Oui, on veut être utiles jusqu'à la fin; même si nos jambes ne nous permettent plus d'avancer, on veut être utiles; même si on n'a plus de mémoire, on veut être utiles.

Les personnes qui sont Alzheimer, ce sont des personnes actives, ce sont des personnes qui veulent combler ce qu'elles ne se souviennent pas.

Ils (les Alzheimer) sont là, ils prennent la porte, ils ne savent pas où ils vont, mais ils ont fait un mouvement.

Ils sont là, ils grattent le coin d'une table, pourtant ils font un mouvement, ils font quelque chose.

Ils prennent un vêtement, ils l'enlèvent, on leur remet; on prend le vêtement, et ils l'enlèvent encore; on est même obligé des fois de les attacher parce qu'ils font des mouvements qui se répètent et qui pourraient leur apporter du danger au cas où ils bougeraient.

Ce sont des personnes qui sont toujours en mouvement, en mouvement d'amour.

C'est l'amour qui fait bouger l'être humain, ce n'est pas la haine; la haine, elle, rend inactif : "Attends que je l'attrape, celui-là; je vais me venger; je vais m'arrêter"; au moindre moment que je m'arrête, je pense, je vais penser à ma vengeance; je me forme un scénario dans ma tête : "Je vais m'en aller de la maison. Je vais faire mes bagages. Je rentrerai plus dans maison. On va être obligés de vendre la maison, il va se retrouver tout seul. Je vais avoir les enfants" : punir!

Voyez-vous, cette haine que nous avons, c'est envers nous-mêmes : ça nous empêche de bouger, ça nous empêche d'être vrais, ça nous empêche de sortir ce qu'il y a en nous et qui pourrait combler.

L'amour, c'est un accomplissement; nous devons nous accomplir dans notre propre vie, pas dans la vie du voisin qui est celle de notre mari ou de notre épouse, pas dans celle de nos enfants; nous devons, nous, nous accomplir afin qu'on soit satisfaits de nous-mêmes.

Qu'on ait quatre-vingt-dix ans, quatre-vingt-onze ans, il faut toujours être fiers de ce que nous avons fait jadis parce que c'est ça qu'on va présenter, et plus on vieillit, et plus ça devient quelque chose de vrai; on y pense, on y pense à notre vie, on est tous ces mouvements-là.

La personne d'un certain âge, elle, lorsqu'elle pense, elle pense toujours à sa famille, à ce qu'elle a donné; elle ne pense pas, elle, aux chicanes qu'elle a eues avec son mari; c'est drôle, son mari, rendu à quatre-vingt-dix ans, c'est le meilleur mari du monde, il est un bon compagnon de vie, puis n'allez pas parler contre son mari!

Tout ça, c'est véhiculé dans la personne qui a toujours été dans cet accomplissement, cet amour; c'est comme si sa vie devenait un mouvement devant ses yeux, elle, pourtant, elle est avec nous, mais c'est comme si elle prenait le temps d'entrer en elle, d'aller fouiller à l'intérieur d'elle et de sortir ce qu'il y a de meilleur.

Elle est fatiguée de se juger, elle est fatiguée d'exiger à l'extérieur quelque chose qui la comblerait, elle laisse ça aux jeunes; elle a fait son bout de chemin la personne âgée, et elle attend.

Elle attend ces moments d'amour que Dieu va lui présenter; pas tout de suite, elle n'est pas tout à fait prête encore, mais elle le sait, elle sait que cela va arriver.

Dieu par sa toute-puissance : du Saint-Esprit, il nous fait comprendre ces paroles qui sortent de vous-mêmes et qui viennent à l'intérieur de moi, et qui sont lancées à vous par la puissance du Saint-Esprit.

Si nous sommes ici ensemble, c'est pour découvrir qui nous sommes ensemble devant Dieu et pas devant nous.

