2012-10-01

 

Pour ceux que Dieu aime

 

Je suis en Celui qui est et, par lui, j’écris.

 

Mes amis, plusieurs d’entre vous ont prié pour moi sachant que le cancer avait pris sa place en moi, et je vous en remercie. Ce n’est pas le cancer qui est en moi qui fait que ma chair souffre; ce mal est comme un souffle qui passe et il me laisse dans ce que je suis : mon état d’être qui doit apprendre à aimer. Ce mal n’est pas maître en moi, ce n’est que le Seigneur qui est Maître en moi. Il nous donne des forces, sachant que notre chair est faible à cause de notre refus à la Divine Volonté.

 

Chacun de nous doit se donner pour chacun de nous : tous à tous. Notre Dieu est unique et nous sommes uniques qu’en Lui. Il est le seul qui nous unit sur la terre, afin que nous soyons une unité d’amour devant son Père.

 

Mon séjour à l’hôpital m’a amenée à découvrir que lorsque la souffrance veut prendre toute la place, c’est là qu’il est bon d’embrasser la croix, d’aimer Jésus plus que nous-mêmes. Notre souffrance n’est plus, c’est la souffrance de Jésus qui est présente, elle nous conduit à l’amour : un amour sans condition, un amour pour la Chair, pas la nôtre, mais celle de Dieu qui nous a aimés jusqu’à la mort.

 

Que de force en Lui, que de joie de prier avec des ‘je t’aime, Jésus, je t’adore.’ Ces moments nous conduisent au renoncement total : je suis à toi Jésus, qu’à toi; fais ce que tu veux de moi. À ce moment, l’amour pour le prochain se fait connaître : un amour sans fond, sans limite : aller jusqu’à mourir par amour. Dieu est tout et nous sommes tous à Lui. Tout pour tous.

 

Que Dieu nous fasse voir sa face, que son regard nous couvre de sa clémence, nous qui Lui avons si souvent tourné le dos, et que notre amour le console, Lui, le Délaissé. Amen.