Rencontre d’amour avec l’agir de Dieu à Markham, Ontario,

par son instrument, la Fille du Oui à Jésus

 

 

2008-02-03 – Partie 1

 La Fille du Oui à Jésus en le Saint-Esprit : La grâce du Seigneur veut faire de nous des enfants qui se reconnaissent être de Dieu. Lorsqu’on reconnaît que nous sommes de Dieu, il y a quelque chose qui bouge à l’intérieur de nous : c’est notre âme. Notre âme est portée à ouvrir notre intérieur à la grâce de Dieu. Il n’y a que notre âme qui puisse répandre la grâce à l’intérieur de nous pour que notre chair réponde à la grâce de Dieu.

Si nous regardons notre chair, notre pauvre chair, elle n’écoute pas souvent la grâce qui vient de l’âme par Dieu. Notre chair est si portée à écouter notre volonté humaine. Notre chair a pris l’habitude de croire que tout ce qui est extérieur portait la grâce. Lorsqu’on est porté à penser que les vitamines vont nous apporter la grâce d’être en santé, nous nous écartons du chemin de Dieu. Notre chair vient de Dieu, elle ne vient pas de ce que les hommes, eux, pensent qu’elle est. On aura beau instruire l’homme de la composition de la chair, en dehors de Dieu ils ne trouveront que ce que Dieu veut bien leur montrer, et ceux qui voudront aller plus loin découvriront ce que Satan veut leur montrer.

Nous sommes enfants de Dieu, il n’y a que Dieu qui puisse instruire les enfants de Dieu. Ce qui est à Dieu, Dieu en prend soin, mais si nous sortons de la beauté de Dieu, nous découvrons ce que nos yeux veulent regarder et nous verrons des orgueilleux, car tout ce que nous verrons ne sera qu’extérieur, on ne pénétrera pas à l’intérieur de nous, on ne demeurera qu’en surface. Si on regarde la mer, on ne peut voir que ce qui est à la surface de l’eau, mais, par des moyens, on peut aller sous l’eau et là on verra, on verra ce qui est sous l’eau. Est-ce que cela nous fera découvrir ce que contient la mer? On ne verra que ce que nos yeux veulent voir et ce que nos yeux peuvent voir. Tout ce qui est de la mer est comme une nourriture, c’est comme si la mer avait besoin de ce qui est en elle pour être vraiment ce qu’elle est. L’intérieur et l’extérieur ne font qu’un tout, alors la mer est un tout.

Quelle est donc la différence avec nous? Ce qu’il y a à l’intérieur de nous et ce qui nous apparaît à l’extérieur est un tout. Ça, l’homme est capable de le comprendre, mais ce qui compose tout ce qui est intérieur et extérieur ne peut être dévoilé que si le Saint-Esprit le veut. Alors, si on laisse toute la place à Dieu, il nous fait voir et nous fait comprendre par ses grâces ce qui est essentiel de comprendre, et Dieu le fait dans le présent, et Dieu le fait pour notre âme afin de nourrir notre vie spirituelle pour que notre vie spirituelle se répande en nous et nous fasse goûter à notre vie sur terre.

Notre vie sur terre, c’est quelque chose que l’on peut voir, quelque chose que l’on peut goûter, c’est quelque chose qu’on peut offrir. Tout ce que nous faisons est un don offert à Dieu. Nous sommes l’œuvre de Dieu et nous devons produire des œuvres pour donner. Alors, cela nous le faisons avec ce qu’il nous a donné : il nous a donné chair et il veut que nous soyons chair. Si nous utilisons ce que nous sommes sans les grâces de Dieu, nous utilisons ce qu’il nous a donné, mais nous ne pouvons pas lui donner l’œuvre, car Dieu ne veut pas quelque chose qui est impur. Dieu est la Pureté, Dieu est Immaculé, alors tout ce qu’il veut recevoir doit être comme lui est.

Alors, si nous regardons tout ce que nous sommes, nous ne pourrons rien donner à Dieu, car l’œuvre que nous sommes est imparfaite. Il n’y a que Dieu qui soit parfait, alors il faut passer par Celui qui nous a été envoyé. Celui qui nous a été envoyé a pris chair par amour pour nous en le sein de Marie. Lorsque nous entendons : “Il a pris chair en le sein de Marie”, donc, il s’est lui-même mis en Marie. Peut-on séparer Dieu le Fils d’avec le Saint-Esprit? Le Saint-Esprit est en le Fils et le Fils est en le Saint-Esprit : un seul Dieu. Alors, Dieu est venu en Marie : la Vie Éternelle pénétrait en Marie et la Vie Éternelle prenait forme; la Chair Éternelle se formait en le sein de Marie, elle faisait mouvement dans le sein de Marie afin que nous puissions voir la Chair Éternelle.