Nous n'avons rien à prouver à chacun de nous; nous n'avons rien à apporter à l'autre qui est assis à côté de nous, non, parce qu'on veut, on veut accueillir, on veut découvrir, on a soif de vérité, on veut la vérité, on veut avancer dans un monde qui vaut la peine d'être vécu; eh bien, ce monde qui vaut la peine d'être vécu, c'est vous-mêmes, c'est vous, c'est chacun de nous.

Oui, on vaut la peine d'être vécu; oui, ça vaut la peine de respirer, ça vaut la peine de manger, ça vaut la peine de regarder, même si nous avons des enfants qui se droguent, des enfants qui ont connu la boisson, la sexualité qui contrôle les sens, leurs sens; oui, ça vaut la peine d'être ce que nous sommes malgré tout cela, parce que nous sommes en Jésus.

Dieu le Père nous a tous choisis pour vivre en Jésus et ceux que nous aimons vivent aussi en Jésus.

Regardons ce que nous sommes devenus : nous avons vécu dans un amour inconnu de nous-mêmes, nous avons à l'intérieur de nous un amour inconditionnel; malgré nos mauvaises pensées, nos colères, nos actions, nos sentiments, malgré tout ce que nous avons consenti à écouter et qui n'était pas de Dieu, eh bien, Dieu, lui, en nous, a déposé son amour inconditionnel et a continué à nous aimer puisqu'il est là.

C'est avec cet amour que Jésus nous aime, il est Homme-Dieu et il s'est fait Homme par amour pour nous; eh bien, il est en nous; cet amour nous appartient, et c'est avec ça qu'on véhicule à chaque fraction de seconde.

Eh bien, voilà ce que Dieu veut qu'on fasse : qu'on se regarde soi-même de notre intérieur pour marcher parmi ce monde, marcher parmi toute cette déception, parmi ces inquiétudes, ces peurs, ces doutes, parmi l'apostasie.

Oui, nous vivons dans un monde où il y a une grande apostasie.

Vous savez, lorsqu'on marche parmi ceux qui ne se savent pas aimés de Dieu inconditionnellement, qui ne se savent pas aussi être un amour inconditionnel pour eux-mêmes, alors nous sommes dans une saveur qui ne goûte rien.

On cherche la lumière du monde qui est celle de Jésus, on cherche qui nous sommes; quand on a trouvé Jésus, on se trouve.

On cherche la vérité et la vérité, on ne peut la trouver qu'en Jésus; quand on a trouvé la vérité en Jésus, on se dit être vrais : nous sommes vérité pour nous-mêmes.

On cherche la foi, partout on cherche la foi dans le regard d'un prêtre, dans le regard d'une religieuse, dans le regard d'une grand-maman : on cherche la foi; la foi, c'est Jésus; lorsqu'on a trouvé Jésus dans notre vie, on a trouvé la foi, on a trouvé ce que nous sommes en lui.

On marche avec lui, on n'a pas peur d'avancer dans un monde d'incrédules qui dit ne pas vouloir de la croix dans la maison; alors, on marche, on marche parce que notre croix est en nous, parce que notre croix fait partie de notre vie.

Et on apprend à aimer, on apprend à aimer inconditionnellement ce qui fait partie de notre vie à l'intérieur de nous; lorsqu'on a tout ça, on n'a pas peur.

On n'a pas peur d'afficher notre vie intérieure parce qu'on devient tellement vrais, ça sort de nous sans aucun effort; même si on voudrait le retenir, même si on voudrait baisser les yeux, ça sort.

La foi, on ne retient pas la foi, on ne retient pas l'amour, on ne retient pas la vérité, on ne retient pas la justice, parce que tout ce que nous sommes, nous le sommes en Jésus : tout cela, c'est en nous.

Nous sommes en Jésus et lorsque nous donnons notre vie à Jésus, nous ne sommes pas nous, nous sommes qui? Nous sommes Jésus.

