Rencontre d’amour avec l’agir de Dieu à Plantagenet, Ontario,

par son instrument, la Fille du Oui à Jésus

 

2007-12-01 - A.M. - Partie 1

 

 

♪♪♪ :    Je suis né pour te louer, je suis né pour glorifier,

ton nom en toute circonstance, apprendre à te dire merci.

Je suis né pour te louer, je suis né pour t'adorer,

Mon Dieu, obéir à ta voix, je suis fait pour toi.

 

Regarde, Seigneur, nous avons tellement besoin de toi!

Viens, Seigneur, en nos cœurs; viens accomplir ta Volonté.

Nous sommes si petits dans ce monde qui a oublié qui tu es.

On veut écraser les petits de ce monde, tes enfants, Seigneur!

Ne les laisse pas faire, nous tendons nos mains vers toi.

Entends nos chants, Seigneur, nous sommes tous à toi.

Nous ne perdons pas notre foi, nous crions vers toi

de nous regarder, de venir te pencher sur chacun de nos problèmes.

Et nous en avons tellement à cause de tout ce que nous avons accepté.

Il est vrai que nous méritons tout cela,

mais il est vrai aussi que lorsque nous t’entendons, nous regrettons :

nous regrettons ce que nous avons fait.

Nous t’aimons, Jésus.

 

La Fille du Oui à Jésus en le Saint-Esprit : On va lancer nos cœurs vers Dieu, nous allons chanter pour Dieu. Ce chant appellera tous nos frères et nos sœurs à s’unir à nous afin qu’ils puissent comprendre qu’il n’y a qu’un seul Dieu, et que notre Dieu, on l’a préféré à notre vie.

 

♪♪♪ :    Je loue ton nom, Éternel. Seigneur, je célèbre ta bonté.

Quelle joie, tu vis en moi! Quelle joie, tu vins pour nous sauver!

Tu vins du Ciel sur la terre montrer la voie, de la terre à la Croix, payée pour moi,

De la Croix jusqu'au tombeau et du tombeau jusqu'au Ciel,

Je loue ton nom, Éternel.

 

Les entends-tu, Seigneur? Ce sont des enfants qui frappent des mains pour toi,

ils te donnent leurs battements de cœur,

ils s’unissent à tous les enfants de la terre pour toi, Seigneur.

Ce sont tes enfants, ce sont tes choisis, ce sont tes élus,

afin qu’ils puissent entrer dans une terre d’amour, une terre faite de tes mouvements d’amour.

Car c'est toi, Dieu d'amour, qui es venu sur la terre pour nous montrer que nous sommes à toi,

que nous sommes à ton Père par toi.

Sois loué, sois adoré, ô Dieu d’amour. Voilà tes enfants.

La sincérité de leur cœur, ce sont des battements de leurs mains :

main dans la main, mouvements pour toi, Éternel Amour. Merci Seigneur.

 

♪♪♪ :     Je loue ton nom, Éternel. Seigneur, je célèbre ta bonté.

Quelle joie, tu vis en moi! Quelle joie, tu vins pour nous sauver!

Tu vins du Ciel sur la terre montrer la voie, de la terre à la Croix, payée pour moi,

De la Croix jusqu'au tombeau et du tombeau jusqu'au Ciel,

Je loue ton nom, Éternel.

 

La Fille du Oui à Jésus en le Saint-Esprit : Il n’y a qu’un seul chant qui puisse monter jusqu’au Ciel, si ce n’est le chant des enfants de Dieu. Celui qui est motivé par l’amour, celui qui sait qu’il est vivant, qu’il est en vie, celui qui sait qu’il est prêt à tout pour ses frères et ses sœurs du monde entier : voilà le cœur de l’amour, voilà le chant de l’amour.