Jésus est la Chair Éternelle, il est la Chair Immortelle, il est l’Alpha et l’Oméga. Il n’y a pas de commencement et il n’y a pas de fin : Dieu est Dieu. Lorsque Jésus a dit : «Oui, Père», il faisait la Volonté de son Père. Il venait par le oui en le sein de Marie et le oui fut celui du Père. Comment Maman Marie pouvait-elle prononcer un oui? Il fallait qu’elle connaisse le oui. Elle, elle a connu la Volonté de Dieu, elle a été plongée dans la Volonté de Dieu. De tout temps, Marie était voulue de Dieu : la seule enfant digne de connaître le oui avant que le Oui vienne sur la terre. Maman Marie n’est pas le Oui, mais le Oui a enveloppé Marie et le Oui l’a nourrie. Le Oui, c’est la Volonté du Père. Dieu n’a aucun refus en lui, il est l’Amour. Il est l’amour qui se donne, qui se donne tout le temps, tout le temps, mouvement d’amour : je me nourris.

Dieu le Père qui engendre son Fils, l’Amour qui voit son Amour, l’Amour qui se suffit à lui-même, l’Amour qui se pénètre, qui se connaît, l’Amour est oui : voilà la Volonté. La Volonté est oui, Dieu est un oui. Le oui, c’est l’amour; ça ne sort pas le oui, il est intérieur; tout se converge autour de ce qui est le oui, tout mouvement tourne autour du oui : ça attire le oui, ça nourrit le oui, ça prend, ça saisit, car l’amour se nourrit. Maman Marie a été nourrie de ce mouvement d’amour. Nous avons tous été nourris de ce mouvement d’amour.

Lorsque Dieu, dans son éternel amour, porta toute sa création, nous étions. Souvenons-nous des paroles de Jésus : «Avant que vous soyez, vous étiez»; alors, avant d’être dans le sein de notre maman sur la terre, on était; alors, on était en Dieu. Le Fils de Dieu fait Homme prit tout mouvement, le présenta à son Père. Marie et nous étions ce mouvement d’amour devant le Père. Comment se fait-il qu’elle soit la seule qui ait gardé sa pureté? Nous aussi, nous étions en Jésus. Comment se fait-il que nous connaissions des non? L’obéissance, l’humilité : la Mère de Dieu était la plus humble. Dieu, dans son éternel mouvement, connaissait toute création. Dieu, dans son mouvement d’amour, pénétrait toutes ses créations. Dieu connaissait tout et il nous connaissait tous. Il est l’Alpha et l’Oméga, alors il connaît le présent. Il est le Présent et le Présent est en tout temps. Il n’est pas créé Dieu, il est.

Mais nous, nous sommes créés. En le temps éternel, nous avons été créés et ce mouvement est en nous, il fait partie de notre vie éternelle, et comme il fait partie de notre vie éternelle, tout ce qui est en nous est en nous depuis toujours. Tout ce qui est créé de Dieu est parfait. Nous sommes parfaits. Chacun de nous devons passer par un mouvement : le mouvement de l’obéissance : "Oui, amour; oui, je suis mouvement d’amour. Oui, Dieu mon Créateur, je viens de toi et je me donne à toi; ton amour, je le reconnais, ton amour, je le vis." Alors, nous sommes le oui à l’Amour : nous devons être obéissants. Mais comment voulez-vous que Dieu, lui, dans son éternel mouvement d’amour puisse recevoir? Il aime recevoir, alors il donne. Il a créé toutes créatures, il a mis en les créatures tout ce qu’il leur faut pour qu'elles puissent donner. Nous avons en nous tout ce qu’il nous faut pour donner, alors nous avons le oui : ta Volonté. Mon oui : je donne qui je suis parce que je suis à toi. Le don que nous sommes vient de Dieu et il doit retourner à Dieu. Pour que ce mouvement soit, il faut que nous vivions un don. 