Paul l'a dit : "Je ne suis plus moi, je suis le Christ, je ne suis pas vie, car je suis mort en le Christ, j'ai la Vie"; il a parlé pour chacun de nous.

C'est notre vie que le Saint-Esprit détaillait à saint Paul, c'est notre vie que nous entendons en ce moment même; nous sommes vivants, nous sommes des êtres faits pour aimer inconditionnellement l'être que nous sommes.

Paul, avant qu'il voie qui il était, il était parmi le monde; il voulait aimer Dieu, il voulait tout faire pour son Dieu, alors il persécutait tous ceux qui croyaient en un homme qui se disait être le Fils de Dieu; lui, il croyait aux lois de Dieu, de Moïse, reçues de Dieu; il y croyait, il croyait aussi aux lois que Moïse avait reçues de Dieu lui-même tout le long de sa vie dans le désert, il croyait à tout ça, Paul.

Qu'est-ce qu'on pouvait reprocher à Paul? On ne pouvait pas rien lui reprocher, il faisait ce que la loi demandait, mais, un jour, il a été frappé par la Lumière : «Je vais te montrer qui tu es en toi».

Alors, il est devenu aveugle trois jours, trois jours de noirceur, trois jours où il fut dans la lumière intérieure; là il apprenait, il apprenait à être seul avec son Dieu.

Dieu lui a dit : «Pourquoi me persécutes-tu?» Ah! là, il a reconnu, il a reconnu son Dieu, pas à l'extérieur, il a reconnu son Dieu dans sa propre vie, dans sa vie intérieure; là, Dieu lui a fait découvrir son amour, lui a fait découvrir combien lui il était amour, amour pour Dieu.

Il était devenu un être prêt à se battre pour Dieu, parce que tout ce qu'il regardait maintenant était la vérité, tout ce qu'il entendait était la justice, tout ce qu'il disait était la foi, tout ce qu'il faisait était la volonté de Dieu; alors, Paul n'était plus lui, il était l'amour qu'il était en lui : un amour inconditionnel.

Parce que, vous souvenez-vous pour ceux qui ont lu la Bible, il a même reproché à Pierre, notre premier vicaire, de ne pas toujours être dans son amour inconditionnel; parce que Pierre, lorsqu'il était avec les païens, les Gentils, tout était beau, tout était bon, il évangélisait, il était correct, mais aussitôt qu'il se retrouvait avec les siens, oh! il faisait même semblant de ne pas connaître les Gentils et Paul lui a reproché ce mouvement.

Il lui disait tout simplement : "Sois un amour inconditionnel, sois ce que tu es à l'intérieur de toi, aime inconditionnellement avec l'amour du Christ et non pas avec ton amour qui est encore dans ton mouvement, il faut que tu te laisses transformer", et Pierre, lui, il a vu tout cela, il a fait un pas de plus.

Notre vicaire a fait un pas de plus dans son amour à lui et non pas dans l'amour de Paul, mais dans son amour à lui : il s'est vu avec Jésus; il s'est vu, ces trois ans, marcher avec son Dieu d'amour, il a vu combien il avait fait de la peine à son Jésus d'amour par trois fois.

Il était tout seul avec son Jésus à l'intérieur de lui et là, il se laissait guérir par l'amour inconditionnel de Jésus; il est devenu inconditionnel dans son amour pour le Christ parce qu'il a été jusqu'à la mort; il n'a plus voulu déplaire à Jésus à qui il était : en le Christ.

Tous les apôtres étaient l'amour inconditionnel du Christ pour Dieu le Père, alors quelle est la différence avec nous? Il n'y en a pas, nous avons ce même amour à l'intérieur de nous.

Ce n'est pas parce que nous sommes deux mille sept ans après Jésus-Christ, mort, ressuscité, glorifié par Dieu, que nous n'avons pas reçu ce que les apôtres ont reçu par la toute-puissance du Saint-Esprit : la lumière, la vérité, la paix, la joie; nous avons ça en nous, nous avons cet amour à l'intérieur de nous.

