Rencontre d’amour avec l’agir de Dieu à Nashua, New Hampshire,

par son instrument, la Fille du Oui à Jésus.

 

2008-05-14 - Partie 1

 

La Fille du Oui à Jésus en le Saint-Esprit : Ce que le Seigneur veut faire de chacun de nous, ce sont des instruments d’amour dans un lieu d’amour. Chacun de nous, on cherche ce qu’il y a de meilleur dans notre vie. On est toujours à la recherche de ce qu’il y a de meilleur, mais on n’a pas toujours trouvé (le) bon endroit! Le meilleur endroit pour trouver ce qu’il y a de meilleur, c’est en nous. En dehors de nous, eh bien, on est toujours à la recherche.

Mais qu’est-ce qu’on cherche? On cherche le moyen de s’endurer. Toute notre vie, on marche, on marche et on marche, dans le but d’avancer. Ce n’est pas parce que les jours avancent que nous on avance. C’est comme si le temps ne faisait pas le même mouvement que nous. Les jours avancent, mais nous, on a l’impression, par moment, qu’on n’avance pas, surtout dans ces temps-ci. On regarde le monde à l’extérieur de nous et on est découragés. Partout dans le monde, ça ne marche pas. Dans les pays chauds, il y a les révolutions, il y a les guerres. Partout les gouvernements abusent des pauvres. Dans les pays industrialisés, on se bat pour avoir toujours la meilleure place. On a tout ce qu’il nous faut, mais on en veut plus, on en veut plus et on en veut plus; alors, regardons l’économie : l’économie ne fonctionne pas. Là où il y a l’homme, il y a la volonté humaine, là où il y a la volonté humaine, il y a la souffrance. La volonté humaine, c’est ce qui fait l’homme. La volonté humaine nous a appris à dire : "Oui, ça, je le veux, non, ça, je le refuse"; alors, avec la volonté humaine, bien, on a construit ce monde. Mais ce monde est en train de se détruire. Qu’est-ce qui fait qu’on continue toujours à avancer avec ce monde qui veut se détruire? C’est qu’on fonctionne avec : ce qu’il veut, nous on le veut.

Mais qu’est-ce que ce monde veut en réalité? Ce monde veut un pouvoir. Nous, ce qu’on veut, c’est vivre notre vie avec ce qu’on est, alors voilà que ça ne fonctionne pas : pouvoir et être ce qu’on est, ça ne fonctionne pas ensemble. Nous, on veut la paix, on veut que nos enfants soient heureux, on veut qu’ils aient un bonheur sur la terre, on veut connaître une partie de ce bonheur-là. Le pouvoir n’a que faire du bonheur des humains, le pouvoir, c’est un gros moi.

À l’intérieur de chacun de nous, il y a quelque chose qui bouge; ce qui fait que ça bouge, c’est la vie. Alors la Vie vient nous parler, la Vie vient nous démontrer que là où on est rendus, il n’y a que la Vie qui va nous faire avancer. Qui peut aujourd’hui se dire être la vie? Il n’y a personne parce que la vie appartient à Dieu, elle nous a été donnée, alors nous ne sommes pas la vie. Dieu est la Vie, Dieu nous a donné la vie, alors il est normal que la Vie vienne parler à chacun de nous. La Vie a toujours parlé. Que ce soit dans l’Ancien Testament, que ce soit dans le Nouveau Testament, la Vie a toujours parlé. Nous avons soif d’entendre la Vie nous parler, surtout dans les moments les plus difficiles de notre vie, on veut entendre parler.

Lorsque ça va bien, on n’a pas trop d’intérêt à vouloir aller là où on pourrait entendre parler de notre vie : "Moi, je me lève le matin, j’ai mon ouvrage, j’ai mon épouse ou mon mari, j’ai mes enfants, j’ai ma maison, mon emploi, mon gros compte en banque, je suis bien". C’est lorsque, dans notre vie, ça ne tourne pas rond qu’on veut entendre parler de notre vie. Alors, on veut que Dieu vienne ouvrir notre livre, on veut que Dieu mette le doigt sur ce qui ne va pas chez nous : "Je t’ai prié pour mon cancer, je t’ai prié pour mon enfant qui est divorcé, alors regarde ma vie et viens me dire ce qui ne va pas, et surtout fais en sorte que ça aille mieux". Là, on veut entendre parler de notre vie.