En créant l’univers et son contenu, en créant la terre et son contenu, voici qu’un mouvement se faisait connaître pour les créatures, car nous sommes avant que tout ce qui est matière, qui n’est pas à la ressemblance de Dieu, fut après nous. Tout ce que nous sommes est au-dessus de tout ce que Dieu a créé, car tout ce qu’il a créé est pour nous, afin que nous soyons un don d’amour. Il a mis ce don d’amour dans tout son contenu, alors nous sommes là et tout le contenu est pour nous. Dieu ne nous a pas mis dans une tentation en disant : «Je te donne quelque chose, mais tu dois me préférer.» Dieu est amour, Dieu ne fait pas ça avec ses créatures. Il veut que nous goûtions à son amour, il veut nous prendre entre ses mains et dire : «Voici pour toi : je t’aime.» Voilà pourquoi Dieu nous a tout donné afin que nous puissions regarder sa beauté.

Lorsqu’on regarde les étoiles, lorsqu’on regarde les astres, lorsqu’on regarde tout ce qu’il y a au-dessus de notre tête, nous voyons l’amour de Dieu, nous voyons Dieu qui ne cesse de nous dire : «Je t’aime.» Lorsque nous, qui sommes sur la terre, nous regardons tout ce qu’il y a autour de nous, mais c’est un ‘je t’aime’ : «Je te donne ce que je suis, pour toi. Je suis, moi, l’Amour. Voilà : prends et mange. Vis ma Vie, sois dans ma Vie parce que ma Volonté est amour, elle est à toi. C’est un don ma Volonté. Je ne t’oblige en rien. Je te fais goûter à mon amour, je te fais voir mon amour et je te fais pénétrer dans tous mes mouvements.» Ce n’est qu’un oui.

Voilà Dieu qui nous aime, et nous faisons partie de cela. Nous sommes un oui; alors, il faut donner à Dieu ce qui est à Dieu : "Je te donne tout parce que je suis le tout de toi. Tout ce qu’il y a autour de moi fait partie de ce que je suis pour toi. Alors, je t’aime plus que moi-même parce que je suis de toi. Comment puis-je me préférer? Je ne suis pas si tu n’es pas!  Parce que je suis, je te connais." Voilà ce que nous sommes : la volonté dans sa Volonté, oui dans le Oui, et Marie et nous étions oui à Dieu.

Lorsque Satan a tenté Ève, elle était dans le oui, elle avait reçu ce que tout enfant avait reçu, ce que Marie avait reçu. Tout était là, tout était complet. Il fallait que le oui soit toujours oui, nourriture qui se laisse nourrir par l’Amour, la Divine Volonté : je me laisse goûter par Dieu et Dieu me donne toujours. Mais elle a été tentée, elle a été tentée de connaître ce qu’il y avait autre que le oui. Elle qui voyait tout autour d’elle la Volonté de Dieu, elle venait d’entendre un non; parce que Satan était non, il ne portait en lui rien du oui. Le son de Satan était non et son écoute a été vers ce mouvement. À l’instant où son écoute a entendu, elle a su qu’il y avait un non. Elle aurait pu s’éloigner parce que Dieu lui avait donné tout ce qu’il lui fallait pour s’éloigner, mais elle ouvrit, elle ouvrit quelque chose qui était tout nouveau en elle : elle ouvrit un regard et ce qu’elle a vu, c’était quelque chose qui n’était pas connu d’elle : un mouvement inerte, quelque chose qui est inactif, ça ne bouge pas, c’est là, ça se présente.

Ève est mouvement de vie, elle est un oui, alors elle bouge; elle a regardé quelque chose qui ne bougeait pas et tout ce qu’elle a été, a été un mouvement inerte. Elle qui est un mouvement qui bouge, elle aurait pu reculer, elle aurait pu ne pas aller dans ce mouvement. À cause de la pensée, à cause du regard, voilà que le mouvement est devenu comme séduisant et ce qu’elle a ressenti est devenu quelque chose pour elle d’attirant : l’orgueil. Oui, l’orgueil qui était devant elle l’emmenait dans son mouvement : vouloir connaître. Alors, avec ce qu’elle était, elle a été retrouver Adam.

