Rencontre d’amour avec l’agir de Dieu à Plantagenet, Ontario,

par son instrument, la Fille du Oui à Jésus.

 

2008-10-04 - P.M.  Partie 1

           

La Fille du Oui à Jésus en le Saint-Esprit : Nous nous sommes ouverts aux grâces du Seigneur et Dieu a fait de nous des enfants de prière. Nous sommes vrais lorsque nous nous laissons entre les mains de Dieu, mais, dans notre quotidien, parfois nous nous posons souvent des questions : "Comment est-ce que je vais vivre ma journée, Seigneur? Comment est-ce que je vais m’apercevoir que je fais ta Volonté alors que je suis si occupé? Comment comprendre, Seigneur, que j’obtiens des grâces pour moi-même et pour ceux que j’aime? Je suis sourd à ton appel, je suis aveugle devant tes agirs, je suis de pierre devant tant d’amour, je suis paralysé devant ta bonté, alors apprends, apprends-moi : apprends-moi à être ce que tu veux."

Alors là, je suis prêt à me lever de mon lit. Une fois debout, là, je regarde tout ce qu’il y a autour de moi. "Qu’est-ce que je vais mettre aujourd’hui? Comment ça se fait que je ne trouve pas le chandail qui va avec la couleur de mon pantalon? Tiens, le café, il est prêt! Bon, je n’ai pas ma confiture." Et voilà que je me mets à parler des nouvelles du jour. J’ouvre le journal et voilà qu’on parle de la hausse des prix. On annonce qu’il y a eu un accident d’avion. "Bon, la journée commence bien!" Maintenant que j’ai pris ce qu’il me fallait pour partir pour la journée, je n’oublie pas mon lunch. Là, je pars : je pars avec ma petite boîte à côté de moi : "Ah! c’est vrai, il faut que j’y retourne, j’ai oublié les enfants à la maison." Alors là, j’arrive : "Dépêchez-vous les enfants, je suis déjà en retard." Ils ne sont pas capables de parler, ils sont trop petits encore. Alors, bien vite, ils sont sur le siège en arrière. Comme une flèche, je dépose les enfants à la garderie en m’assurant que, là, je n’ai rien oublié.

Alors là, j’arrive au milieu du trafic. La première chose que je fais, j’ouvre la radio : "Bon, maintenant j’ai le temps d’écouter les nouvelles en paix." Comme à chaque matin, je sais que j’en ai pour une heure dans l’auto, alors j’ai le temps d’écouter toutes les nouvelles; surtout, je prends le temps d’analyser ma vie. Après, selon ce que je viens d’entendre, là mes yeux vont de gauche à droit, houp, il y a une station d’essence : "Ça y est, c’est encore augmenté!" Là, je regarde pour une dernière fois ma montre pour m’assurer que je ne suis pas en retard. Arrivé au bureau, là j’ai de la conversation : cinq minutes. En cinq minutes, j’arrive à déverser tout ce que j’ai appris en une heure. Là, maintenant, le sérieux commence : j’ai des comptes à rendre au boss si je veux avoir mon salaire, parce que tout est une question d’harmonie : moi/mon argent; mon argent/lui : lui à moi; parce que c’est ça qui fait mon avenir, c’est ça qui fait que je peux payer ma maison, mon auto, mes voyages, ma garderie. Une fois que tout est bien rangé selon le compte que je me suis fait, là je peux vivre : là je peux vivre le samedi et le dimanche. Là, je dois m’assurer que les commissions sont bien faites et je dois m’assurer que j’ai assez de temps pour aller magasiner le dimanche. "Mais, Seigneur, je ne te néglige pas le dimanche, là, c’est du plaisir magasiner, je ne travaille pas."

Rendu au dimanche au soir, ah! la fatigue arrive. Toute la semaine j’ai travaillé pour une journée de congé qui se résume à deux, trois heures devant la télévision. Là, j’allonge ma journée de congé : je ne me couche pas trop de bonne heure, demain je travaille. Hey, je profite de ma fin de semaine!

Bon, me voilà dans mon lit : "Qu’est-ce que j’ai fait de bon, Seigneur, pour toi cette semaine? Qu’est-ce que je t’ai donné? Qu’est-ce qui a fait de moi que j’ai pu profiter de toutes les journées que tu m’as offertes? Comment comprendre ton amour pour moi? Je n’oublie pas toutes les attentions que tu m’as apportées : j’ai de la santé pour travailler; tu m’as donné de bons enfants; je peux partager cette maison avec une épouse; je peux comprendre que tu me combles parce que ma nourriture ne manque pas. Et, Seigneur, je te remercie d’être la providence pour moi, car tous les paiements que je devais rencontrer, eh bien, cela est devenu quelque chose d’important dans ma vie, et toi tu pourvois à tout cela. Alors, continue à me combler et moi je vais faire avec."

