Rencontre d’amour avec l’agir de Dieu à Plantagenet, Ontario,

par son instrument, la Fille du Oui à Jésus.

 

2008-03-15 - A.M.  Partie 1

 

La Fille du Oui à Jésus en le Saint-Esprit : Nous ne sommes pas ce que Dieu veut que nous soyons : il veut que nous soyons petits, il veut que nous soyons abandonnés en sa Volonté et non pas dans notre volonté. Il veut nous apprendre à renoncer à soi-même pour lui avec ce que nous sommes. Il ne vient pas nous changer, il vient nous transformer.

Tout cela n’est qu’un rappel, et pourtant, au bout de sept ans, au bout de sept ans encore, nous nous maintenons en dehors de chez nous. Nous avons de la difficulté à demeurer à la maison. Il y a des enfants qui cherchent encore 'comment m’abandonner', alors que depuis sept ans le Seigneur nous parle. Nous avons la tête dure parce que Satan ne cesse de s’attaquer à nous, Satan ne lâchera pas prise.

Nous avons été informés par Jésus lui-même de ce qui était pour nous arriver, et nous voyons devant nous ce qui se passe. Parmi nous, il y a des personnes qui se laissent purifier et ces personnes ont mal, ces personnes ont peur, ces personnes doutent, ces personnes s’inquiètent, ces personnes refusent d’avancer, ces personnes se croient être à l’abri du danger : le grand danger avec lequel nous vivons, c’est nous-mêmes.  Nous devons nous méfier de nos pensées qui ne sont pas encore totalement purifiées. Nous portons en nous le monde entier et cela depuis Adam et Ève. Croyez-vous que depuis Adam et Ève jusqu’à nous-mêmes il n’y a que de la pureté dans les pensées? Cela est faux. Cela fait partie de notre vie. Et pensons à ceux qui vont venir encore après nous, alors que la purification ne sera pas totalement terminée; nous aurons encore des pensées de souffrance, nous aurons encore des pensées qui vont nous maintenir dans ce monde, dans ce monde impur : le monde de Satan.

Nous vivons dans le monde de Satan. En dehors de nous, il y a Satan : autour de nous, avec nous. Lorsqu’il se sert de nos enfants, de nos amis, il est près de nous, avec nous, et il veut nous faire entendre ce que lui veut que nous entendions. Il y a des mouvements qui se font connaître et ces mouvements doivent se faire connaître afin d’atteindre la purification; cela ne se fera pas à l’eau de rose : il y aura beaucoup d’attaques venant de Satan. Méfions-nous de nous-mêmes, méfions-nous de ce qui nous habite : l’orgueil, la suffisance, notre impatience, notre intolérance, notre manque de sagesse, notre moi, un moi si déguisé.

Il n’y a qu’un seul moi qui puisse nous rendre heureux, c’est celui de Jésus : «Moi en mon Père et mon Père en moi». En dehors de cela, il n’y a rien. Nous venons de Jésus, nous ne venons pas de nous-mêmes; nous ne venons pas de nos parents, nous sommes la chair de la Chair Parfaite. Il n’y a qu’un seul Être parfait et c’est Jésus. Nous ne sommes pas parfaits, nous ne le serons pas tant qu’il y aura un seul enfant à l’intérieur de nous qui ne sera pas parfait. Alors, ne nous regardons pas comme des saints, ne nous regardons pas comme étant accomplis. C’est un accomplissement à la fraction de seconde que nous devons vivre.

Soyons comme nous sommes : des petits enfants entre les mains de Dieu. C’est lui qui se charge de nous. Ne nous disons pas être capables de nous maintenir dans la foi, ne nous disons pas être capables d’être prêts : nous ne sommes jamais prêts, nous ne sommes jamais capables, car à l’instant où nous nous disons ça, nous venons d’ouvrir une porte.

Nous devons nous maintenir à l’intérieur et ne pas nous montrer à la porte, car cette porte est extérieure, cette porte : c’est nous vers l’extérieur.

À l’instant où nous pensons, à l’instant où nous parlons : paroles inutiles. Nous ne cessons de dire des paroles inutiles, nous ne cessons de nous écouter, nous voulons nous plaire dans nos prières. Ce ne sont pas nos prières, ce sont les prières du Ciel. Le Ciel est venu à nous pour nous parler, le Ciel est venu à nous pour nous montrer comment prier.