Adam aurait dû, lui, lui dire : "Créature, regarde Dieu, obéissance à Dieu! Contemple la beauté, savoure la présence de Dieu", mais lui a regardé. Il a regardé quelque chose qu’il n’avait jamais vu, quelque chose qui attire, quelque chose qui séduit, alors il s’est laissé, lui aussi, tenter par la beauté inconnue. Lui qui connaissait tout par Dieu avait quelque chose qu’il n’avait jamais vu; alors, il a pénétré dans ce mouvement et à l’instant où il a pénétré dans ce mouvement, il a connu un non; comme il a connu un non, il a connu sa volonté. Voilà qu’une volonté se mettait devant la Divine Volonté, une volonté qui voulait connaître ce que la Divine Volonté connaissait et, à cet instant, la Divine Volonté, l’Amour, le Oui, son mouvement qui donne, respecta.

L’Amour connaissait le refus de sa créature et tout cela a été connu en la chair qui devait venir sur la terre. Comment se fait-il que Marie, elle, elle devait venir sur la terre, n’a-t-elle pas été dans ce refus? C’est que Marie gardait son amour pour Dieu, son humilité enveloppait l’être qu’elle était. Dieu savait qui on était pour devenir : des non à Dieu, des enfants qui aiment leur volonté humaine, des enfants qui aiment la matière plus que leur intérieur. Marie, elle, avait toujours cet amour inconditionnel pour Dieu, alors Dieu nourrissait son enfant, Dieu la comblait. Le oui était enveloppé de ce mouvement d’amour : je donne et je reçois, je donne et je reçois : constamment, Maman Marie donnait tout le temps à Dieu ce qu’elle recevait.

Et Dieu connaissait aussi d’autres enfants : Dieu savait aussi qu’il y avait des enfants dans leur volonté humaine, blessés par leur volonté humaine, qui étaient pour répondre à son appel. Chacun avait comme un degré : Dieu connaissait toutes ses créatures, chacun avait de Dieu reçu des grâces. Dieu savait qu’un tel était pour répondre à son appel, alors il le nourrissait de grâces d’amour. Et Dieu connaissait tous ses enfants et chacun recevait la nourriture de la Divine Volonté.

Comment se fait-il que nous ayons entendu parler de Noé, le seul Noé qui répondit oui à Dieu dès son appel? Parce qu’il était nourri de la Divine Volonté. Alors Dieu, dans son éternel mouvement, nourrissait son enfant et le moment où les grâces feraient surface, son être connaîtrait son oui. À travers sa volonté humaine, le oui passait, et Noé a dit oui et cela a été aussi pour son épouse, pour ses enfants. Dieu connaissait ses enfants et il nourrissait le oui : l’appel, l’obéissance.

Abraham n’a-t-il pas été jusqu’à vouloir immoler son fils Isaac par amour pour Dieu? Vouloir donner la chair de la chair au Créateur. Pourquoi lui plus qu’un autre? Parce qu’il répondait à l’appel de Dieu. Parce qu’il répondait à l’appel de Dieu, il était dans ce oui qui avait été préparé depuis tout temps, et cela est depuis tout temps. Voilà pourquoi il est dit : «Les choisis de mon Père sont inscrits dans le Livre de la Vie.» Tous nos noms sont inscrits. Dieu connaît nos noms, il peut nous appeler par nos noms parce qu’il nous connaît : depuis tout temps, il nous connaît. Il a pris soin de son œuvre : nous sommes l’œuvre de Dieu, nous sommes le oui de Dieu et il vient chercher ses enfants.

Nous vivons un temps de révélations, nous vivons un temps de grâces. Pourquoi nous plus que les autres? C’est parce que c’est dans l’éternité. Temps : mouvement qui se présente, l’obéissance qui se fait connaître à nous et qui ne cesse de faire surgir de l’intérieur de nous, à la surface de nous : les grâces de Dieu. Nous sommes la grâce de Dieu : lorsque nous répondons oui à Dieu, tout se fait connaître. Nous devenons donc pour Dieu des instruments d’amour, nous devenons pour Dieu son œuvre, afin que nous puissions présenter à Dieu ce que nous sommes.

Jésus : Viens présenter à ton Dieu ce que j’ai mis en toi. J’ai nourri ta vie avec ma Vie. Je te connais, tu ne peux rien me cacher. Ne baisse pas la tête, lève les yeux vers moi, regarde-moi parce que c’est moi ton Dieu. Écoute-moi lorsque je te parle, car ce que je te fais entendre vient de ton intérieur que moi j’ai préparé pour toi. Ce que tu es, c’est ce que moi j’attends de toi. Ne détourne pas ton regard lorsque tu découvres tes péchés, ne détourne pas ton regard lorsque tu vois ce que tu as accepté. Continue à écouter ton Dieu même si tu vois les conséquences dans lesquelles tu vis, car je viens te chercher pour t’amener là où moi je veux, car tu es venu pour moi et tu dois vivre pour moi.