Mais ça, ça ne date pas simplement de 2008, ça date depuis toujours. On a seulement qu'à regarder l’Ancien Testament et on va constater qu’il y a beaucoup, beaucoup de personnes comme nous, dans l’Ancien Testament, qui ont demandé à parler à Dieu. Alors, ça veut dire qu’eux avaient les mêmes problèmes que nous : eux aussi voulaient que Dieu vienne leur parler pour montrer ce qui n’allait pas. Mais comment ça se fait que des milliers d’années à vouloir parler à Dieu et que Dieu vienne leur parler, (et) on a encore des problèmes? C’est comme si Dieu nous avait parlé, mais qu’il n’y avait pas eu quelque chose qui agissait en nous face à lui. "Ah! dis-moi, Seigneur, qu’est-ce qui fait que ça ne marche pas? Tu nous parles et encore on a les mêmes problèmes. Des milliers d'années après que tu es venu nous parler, on souffre encore! Est-ce que ça va continuer encore, Seigneur, tout ça?" Alors, si on a froid comme ça, c’est qu’on a besoin de se laisser réchauffer de notre intérieur.

On vit dans un monde et ce monde nous conduit là où il veut. On n’en veut plus de ce monde. Tout comme dans le temps où les tribus, les douze tribus de Dieu ne voulaient pas, elles, vivre avec les autres : c’était de la bataille. Elles croyaient en un Dieu, les autres croyaient en des dieux. Nous, on croit en Dieu, eux ne croient plus en Dieu : c’est le même problème qui se refait de siècle en siècle. On espère toujours que le siècle dans lequel on vit, ça sera le bon.

Jésus nous a parlé du Royaume de son Père sur la terre. Il a dit : «Il viendra un temps où on ne pleurera plus, il n’y aura plus de maladies, il n’y aura plus d’injustices, de pauvreté». On l’attend ce temps-là! "Seigneur, si tu dis qu’il est arrivé, on ne l'a pas vu!" On veut vivre dans le bonheur parce qu’on veut que nos enfants, nos petits-enfants, vivent dans le bonheur; on veut que nos frères et nos sœurs du monde entier, pas seulement notre paroisse, on veut que tout le monde vive dans le bonheur; on ne veut pas seulement passer à travers d’une épopée, on veut que ce soit vrai, on veut que ce soit éternel notre bonheur.

Dans la Bible, ils disent comme ça : «Que les élus crient vers Dieu et qu’à cause des élus, Dieu va venir», alors Seigneur, on va s’arranger, nous, pour être les élus : on veut être les élus, on veut y croire. Il nous appelle les élus et il nous appelle les choisis de ce temps, et il nous appelle les apôtres des derniers temps.

Pour la plupart d’entre vous, vous connaissez les messagers. Si vous êtes ici à écouter une personne qui entend Dieu de son intérieur et qu’elle parle parce qu’elle entend vos cœurs en ce moment, c’est que vous croyez qu’en ce temps il se passe des choses qui ne sont pas normales. Pourquoi on se dit ne pas être normal? C’est parce qu’on veut sortir de l’esprit de ce monde. Il est normal d’entendre parler Dieu à l’intérieur de nous, il est normal de voir l’agir de Dieu devant nous. Depuis que Dieu a institué le sacrement de l’Eucharistie, nous voyons l’agir de Dieu devant nous. C’est cela être normal, c’est cela vouloir entendre Dieu à l’intérieur de nous, c’est cela voir l’agir de Dieu avec ses enfants.