Jésus a montré comment prier et ce n’est pas nous qui prions, c’est Jésus. Il est le seul qui peut prier son Père, il est le seul qui peut nous maintenir à l’intérieur de nous. Sortez de l’intérieur de vous pour être avec vous-mêmes : vous n’est plus en vous, vous êtes à la merci de votre pensée, de votre écoute, de votre regard, de vos paroles, de vos actions, de vos sentiments; là, vous êtes à la porte, et tout ce que vous voyez, entendez, tout ce que vous êtes témoins, c’est l’extérieur.

L’extérieur, c’est le monde de Satan : la volonté humaine n’a plus d’amour, la volonté humaine n’est que froideur, la volonté humaine ne porte plus de fruits. N’avons-nous pas écouté le message que le Ciel a fait écrire le 26 novembre 2007 : «Il n’y a plus de fruits, les cœurs sont froids». Alors, croyez-vous que notre cœur est chaud? Croyez-vous que notre cœur porte des fruits? Si cela est, c’est que vous ne vous êtes pas aperçus que des esprits impurs sont là à manipuler la pensée, sont là qui veulent pénétrer le cœur.

Nous devons être en nous et nous devons laisser à Dieu ce qui est à Dieu. Il nous a donné la prière, alors pénétrons la prière avec ce que nous sommes. Il est vrai que nous prions et que nous sommes souvent à la porte : nous nous maintenons dans un monde extérieur, mais Jésus est plus puissant. Ayez confiance en la prière, la prière est du Ciel, n’est pas de nous; la prière appartient au Ciel, ne nous appartient pas.

Si nous sommes dans ce mouvement, cela, c’est parce que c’est le Ciel qui le veut. Ça nous maintient dans ce mouvement. Nous devons être là où Dieu nous veut : comme nous sommes. Croyez-vous qu’il va toujours être là, Dieu, pour nous choyer? Croyez-vous que nous allons toujours être en extase? Croyez-vous que nous allons toujours ressentir la chaleur intérieure qui nous brûle de notre intérieur et qui nous emmène droit au Ciel? Non, nous sommes dans un monde sans amour, nous sommes dans un monde contrôleur, dominateur, hypocrite; nous sommes dans un monde que nous, nous avons consenti.

Nous vivons dans un pays riche, nous vivons dans un pays libre, nous vivons dans un pays où il y a encore une pensée qui circule : la nôtre. Mais cela, cela n’est que pour un temps afin de nous faire entrer dans le piège de Satan, car on complote contre les enfants de Dieu. On va réunir les enfants de Dieu comme des troupeaux prêts à les marquer.

Savez-vous qu’avec l’esprit que nous avons, nous allons nous mettre en ligne pour recevoir la marque. Cela se fera tranquillement, avec une telle docilité, parce que les pensées seront autour du matériel : nous voulons manger, nous voulons nous habiller, nous voulons payer notre maison, nous voulons avoir de l’essence pour notre auto, nous voulons vivre sans avoir peur qu’on atteigne notre vie. Voilà l’esprit de ce monde, et cet esprit est maintenu par les images et par les sons. Nous sommes la première image que nous voyons le matin, c’est la première.

Qu’est-ce qu’on a fait de la chair de la Chair Éternelle? Qu’avons-nous consenti à accepter pour aimer inconditionnellement cette image? Qu’avons-nous pénétré pour vouloir conserver cette image, l’aimer au-delà de Dieu, la vouloir dans son bien-être au-delà de la Croix? Être dans ce mouvement quotidien, oui, être dans cette image, vouloir vivre quotidiennement avec les autres, n’est-ce pas se refuser à Dieu? Nous devons être dans le mouvement de l’amour de Dieu afin de nous maintenir dans la grâce, et pour nous maintenir dans la grâce il faut savoir que ce que nous regardons le matin, l’image qui se reflète dans le miroir, n’est autre que l’image de ce monde. Nous sommes le reflet du monde.

