Rencontre d’amour avec l’agir de Dieu à Malakoff, France,

par son instrument, la Fille du Oui à Jésus

2008-02-29 – Soir   Partie 1

♪♪♪ Viens Esprit de Dieu…

Jésus (pendant le chant) : Tout ce que vous êtes, vous l’êtes pour Dieu. Ce que Dieu fait en vous, enfants de ma Volonté, est en vous mouvement d’amour pour tous vos frères et vos sœurs du monde entier, mouvement qui s’ouvre à la lumière de Dieu. Pénétrez la lumière. Tout est pour vous en ces temps où la souffrance du monde n’a pas compris qu’elle porte sa croix. Laissez pénétrer en vous ma puissance, elle est en vous; je vous donne, mes enfants de la Lumière, ce feu qui vous envahit tout au plus profond de vous pour l’Église. Amours, amours, je vous aime. Laissez tout à Dieu. Soyez instruments d’amour. Je vous aime.

La Fille du Oui à Jésus en le Saint-Esprit : L’Esprit de Dieu : elle est présente cette puissance, elle fait partie de nos vies. Si, ce soir, nous sommes réunis ensemble, c’est parce que Dieu a voulu faire de nous des instruments pour tous les enfants du monde. Dieu prépare son monde d’amour. Il met en nous ce que nous avons besoin en ces temps.

Nous qui avons crié vers Dieu, nous qui avons espéré vivre ces temps de grâces, ces temps de révélations, nous avançons ensemble par petits groupes, mais ces groupes, Dieu les veut. Partout il y a des petits groupes comme ce soir : là où il nous veut, là il nous prend comme lui le veut, pas comme nous, nous voudrions être pris. Ces temps nous apprennent qui nous sommes; ces temps nous apprennent à nous reconnaître comme des pécheurs devant la grâce de Dieu. Oui, nous sommes pécheurs, mais cela est bon d’être dit par des enfants qui veulent la purification de la chair.

Nous avons connu ce qu’est pénétrer dans la grâce sanctifiante par le sacrement de la Pénitence, nous avons goûté à la joie de pénétrer Jésus Eucharistie : tout cela, notre âme l’a vécu. Et ce que nous avons vécu par les grâces que l’âme a reçues a été, dans notre chair, de la joie, mais pas comme Jésus aurait voulu qu’on ressente cette joie. C’est comme si on recevait des petits brins de lumière, ici et là, à chaque fois dans notre chair, alors que notre âme est inondée de lumière.

Pourquoi, en ces temps, nous recherchons tant : de vouloir pénétrer la lumière, de vouloir goûter à cette lumière? C’est parce que Dieu nous a préparés à vivre ces temps : ces temps d’amour, ces temps où nous nous laissons transformer par la grâce qui vient directement de notre âme, à nous, par la toute-puissance de Dieu. Nous avons faim de vérité, nous avons faim de cette lumière qui est Jésus. Oui, nous avons faim de Jésus. Nous voulons que Jésus vienne à nous, mais ce n’est pas comme cela que cela va se passer : c’est nous qui allons aller à lui, c’est nous qui allons vivre trois jours de noirceur devant la Lumière.

Comment on peut vivre trois jours de noirceur devant la Lumière? C’est que tout ce que nous serons, en tant qu’enfants vivant dans la volonté humaine, ne sera que ténèbres. Il n’y aura rien qui viendra de notre volonté humaine, absolument rien. Nous allons nous laisser pénétrer dans l’amour de Dieu, par l’amour de Dieu, avec l’amour de Dieu, et tout s’accomplira comme Dieu le veut. Ce mouvement se fera par la puissance du Saint-Esprit et nous, nous n’aurons rien à faire qu’à nous exécuter : nous allons être devant notre vie.

Que nous portions, en nous, un amour envers notre Dieu, que nous portions un attachement à Dieu qui parfois est brûlant de feu ou parfois tiède, que nous portions de l’indifférence envers notre Dieu, que nous portions de la haine envers notre Dieu, nous serons tous sur un même piédestal : nous serons devant sa Volonté, que sa Volonté. Notre volonté humaine ne pourra pas bouger, notre volonté humaine ne pourra pas penser, ne pourra pas entendre, ni voir, ni ressentir, car la volonté humaine ne nous pénètrera pas. Tous nos membres seront obéissants à la Divine Volonté, l’amour de Dieu, la puissance de Dieu, la miséricorde de Dieu. Tout s’accomplira comme Dieu le veut.

Voilà pourquoi nous sommes réunis par petits groupes : Jésus est en notre présence. Par la puissance du Saint-Esprit, en ce moment même, nous ne faisons qu’un seul cœur. Nous sommes ensemble pour nous aimer, apprendre à nous aimer inconditionnellement. Nous sommes ensemble pour apprendre à aimer nos ennemis. Comme cela est difficile d’aimer nos ennemis comme Jésus nous le demande dans l’Évangile! Jésus nous dit : «Aime celui qui parle contre toi. Aime celui qui vient voler ton épouse. Aime celui qui vient de faire souffrir ton enfant.»

Comment vivre cela avec notre volonté humaine blessée, avec notre volonté humaine qui nous amène à faire ce que, elle, elle veut, pas ce que Dieu veut? L’enfant de Dieu, à l’intérieur de nous, le tout petit enfant, lui, veut écouter Dieu, parce qu’il sait qu’il vient de Dieu, il sait qu’il a été choisi par Dieu le Père. Ce petit enfant est encore en nous. Ce n’est pas parce que nous avons 6, 8, 10, 20, 40, 60, 80, 98 ans et plus que nous ne sommes pas le tout petit enfant en nous. C’est que nous avons regardé avec les yeux de ce monde, nous avons pensé avec l’esprit de ce monde, et cela s’est fait depuis que Caïn a désobéi à Dieu et depuis que Caïn a levé la main sur un seul de ses frères, cela a fait comme une avalanche de péchés.