Si aujourd’hui on s’étonne, on s’étonne qu’une personne ou des personnes vivent leur vie en présence même de Dieu, c’est qu’on a manqué quelque chose : on s’est arrêté d’avancer. Nous sommes faits pour suivre les pas de Jésus et non pas pour être là à vivre et à regarder ce qui se passe en avant de nous. On doit participer à la Vie de Jésus. Participer à la Vie de Jésus, c’est vivre en lui, c’est l’avoir avec nous à tous les jours, pas simplement une fois le dimanche et une fois que le sacrement de l’Eucharistie est terminé, c’est fini! La Vie en Jésus ne se termine jamais, c’est toujours présent : dans nos joies et dans nos peines, la Vie de Jésus est. Avancer avec Jésus, c’est ça être normal. Jésus veut nous montrer ce qu’est sa Vie et pour nous montrer ce qu’est la Vie de Jésus, il nous a dit de mettre nos pas dans les pas du Christ. Il a dit comme ça : «Vous allez porter la croix, comme j’ai porté la Croix. Vous allez aimer sans condition mon Père, comme j’aime sans condition mon Père. Vous allez vous aimer, comme moi je m’aime».

Parce que Jésus est de son Père et il s’aime, nous, nous sommes de Jésus et nous devons nous aimer. Jésus a aimé ses ennemis et il faut aimer nos ennemis. Quand on apprend à aimer Jésus, quand on apprend à comprendre ce qu’est la Vie de Jésus avec nous, c’est plus facile d’aimer nos ennemis parce que nos ennemis prennent un autre nom : ils prennent le nom de victimes de Satan. Lorsqu’on s’aperçoit que nos frères et nos sœurs sont des victimes de Satan, on s’aperçoit que nous sommes victimes de Satan, nous aussi. Si on avait été au courant de ce que Satan a fait avec nous, afin que nous n’aimions pas nos frères et nos sœurs, on n’aurait jamais considéré un seul frère et nos sœurs comme nos ennemis. C’est dans l’ignorance totale que nous nous sommes conduits et cela nous a amenés à nous détruire : la première qui s’est détruite, c’est moi-même, ce qui nous a amenés à regarder les autres comme des ennemis.

Jésus, lui, lorsqu’il était sur la Croix, il n’a pas été contre les enfants de Dieu. Souvenons-nous des paroles qu’on a entendues : il prie pour les ennemis, il prie pour ceux qui le crucifient, parce que Jésus voyait au-delà de ce que l’être humain est capable de voir. Jésus voyait combien ses enfants étaient attaqués par Satan. Ce que Jésus a vu, il veut nous en parler afin qu’on puisse aimer nos frères et nos sœurs sans condition. La plus grande souffrance, c’est le manque d’amour. Le manque d’amour envers nous-mêmes nous a amenés à manquer d’amour envers notre prochain, et c’est par la souffrance que Satan a maintenu les enfants de Dieu dans le manque d’amour.

Regardons la vie de Mère Teresa. Mère Teresa était une femme d’amour : elle aimait Dieu le Père, elle s’aimait et elle aimait son prochain, elle n’avait pas peur d’embrasser des personnes qui avaient des odeurs. Essayez d’imaginer : on embrasse des personnes (alors) que ça fait des mois, des années (qu')elles ne se sont pas lavées, elles ont une croûte sur leur peau! Mais elle, elle voyait au-delà de ça : elle voyait l’amour. C’est comme si, lorsqu’elle les embrassait, elle touchait à quelque chose que nous, on n’a pas encore touché : à l’amour inconditionnel.

Avez-vous déjà été en contact avec une personne que vous aimez beaucoup et qui vient de vomir? On a qu’à penser à notre petit bébé : on le prend et on ne veut tellement pas qu’il ait du mal, alors l’odeur, là, on met ça de côté; l’odeur, ce n’est pas que ça nous dérange, on ne veut pas que ça le dérange. C’est ça l’amour, c’est penser à son prochain et pas à soi-même. Lorsqu’on fait ce mouvement-là, il y a une chaleur à l’intérieur de nous : on est amoureux, on est amoureux de soi-même, parce que notre enfant, c’est notre chair. On aime notre chair! Voyez-vous, Mère Teresa, elle aimait sa chair et on pourrait en nommer beaucoup qui ont vécu cette expérience merveilleuse qui vient du Ciel. C’est de cela que Dieu veut nous parler. Il veut qu’on apprenne à s’aimer, il veut qu’on apprenne à se regarder comme étant quelqu’un de merveilleux. Dieu nous a fait à son image. Nous venons de Dieu et la chair que nous avons là, elle vient de la Chair de Dieu. Le Fils de Dieu fait Homme avait chair. Est-ce qu’il avait chair avant d’être en la chair de la Sainte Vierge Marie? Puisque les anges ont vu le Fils de Dieu fait Chair, donc il était avant d’être dans la chair de Marie. La Chair Immaculée, la Chair Parfaite était devant Dieu le Père.