Je vais t’apprendre à redevenir l’enfant que tu es. Tu vas apprendre de moi tes péchés, tes choix et tes conséquences. Je sécherai tes yeux, je t’ouvrirai à mon appel en te faisant entendre des paroles d’amour qui ne seront qu’espérance, que foi en tout ce que je veux te faire connaître, car ce que tu es a toujours été. Tu es de moi. Ce n’est pas parce que tu es venu sur la terre que tu peux te dire être de la terre. Tu as été de moi, tu es venu sur la terre pour te montrer à toi-même qui tu es.

La Fille du Oui à Jésus en le Saint-Esprit : Lorsque nous tournons notre regard sur notre frère, sur notre sœur, nous nous regardons, nous regardons ce que nous sommes. À travers nos souffrances, à travers nos divergences d’opinions, à travers nos gestes qui blessent, nous nous regardons. Je regarde ma sœur, je regarde mon frère, et je me vois. Je vois ma chair qui s’est multipliée parce que j’étais chair en Jésus, je formais l’amour en Jésus, et Jésus me nourrissait continuellement.

Aujourd’hui, je regarde ce que je suis devenu et je sais que Dieu a toujours pris soin de moi malgré ma destruction, parce que j’ai consenti dans ma volonté humaine à me détruire. À l’instant où ma chair a pénétré dans le mouvement inerte, j’ai manqué de nourriture, mais parce que mon frère et ma sœur recevaient de la nourriture, je me nourrissais. Voyez-vous, chacun de nous, nous sommes importants : mon frère est ma vie, ma sœur est ma vie, parce qu’ils ont consenti à me donner de l’amour qui est venu de la grâce par l’âme, et l’âme ne peut recevoir que de Dieu.

Nous sommes l’Église, nous sommes Jésus, nous formons le Corps de Jésus, nous avons besoin des uns et des autres. Combien d’années à nous détruire! À chaque fois que nous avons eu une seule pensée contre notre prochain, nous avons été dans le mouvement inerte, nous avons prononcé des non : non à mon amour, non à ma nourriture, non à ce que je suis : enfant de Dieu, la chair de la Chair Éternelle qui ne vit que d’amour. Enlevez-vous une once d’amour en vous, nous ne sommes pas complets, nous manquons d’amour et lorsque nous manquons d’amour, nous sommes portés à nous faire souffrir, nous sommes portés à avoir des pensées contre notre prochain, et notre écoute est portée à nous consoler, nous consoler avec ce que nous sommes.

Comme nous sommes dans la souffrance, nous écoutons la souffrance et nous nous maintenons dans la souffrance. Pourquoi nous écoutons la souffrance? Parce que lorsque nous écoutons quelqu’un qui nous parle d’amour, ça réveille en nous quelque chose, ça réveille la pensée que j’ai eue contre mon prochain, ça me fait souffrir. Je ne suis pas prêt à écouter ma pensée. Ma pensée que j’ai eue, qui était mal, refait surface, alors je ne veux pas écouter. Je vais aller écouter ceux qui me consoleraient, quelqu’un qui a été comme moi, qui viendrait lui aussi me dire : “J’ai été comme toi. Regarde, moi aussi je parle contre mon prochain, moi aussi je suis dans la souffrance, alors on va se consoler. Tu n’es pas plus pire que moi; moi, je suis comme toi, alors ensemble on n’est quand même pas si pire, alors on va avancer.”

Voilà ce que nous avons fait : volonté qui rencontre une autre volonté; deux volontés qui avancent ensemble dans ce qu’elle est : la volonté humaine. Lorsque nous rencontrons la Divine Volonté, là il y a quelque chose qui se réveille en nous; là, je me mets à l’écoute, mon oreille n’est plus extérieure, elle est intérieure : je reconnais l’obéissance, je reconnais qu’il y a quelqu’un qui est supérieur à moi, je reconnais quelqu’un qui m’aime, je reconnais la miséricorde, alors je me laisse guérir. Qui peut-être comme cela? La Divine Volonté, Dieu, Jésus, la Puissance, l’Amour inconditionnel qui guérit, qui vient arracher la pensée impure et qui purifie.