Nous ne sommes pas capables de regarder le petit enfant qui est nous-mêmes à l’intérieur de nous, cela nous fait trop souffrir. On ne veut plus passer par où nous avons choisi de passer, on ne veut plus regarder ce que nous sommes devenus, on ne veut plus écouter notre intérieur, on ne veut plus faire des mouvements d’amour pour le petit enfant qui est en nous. Nous ne voulons plus ressentir cet abandon, car cela est trop souffrant de savoir que nous avons abandonné l’être que nous sommes. Volontairement, nous avons abandonné le tout petit enfant qui est nous-mêmes : nous l’avons laissé entre les mains de ce monde.

Ce monde ne nous a pas conduits là où on voulait aller, il nous a amenés à juger : la première personne que nous avons jugée, c’est l’être que nous sommes. Nous nous sommes jugés à maintes et maintes reprises. Nous nous sommes regardés comme étant incapables de faire la Volonté de Dieu parce que notre volonté humaine nous manipulait et notre volonté humaine nous maintenait dans cet esprit, un esprit qui n’est autre que ce monde : je, me, moi. Je me veux dans ce monde. Je suis capable. Je ressens la souffrance, je ressens la joie, je ressens du plaisir, je ressens de la vengeance, je ressens mon incapacité à être enfant de Dieu, alors je me noie, je me noie dans mes pensées, dans mes regards, je me noie dans mon écoute. Mes mouvements ne m’écoutent plus. Mon cœur est déchiré par tout ce que j’ai accepté de laisser entrer en moi. Les pensées, qui ont été contre moi, m’ont amené à me détruire. Les regards que j’ai acceptés sur mon prochain, sur tout ce qui était de l’idolâtrie, m’ont amené à être contre ce que je suis. Toute cette écoute, cette écoute qui vient à moi comme une vague, une vague qui vient me frapper et qui me jette tout le temps par terre.

Je ne veux que faire plaisir aux autres et je ne pense plus à moi. Je veux penser au petit enfant, mais j’en suis incapable, car ce que je découvre, lorsque je me veux être à Dieu, c’est un être qui ne mérite pas les grâces de Dieu, c’est un être qui ne comprend pas l’amour de Celui qui s’est laissé crucifier par amour pour moi. Je ne peux pas comprendre ce mouvement d’amour qui est si puissant, qui est si beau, plein de miséricorde, alors ce que je fais : je m'en retourne là où j’étais, avant de regarder la croix. Je retourne dans mon monde : dans mon monde qui peut me consoler dans ma souffrance, dans mon monde qui peut m’amener peut-être vers la miséricorde de Dieu, dans mon monde où je vogue sans savoir ce que demain sera pour moi. Oui, je vis dans ce monde parce que je n’ai pas d’autre choix que celui que j’ai consenti à me donner. Ce n’est pas mon voisin qui a dit : "Ouvre ton regard sur celui qui vient de te pousser; écoute celui qui dit que l’autre prend trop de place." Tout cela, c’est nous qui le choisissons, ce n’est pas le voisin : nous vivons nos propres choix.

Regardons l’Ancien Testament. Dieu a envoyé des prophètes, les prévenant que s’ils continuaient à vivre dans l’idolâtrie, ils en vivraient leurs conséquences : maladies, oppression, déportation. Ils ont vécu la conséquence de leurs propres choix; ce n’est pas les autres qui ont choisi pour eux, c’est eux-mêmes.

Dieu est venu à eux. Dieu a parlé à son peuple afin de lui dire : «Attention, je t’aime. Ne suis pas ce chemin, ce chemin n’est pas pour toi. Le mien est rempli d’amour pour toi. C’est par ce chemin que tu comprendras que je t’aime, c’est par ce chemin que tu raisonneras en enfant de Dieu. Si tu gardes tes choix, tu raisonneras comme ce monde et tu deviendras fou comme ce monde, car tu te tueras.»

Croyez-vous que c’est différent d’aujourd’hui? C’est le même Dieu. Nous avons les mêmes paroles qui sont dans notre cœur. Jésus est venu à nous. Il nous a parlé de l’amour de son Père. Ce que les prophètes leur avaient demandé, Jésus est venu parler de cela : «Aimez votre Dieu. Délaissez vos idoles. Penchez-vous sur votre prochain. N’allez pas prendre ce qui est aux autres.» Jésus est venu dire cela. Ce sont les mêmes paroles que les prophètes ont répétées au peuple de Dieu.

Jésus a regardé le peuple de Dieu et son regard a été si plein de miséricorde que tous ceux qui le regardaient savaient qu’ils étaient aimés de lui; qu’importe s’ils étaient du peuple qui venait de la race de David, qu’importe s’ils venaient de la race d’un autre peuple, ils étaient enfants de Dieu et ils se sentaient aimés inconditionnellement. Tous ceux qui ont été écouter Jésus parler des Béatitudes ont ressenti cet amour, l’amour de Dieu pour les enfants de Dieu. C’est leur cœur qui leur disait : "Il est le Sauveur, il est l’Élu, il est l’Envoyé, il est Celui que nous attendions." Jésus accomplissait les Écritures.