Jésus vient parler en les cœurs par la toute-puissance du Saint-Esprit; Jésus vient nous faire découvrir qui nous sommes, tous ensemble parmi ceux qui renient Jésus, parmi cette grande apostasie.

Nous devons nous regarder, nous devons avoir le regard de Jésus à l'intérieur de nous et non pas à l'extérieur; ce n'est pas à l'extérieur que nous allons découvrir cet amour inconditionnel; ce n'est pas à l'extérieur qui va faire que nous allons obtenir ce qu'il nous faut pour grandir devant Dieu, on a assez grandi; moi, je sais, je ne grandirai pas plus, ni vous, mais l'amour, grandir en amour, être vrai envers moi-même.

Tout cela c'est pour qu'on cesse de souffrir à l'extérieur, tout cela c'est pour empêcher que Satan continue de nous manipuler, continue de manipuler nos enfants, notre mari ou notre épouse, notre famille, notre grande famille qui est sur la terre entière et cela, depuis que la terre est.

Alors, nous sommes faits d'amour, Dieu nous aime inconditionnellement, il nous apprend.

Tout ce que nous entendons est écrit dans l'Évangile, ce n'est rien de nouveau; mais comme c'est bon que le Saint-Esprit utilise des instruments comme nous pour parler dans les cœurs, dans la vie intérieure de ceux qui ne s'aiment pas, de ceux qui ne croient pas en un amour inconditionnel, parce que si nous sommes ici tous réunis, c'est parce que Dieu se sert de chacun de nous; il rassemble tous vos cœurs pour parler au cœur même de l'Église.

Nous sommes tous des instruments, moi comme vous; moi, je suis tout simplement le micro, la guitare ou le pinceau, qu'importe; alors, un pinceau utilise de la couleur, le pinceau se met sur une toile, la guitare a besoin de ce mouvement, de ce bois qui la compose, il a besoin de cordes; tout ça, c'est nous ensemble.

Qui peut dire qui est le pinceau aujourd'hui? Qui peut dire qui est la guitare? Moi, je suis Francine et vous, chacun de vous êtes Huguette, Diane, êtes Monique, Théo, Nicole, Yvan; tous et chacun, nous sommes tous ensemble.

Alors, si Dieu veut utiliser le pinceau d'une telle ou d'un tel pour mettre une certaine couleur à un endroit dont un enfant a besoin aujourd'hui de regarder le soleil, alors Dieu va mettre dans sa vie une couleur jaune : le soleil.

Alors, voyez-vous, le Saint-Esprit nous fait comprendre que nous sommes tous des filles du oui à Jésus, pas à ce monde; nous sommes tous des fils à Jésus, pas à ce monde.

Nous sommes tous utilisés en ce moment même pour nourrir l'amour, un amour qui va nous faire continuer en ce monde jusqu'au bout, jusqu'au moment où nous nous présenterons devant Dieu le Père.

Dieu nous aime, c'est la raison pourquoi nous entendons; nous n'avons pas besoin de nous réunir pour entendre une volonté humaine; une volonté humaine n'a rien à apporter à notre intérieur, une volonté humaine ne nourrit pas, elle est tout simplement en combat continuel avec une autre volonté : "Tu n'as rien à me montrer, va-t-en chez vous".

Mais l'Esprit de Dieu, lui, a ce pouvoir de nous utiliser pour tous les enfants du monde; nous sommes ici un petit groupe et pourtant, Dieu utilise qui nous sommes pour toute son Église, pour le monde entier, afin de leur donner de l'amour toujours, toujours et toujours et toujours.

Avant nous, il y en a eu qui ont été instruits de Dieu pour nous donner de l'amour; comme ils étaient eux autres mêmes amour à l'intérieur d'eux, alors ça nous a apporté de l'amour.

Vous souvenez-vous de Job? Quel amour! Quel homme! Il a tout donné à son Dieu.