Lorsque Jésus est venu sur la terre, il est venu nous parler de guérison, il est venu nous parler de libération et nous ne pouvons trouver guérison et libération que dans les mouvements de la Divine Volonté. Qui a guéri et qui a libéré sur la terre? Jésus. Jésus libérait, Jésus guérissait les malades. Lorsqu’on se rappelle du paralytique, il a dit : «Tes péchés te sont remis.» Souvenons-nous ce que les autres qui l’ont entendu ont dit : “Il n’y a que Dieu qui puisse guérir, pardonner. Qui est-il?” Ils n’ont pas reconnu Dieu. Ce qu’ils voyaient, c’était une chair comme eux. L’homme qu’il regardait était à leur ressemblance, il demeurait à la surface de ce qu’ils étaient et Dieu, lui, leur a montré leur surface. Alors, il a dit : «Lève-toi, prends ton grabat et marche.» Le paralytique s’est levé, il a marché : voilà que la chair reconnaissait une chair malade qui revenait à la santé.

Cela a comme ébranlé quelque chose à l’intérieur d’eux : un mouvement vivant venait de se laisser voir à eux. Il n’y avait que Dieu qui puisse faire mouvoir un mouvement inerte. À cause de la volonté humaine, l’homme, la femme ne voyaient pas leur intérieur, ne pouvaient pas comprendre que Dieu était en eux, ne pouvaient pas saisir l’amour inconditionnel pour le pécheur. Pourquoi ne pouvaient-ils pas comprendre cet amour inconditionnel? Parce que les non avaient étouffé le oui.

Dieu seul a le pouvoir de guérir et de libérer, aucune volonté humaine ne peut faire cela. Le Fils de Dieu fait Homme est la Divine Volonté, il est Dieu, il est le Mouvement de la vie, il est la Vie Éternelle. Voilà pourquoi certains qui étaient autour de Jésus ont pénétré à l’intérieur d’eux; cela a comme attiré à eux ce qui était amour. À l’intérieur d’eux, l’Amour les saisissait : ils se sont laissé approcher.

L’intérieur est la vie. Nous sommes en nous lorsque nous reconnaissons l’amour : l’amour de Dieu, l’amour vivant, l’amour qui guérit, l’amour qui libère. Lorsque nous allons vers les mouvements de vie, nous nous laissons guérir et libérer. La confession est un mouvement d’amour, la confession est un mouvement vivant : cela guérit, cela libère. Il n’y a que Dieu qui puisse faire ce mouvement : la Divine Volonté. La volonté humaine en est incapable; puisqu’elle est non à Dieu, elle ne peut pas. Si la volonté humaine nous maintient vivants devant Dieu, c’est que l’amour à l’intérieur de nous se maintient par ceux qui ont toujours dit oui. Et qui nous a toujours maintenus dans un amour vivant en nous malgré que nous étions en présence du non? Marie, la Mère de Dieu.

Marie nous a toujours fait converger autour du oui de son Fils parce qu’elle était enfant de la Divine Volonté. Elle avait, par Adam et Ève, été dans sa volonté humaine, mais elle ne l’a jamais utilisée. Elle a été nourrie par la Divine Volonté : un oui inconditionnel jusqu’à donner la Chair de sa chair, son Fils bien-aimé, son adorable Dieu pour nous. Croyez-vous qu’un amour aussi parfait que cela a pu nous maintenir amour? Oui, parce qu’elle est la Mère de Dieu, elle est le oui inconditionnel en notre chair créée.

Nous avons tous été créés. Marie a été créée, mais la Mère de Dieu nous a maintenus dans notre oui, un oui toujours vers Dieu, mais le non que nous sommes a toujours fait souffrir qui nous sommes. Dieu veut nous parler en les cœurs afin que nous puissions saisir qui nous sommes. Si la Mère de Dieu nous a maintenus dans ce oui à Dieu, voyez-vous l’importance que nous sommes pour nous et pour les autres maintenant? Si mon oui se veut pour Dieu, si chacun de nos oui se veut pour Dieu, nous allons tous ensemble faire le cheminement que Dieu attend de nous : n’avoir que des pensées pour lui, n’avoir que des regards pour lui, n’avoir que de l’écoute pour lui, que des paroles pour lui, ne faire des mouvements que pour lui, n’avoir que le cœur qui bat que par amour pour lui.