Ceux qui avaient le cœur rempli d’espérance, ceux qui souffraient, ceux qui pleuraient savaient, parce que ce qu’ils entendaient réchauffait leur intérieur. Aucune volonté humaine ne pouvait réchauffer les cœurs, aucune volonté humaine ne pouvait nourrir, aucune volonté humaine ne pouvait les abreuver. Ce qu’ils entendaient, c’était des grâces qui venaient directement du Père à ses enfants, un Père qui se penche pour aimer, un Père qui console, un Père qui berce, un Père qui ne cesse de dire à ses enfants : «Je vous aime. Écoutez mon Fils. Je vous l’ai envoyé par amour. Vous qui ne me regardez plus avec les yeux de l’amour, moi : je vous regarde. Vous qui ne vous penchez plus sur ceux qui pleurent : je vous regarde. Vous qui regardez ceux qui n’ont rien à manger et qui passez votre chemin : je vous regarde.» N’est-ce pas notre monde, n’est-ce pas ce que nous sommes?

Nous voulons vivre la Terre Nouvelle. Oui, nous la vivrons, nous la vivrons en allant sur le même chemin que Jésus. Nous allons apprendre à nous pencher sur celui qui a faim, qui a soif, celui qui vit la solitude, celui qui pleure parce qu’il ne peut pas pardonner à son enfant qui est homosexuel, celui qui rage parce que son patron ne veut pas lui donner le montant dont il a droit d’avoir. Oui, nous nous pencherons sur nos frères et sur nos sœurs. Oui, nous serons la main de Dieu, nous serons le cœur de Dieu, le regard de Dieu, l’écoute de Dieu, la pensée de Dieu, nous serons les paroles de Dieu. Rien ne viendra de notre volonté humaine, car personne ne veut de la volonté humaine.

La volonté humaine reconnait la volonté humaine : lorsque nous sommes en présence de quelqu’un qui se sert de sa volonté humaine pour venir consoler, l’autre qui a besoin de consolation dit : "Qu’est-ce que t’as à me montrer? Tu viens m’apporter tes souffrances, je n’en veux pas. Tes paroles, je les connais, je les ai entendues mille et mille fois et cela ne m’a pas sorti de ma boue. Je suis encore là à souffrir et tu viens me dire que tu peux me consoler? Menteur! Tu viens simplement m’engourdir encore plus profondément dans mon abîme que je me suis construit à cause de ma volonté et tu crois qu’à cause de ta volonté, tu peux m’aider? Tu ne peux rien. Retourne d’où tu viens."

Ce sont les paroles que nous-mêmes avons écoutées. Ce sont les cœurs qui crient injustice. Ce sont les yeux qui ont appris à se défendre. Ils n’en veulent pas comme nous on n’a pas voulu dans notre vie. Nous voulons Jésus. Nous voulons que la misère arrête, oh! pas la misère matérielle! Nous savons très bien qu’il y aura toujours de la volonté humaine qui se consolera avec du matériel. Rien ne nous apportera de l’amour en passant par le matériel.

Nous avons besoin de vérité, nous avons besoin d'un chemin d’amour, nous avons besoin de lumière, nous avons besoin de Jésus, pas personne d’autre. C’est lui notre Amour, c’est lui qui est monté sur la Croix, ce n’est pas un autre. C’est Celui qui a déversé son Sang pour nous que nous voulons, c’est Celui qui nous a dit : «Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime.» C’est de lui qu’on veut, et il est là, il est en nous, il fait partie de notre vie. Pas un seul instant, depuis qu’il est venu sur la terre, il nous a délaissés : pas un seul instant. Il a donné sa vie pour nous, et à l’instant où il a dit oui à son Père : «Tout est accompli», il se disait être notre seul moyen d’aller là où son Père nous veut : en nous, là où est le bonheur.

Saint Augustin n’a-t-il pas cherché le bonheur? Il l’a trouvé qu’en lui, pas en dehors de lui. Cela n’a pas changé parce que nous sommes en 2008 après Jésus-Christ. Le bonheur est en nous, nous marchons avec notre bonheur. Nous voulons nous offrir ce qui nous donnerait des consolations, alors que cela est en nous. Nous avons reçu de Dieu le Père tout ce qu’il nous fallait pour être dans ce bonheur éternellement. Il a fallu que son Fils vienne à nous pour nous parler de ce bonheur, afin que nous ayons le goût de ce bonheur, afin que nous puissions le vouloir, le pénétrer. Alors, si nous voulons ce bonheur, il va falloir pénétrer le oui de Jésus, et goûter à ce oui, pas seulement le pénétrer.

Dieu m’appelle la Fille du Oui à Jésus. Nous sommes les filles du oui et ce oui n’est autre que celui de Jésus; nous sommes les fils du oui et ce oui est à Jésus. Aucun être humain, dans sa volonté humaine, ne peut prononcer son oui sans que le oui du Fils enveloppe ce oui. Il faut que nous goûtions à la miséricorde de Dieu pour vouloir ce oui. Comment peut-on nous dire: "Oui, Jésus, oui, je te veux, oui je te suis," alors que nous avons refusé de vivre comme le tout petit enfant que nous sommes?

Il n’y avait que le oui de Jésus prononcé à son Père qui pouvait nous faire goûter au oui que nous avions en nous : ce oui caché, inconnu de nous. Il fallait que ça soit Jésus, il fallait que ça soit sa présence même devant Dieu le Père : un Fils qui se donne à son Père et un Père qui reçoit son Fils, l’amour du Fils pour le Père, l’amour du Père pour le Fils – mouvement d’amour qui ne cesse de se donner – le oui du Père, le oui du Fils qui pénètrent l’un dans l’autre et qui se présentent à tous les oui.

Dieu le Père nous a choisis pour être sur la terre. Cela faisait de nous un oui : "Oui Père, ta Volonté." Mais, à cause du non prononcé par la chair, nous avons connu la volonté humaine, nous avons goûté à cette chair. Nous sommes tombés amoureux de notre chair qui est à Dieu, Dieu le Fils : Chair Éternelle, Chair Immaculée, Chair d’amour qui s’est présentée à Dieu le Père, parce que Dieu le Père le voulait, est la première chair. La chair de Jésus n’a pas été créée, la chair de Jésus a toujours été.