Il aimait tellement son Dieu qu'il n'a rien dit contre son Dieu malgré que son épouse était contre lui, malgré que ses enfants étaient appelés, malgré que ses troupeaux étaient dispersés, qu'ils n'étaient plus là; sa santé avait disparu, il n'avait plus rien.

Mais il avait quelque chose : un amour inconditionnel; ça, personne n'a pu le lui enlever, surtout pas Satan; c'était le but de Satan de lui enlever cet amour inconditionnel en ébranlant sa vie; en lui enlevant ses enfants, il voulait mettre du venin dans cet amour; en lui enlevant toutes richesses, alors il voulait mettre du venin dans son amour; en lui enlevant la santé, il voulait l'atteindre.

Il a tout fait pour l'ébranler afin qu'il puisse avoir une once de moins dans son amour pour Dieu, et Dieu a montré sa toute-puissance, il a montré sa présence en Job : il a fait sortir de Job ce qui était en lui.

Car des amis étaient autour de lui et on voulait l'atteindre de l'extérieur, de l'extérieur; on voulait lui démontrer qu'il n'était pas fidèle à Dieu; on voulait lui démontrer qu'il était un pécheur; on voulait lui démontrer qu'il n'était pas dans la vérité; on voulait lui démontrer que son amour était un amour calculateur, hypocrite, un amour faible.

Et Job a gardé son amour, il a fermé son regard à ce qu'il voyait, il a fermé son écoute à ce qu'il entendait parce qu'aussitôt qu'il entendait, il allait vers Dieu, aussitôt qu'il voyait que son épouse n'était pas toujours là où elle devait être, il allait vers Dieu, car il avait tentations aussi, toujours, toujours vers son Dieu; alors, rien ne pouvait l'ébranler.

Mais pour garder cet amour, il a fait quelque chose : il s'est humilié devant Dieu; il ne s'est pas humilié devant les hommes, il n'avait pas besoin de prouver quoi que ce soit aux hommes, parce que cet amour inconditionnel était en son intérieur.

Alors, devant son Dieu, il s'est couvert de cendres et il a parlé à son Dieu comme un être le plus bas devant son Dieu pour lui dire : "Aime-moi, je t'aime; couvre-moi, fais ce que tu veux de moi, je suis prêt à tout accepter, je suis prêt à me donner cent fois et cent fois pour toi; regarde ce que je suis et aie pitié de moi; mon amour pour toi est sans condition, mon amour pour toi me nourrit, cela me satisfait. Ô Dieu d'amour, ton regard est sur moi et je n'en doute pas, apprends-moi à être plus petit encore et encore, car j'obtiendrai là tout de toi. Ô Dieu d'amour, je t'aime!"

Le regard de Job était ainsi, les pensées de Job étaient ainsi; nous sommes aimés de Job parce que Job est pour nous un modèle d'amour, un souffle de vie; cet amour inconditionnel est en nous, il était en Dieu, alors il est dans notre vie, Job.

Toutes ces paroles qui ont été dans sa vie sont dans notre vie; pouvons-nous nous séparer de ces paroles? Pouvons-nous dire : "Bah! Job, là, ça c'est ancien; ça, c'est une autre époque, ça fait pas partie de mon amour", eh bien, si l'on dit ça, on se dit être séparés de Dieu.

On ne peut pas se séparer de ces paroles d'amour, parce qu'elles étaient en Dieu, c'est Dieu qui nourrissait Job de son amour et Job se laissait plonger dans cet amour et il adorait, il contemplait son Amour, il servait son Dieu.

Alors nous, nous sommes avec Job, nous sommes dans cet amour, nous sommes tous ici pour servir Dieu, pour contempler Dieu, adorer Dieu, voilà ce qu'est un enfant de Dieu : découvrir cet amour qui nous habite, découvrir notre propre amour.

Tout amour a besoin de repos, alors nous allons prendre quelques minutes de repos.

Merci, Esprit Saint.