Où étions-nous? Nous étions en la Chair Parfaite. Là où on était, on était dans l’amour. Avant même que nous soyons ici, dans le ventre de notre maman, on était en Jésus; il n’en manquait aucun, nous étions la chair de la Chair. Tous les enfants, qui sont venus sur la terre, qui sont sur la terre, et qui viendront sur la terre, ont été dans la Chair de Jésus, en la Chair Immortelle, Éternelle. Voyez-vous pourquoi Dieu le Fils nous a dit : «Aimez-vous, aimez inconditionnellement tous les enfants de mon Père?» Alors, aimer son frère, aimer sa sœur, c’est s’aimer, c’est aimer notre chair. C’est ce que Dieu veut qu’on vive. Dieu nous parle d’amour, Dieu nous parle de vie éternelle, alors il faut savoir sur quoi l’on parle.

Nous avons prié pour nos enfants, nous avons prié pour nos frères et nos sœurs du monde entier, parce qu’on avait ce besoin d’amour. Eh bien, ce besoin d’amour sortait de nous-mêmes, la chair que nous étions criait vers l’amour parce que nous venons de la Chair Éternelle. Alors, c’est Jésus qui criait, qui criait à ses enfants de revenir tels comme ils étaient. De quoi nous étonnons-nous : d’entendre parler de Dieu, d’entendre parler de nous? C’est de tout ce qui est (de plus) naturel, nous sommes faits de la même chair. On est tous ensemble, alors nous devons nous découvrir ensemble, nous devons vivre la purification de la chair ensemble.

Voyez-vous, en ces temps, le Seigneur vient nous parler de notre chair; en ces temps, Dieu vient nous parler de ce qui se passe dans notre pensée : il nous dit pourquoi on dit telle parole, il vient nous parler de ce que nous avons entendu, de ce que nous avons fait et ressenti. Pourquoi il nous parle ainsi? C’est comme s’il y avait quelque chose qui était en train de se préparer. Avant nous, il y a des personnes qui ont parlé d’un monde d’amour parce qu’elles ont entendu parler d’un monde d’amour et nous l’avons tous lu dans l’Apocalypse, nous l’avons lu dans les Actes des Apôtres. Nous avons lu aussi, dans l’Ancien Testament, qu’il viendrait un temps où Dieu viendrait nous parler dans les cœurs. Alors pourquoi vient-il nous parler ainsi, si ce n’est qu’il veut qu'on vive dans une chair immortelle?

Mais pour vivre dans une chair immortelle, il va falloir qu’on passe par le même chemin que Jésus : «Tout ce que ma Chair a accepté, vous allez le connaître». Qu’est-ce que cela veut dire? Cela veut dire que Jésus a pris toutes les chairs et il a fait de sa Chair Parfaite une Chair de douleur. Or, c’est de cette Chair-là qu’il vient nous parler et cette Chair-là, c’est tout nous autres, tout ce qui a fait que Jésus a été sur la Croix. Mais comme il a tout amené à la mort, il nous a laissé quelque chose de très beau : des grâces. Il nous a gagné toutes les grâces afin de passer la purification de la chair; alors, nous n’avons pas à craindre de manquer quelque chose lorsque nous allons vivre la purification de la chair!

Dieu a tout préparé pour nous. Il nous parle, il nous a parlé d’amour et il l’a fait plusieurs années : «Je vous aime, aimez-moi». Il a commencé à nous parler de causes; les causes : ce sont les péchés. Il nous a parlé de choix : c’est nous qui choisissons de faire telle et telle chose. Il nous a parlé de conséquences : nos maladies, nos défauts, tout ce qui est dans notre vie aujourd’hui : les conséquences de nos choix devant le péché. Après, il nous a parlé, il nous a parlé du moi. Après nous avoir parlé du moi, il nous a fait entrer dans ce que nous avons fait avec le moi : le Nouvel Âge. Après, il nous a parlé de sa Chair, il nous a parlé de notre chair en sa Chair.