Dieu porte tout, il contient tout : tout ce qui est visible et tout ce qui est invisible. Tout ce qui est invisible, Dieu le contient. Tout ce qui est visible, Dieu le contient. Tout ce qui est matière est en Jésus. Puisqu’il est la Chair Éternelle, puisqu’il s’est présenté à son Père parce que son Père le voulait, puisqu’il s’est présenté aux anges, il a fallu qu’il se laisse voir. La Chair Éternelle se laissait voir devant les anges. Les anges ont adoré, mais pas tous. Certains anges n’ont pas voulu adorer Dieu-Homme, Dieu Matière Parfaite, Dieu qui se laisse voir avec tout ce qu’il est.

En Jésus nous étions, en Jésus nous sommes, en Jésus nous serons. Nous sommes matière, nous sommes chair. Nous venons de : oui, nous venons de Jésus. Par Jésus, nous sommes. Tout est voulu de Dieu pour nous. Ce qui est à Dieu, Dieu le reveut. Notre chair que nous aimons, eh bien, elle est de la Chair Éternelle, alors nous devons aimer la Chair Éternelle avant nous. Comment pouvons-nous aimer la Chair Éternelle avec ce que nous sommes? Nous aimons notre chair avant celle de Jésus! Qui d’entre nous n’a pas aimé, à un moment donné, prendre soin de sa chair, l’aimer tellement, ne pas vouloir aller tout de suite devant Dieu le Père? On ne voulait pas tout de suite mourir : "Pas tout de suite, Seigneur, j’ai des choses à faire encore. Pas tout de suite, Seigneur, il faut que je m’accomplisse sur la terre." Les excuses étaient très bonnes et valables pour ce que nous étions. C’est comme si on était amoureux de ce qui est à Dieu.

Dieu nous a donné chair, parce qu’il le voulait. Alors, nous devons aimer avant tout d’où nous venons, de qui nous venons, pour qui nous sommes. Là, nous découvrons ce que nous sommes : nous sommes de la Chair Éternelle et nous sommes éternels. Oui, nous sommes éternels. Nous avons reçu la vie et lorsque nous sommes venus sur la terre, nous nous sommes vus, là, avec ce que nous sommes : volonté humaine qui marche sur une terre qui vient de Dieu, volonté humaine qui croit créer, volonté humaine qui se dit être capable, volonté humaine qui choisit.

Qui sommes-nous pour choisir? Lorsque nous choisissons, nous choisissons avec notre handicap, car nous sommes handicapés. Nous avons une volonté humaine qui doit choisir entre le bien et le mal et gare si elle se trompe, car si elle se trompe, elle en vivra les conséquences. Tout comme les prophètes ont dit au peuple de Dieu : "Si tu détournes ton regard de Dieu, tu en paieras les conséquences." Alors, nous vivons dans cet handicap.

Aujourd’hui, plus grand encore est notre handicap. Regardons-nous, la terre entière est dans la confusion la plus totale. Elle veut plaire à Dieu pour certains, mais elle se pose des questions : "Est-ce que c’est vrai, Seigneur, que je peux aller communier, alors que tu as dit dans la Bible que si je faisais telle chose, ce n’était pas correct : prendre le mari d’un autre, aller vivre ma vie avec pendant 30 ans, 40 ans? Mais, Seigneur, tu ne sais donc pas que j’ai vécu pendant 40 ans avec quelqu’un? J’ai mes enfants. Oui, peut-être, peut-être que tu vas te pencher sur moi, tu es plein de miséricorde, tu vas me pardonner. Bien voyons, Seigneur, les autres le disent, les autres le font. Oui, Seigneur, peut-être que tu vas accepter ce que je suis."

Voyez-vous, nous formons nos propres lois. Les lois d’amour de Dieu deviennent des lois humaines. Croyez-vous qu’avant Jésus il n’y avait pas des personnes qui avaient quitté leur mari, quitté leur épouse pour vivre leur vie avec un autre pendant 30, 40 ans? Il le savait, Dieu d’amour. Pourquoi Dieu le Père nous a donné ces commandements : «L’œuvre de chair tu ne prendras qu’en mariage seulement. Point d’adultère. Tu ne voleras pas. Tu n’envieras pas. Tu te respecteras?» Tout cela, c’est parce que nous sommes faibles à cause de notre volonté humaine.

Notre volonté humaine nous a tellement blessés que nous avons été incapables de dire non : "Il n'est pas prêt le moment où je dois me marier avec un tel, car ce que je ressens n’est pas ce que j’aimerais vivre : non". "Je ne peux pas dire oui parce que j’ai fait un geste, et là, cette jeune fille attend un bébé. Je ne peux pas prononcer oui alors que mon cœur dit non, c’est mon père qui veut cela". "Je ne peux pas m’avancer devant l’autel parce que je me suis engagé, depuis un an, avec des fiançailles : non, je dois refuser". "Je ne peux pas m’imposer cette cérémonie, alors que je ne crois même pas à cela."

La volonté humaine nous a fait faire des gestes contre nous : la volonté humaine a été contre nous; la volonté humaine m’a amené à choisir ce que je ne voulais pas, la volonté humaine m’a rendu prisonnière, prisonnier : "Qu’est-ce que je fais, Dieu, avec tout ça? Que veux-tu me montrer : que je n’ai pas fait le bon choix? Je ne peux plus reculer. Je suis mariée maintenant, et mon mari je ne le connais plus, car là, maintenant, au bout de 40 ans, 30 ans, 20 ans, j’ai fait ma vie. Qui va me sauver? Qui va m’apporter des réponses? Je veux suivre tes lois, mais je ne peux plus, car ce que je vois aujourd’hui, c’est ma vie gâchée."