Nous allons réussir à faire cela ensemble. Plus les oui vont être dans ce mouvement d’amour, plus les non que nous avons en nous vont être arrachés par Dieu : il y aura guérison, il y aura libération en notre chair. Pour cela, il faut que l’âme soit pure, il faut maintenir notre âme dans les grâces sanctifiantes, il faut aller vers le sacrement de l’amour, de la guérison, de la libération pour notre âme, afin que notre chair puisse être obéissante à l’appel de Dieu, obéir à Dieu inconditionnellement par ses grâces. N’essayons pas d’avoir les pensées sans les grâces de Dieu dans le mouvement de l’obéissance, nous n’y arriverons pas; nous avons besoin des grâces du Ciel, nous avons besoin des grâces pour ce que nous sommes à l’extérieur.

L’intérieur va faire surgir en nous ce que nous avons besoin pour être des oui pour ceux qu’on aime. On aime nos enfants, on aime nos petits-enfants, on aime notre mari même s’il n’est pas d’accord qu’on dise le chapelet, on aime notre épouse même si notre épouse ne veut pas la croix dans sa cuisine, on aime nos enfants même si nos enfants sont homosexuels, on aime nos petits-enfants même si nos petits-enfants sont dans la drogue, nous aimons nos frères et nos sœurs même s’ils sont des partisans pour la guerre : ils sont notre chair, nous sommes leur chair. Si Dieu aime nos enfants, nos maris, nos épouses, nos frères et nos sœurs sans condition, il a mis à l’intérieur de nous cet amour afin que nous nous conduisions en enfants de Dieu.

Il n’y a qu’un seul Dieu, c’est notre Créateur, et il est en nous. N’allons pas courir après quelqu’un qui dit : “Je suis Dieu.” Il est en nous et lorsqu’il est dans le sacrement de l’Eucharistie, c’est parce qu’il s’est fait petit pour être notre nourriture, nourriture de vie éternelle. Il est tout ce que nous sommes : une nourriture pour nos frères et nos sœurs. Nous sommes en eux comme ils sont en nous. Nous nous nourrissons avec le Corps et le Sang de Jésus, il fait partie de notre chair parce que nous sommes en sa Chair.

Voyez-vous, Dieu, dans sa simplicité, a pris des enfants simples pour nous nourrir de sa parole, de sa lumière, de sa vérité. Les douze apôtres sont ses petits, tout comme il y en a eu avant eux : pensons à Noé, Abraham, Moïse et on peut en nommer et en nommer. Nous sommes des petits et parce que nous sommes des petits, il se sert de ce que nous sommes pour rappeler à chacun de nous que nous avons tous une place en lui. Il est notre refuge d’amour, il est notre roc. Nous pouvons nous appuyer sur lui, car il est le seul qui puisse nous donner la force de prononcer notre oui à travers nos souffrances, car nous avons besoin de la force de Dieu pour nous regarder.

Lorsque nous découvrons que nous avons parlé contre notre mari, et que nous devons donner cela à Dieu, nous devons avoir la force de Dieu afin de ne pas recommencer. Lorsque nous regardons notre honte, nous avons besoin de la force de Dieu afin de ne pas nous cacher de ce que nous avons fait. Et nous en avons fait!

Il est vrai que lorsque nous allons vers le prêtre, nous allons ouvrir notre intérieur par les grâces afin que Jésus, en le prêtre, nous pardonne. Ça, on le fait, mais lorsque notre chair remonte cela à la surface : "Quoi, j’ai fait ça moi, j’ai regardé un autre homme que mon mari? Je l’ai désiré? Combien de fois? Une fois? Ce n’est pas si pire! Vingt fois! Quoi? Ça fait un mois que je suis là-dessus. Seigneur, je n’arrête pas de te dire : je te donne cause, choix et conséquences, et voilà que ça revient toujours. Ça me fait souffrir, j’ai honte de moi, quand est-ce que ça va arrêter?" Le Seigneur dit : «Tant qu’il y restera une seule personne en toi qui aura eu ces mauvaises pensées.»

Voyez-vous combien nous avons besoin de la force de Dieu, parce que Dieu ne nous dira pas : «Et ce n’est pas à cause de tes pensées qui viennent de toi que tu souffres.» Il ne nous dira pas : «C’est la voisine.» Il ne nous dira pas : «C’est la tante qu’il y a cent ans.» Il ne nous dévoilera pas ça. Il dit : «Porte la croix de tes frères et de tes sœurs, aime sans condition.» Nous avons besoin de la force de Dieu et nous avons aussi besoin d’un repos. Merci, Seigneur.