Maintenant, il vient nous parler de la douleur d’amour. Il veut que nous puissions comprendre ce qui a causé toutes nos douleurs : ce sont les maladies, ce sont les maladies de nos enfants, ce sont les souffrances qu’ils endurent, ce sont nos souffrances. Il parle aussi des souffrances de tous les enfants du monde entier. Il dit que nous avons accepté de donner nos mouvements de vie à Satan; oh, nous l’avons fait sans le vouloir, et lui, Satan, qui n’a aucun mouvement, a pris nos mouvements et s’en est servi contre nous. Lorsqu’il dit 'mouvements de vie,' c’est tout ce qui fait partie de notre vie sur la terre, de la création à aujourd’hui. Lorsque je mange et je mange avec gourmandise, ça, c’est un mouvement, c’est la vie, mais lorsque cela nuit à ma vie, c’est qu’il y a eu une tentation de Satan. C’est Satan qui nous incite à manger au-delà de ce qu’on est capable de manger.

Au moment où on accepte de manger au-delà de notre amour pour nous-mêmes, c’est que nous tombons dans le piège de Satan. Satan vient nous voler un mouvement. Sans notre permission, il prend ce mouvement et il s’en sert contre nous; à ce moment-là, lui, il se sert de ce mouvement. Alors, il nous donne des pensées de peur : "Je vais mal digérer, je vais avoir un ulcère d’estomac; je mange trop de sucre, il va y avoir le diabète." Nous savons, nous, parce que nous sommes la vie, que si nous mangeons trop, nous allons tomber malades. Nous sommes des êtres d’amour. Alors, nous pouvons analyser que manger trop est contre nous. "Mais je suis incapable de m’arrêter de manger. J’aime ce qui est devant moi, je le veux" : mais qu’est-ce qui fait que j’ai des pensées pareilles? C’est que Satan a pris un mouvement de vie et il s’en sert contre nous, ce mouvement est vivant : "Mange encore". "Oh, c’est bon! J’ai encore faim. Ah, j’ai un peu mal au cœur, mais ce n’est pas grave, c’est bon" : ce mouvement de vie, Satan l’a pris. Et lui, comme il n’a pas de mouvement – parce que Satan, n’oubliez pas qu’il est le néant, les ténèbres, donc il n’y a pas de vie en Satan – alors il vient prendre un mouvement de vie et là, il nous fait entendre un mouvement de vie : il se sert de ce que nous sommes nous-mêmes pour nous maintenir dans la douleur. Comment peut-il faire ça? C’est comme si un mouvement devenait son propre mouvement et on pense qu’il est vivant, c’est comme : bon, moi, je suis ici et là je me revire de bord, et mon mouvement que je viens de faire, il est présent; lui, il s’en sert. Dans ce mouvement que j’ai fait de ma droite à ma gauche, là ça bouge, il y a de la vie : là il met sa tentation, là il y met son venin, là il y met sa jalousie, là il y met sa haine, là il y met sa colère. Dans ce mouvement-là qui nous appartient, il a mis quelque chose : sa tentation, son mal.