Le monde vit dans une confusion totale. Nous vivons dans une confusion totale et ce n’est qu’un exemple parmi tant d’autres. Nous voulons être des tout petits enfants. Nous voulons faire sortir de nous cet enfant innocent, cet enfant qui voulait Dieu, mais qui s’est laissé prendre par les pièges de Satan, par les tromperies de ce monde, par un monde qui ne veut que le plaisir, par un monde qui manipule les gens.

Nous sommes enfants de Dieu et nous le serons jusqu’au moment où nous aurons à dire : "oui, Dieu", et cela sera interminable, ce sera éternel. Rien n’arrêtera ce mouvement, il sera un mouvement de joie, de bonheur sans cesse et sans cesse, car il se nourrira de lui-même. L’enfant se dira : "Je suis à toi, Père", et voilà qu’un mouvement ira vers le Père, et le Père redonnera ce mouvement. II n’y aura que mouvement d’amour. Et lorsque nous serons dans ce mouvement, nous goûterons à la miséricorde de Dieu, nous saurons que nous avons été aimés de Dieu, malgré que nous ayons refusé sa miséricorde, que nous avons refusé nos droits d’enfants de Dieu, car nous avons des droits, nous avons le droit de dire : "Oui, je veux; non, je ne veux pas."

Comment se fait-il que, depuis plusieurs années, le taux des séparations et des divorces s'est accumulé? Comment se fait-il que nous vivons dans cela, et (que) c’est devenu quasiment une mode? Est-ce normal? Non, cela n’est pas normal. Qu’est-ce qui fait que des enfants sont embrouillés comme ça avant le mariage? Qui nous a amenés à vouloir pénétrer ce sacrement de lumière, d’amour, ce sacrement qui est éternel, en le négligeant, en ne le respectant pas? Est-ce que nous respectons l’Eucharistie? Est-ce que nous respectons le sacrement de la Confession? Oui, nous les respectons, car nous voulons nous présenter devant Dieu.

Nous savons que lorsque nous allons à la confesse, que Dieu sait tout, que si nous allons raconter au prêtre, qui n’est autre que le Christ-Prêtre, représentant de Jésus, que ce que nous allons dire sera important, car nous en porterons les conséquences. Si nous allons dire au prêtre : "Je me confesse d’avoir volé ma mère", eh bien, c’est parce que nous le regrettons. Nous n’allons pas dire ça pour nous amuser. C’est ma mère. Elle, qui a besoin de mon soutien, aujourd’hui, je l’ai négligée. Je vais à la confesse, j’ai besoin de sentir la miséricorde de Dieu sur mes épaules afin de faire mes journées, j'ai besoin de la guérison pour mon âme afin de connaître la paix. La confession est un sacrement de guérison, la confession est un sacrement de libération : j’en ai besoin. Et lorsque je vais au sacrement de l’Eucharistie, ma joie est d’avancer pour prendre mon Dieu, mon Roi, ma Chair Éternelle : j’ai besoin de ça.

Comment se fait-il que nous négligions tant notre sacrement de Mariage? On s’en va là puis on n’y pense pas trop, trop : je pense à ma robe blanche, je pense à ma cérémonie, je pense à mon fiancé : il va avoir de la peine si je lui dis non parce que je ne l’aime pas au plus profond de mon cœur. Aïe, je ne peux pas lui faire ça, hein! Je pense à papa qui, lui, vient de sortir cinq mille dollars à son RÉER pour pouvoir me marier : je pense à ça. Je pense à mes amies qui viennent de louer une robe de fille d’honneur, aïe, ça coûte cher, ça! Qu’est-ce que je vais avoir l’air, moi, au bureau, lundi, si j’annonce que je ne me marie plus parce que je ne l’aime pas?

Qu’est-ce que je vais avoir l’air, moi, j’ai dit à mes chums qu’elle m’aimait, mais je viens de m’apercevoir qu’elle ne m’aime pas comme moi je l’aime, qu’elle préfère un gars avec une coupe à la dernière mode, avec des pantalons bien serrés alors que moi, j’aime bien mes jeans, puis j’aime porter mes cheveux comme ça me plaît? Qu’est-ce que je vais avoir l’air? Je vais perdre la face! Ils vont me dire que je suis niaiseux! On se marie dans des conditions pareilles et nous nous étonnons qu’au bout d’une semaine : nous nous sommes trompés. Un mois : ah, le cœur m’oppresse à chaque fois que j’y pense. Deux mois : ça y est, je suis pris, qu'est-ce que je vais faire avec? Six mois : j’en peux plus, qu’est-ce que je vais faire? Un an : ah là, c’est une vraie prison. Cinq ans : c’est la mort, je ne peux plus vivre ainsi. On s’est bâti, soi-même, nos souffrances.

Le sacrement du Mariage est un sacrement d’amour, est un sacrement d’unité : deux chairs qui ne font qu’une seule chair. Pour reconnaître cela, il faut qu’avant le mariage, on puisse goûter à la Chair Éternelle. Combien vont vers le sacrement du Mariage et ne vont pas au sacrement de la Confession pour goûter à la Chair Éternelle à tous les dimanches? Combien le font en disant : "Ah, ça ira, ce n’est pas grave. Je vais me marier, c’est bien. Je vais peut-être l’aimer un petit peu plus fort plus tard". Elle attend un bébé : "C’est mon enfant alors je vais prendre mes responsabilités". On bâtit un mariage sur du sable et Jésus nous a dit : «Si vous bâtissez une maison sur du sable, elle s’écroulera à la première pluie.» Jésus est plein d’amour. Il le savait, il venait de nous prévenir sur ce que nous allions vivre.