Nous devons nous remettre entre les mains de Dieu quotidiennement et nous dire : "Toi que je vois, es-tu vraiment à Dieu? Es-tu prêt à renoncer à tout pour Dieu, à l’aimer de toute ton âme, à vouloir te maintenir dans la grâce en acceptant qu’on te fouette, en acceptant qu’on t’enlève tes vêtements, en acceptant qu’on t’enlève ta demeure, en acceptant qu’on t’insulte, qu’on te ridiculise, qu’on te maintienne dans l’oubli? Es-tu prêt à ça, toi, la personne que je vois devant moi là, toi qui est mon reflet, car tu es ma douleur? Lorsque je te regarde, je vois ce que j’ai accepté dans la vie; lorsque je te regarde, je me maintiens dans ce monde. Je veux être pour Dieu et non pour toi, car tu es le moi. Je dois apprendre à ne plus te considérer comme étant moi, mais à aimer ce que Dieu a fait pour cette image."

C’est comme s’il fallait qu’on se sépare de l’être que nous voyons dans le miroir, se dire : "Toi, tu as accepté ce que tu ne devais pas accepter. Tu as en toi tant de mouvements contre toi et tu me le montres. Même si, aujourd’hui, je ne vois pas ton image devant moi, parce que je ne serai pas toujours devant ce miroir, je sais que tu vas te montrer, je sais que les autres vont te regarder et tu seras témoin de moi, de ce que je suis pour eux. Ne me trahis pas, ne démontre pas ce que je ne suis pas, car je suis enfant de Dieu, je suis la chair de la Chair Éternelle, je ne suis pas à toi, je ne t’appartiens pas. Tu es étranger à moi, toi l’enfant, toi le choisi de Dieu. Je veux être tout pour Dieu, pas pour toi. Je veux que tu vives éternellement dans la Chair Parfaite. Je veux que tu sois devant ton Dieu, devant tes frères et sœurs comme étant aimé de Dieu, pas aimé de moi, car je dois apprendre à aimer l’enfant que je suis avant toi; alors, ne te montre plus à moi comme étant l’orgueil, le savoir, comme étant l’intelligence, car tu me fais souffrir, mais je t’accepte. Je vais t’accepter jusqu’à la dernière fraction de seconde, jusqu’à la dernière image qui te regardera et qui contemplera l’œuvre de ce monde."

Nous sommes à Dieu, nous ne sommes pas à l’image que nous voyons le matin dans le miroir. Dieu veut nous maintenir à l’intérieur de nous et Dieu veut nous apprendre à ne pas faire confiance à nous-mêmes. Satan va se servir de nous contre nous. Il va nous faire accroire que nous sommes des privilégiés, que nous sommes des saints, que prier c’est bon, que prier c’est nous-mêmes. Cela est faux, la prière appartient au Ciel, la prière appartient à Dieu, elle n’est pas à nous.

Nous sommes faibles dans la prière, mais Dieu prie pour nous. Nous sommes impurs dans la prière, mais Maman Marie est là pour nous. Nous sommes faibles dans la prière, mais Grand-maman sainte Anne nous maintient dans l’obéissance face à son Petit-Fils, face à son Dieu. Nous manquons de ferveur dans la prière, mais Joseph, le doux et humble époux de Marie, nous maintient dans la ferveur de la prière; lui savait que rien n’était de lui, mais tout de Dieu. Il a même voulu fuir la pureté pour ne pas nuire à la Pureté, car il se savait faible, il savait que la nature humaine était faible.

Alors nous, nous devons fuir l’image que nous voyons, et fuir l’image que nous voyons : c’est entrer à l’intérieur de nous, c’est nous maintenir dans la prière, c’est adorer Dieu, c’est accourir vers les sacrements, c’est recevoir continuellement la Présence de Jésus. Son Corps, son Sang, nous en avons besoin. Si vous perdez cette ferveur, cet amour, ce besoin d’aller recevoir Jésus, son Corps et son Sang, alors mieux vaut mettre un bandeau sur vos yeux et boucher vos oreilles, de mettre dans votre bouche ce qui vous empêcherait de parler, d’éteindre toutes lumières afin de ne pas avancer et de vous dire que vous n’êtes pas, car là au moins vous êtes vivants, vous êtes vivants dans votre mouvement inerte, mais vous êtes encore vivants.