Il n’y a que des enfants de Dieu qui puissent être aussi déterminés à aller jusqu’au bout, jusqu’à pénétrer le tombeau. Entrer dans le tombeau, c’est découvrir notre vie passée sans pleurer, sans se morfondre sur ce que chacun de nous nous sommes, car nous avons encore un bout de chemin à faire : nous ne sommes pas encore complètement sortis de notre tombeau. Oui, la pierre est tombée; oui, il y a sur nous des morceaux de linge qui sont tombés : ceux qui nous encerclaient et qui nous emprisonnaient, nous empêchant de bouger, nous empêchant de voir, d’entendre, de parler, de se mouvoir. Tout cela a commencé à tomber et nous regardons cela par terre et nous disons : “Oh! j’ai vécu avec ça, moi? Ma chair humaine! J'ai donné tant d’importance à ces lambeaux, alors que je valais beaucoup plus que cela.” Tranquillement, le Seigneur a commencé à nous montrer notre vie; tranquillement, nous avons pu nous regarder; tranquillement, on commence à nous apprécier.

On a un petit bout de chemin de fait et le chemin qu'il nous reste à faire, on ne peut que le regarder à travers les yeux de Jésus, parce que si on le regarde avec nos yeux, on va trouver qu’il est long, mais si on le regarde à travers les yeux de Jésus, il nous donnera la patience pour regarder ce chemin qu'il nous reste à faire. Seigneur, il ne faut pas que ça soit trop long, Seigneur! Tu nous as dit que ton retour est arrivé, Seigneur! Et nous voulons ton retour, Seigneur, pas pour 20 ans, tout de suite. Seigneur, nous voulons y goûter! Tu nous envoies des messages, Seigneur. Tu nous dis, Seigneur d’amour, que ton retour est arrivé, plus imminent : il est arrivé! Qu’est-ce que tu as voulu dire par là? Est-ce que j’ai bien compris, Seigneur? Ton retour est arrivé! Tu étais parti Seigneur ou est-ce que c’est moi qui étais parti? Est-ce que tu étais dans ma vie, Seigneur? Si c’est oui, alors je n’étais pas dans ma vie parce que je ne me suis pas aperçu de ton retour en moi, que tu étais toujours là, donc tu veux parler de moi face à toi.

Toi qui t’es donné sur la Croix, toi qui te dis être présent dans la Sainte Eucharistie, ton Corps et ton Sang est là? Alors Seigneur, je n’ai pas compris quelque chose : que je n’étais pas là moi, que j’étais parti. Parti où, Seigneur? Oh! dans un monde, dans un monde qu’on s’est voulu. Je m’en allais dire, Seigneur, un monde que nous avons inventé. Eh bien, si j’avais dit ça, Seigneur, eh bien, cela voudrait dire que la souffrance n’est pas réelle, que les épidémies ne sont pas vraies, que les guerres ne sont pas vraies, que les avortements ne sont pas vrais, que les martyres ne sont pas vrais, que la famine n’est pas vraie! Oh! Seigneur, j’y goûte, pas seulement moi, Seigneur, le monde entier y goûte. Oh! est-ce que mes choix ne seraient seulement qu’illusions? Non, ils ne sont pas des illusions parce que je le sens dans ma chair : je sens mes courbatures, je sens que mes yeux n’ont plus la force, je peux même regarder mes cheveux blancs, gris, Seigneur, bientôt blancs, Seigneur.

Je peux regarder, Seigneur, combien mon manque de confiance en moi me fait souffrir, parce que lorsque j’ai un manque de confiance envers un de mes enfants, de mes petits-enfants, envers mon épouse ou mon mari, eh bien, c’est que j’ai un manque de confiance envers moi parce que c’est mon manque de confiance qui fait que je vois la souffrance en eux et que ça m’atteint. Parce que ce qui me fait le plus souffrir, c’est de ne pas admettre que je vois les conséquences de mes propres choix. Ça, Seigneur, ça fait mal! C’est dur, Seigneur, à pardonner, à se pardonner. C’est beaucoup plus facile de dire : “Ah! je ne lui parlerai plus, qu’il s’arrange avec ses affaires. Ah! je n’y peux rien, c’est de sa faute". Ça, c’est plus facile à dire, mais c’est beaucoup plus difficile de dire : “Oh! c’est moi, ça. Ce que je suis en train de ressentir, c’est mon intérieur, c’est ma colère envers moi-même."