Aujourd’hui, on ne respecte plus le sacrement du Mariage. D’ailleurs, on s’en fout : il y a les séparations, il y a les divorces. Lorsqu’on part avec des idées ainsi, déjà on écrit en bas du contrat : échec. Et on va faire notre vie avec un contrat qui est marqué 'échec' et ce n’est pas Dieu qui a mis 'échec' en bas du contrat de mariage, c’est nous-mêmes, c’est nous qui avons signé cela. Avec notre cœur blessé, nos pensées engourdies, avec notre regard aveugle, notre écoute bouchée et notre volonté qui manipule nos mouvements, nous allons vers ce que nous, nous méritons.

Satan a manipulé l’esprit de ce monde et nous sommes entrés dans ce piège : Satan, en mettant cet esprit dans le cœur des enfants qui se laissaient prendre dans ce mouvement, s’est servi de ces faiblesses pour atteindre les enfants de Dieu. En mettant le sacrement du Mariage dans un état qui ne portait pas de force, par un oui vrai venant de l’homme et de la femme, il pénétrait ce sacrement. Il mettait son venin dans ce sacrement, il engourdissait le cœur des enfants de Dieu, il mettait entre les mains des enfants de Dieu de l’échappatoire : en faisant tout cela, il allait rejoindre les mariages d’amour. Il allait mettre du poison dans le cœur de ceux qui s’étaient donnés, par amour, devant Dieu : il leur montrait qu’ils ne devaient pas porter la croix de l’autre.

Lorsque nous nous marions : "Je te promets fidélité. Je m’engage à prendre soin de toi. Je vais faire ce que mon cœur veut pour toi. Je vais nourrir mon amour afin de prendre soin de moi, pour toi. Je vais te démontrer mon attention, car je te promets que lorsque tu tomberas, je serai là pour te relever." N’est-ce pas ce que nous avons dit devant notre Jésus d’amour? Et Jésus s’est engagé à cela, Jésus s’est engagé à nous nourrir de ses grâces afin que nous puissions nous maintenir dans nos promesses. Tout cela, il l’a promis. Mais qu’avons-nous fait du sacrement de la Confession? Qu’avons-nous fait du sacrement de l’Eucharistie? Avons-nous eu recours à tout cela lorsqu’on avait le cœur qui était dans la peine par une parole qui était de l’autre et que nous avons acceptée, alors que la parole ne nous appartenait pas?

Lorsque nous recevons une parole blessante de notre mari ou de notre épouse, cette parole blessante vient de ses propres souffrances, pas des nôtres. Nous avons pris ce qui ne nous appartenait pas, nous avons voulu vivre la vie de l’autre. Comment pouvions-nous tenir nos promesses? Cela était impossible. On fléchissait toujours les genoux sous le coup de la souffrance, on portait notre croix. Elle était tellement lourde notre croix, lourde des choix des autres. Alors, ça, on l’a pris, on a pris notre propre croix, pas la croix de notre époux ou de notre épouse : notre croix. C’est dur à porter une insulte, une négligence, une indifférence, une colère, un doute.

On veut toujours changer l’autre, mais on n’est plus capable de se voir. Pourquoi on n’est plus capable de se voir? Parce que nous ne voyons pas la poutre devant nos yeux, nous ne voyons pas notre croix qui est rendue tellement lourde, tellement grande : c’est trop souffrant. Pourquoi notre croix est si lourde et si grande de souffrance? C’est parce que nous avons accepté les souffrances des autres. Nous n’avons pas accepté sa croix, non, nous avons accepté les souffrances, cela est différent.

La souffrance appartient à Dieu parce qu’il l’a apportée à la Croix et la Croix a été purifiée de son Sang d’amour, et il nous a délivrés du mal. Mais nous avons pris les souffrances de notre époux ou de notre épouse et nous les avons fait pénétrer à l’intérieur de nous, ce qui a fait grandir notre croix de souffrance. Jésus, lui, voulait cela. "Oh! Il vient de me dire que j’ai fait brûler le souper et qu’à cause de cela, il ne peut pas manger", et je prends ça pour moi au lieu de donner cela à Dieu. "Dieu, ces paroles t’appartiennent, je te les donne. Elles sont à toi, prends-les." Au lieu d’avoir fait ça, on a pris la souffrance de notre Dieu d’amour et nous avons vécu avec ça. Nous avons accumulé, accumulé : un regard qui ne nous satisfaisait pas, on voulait tellement un regard d’amour de notre mari. "Il ne m’a même pas regardée, il a tout simplement dit : 'Quoi, mes bas ne sont pas dans le tiroir, (ils) sont encore dans le lavage!?' " On a pris ça pour nous, et là, ça s’est accumulé, accumulé. Mais à cause de quoi ça s’est accumulé? (C'est) parce que nous n’avons pas donné à notre Jésus d’amour cette souffrance.

Mais nous n’avons pas été chercher les grâces dans le sacrement de la Confession : aussitôt que j’ai pris sa souffrance, j’ai aussi pris mes choix, pour moi. Oh! Ces choix-là se sont accumulés : je me suis couchée et j’ai regretté. Je l’ai insulté : "Oh! Si tu n’es pas content, va donc voir la voisine, elle, elle va t’en faire un souper" et là, je me suis couchée, comme ça, et j’ai regretté mon choix. Et là, ça m’a amené un sentiment : "Ah, s'il pense que je vais être sa servante longtemps!" Je l’ai jugé et : "Il n’est jamais content de ce que je lui fais." Si on se retrouvait à la confesse avec un sentiment : "J’ai jugé mon mari, je me suis blessée", là, on aurait eu des consolations, on aurait senti une force, mais on ne l’a pas fait. Alors lui, Satan, a fait quelque chose : lui, il en a rajouté.