Il n’y a que Jésus qui soit la vie, il n’y a que Jésus qui puisse nous faire voir, entendre, dire, penser, agir et sentir l’amour.

Nous sommes l’amour. Sans Dieu nous ne pouvons pas savoir qui nous sommes, sans Dieu nous ne pouvons pas nous maintenir dans le mouvement qui est commencé : la purification de la chair. Croyez-vous que les attaques que nous avons, les attaques de Satan, ne sont pas inconnues des enfants de Dieu? Satan ne veut pas sortir pour certains de nous, Satan se maintient auprès de nous, il est dans notre vie.

Marie Madeleine était habitée de sept démons et elle suivait Jésus, elle a écouté Jésus avant d’aller se faire libérer. Elle savait qu’il avait la Parole, elle savait qu’il y avait quelque chose qui se dégageait de lui, car elle ressentait cette effervescence, ce besoin d’aller vers lui. Tout cela, il fallait qu’elle le ressente avant d’aller se laisser libérer. Croyez-vous que lorsqu’elle entendait Jésus, qu’elle se retrouvait seule après, elle n’avait pas ce combat? «Qu’est-ce qui se passe en moi? Qu’est-ce qui fait que je me sens bien et que là je me sens tourmentée? Qui me jette par terre comme ça? Je veux aller vers lui et j’ai peur. Je me sens indigne de lui. À un autre moment, je sais qu’il a la Parole pour moi. Mais pourquoi, pourquoi est-ce que je souffre tant en moi?»

Il fallait que Marie Madeleine vive cela pour aller vers Dieu, il fallait qu’elle marche sur les pas de Dieu. C’est lui le Chemin, ce n’est pas elle; c’est lui la Lumière, ce n’est pas elle. Elle, elle était dans les ténèbres, il fallait qu’elle marche vers la Lumière; alors, c’est la Lumière qui a été vers Marie-Madeleine. Ce n’est pas elle qui a été vers la Lumière, c’est la Lumière qui a été vers Marie-Madeleine. Ce n’est pas elle qui voulait la pureté, non non, c’est la Pureté qui a été vers elle, c’est Maman Marie qui a été vers elle, c’est elle qui l’a consolée, car elle voyait, elle voyait la bonté en cette Femme et pourtant elle ne lui parlait pas, oh, elle n’osait même pas l’approcher. Maman Marie n’avait pas besoin de parler, tout d’elle était la pureté, tout d’elle était l’humilité.

Marie Madeleine a été devant l’amour de Dieu et c’est l’amour de Dieu qui a été vers Marie Madeleine. Elle a senti la miséricorde de Jésus, de Dieu, avant même qu’elle puisse la demander. Tout cela était en elle.

Alors, n’est-ce pas notre cheminement ça? C’est notre cheminement, c’est notre vie. Notre chair a soif de la lumière, notre chair a soif de la vérité, notre chair veut la purification; elle nous supplie de continuer mais, en même temps, notre chair est dans le combat : est-ce que c’est vrai tout ça? Est-ce que ce ne sont pas des illusions? Est-ce que cela va nous apprendre à être enfants de Dieu? Est-ce que c’est pour notre temps? Est-ce que Maman Marie est vraiment avec nous?

Est-ce qu’elle peut vraiment nous aider? Est-ce que Jésus, il est là en nous? Sa présence est là, c’est réel? Ça, c’est notre chair qui souffre, notre chair qui est en alarme : "Je veux, je ne veux pas, pourquoi pas? Ainsi, bah, ça va aller." Notre chair est continuellement en combat.

La purification ne se fera pas sans ces souffrances. Jésus nous a dit que nous allons être bousculés, on va même nous frapper. Nous allons connaître ce qu’est : de tomber. Il ne nous a rien caché. Il a dit que la volonté humaine ne voulait pas sortir, il nous a dit que la chair ne voudrait pas être purifiée à cause de ce qui est en nous. Alors, nous sommes là : nous sommes rendus là.