J’ai donc de la purification à faire encore, Seigneur; j’ai beaucoup à donner encore, à donner et à donner : cause, choix et conséquences. Mais, Seigneur, tu dis toujours que tu es là, que ton retour est arrivé, mais ton retour, Seigneur, c’est moi : c’est moi dans ma vie. Pourquoi tu dis, Seigneur, ton retour? N’est-ce pas moi qui ai fui ta Vie, n’est-ce pas moi qui ai fui ce que tu m’as donné : ta Vie? N’est-ce pas moi qui ai fermé mes yeux à la lumière, qui ai fermé mes oreilles à la vérité, qui n’a pas cru à ta mort, à ta miséricorde, à ta résurrection? N’est-ce pas ce sentiment qui me montre que je ne m’aime pas, alors que toi tu m’aimes? C’est moi qui ne crois pas en ton amour : tout cela a fait que j’ai fui. Je me suis en allé loin de chez moi; j’ai voulu entrer dans un monde faux, menteur, hypocrite, violent, un monde de matériel, de pouvoir, un monde orgueilleux qui se dit être un moi.

On mélange aujourd’hui, Seigneur, ta Présence, la présence de ta Mère avec notre présence. On veut être présents alors que c’est toi qui nous fais présence; rien ne vient de moi, rien ne vient de nous, mais que de toi. Il n’y a rien, Seigneur, qui est de nous. Je n’ai pas créé ce monde, alors je n’ai pas de moi, car tu es le seul qui peut te dire être la Présence Éternelle; moi, je ne suis rien sans toi, alors dire que je suis moi, c’est dire que je suis présent, que je suis éternel, mais sans toi. Le moi appartient à celui qui l’a prononcé et celui qui l’a prononcé n’est autre que Satan, n’est autre que l’ange déchu qui a amené avec lui des myriades d’anges qui ont été dans ce moi.

C’est en ce monde que j’ai voulu vivre : j’ai voulu vivre dans ce moi, dans le moi de Satan; j’ai voulu croire que j’étais quelqu’un, que j’étais capable de régenter ma vie, que j’étais capable d’être vrai, que j’étais capable d’être vérité, que j’étais capable d’être justice, que j’étais capable de prendre des décisions, que j’étais capable de prendre soin de moi, que j’étais capable d’aider ceux que j’aime avec les moyens qu’il y a autour de moi : visibles et invisibles. Jésus, j’ai même voulu prendre une énergie autour de moi, parce qu’on me l’a appris; mais qui me l’a appris? Le moi, et le moi c’est Satan, ce n’est pas toi, Jésus.

Ô Dieu d’amour, j’ai voulu croire en quelque chose de bien! Ce n’était pas mal, mais j’ai été à la mauvaise place, j’ai été dans ce monde. J’ai voulu être avec tous les autres, j’ai voulu être solidaire dans ma souffrance avec tous les autres pour pouvoir nous en sortir. Esprit menteur, hypocrite, manipulateur que l’esprit de ce monde. Tout n’est que vanité, tout n’est que mensonge, car tout est accompli. Dieu, à l’instant où tu es venu sur la terre, tu n’es jamais, jamais reparti, car tu as toujours été avec nous : ta Vie, tu l’as déposée en nous. À l’instant où tu es mort sur la Croix et à l’instant où ta Chair s’est donnée, ton Sang a coulé; voilà que tout entrait en moi, je recevais tout de toi : ta Chair, ton Sang, tout pénétrait en moi : tu étais là pour toujours.