Nous avons vu à la télévision des scènes de couples qui s’aimaient. "Ah, regarde! Comme j’aimerais ça, moi, un couple comme ça! Le mien, il n’est plus aussi romantique." Alors, voilà qu’un autre sentiment rentrait à l’intérieur de nous qui rencontrait l’autre sentiment déjà! Ces deux sentiments-là en faisaient un troisième : de l’indifférence.

Trois sentiments maintenant, et cela s’est multiplié, à cause que j’ai écouté à la radio une émission qui parlait des couples, des couples qui ne s’accordent pas. Et là, on a dit : "Eh bien, il est comme moi ce couple! Tiens, elle fait exactement la même chose que moi! Ah, tiens, elle a trouvé une solution, elle, elle va vers la séparation." Et là, on a fermé la radio, puis on s'est dit : "Bien, voyons donc, comment ça se fait? C’est possible ça? C’est défendu par Jésus tout ça? La loi de Dieu nous dit qu’il ne faut pas se séparer. Oui, c’est peut-être pas si pire. Ah! Je vais laisser ça de côté". Mais, au plus profond, on n’a pas rejeté ce sentiment-là : une échappatoire? "Oh, peut-être, ah non!" Mais ça nous a comme pénétrés, mais nous n’avons pas donné cela à Dieu : nous avons choisi de le garder en nous, ce qui a fait que nous avons eu un court moment d’infidélité.

Car il est dit dans l’Évangile : «Celui qui regarde l’autre et a des tentations d’infidélité commet l’adultère.» Oh, que cela est dur! "Mais voyons donc, je n’arrête pas de regarder d’un bord et de l’autre; il vient de passer. Houp, je me revire de bord, c’est tentant! Houp, la voisine est rendue séparée! Mon doux, elle est bien habillée, elle, hein!" Voyez-vous? Alors, tout cela entre à l’intérieur de nous, rencontre un sentiment, rencontre un autre sentiment, rencontre un autre sentiment, et voilà l’explosion : d’autres sentiments viennent de naître.

Satan est le maître de la manœuvre, il nous manipule. Dieu ne manipule pas ses enfants. Dieu est amour, il nous laisse libres. Nous avons un mouvement d’amour en nous : "Je te donne." Dieu est prêt à tout prendre nos souffrances, mais Satan, lui, se sert de nos souffrances. Ça, c’est différent. Et si aujourd’hui, il y a tant de séparations, si aujourd’hui, il y a tant de divorces, tant d’enfants qui pleurent papa, qui pleurent maman, c’est parce que nous vivons les conséquences des sentiments que nous avons laissés en nous, et que Dieu ne voulait pas (pour nous). Et Satan, lui, nous maintient à l’intérieur de notre souffrance, et notre souffrance nous met dans une confusion totale face aux lois de Dieu, face aux enseignements de Jésus.

Il est dit que dans le dernier des temps, vous vous complairez dans ce que vous êtes.» Se complaire! On se complait dans nos choix afin de ne pas trop souffrir, afin d’aller là où les autres vont : ça fait notre affaire. On dit que les lois sont de miséricorde; on dit que oui, maintenant, nous pouvons parce qu’un tel prêtre, un tel évêque, un tel cardinal nous l’ont dit. Alors, comme une vague, je me lance dans ce mouvement, en sachant même que notre Pape nous dit que le sacrement du Mariage est indissoluble.

Il nous dit que ceux qui souffrent dans le sacrement du Mariage peuvent être loin l’un de l’autre afin que l’un prie pour celui qui souffre, afin que les grâces du sacrement de Mariage rejaillissent de nous pour faire refleurir notre amour qui est toujours là. N’est-ce pas les paroles de Paul? Rien n’a changé. Notre Pape ne changera pas les enseignements de Jésus. S'il change les enseignements de Jésus, il est contre Dieu. Nous n’avons pas le droit d’être contre Dieu. Être contre Dieu, c’est être contre nous-mêmes, c’est être contre l’enfant de Dieu, c’est être contre notre chair, c’est être contre la Chair Éternelle, Celle qui nous a créés. Nous venons de la Chair Éternelle et par la Chair Éternelle, nous avons chair. À quoi sert de vouloir faire plaisir à une chair, alors qu’elle pourrira en enfer? Dieu ne le veut pas. Satan le veut. Satan veut notre âme et veut notre chair. Satan veut nous faire souffrir parce qu’il a vu : il a vu la Lumière, il a vu la Beauté, il a vu notre beauté, il a vu notre éternité. Il a tout vu cela et il ne le veut pas.

Satan recevait la beauté de la lumière de Dieu et lorsque la lumière de Dieu se reflétait sur lui, il était dans sa beauté. Il était tellement beau! Lucibel était devant la beauté de Dieu. Cela le nourrissait. Lorsqu’il a dit non, la lumière de Dieu n’a plus été devant lui, et à cet instant, il a coupé la lumière parce qu’il s’est coupé de la lumière, il s’est miré lui-même. Alors, comme il ne pouvait (pas) avoir la beauté par la lumière, comme il n’a plus eu de lumière, il a été la laideur, et cela s’est fait, pour nous humains, en une fraction, de fraction, de fraction de seconde, cela est quand même trop long pour un esprit pur. Et il ne veut pas que nous, nous soyons éternellement dans la beauté de Dieu : le ravissement.