Ainsi, voilà une autre semaine qui commence. Toujours le lundi à quémander des grâces au Seigneur. Non pas que l’enfant de Dieu veut profiter de cela contre sa foi, mais il est obligé de vivre les conséquences de tous ceux qui ont été avant lui, tous ceux qui lui ont montré un modèle de vie, tous ceux qui lui ont dit que les études étaient très, très, très importantes, tous ceux qui se sont privés afin qu’il ait un bon emploi, tous ceux qui lui ont montré que la famille : il fallait en prendre soin, tous ceux qui lui ont dit : "Tu dois subvenir aux besoins de ta famille, y compris la maison, l’auto". Une vie bien rangée est une vie bien ordonnée; alors, chaque jour de ma vie, j’ai été dans ce qu’on m’a montré, et aujourd’hui je peux te dire : "Ô Seigneur, merci pour toutes les personnes que tu as mises sur ma route, elles ont accompli leurs œuvres. Regarde-moi, Seigneur, je suis marié, j’ai une grosse maison, une grosse auto, j‘ai ma famille, un bon emploi, beaucoup d’argent. N’est-ce pas le résultat de ce qu’on m’a offert?"

Maintenant, que fait-on avec tout cela? Le Seigneur a décrit un peu notre vie et le Seigneur a très bien décrit la vie de nos enfants et (de) ceux qui ne sont pas ici. C’est le monde du Canada : richesse incalculable qui nous a amenés à vivre une vie mondaine où la culture va toujours nous montrer ce qu’il y a de meilleur.

"Mais, Seigneur, j’ai l’impression que je dois peser un peu sur le frein. Il me semble qu’il y a des choses qui ont passé (et) je n’ai rien vu. Quand je me levais le matin pour aller déjeuner et que j’ai été obligé de regarder ma garde-robe, il me semble que je n’ai pas vu de simplicité dans ma vie; il me semble que ma garde-robe était très abondante. Et aujourd’hui, Seigneur, je me demande : 'Tu ne trouves pas, Seigneur, que tu m’en as donné beaucoup?' Alors, Seigneur, puisque c’est toi qui m’as donné beaucoup, tu devrais m’aider à donner beaucoup.

Tu vois, Seigneur, quand je te parle comme ça, il me semble que c’est moins lourd dans ma vie. Si tu avais voulu, mon Jésus d’Amour, tu aurais dit à ton Père : 'Père, faisons en sorte de diminuer leur garde-robe.' Comme Dieu le Père t’écoute toujours, je n’aurais jamais eu cette panoplie de couleurs à choisir pour mon pantalon! Ah! Seigneur, je ne veux pas te dire ta conduite, Seigneur, là, mais faudrait bien se redresser tous les deux. N’est-ce pas tes paroles, Seigneur : 'mon joug est léger, le tien est trop lourd?' Alors, si je te donne tout, Seigneur, ça veut dire que le mien va être plus léger que le tien, alors n’est-ce pas ce que je suis en train de faire en ce moment?

Alors, Seigneur, si tu mets ça dans ma tête, n’est-ce pas parce que tu consens à jouer avec moi? Ne suis-je pas la parole : tout mon être devient une parole vivante en ce moment, Seigneur! Ce matin ma parole était très lourde, si lourde que j’en ai fait des petits dieux. Alors, maintenant je veux que ma parole soit légère, Seigneur. Un enfant n’a-t-il pas le droit de dire des sottises à son Papa d’amour? Alors, considère-moi comme un tout petit nourrisson. En ce moment, je pousse sur ma tétée pour ne pas trop en prendre, afin que tu puisses t’attendrir toujours et toujours sur moi. Si je ne peux pas compter sur ta bonté infinie, sur qui vais-je compter? Ce n’est pas péché, hein, Seigneur, de te présenter ma vie comme étant quelque chose d’un trop? C’est toi, c'est toi qui la connais mieux que moi et si tu me fais découvrir tous mes manquements envers toi, tu me fais découvrir en même temps ton infini amour pour moi. Alors, ô Dieu d’amour, faisons en sorte que ma purification de la chair soit un mouvement d’amour, de joie. Tu parles de joie, Seigneur, alors c’est dans la joie que je veux vivre cela."