Plus nous sommes prêts et plus nous entendons le tonnerre; plus nous sommes prêts, plus nous voyons la lumière, mais plus les ténèbres s’agrippent à nous. C’est un combat que nous sommes en train de vivre et c’est là : présent. Aidons-nous les uns et les autres. S’il y en a qui tombent par terre, alors prions, gardons le silence, allons devant le Saint Sacrement adorer Jésus, parler à Jésus. Écoutons Jésus, portons les sacramentaux comme un étendard, protégeons-nous. Nous avons reçu le manteau de l’Amour, nous avons reçu le manteau de la Lumière, nous avons reçu le manteau de la Vie, alors nous sommes capables avec les grâces. Sans les grâces, vous ne pourrez pas aider ceux qui sont par terre, car eux vont vous insulter.

Nous qui nous nous laissons purifier, nous allons insulter ceux qui vont vouloir nous aider, et ce n’est pas nous qui voulons ça, l’enfant de Dieu, mais la chair qui ne veut pas se laisser purifier parce qu’elle est encore assujettie au péché, parce que la volonté humaine ne veut pas sortir pour laisser la place à la Divine Volonté. Et cela se passe là maintenant.

Vous souvenez-vous hier lorsqu’il y avait beaucoup de bla bla bla bla bla dans la salle deux minutes avant la messe? Aucun recueillement! Comment se fait-il qu’il n’y avait aucun recueillement hier, alors que nous devions pénétrer à l’intérieur de nous?

Alors, Dieu vous a montré qui nous étions hier. Nous ne sommes pas à l’abri de nous-mêmes, n’est-ce pas? Et Dieu a dit aussi, parce que c’était la Parole de Dieu que vous avez entendue : «On complote contre Jésus». Ce ne sont pas les enfants de Dieu, c’est Satan qui se sert des enfants de Dieu, même des grands priants, même de ceux qui se préparent à recevoir Jésus, car il y a des enfants qui ont besoin de comprendre que ce que nous vivons, c’est vrai. Alors, qu’un de nos enfants hier serait à la porte pour nous regarder, qu’est-ce qu’il aurait appris hier avant la messe? "C’est ça le recueillement que maman et papa nous parlent?"

Si cela a été permis, c’est pour nous montrer que nous ne sommes pas dans la purification totale. Même si Jésus nous dit que la plupart ont pratiquement terminé leur purification, ils auront à vivre la purification en eux pour soutenir tous les autres comme si c’étaient eux les impurs. Nous sommes les impurs, nous sommes les plus grands pécheurs, les plus grands orgueilleux. Ne nous disons pas être à l’abri de Satan, ne disons pas que nous ne sommes pas, pour certains, habités de Satan. Il y a encore des esprits impurs qui nous habitent et qui peuvent nous influencer par les autres, par ceux que nous portons en nous, car nous (ne) formons qu’une seule famille.

Croyez-vous que Jésus, qui a été quarante jours au désert, n’a pas entendu Satan? Il l’a entendu. Cela était pour nous, pour nous montrer que, oui, nous allons entendre Satan. Si nous ne l’entendons pas par nous-mêmes, nous allons l’entendre par les autres et ce sera comme si c’était nous qui étions habités de Satan. Il veut tous ses enfants, il ne veut pas seulement ceux qui assistent à la messe, il veut ceux qui sont dans la franc-maçonnerie. Il les veut, ce sont ses enfants, car il nous a dit qu’eux, qui ont accepté Satan comme étant leur maître, ont une mère, un père qui prient pour eux, pour leur âme.

Alors, nous devons être ensemble. Nous ne devons pas nous regarder comme étant à l’abri des attaques de Satan, nous devons nous maintenir dans l’humilité. Satan va nous dire que nous sommes des saints, Satan va nous dire que nous pouvons être devant Dieu, il va même nous montrer Jésus sur la Croix, il va nous montrer sa Mère pour que nous puissions tomber dans ses pièges. Et nous, comment allons-nous voir que cela n’est pas de Dieu, que cela est de Satan? Nous allons le reconnaître par l’humilité, nous allons le reconnaître par le silence. Dieu n’a pas crié : «Je suis Roi». Il ne l’a pas crié, Jésus, il s’est maintenu dans le silence et c’est ce que Jésus attend de nous.