Tu es Dieu et tu es près de ton Père; tu es avec nous et nous sommes avec toi. Mais nous, nous n’avons pas été avec toi, on a crié. On a cru, Jésus, que tu étais parti. Depuis tant d’années, tant d’années à entendre : "On veut de ton retour, on veut que tu viennes"; eh bien, Jésus, on n'a rien compris, tu étais là! Il a fallu, Jésus, que tu viennes ouvrir une brèche dans notre orgueil, que tu viennes frapper à notre cœur et qu’on t’ouvre la porte pour qu’on entende : qu’on entende ta voix, qu’on voit tes mouvements, ton agir en nous, car tout était en nous. Tout est accompli. À l’instant où ta Chair a entré en moi, à l’instant où ton Sang a coulé en moi, tout était accompli. Ta Vie entière a pénétré nos êtres et tout était là. Toi l’Éternel, toi l’Alpha et l’Oméga, tu accomplissais la Volonté de ton Père. Avant que nous soyons, nous étions en toi et tout était là; tu es venu sur la terre, tu t’es montré à nous. Toi qui étais l’Éternel, toi qui étais notre chair, tu t’es mis à notre niveau pour nous démontrer qu’on était toi, qu’on était comme toi, qu’on était des enfants de Dieu, mais on ne s’est pas reconnus.

On n’a pas pu te reconnaître, Jésus, puisqu’on ne se reconnaissait pas enfants de Dieu. Ce qu’on voyait c’était un homme, un homme qui était le fils d’un charpentier, un homme qui avait une maman qui était toute petite, bien humble, qui avait très peu à elle, tellement peu qu’on ne la remarquait pas. On n’a pas pu te reconnaître parce qu’on était aveugles. Comment pouvions-nous regarder la Chair Parfaite? On se voyait, on était imparfaits, on était incapables de savourer la vie éternelle que nous étions, on était dans notre tombe avec une porte tellement lourde, tellement lourde. Tu te souviens, ô Dieu? Les anges sont venus et ils ont déplacé la pierre. Eh bien, notre porte est tellement lourde, tellement lourde! Notre ange gardien aurait bien voulu nous ouvrir notre porte, mais on la retenait, on la retenait avec notre esprit de ce monde. On était plusieurs! Des milliards et des milliards et des milliards à retenir cette porte; et notre ange gardien voyait qu’on retenait la porte et comme il nous aime, il respectait; il respectait ce que nous, on avait choisi : l’esprit de ce monde, un monde qui a fait notre tombe.

On ne pouvait pas te voir, Jésus, tel comme tu étais. Tu voulais donner ta Vie, on n’en voulait pas; tu nous parlais de ton Père, on ne comprenait pas parce que c’est ce que nous avons fait. À chaque fois qu’on a été prendre ton Corps et ton Sang, à chaque fois, Jésus, on avait quelque chose à l’intérieur de nous : ce monde avec tout ce qu’il avait construit pour nous, et toi tu étais toujours là, toujours, toujours, toujours. Jamais, Jésus, tu ne nous as laissés, pas un seul instant tu n’étais pas là, mais nous, on était toujours partis. Il y avait tellement de sons, d’images qui nous intéressaient! On pénétrait à l’intérieur de ça et on vivait cela avec nos émotions. Tout cela était ce que nous étions : le moi, l’orgueil de Satan avec tout son apparat, car nous n'avons été que des êtres d’apparat, et tu as toujours été là. On s’est habillés de mensonges, parce que lorsqu’on mettait des vêtements sur nous, on cherchait toujours à se tricher : on voulait toujours paraître pour ce monde, non pas pour toi, alors on s’est trichés. On a été des menteurs, on ne voulait pas paraître notre âge : on avait neuf ans, on voulait avoir 15 ans; on avait 15 ans, on voulait avoir 30 ans; on avait 30 ans, on voulait garder nos 30 ans. On ne voulait pas avoir 30 ans et un jour, c’était déjà trop, on venait de perdre ce qu’on avait gagné : le sommet de la vie de la beauté; c’est avec ça qu’on s’est habillés, Jésus. On n’a jamais été là où toi tu voulais qu’on soit, on a voulu être des aveugles. Tu nous as montré un chemin à suivre et nous, nous avons suivi le chemin de ce monde. Pour aller sur ce chemin, on a accepté de mettre un bandeau sur nos yeux, Jésus, parce que ce qu’il nous faisait voir, ce n’était pas ce que toi tu voulais nous montrer.