Voyez-vous? Dieu est amour, il nous veut à lui. Croyez-vous qu’il veut nous punir en disant : «Tu es marié?» Non, il ne veut pas nous punir, il nous aime trop, il nous veut à lui pour l’éternité. Il veut qu’on aille vers lui, il veut qu’on aille chercher des forces afin d’être fidèles aux lois de Dieu. Il sait très bien que nous n’aurons pas la force de quitter un homme et une femme dont ça fait 30 ans, 40 ans, il le sait, mais il dit : «Va vers le sacrement de la Pénitence. Nourris-toi des grâces de ma miséricorde. Je connais ton cœur, je sais qu’il a mal. Mais tu ne peux me recevoir, car je suis ta beauté, je suis ta lumière. Si tu reçois ma beauté alors que tu es impur, tu consens à te faire souffrir, et si tu veux que moi j’accepte d’être ce que toi tu veux que je sois, alors tu acceptes que ton Dieu soit sans sa beauté, sans sa lumière : je ne peux être que lumière, je suis la Lumière. Mais viens à moi! Viens à moi et je te consolerai! Tu recevras ma bénédiction, tu recevras des forces, car lorsque je te bénirai, tu recevras mon amour et tu sauras que tu es amour, tu sauras que tu portes en toi l’amour, tu sauras que tu portes en toi le bonheur, car le bonheur t’apprendra, il t’apprendra à accepter d’être consolé par l’Amour. Le bonheur te conduira vers mon chemin, le chemin d’amour. Oui, il est étroit ce chemin, mais il est pour toi. Je t’ai parlé depuis tant d’années! Il y a en toi mon amour.»

Et Dieu veut qu’on aille vers lui. Il ne veut pas que l’on se blesse, il veut notre amour. Il veut nous nourrir de l’intérieur afin que nous soyons vrais.

Nous qui avons un mari, une épouse, nous devons accepter de porter leur croix. Nous devons accepter de les aimer sans condition. Nous devons les regarder avec l’amour du Christ. Nous devons être, pour le Christ, un mouvement d’amour, un appel à l’amour, en les aimant, en ayant aucune pensée vers eux. Même si nous voyons une personne qui va vers un prêtre, alors qu’elle est en état de souffrance envers elle-même, nous n’avons pas le droit de la juger cette personne, mais nous devons la donner à Dieu, car je suis en cette personne et vous êtes en cette personne.

Notre chair, elle est unique. Il n’y a qu’une seule chair qui est venue de Jésus : celle d’Adam. Adam s’est multiplié. Oui, Dieu prit la chair d’Adam et fit la femme : la chair d’Adam fut en Ève. Ève et Adam, chair de la chair, se sont multipliés et nous avons la même chair. Alors, lorsque nous voyons notre sœur ou notre frère aller communier, alors qu’ils sont dans l’adultère, nous sommes dans l’adultère. Nous-mêmes nous sommes là à soutenir sa croix, afin qu'il(elle) ne tombe pas par terre, et qu’il(elle) ne puisse se relever. Nous devons tenir sa croix, faire comme Simon a fait, car lorsqu’il a vu Jésus, il a vu un homme qu’on obligeait à porter sa croix, il a vu un homme pécheur, il a vu un homme qui avait commis quelque chose de très honteux, car la croix signifiait que cet homme était quelqu’un de très bas. Alors, Simon, lui, lorsqu’il a vu ça, il a vu un être plein de péchés. Quelle honte! Moi, je vais aller porter sa croix? Mais non! Mais on l’a obligé, Simon. Mais aussitôt qu’il a goûté à ce Sang, aussitôt que sa chair a senti ce Sang : "Ah! là, la Miséricorde! le Sauveur! l’amour!" Cet amour inconditionnel pénétrait directement en sa chair et cela l’a amené à aimer tout pécheur. Alors, nous devons en faire de même.

Simon n’a pas dit : "Lui il est pécheur, moi je ne le suis pas." Là, il s’est senti plus pécheur que tout, c’est lui qui était le pécheur. Il savait que c’était son Sauveur. Mais nous, nous ne sommes pas le Sauveur, non, nous sommes des pécheurs. Alors, nous devons porter la croix de l’amour, accepter d’être ce que les autres sont pour se présenter à Dieu afin qu’ils reçoivent des grâces, afin qu’ils reçoivent la force d’avancer, de se regarder et d’aller, là, où nous tous, nous allons aller vivre : nos trois jours de noirceur devant la Lumière afin que tout enfant de Dieu regarde tous ses choix devant le péché : tout ce que sa pensée, son regard, son écoute, sa parole, ses actions, ses sentiments ont fait de lui. C’est ce que nous allons vivre et c’est ce qu’eux vont vivre; alors, ils ont besoin de nous, parce qu’aucune purification ne se fera seule.

Oui, en ce moment, lorsque nous prononçons notre oui, nous consentons à vivre notre purification en nos frères et nos sœurs, avec nos frères et nos sœurs, et lorsqu’ils vivront leur purification, ils la vivront en leurs frères et leurs sœurs, avec leurs frères et leurs sœurs. Alors, si leurs frères et leurs sœurs leur ont obtenu des grâces, combien plus, eux, vont être dans la joie qu’on les a soutenus, qu’on les a aimés, qu’on a accepté d’être comme eux jusqu’à la fin, car nous allons vivre cela jusqu’à la fin, jusqu’au dernier qui prononcera son choix devant Jésus : oui à la vie éternelle, oui à la mort éternelle!

Alors, le Seigneur vient de dire : «Maintenant : repos mes enfants.» Alors, nous allons, si vous voulez bien, prendre un repos. Quelle heure est-il? Il est juste 9 heures! S’il y en a qui peuvent rester après, nous allons avoir des questions et réponses après, si vous voulez bien. Comment ça se passe? C’est que vous posez une question qui est pour tous nos frères et nos sœurs du monde entier et l’Esprit de Dieu répondra. Si c’est Dieu le Fils ou Dieu le Père, ou Maman Marie, ou n’importe qui, nous aurons une réponse. Pas n’importe qui Seigneur, non Seigneur : l’Esprit Saint.

Alors, merci.