Lorsque nous recevons à l’intérieur de nous des messages, c’est pour nous, ce n’est pas pour les autres. S’il veut qu’on sorte de nous ce qu’il nous dit, il le fera lui-même. J’ai passé une partie de ma nuit réveillée. Jésus me disait : «Je t’aime, je t’aime», mais il ne me disait rien, il ne me disait absolument rien, et je sentais que Jésus me maintenait là où j’étais, et là où j’étais, c’était dans une solitude, dans une très grande solitude. De temps en temps, il venait pour me dire un 'je t’aime', mais il gardait son silence. Je savais qu’il était là, mais je savais que je devais être dans cette solitude, je savais qu’il fallait me taire et attendre, et cela ne venait pas de moi, mais des grâces, grâces de la solitude.

Ce qu’il veut faire de chacun de nous, c’est la même chose. Il ne nous maintiendra pas dans la joie, car la joie c’est un millionième en comparaison à ce qu’il nous fait vivre, avec ce qu’il nous fera vivre. Parce que lorsque je vous ai dit hier que je ne voulais pas retourner en France, quelquefois c’est trop la souffrance, c’est une souffrance spirituelle, ce n’est pas une souffrance physique. La souffrance physique, les plaies, on aimerait bien ça les plaies : "Seigneur, donne-moi les plaies". Oh! qu’on ne sait pas ce que l’on dit lorsqu’on demande ça! Quelle ignorance! Car les plaies : ce sont les souffrances du monde, c’est la solitude, c’est l’humiliation, se faire insulter par les autres, se faire humilier par les autres, ridiculiser par les autres : c’est ça les plaies; c’est laisser ce à quoi on tient : c’est ça les plaies; c’est regarder la souffrance à travers les yeux de Jésus et sentir sa souffrance : c’est ça les plaies; c’est consentir à toujours être comme Jésus veut qu’on soit, non pas comme nous on voudrait : une sainte; c’est plutôt se sentir comme étant pécheur et pas seulement le sentir, mais l’être, comme si rien de consolant ne pouvait nous atteindre : c’est ça les plaies; c’est (être) en présence de Marie et ne pas sentir sa présence; c’est voir Marie, mais ne pas la voir : c’est ça les plaies.

On veut être des saints! Avant d’être des saints, il faut savoir qu’on est pécheur et il faut y goûter, et c’est ce qu’il veut de nous. Nous allons passer par le même chemin que Jésus. On voudrait guérir les autres, mais cela ne nous appartient pas, cela appartient à Dieu le Père. Croyez-vous que Jésus, lorsqu’il passait et qu’il voyait des personnes qui étaient dans la grande souffrance, n’aurait pas voulu les guérir, mais eux n’étaient pas prêts : voilà la souffrance du Christ.

On garde dans notre cœur cette souffrance et on n’y peut rien : c’est ça les plaies. C’est avancer dans un monde de souffrances, parmi un monde de souffrances en étant la souffrance, la cause de la souffrance, et on n’y peut rien : voilà les plaies. Chacun de nous sommes appelé à vivre cela et nous devons nous maintenir dans cela comme Jésus le veut, pas comme nous nous le voulons. Quelquefois le Seigneur met des personnes en avant alors qu’elles ne voudraient pas être en avant : c’est ça les plaies. Ce n’est pas parce qu’il n’y a pas d’amour, c’est qu’on voudrait aimer à notre façon, mais Dieu choisit autrement : c’est ça les plaies.

Nous entrons dans la semaine sainte, alors nous devons entrer avec nos souffrances en disant : "Merci, je ne te sens pas Jésus, mais merci. Je parle, mais je ne sens rien, merci. Je sens la douleur des autres, mais je ne sens pas leurs joies, merci" : c’est ça avancer, c’est ça vivre la passion et c’est ça que nous allons vivre.

La purification ne se fera pas dans l’extase, mais dans la solitude, une solitude profonde comme si on était seul dans ce monde qui se laisse purifier. Il a dit que chacun était pour vivre sa purification, et ce qui se passera en l’autre on ne le sentirait pas. Eh bien, c’est ça, c’est ça la purification. Oui, quelquefois, nous serons devant des personnes qui se laissent purifier par l’amour de Dieu, mais nous ne serons seulement que témoins, nous ne sentirons pas ce qu’ils ressentent. Et ici, tout le monde peut témoigner de cela : un tel voit, et on ne ressent pas, un tel entend et on ne ressent pas, un tel est dans l’abandon et on ne ressent pas, pourquoi? Parce que nous devons être seuls avec notre purification.