Toi, tu étais la Lumière, alors comme la lumière nous dérangeait, on mettait un bandeau sur nos yeux, comme ça, la pénombre faisait notre affaire; alors, on marchait à tâtons pour aller là où on voulait aller. C’était facile, il y avait des sons : on se dirigeait vers les sons, On aimait ça et on se préoccupait des sentiments qu’on ressentait, ça dirigeait nos pas. Alors ces chemins, on aimait les prendre, alors on n’était pas avec toi, on était sur nos chemins de vie faits par ce monde; c’était ce que nous on voulait : notre moi, mon chemin, mes choix, mon avenir, ma carrière, mes vacances, ma retraite, ma maladie, ma mort; ça, c’est ce que ce monde m’a montré. Car le moi, c’est éternel : moi qui viens prendre naissance dans une vie qui existe déjà; un moi qui montre ce que je dois faire sans de permission, sans de préoccupations vers les autres moi : je, me, moi, moi, moi, moi; je prends soin de moi, me voici tel que je suis; moi je n’ai qu’à paraître, et tout me vient comme je veux.

Alors, ce moi accompagne tous les autres moi : il devient solidaire. Il est vrai, il y a de la solidarité dans le moi : sois comme moi, car si tu n’es pas comme moi, tu n’es pas ce que moi j’aime, et regarde les autres moi, ils sont comme moi, alors il faut être comme ces moi. Nous serons tous ensemble des petits moi qui se réunissent pour monter : je peux t’aider à être moi, monte sur mes épaules, sois comme moi; ce que tu vois, montre-le-moi : tu me donnes; je t’aide à atteindre le sommet : je peux t’aider dans ta carrière, cela est bon pour moi puisque ton succès vient de ce que moi je t’ai montré; aide les autres à faire autant, mets-les sur tes épaules. Et ça monte et ça monte et ça monte jusqu’à faire une pyramide pour atteindre le sommet. Être des êtres individuels dans un tout fait que nous formons une belle tour de Babel afin d’être le dieu : voilà le moi, mais ce moi a un sommet et ce sommet, c’est Satan. Elle, la pyramide, ne s’est pas faite du ciel vers la terre, elle s’est faite de la terre qui veut monter pour atteindre le ciel; et ce qui vient de la terre n’est qu’orgueil, ce qui vient de la terre veut montrer sa puissance afin de contrôler. Voilà pourquoi il en faut des moi pour faire la pyramide : pour monter, monter, monter jusqu’en haut.

Il y aura toujours une pointe; ce ne sont pas les petits moi en bas qui seront en haut, ce ne sont pas ceux qui sont sur les autres moi qui seront en haut, c’est celui qui a voulu la pyramide : Satan, c’est lui. Il se dira être celui qui vous a sauvés, vous a sauvés de votre petitesse; il vous a sauvés de votre humilité, il vous a sauvés de vos sacrifices, il vous a sauvés de vos partages, de vos pénitences. Il vous montre que c’est bon de vivre dans le moi, ce n’est pas souffrant. Alors, lui, pour atteindre tout cela, il vous regarde d'en haut de son sommet, mais il a besoin des moi pour atteindre le sommet. C’est Satan : le moi, c’est Satan; le Nouvel Âge, c’est Satan.

Alors, Dieu d’amour, j’ai fui ma vie. Où j’étais, moi, lorsqu’il y avait de l’humilité dans ma vie? Où j’étais, moi, lorsqu’il fallait que je fasse pénitence? Où j’étais, moi, lorsqu’il fallait que je me regarde tout petit? J’étais parti dans ce monde. Oui, Seigneur, lorsque je regarde tout cela, je réalise que je n’étais pas avec toi. J’ai toujours été avec toi depuis toute éternité, ma chair vient de toi : j’étais pur et me voilà impur; j’étais enfant et me voilà grand; j’étais jeune et me voilà vieux; j’étais beau et me voilà laid; j’étais éternel et me voilà mortel; j’ai fui la vie, je n’étais plus là à ma place. Oui, tu m’apprends, tu m’apprends maintenant à ouvrir ma vie. Il a fallu que tu viennes parler dans mon cœur, que tu mettes des mots dans ma vie pour me soigner, pour me libérer de mes chaînes. Tu as usé de patience.