Alors, Dieu veut qu’on puisse comprendre ce qu’on a fait, sans le vouloir, pour arrêter d’avoir peur, arrêter de douter que nous sommes aimés de Dieu. Combien de personnes se couchent, et il fait noir : elles entendent un bruit et elles ne se lèvent pas, et elles commencent à avoir peur. Voilà qu’elles commencent même à voir des ombrages! Hé, il me semble que j’ai vu de la lumière, deux lumières vertes bouger. Il me semble qu’il y a quelqu’un qui bouge! Il n’y a rien, mais pourtant, nous avons fait un mouvement de peur. Je me suis couché, il faisait noir, j’ai entendu un bruit, ça, c’est réel : voilà mon mouvement : droite à gauche. "Oh, c’est quoi ça, ce bruit-là?" : dans cette parole, il y a de la peur et là, je consens à écouter cette parole. Elle n’est pas du voisin cette parole, elle est de nous. Voilà que ce mouvement de vie – parce que la parole, c’est la vie et la pensée, c’est la vie – c’est ma vie : voilà que je consens à la donner à la peur, voilà que je consens à la donner au néant, à Satan, aux ténèbres. Je le fais innocemment, dans l’ignorance, mais je le fais parce que je réponds à une peur; alors là, lui, il se sert de ce mouvement. Comme il se sert de ce mouvement-là : "Ouf, il y a peut-être quelqu’un ici" : le mouvement de la peur, mouvement de vie impur, mais c’est un mouvement que moi j’accepte. C’est ma vie que je laisse pénétrer dans un mouvement et voilà qu’il y a quelque chose qui bouge. Ce qui bouge amène autre chose : un bruit. Et d’où vient ce bruit, si ce n’est que de ma pensée? Elle est à moi cette pensée-là, je ne la refuse pas. J’aurais le pouvoir de dire : "Hey, qu’est-ce que c’est que cette peur-là? Oh, je n’en veux pas, Seigneur!" Mais je l’accepte. Comme je l’accepte, il y a la peur, la noirceur, un bruit. Voilà que je donne de l’espace à Satan : mouvement de vie. Alors, il la prend, il prend ce mouvement de vie : il nous vole des mouvements de vie. Alors là, il nous met dans une situation de mouvement : "Houp! Il me semble que je vois des yeux verts, là." Voilà que, dans ma petite tête, je commence à avoir de l’imagination et ça continue, ça continue, ça continue. Le cœur me débat, j’ai peur, je transpire, je me mets à trembler : mouvements de vie. Le cœur est à moi, il n’appartient pas à ces mouvements de peur, mais je consens. Involontairement, j’entre dans ce mouvement et lui s’en sert, et lui s’en sert, et je transpire de peur. Et je continue encore là-dedans : je me lève, après avoir passé une nuit épouvantable et là, après, la première personne que je rencontre : "Tu ne sais pas ce que j’ai vécu? Hey, j’ai vu des yeux noirs, des verts, cette nuit, qui étaient dans ma chambre! Ça bougeait! J’ai eu tellement peur!" Et ça, on vient de le dire. "Ah, c’est vrai! Oh, je me rappelle, moi, que j’ai déjà vécu ça moi aussi!" : voilà que la peur continue, continue à se loger dans notre chair. Voilà que dans l’après-midi, je vois mon enfant qui traverse la rue, qui n’a que trois ans. Là, je pars à courir. Après, je le rattrape fermement, je l’amène sur le trottoir : "Tu n’as pas vu les autos? Tu aurais pu te faire écraser, qu’est-ce que tu fais?" Il n’a pas vu des yeux de fermeté, il a vu des yeux qui ont peur : nous avons communiqué notre peur à notre enfant, pourquoi? Parce que la peur est devenue, pour nous, un mouvement et la peur, elle, n’est pas venue de l’enfant de Dieu que nous sommes, mais de Satan qui s’est servi de nos mouvements de vie.

C’est ce que Dieu parle en ces temps, afin qu’on puisse réaliser ce que nous avons fait dans notre vie. Pourquoi il y a des guerres, pourquoi il y a de la famine? On a peur, on a peur de manquer de pouvoir sur les autres, on a peur de manquer de nourriture, on a peur de manquer d’amour. Cette peur est venue parce que nous avons consenti à donner de l’espace à Satan. Alors, Jésus veut qu’on lui donne tout mouvement qui a nui à notre vie. Ces mouvements de vie, que nous avons donnés involontairement à Satan, ont été empoisonnés.

Nous étions des enfants faits d’amour, de force; nous étions des enfants faits de paix, de partage, de joie. Tous ces mouvements de joie, de partage ont été empoisonnés par tout ce que nous avons accepté d’impur, alors Jésus veut qu’on lui donne ça. Si on donne à Jésus : "Je te donne ma peur, je n’en veux pas, prends-la. Je te donne la cause, les choix que j’ai pris, je te donne la conséquence", alors Jésus, qui a tout pris et a tout amené à la mort, lui, va nous montrer qu’il a été miséricordieux pour nous. Ces mouvements-là ont déjà été tous réparés par Dieu, mais il veut qu’on puisse le réaliser, pour qu’on puisse lui donner nos mouvements malades afin qu’ils reprennent leur mouvement de vie.