Mais prier ensemble, voilà qu’il y a quelque chose qui se passe : c’est comme si la prière pénétrait en nous et que cela devenait pour nous de la joie. C'est la prière qui nous rend joie pour nous-mêmes. Chacun la vit différemment. Nous sommes devant Jésus, nous l’adorons : un ressent et l’autre ressent, et c’est particulier à chacun; ça, c’est la Volonté de Dieu. Nous sommes devant le plus grand des miracles : Jésus qui se change en Chair, en Sang, car le prêtre est Jésus, et nous vivons cela avec ce que nous sommes : voilà la purification.

Si nous ressentons de la joie, que cela soit; si nous ne ressentons rien, que cela soit, mais nous sommes pareils, nous sommes dans le même mouvement. Lorsque nous marchons dans la rue, c’est la même chose : un ressent quelque chose et un autre ressent quelque chose. Si un est dans sa colère, si un autre est dans sa domination, si un autre pense au vol, si un autre a été dans l’impureté à cause de la gourmandise : chacun est dans sa purification. Chacun doit vivre cause, choix et conséquence.

Mais qui est le voleur, qui est l’impur, qui est le menteur, le dominateur, qui est le vengeur? Ça, vous ne le saurez pas, car Dieu va mettre en nous sa Volonté. Nous allons ressentir de très grandes souffrances et ces souffrances seront les souffrances du voleur, du dominateur, du contrôleur, de l’homosexuel, du divorcé, et nous devrons accepter, car ce sont ses Plaies que nous portons. Nous sommes la chair de la Chair Immortelle, nous sommes la chair de la Chair Pure qui a consenti à prendre toutes les chairs comme si c’était sa Chair et vivre la chair : le pécheur. C’est ce que nous sommes, alors ne nous étonnons pas de vivre la souffrance, les attaques.

Soyons des modèles d’humilité, soyons des modèles qui veulent vivre à l’image du Christ, à l’image de Marie, à l’image des saints, car eux vivaient la grâce. Méritons la grâce, méritons la grâce de Jeanne d’Arc, de Brébeuf. Méritons la grâce du roi XVI, il a consenti à mettre sa tête sur le bucher avec amour : cela est la grâce. Méritons la grâce du silence : Catherine Labouré n’a jamais dit à ses consœurs qu’elle était celle qui avait vu la Sainte Vierge. La grâce du silence comme Marie-Anne Blondin qui était la fondatrice et qui se retrouvait dans la cuisine, alors que ses consœurs ne savaient pas qu’elle portait le numéro un : c’est la grâce. Méritons la grâce de la purification.

Il y en a ici devant moi qui ont terminé leur purification et qui acceptent de tout porter dans le silence, et d’ailleurs ils ne savent même pas qu’ils ont totalement terminé leur purification de la chair, mais ils portent, ils continuent dans l’amour, dans la joie, dans l’humilité. Car Dieu ne dévoilera pas ces personnes et il ne leur dévoilera pas qu’elles sont totalement purifiées. Ça, c’est la grâce de l’amour de Dieu. Car vous savez, Padre Pio jusqu'à sa mort se sentait indigne de ce qu’il vivait, car il se savait être pécheur. Ça, c’est une grâce et il l’a eue jusqu’à sa mort.

Alors, Dieu ne nous enlèvera pas cette grâce. Alors demandons aux personnes, qui ont terminé, de nous aider quand nous avons besoin, sans savoir qui. Nous avons besoin d’aide pour avancer dans cette purification, purification de la chair. Aidons-nous les uns et les autres.

Tout est pour Dieu, que pour Dieu. C’est lui la Chair Éternelle, alors il veut sa Chair Immaculée. Nous sommes de la chair de la Chair Immaculée, alors retournons à la maison, entrons à l’intérieur de nous en ce moment même. Nous allons prendre un temps de prière, nous allons réciter le chapelet de la miséricorde.

Alors, il y a des personnes ici qui connaissent très bien le chapelet de la miséricorde? Eva, tu veux le dire, et nous allons répondre et, à une autre dizaine, s’il y en a qui veulent le dire et ainsi de suite. Merci.