Tu m’as envoyé ta Mère, tu as fait connaître à ma vie ta Présence; j’y ai cru et je n’y ai pas cru, j’ai espéré et j’ai manqué d’espoir, j’avais la foi (et) j’étais incroyant, je me suis battu et je me suis laissé aller, pourquoi? Parce que cela venait de ma volonté, je vivais dans ma chair meurtrie; mon âme criait vers toi, mon âme te voyait et je la faisais taire, je la bafouais, je la jetais par terre, je la reniais. Aujourd’hui, tu m’apprends à aimer mon âme, tu m’apprends à reconnaître qu'elle est la vie, oui, tu m’apprends à aimer la vie : ma vie.

Jésus, si je parle ainsi, c’est que je sens ton retour en moi, dans ma vie. Oui, je consens. Tu as toujours été là et c’est moi qui ai refusé ta Vie, c’est moi qui ai refusé ton Éternelle Présence, et tu nous annonces ton retour comme si tu étais parti, voilà ton humilité. Ô Dieu d’amour, tu prends encore sur tes épaules ce mouvement. Tu nous aimes tant que ça, Jésus? C’est donc vrai ton éternel amour? Tu es si bon, si parfait! Voilà, ô Dieu d’amour, une autre facette que je ne connaissais pas de toi. Tu acceptes d’envoyer des messagers vers nous pour nous dire : “Jésus nous parle de son retour." De son retour, alors que c’est de notre retour dans notre vie dont il est question.

Dieu, comme ton amour est parfait! Tu nous as dit : «Je suis doux et humble de cœur». Tu ne nous as pas dit : «Votre cœur est dur comme de la pierre», non, tu nous as dit que tu es doux et humble de cœur. Ces mots, c’était pour nous consoler sur ce que nous faisions à ton Cœur. C’est nous qui refusions ta présence dans notre vie, c’est nous qui étions des tricheurs et toi, toujours fidèle, tu étais là. Et aujourd’hui, on commence à goûter à tout cela, on commence à goûter à notre présence avec toi parce qu’il faut, Jésus, que tu nous rappelles toujours que nous sommes là, toujours, toujours et toujours, afin qu’on n'oublie pas que nous sommes de retour en toi, en ton Cœur.

Il en a fallu, Jésus d’amour, des rappels venant de Maman Marie qui nous demandait : «Priez avec le cœur». C’est comme si, Maman Marie, elle mettait une clé dans notre cœur et elle tournait la clé tranquillement, tranquillement, tranquillement, et cette clé, c’est la croix : elle tenait la croix de son Fils dans ses mains et elle nous faisait goûter à cette croix. Chaque ‘Je vous salue Marie’ était un mouvement de Marie pour nous : elle venait toujours nous consoler, elle venait toujours nous dire : «Ne te décourage pas, aie confiance, tu vas apprendre à être obéissant à l’appel de mon Fils; il est en toi, mais toi, il faut que tu apprennes. N’aie pas peur, je suis là, Maman est là».

Il en a fallu des ‘Je vous salue Marie’ dits par Marie, afin de nous faire comprendre cela, et il y en aura encore d’autres ‘Je vous salue Marie’. Parce que, Jésus, nous voulons que tous les autres sachent que ton retour, c’est leur retour en eux, afin qu’on puisse être avec toi : goûter à ta Présence, parce qu’on veut être prêts, Jésus, à vivre dans ton monde d’amour jusqu’au jour où nous contemplerons ta Présence extérieure, parce que : il est dit que tu vas apparaître triomphalement devant tous les élus, que tous les anges vont être présents. Oui, voilà ce retour extérieur, Jésus.