Nous sommes des mouvements de vie, nous ne sommes pas venus au monde pour être malades. Si aujourd’hui on a le diabète, c’est parce que nos mouvements de vie ont été empoisonnés; si aujourd’hui nous avons le cancer dans notre vie, c’est que nos mouvements de vie ont été contaminés; si les couples qui ont été dans le sacrement du Mariage sont aujourd’hui séparés, c’est parce qu’ils sont dans des mouvements malades. Nous sommes des mouvements de vie, mais nous sommes des mouvements de vie malades : Jésus veut qu’on lui donne cela.

Il a pris soin de notre âme, Jésus : les sacrements ont été des sacrements d’amour pour notre âme. Malgré que nous allions vers le sacrement de la Réconciliation, la confession, bien, nous rechutions tout le temps dans le péché, c’est parce que nous vivons dans des mouvements de vie malades. Il veut qu’on le réalise. Il faut apprendre à dire non à tout ce qui a nui à notre vie : "Je n’en veux plus, je veux arrêter de m’inquiéter pour mes enfants, je veux arrêter de pleurer sur mon enfant qui est divorcé, je veux arrêter de faire de l’eczéma à cause que mon enfant a le cancer." Comment pouvons-nous aider ceux que nous aimons, si on ne commence pas par nous-mêmes? C’est ce que Dieu veut faire avec nous. Nous avons tout ce qu’il nous faut à l’intérieur de nous pour donner à Jésus ce qui a été contre nous, mais il faut savoir ce qui a été contre nous.

Voilà pourquoi le Saint-Esprit nous fait entendre notre battement de cœur qui est notre vie. Nos cœurs se sont endurcis à cause de tout ce qui est entré en nous. Alors, il vient réchauffer nos cœurs, il vient nous apprendre tranquillement à être des mouvements d’amour, et cela ne se fera pas sans la souffrance. C’est souffrant, hein, de savoir que nous avons été la cause de notre propre divorce? C’est souffrant de savoir que nous avons été la cause de notre enfant qui est homosexuel? Mais comme c’est merveilleux de savoir que Jésus a déjà tout réparé et qu’il est là pour nous consoler! Et il nous dit : «N’ayez pas peur, je suis là. Je vous ai envoyé ma Mère afin de vous préparer à ce que vous êtes en train de vivre. Depuis des années ma Mère vous parle de paix, depuis des années, elle vous parle de prier avec le cœur. N’ayez pas peur, mon Père a tout préparé.»

Nous apprenons, tranquillement, à regarder notre vie, à ne plus nous cacher : "Oui, j’ai refusé d’avoir des relations sexuelles pour ne pas avoir d’enfants. Oui, j’ai accepté l’avortement. Oui, j’ai pris la pilule pour ne pas avoir d’enfants." C’est difficile de dire cela. On a toujours eu peur de la vérité, on a toujours eu peur de se regarder, parce qu’on n’a jamais voulu se pardonner; on n’a jamais voulu se laisser plonger dans la miséricorde de Jésus alors que lui avait déjà tout vu. On ne peut rien cacher à Dieu parce qu’il a tout pris; alors, pour une fois dans notre vie, soyons vrais avec nous-mêmes.

La vie d’amour de nos enfants, de nos petits-enfants, de nos frères et de nos sœurs dépend de nous. Si nous n’acceptons pas la purification de la chair, nous n’aiderons pas ceux qui sont après nous. C’est la plus belle chose que nous sommes en train de vivre : la purification, purification de l’âme, purification de la chair; passer là où Adam aurait dû passer : aimer notre Dieu sans condition, l’aimer au-delà de tout ce que nous voyons, entendons, accepter tout de Dieu.

Alors, nous allons prendre un moment d’arrêt. Et pour ceux qui veulent continuer tantôt, on pourra continuer avec des questions et des réponses. Sur ce que nous avons entendu, il y a beaucoup de questions qu’on n’a pas comprises, quelque chose qu’on n’a pas compris. Alors, on pourra toujours faire un partage tantôt. Merci.