Au Canada, nous avons abusé de tout, nous avons accueilli tout ce qu’on voulait nous donner : toute la marchandise des autres pays, ils l’ont déversée dans notre pays. Alors, aujourd’hui, on achète de tout, on abuse de tout, on a envié tout ce que le voisin portait; eh bien, le Seigneur nous fait comprendre que nous en payons le prix. Nous avons ouvert les portes au commerce et nous ne nous disons pas être des victimes : nous sommes, oui, des victimes de nous-mêmes. C’est nous qui avons dit oui : nous avons aimé cela. Aujourd’hui, on regarde tout ce que nous avons et nous avons de la difficulté à dire : "Bon! bien, ça, je vais envoyer ça à Haïti". On va calculer le temps qu’on vient de l’acheter; si un morceau fait encore notre affaire et que dans notre cœur, ça nous dit de le donner, houp! ça va nous tricoter un petit peu. Regardons cela avec l’amour de Maman Marie : "Ce chandail-là, il est neuf, plus épais, plus spongieux, moins de moutons dessus, et l’autre? Ah! il est rendu mince, il a perdu ses couleurs à force de le laver. 'Alors, Maman Marie, lequel tu voudrais donner pour ton Fils Jésus?'

Oh! le Ciel nous joue des tours, hein? Ils nous asticotent là. Qu’est-ce qu'ils veulent gagner : notre patience? C’est notre conscience. Ils veulent nous faire réaliser que nous sommes venus au monde nus et que c’est nus que nous allons retourner à Dieu. Nous aurons les grâces que nous méritons : croyez-vous que le Ciel ne veut pas ce qu’il y a de meilleur pour nous?

Regardons un peu Marie encore : lorsqu’elle était sur la terre, Marie, on disait qu’on ne la remarquait pas : elle était la plus humble. On ne se retournait pas sur Marie, mais lorsqu’on la regardait vraiment, les gens disaient : "Qui elle est?" On ne dit pas cela à une personne qui est 'flamboyante' parce qu’on sait qui elle est, elle dégage de sa personne, tout ce qu’elle est la poursuit partout : "As-tu remarqué comment elle s’habille? As-tu remarqué ses cheveux soyeux? As-tu remarqué comment elle s’assoit? Elle a dit ci, elle a fait cela". On n’oublie pas. Marie se faisait oublier : lorsque son Fils était là, on ne remarquait pas la Mère de Dieu. Nous savons que Marie a été avec son Fils et pourtant l’Évangile ne nous parle pas beaucoup de Marie. Marie, elle était toute petite; alors, cela veut dire que Marie, dans tout ce qu’elle était, était humble et petite. Alors, les couleurs qu’elle devait porter ne devaient pas attirer l’œil, elle ne devait pas souvent changer sa garde-robe, Maman Marie, et pourtant le Ciel, le Ciel l’a revêtue d’or, l’a revêtue de pierres.

Moi je l’ai vue une fois : c’était dans les tout débuts. Le Ciel me montrait des choses que… je trouvais ça merveilleux. Un jour, j’ai vu la Sainte Vierge. Elle était habillée d’une robe et sa robe était ample, très ample, et elle brillait tellement; elle était toute brodée d’or et elle avait des pierres de toutes les couleurs, et toutes les pierres s’harmonisaient ensemble. La grâce qui sortait de Marie était encore plus belle que sa robe. Quand je suis revenue, j’ai dit : "Comme ça devait être lourd!" Mais je me suis souvenue qu’elle avait avancé et que lorsqu’elle avait avancé, elle semblait glisser. Maman Marie, elle était remplie de grâces, rien ne pouvait être lourd sur elle, car elle était tout abandonnée entre les mains de Dieu. Alors, Dieu prenait tout ce qui était pour elle et il le présentait toujours, toujours et toujours.

Lorsque nous donnons quelque chose à une personne, nous avons un mouvement d’ouverture afin que l’autre reçoive, et l’autre qui reçoit, reçoit de la main de Dieu, et toujours, toujours et toujours, c’est un mouvement qui se donne et qui se reçoit, jamais ça devient lourd, jamais ça devient terre-à-terre, pourquoi? Parce que tout devient un mouvement. Lorsque, nous, on met un vêtement et qu’il est sur nous, cela est un mouvement qui se dépose et qui devient un mouvement sans vie. Un mouvement sans vie, c’est nous qu'il faut que (nous le portions), c’est nous qui sommes le mouvement de la vie, qui supportons ce qui est inerte, alors cela devient lourd pour nous. Mais dans le Royaume de Dieu, tout est différent, tout est vivant : le mouvement est dans son mouvement; alors, c’est la vie. Le mouvement est dans le Mouvement de la vie.

Comprenons que les pierres : les pierres, créations de Dieu, sont toujours devant le mouvement de la vie. Ce pour quoi elles ont été créées est toujours devant Dieu, alors ce mouvement prend puissance et il donne à Dieu ce qu’il est, et Dieu, qui est toujours devant sa création, reçoit toujours de sa création ce qu’il donne. Il n’y a pas un seul mouvement qui n’est pas dans le Mouvement de la vie. Comprenons que nous sur la terre, nous sommes dans des mouvements de vie, mais lorsque nous prenons possession et que nous ne faisons pas mouvement de vie de ce que nous recevons, ça devient un mouvement mort. Lorsque nous avons un vêtement et que ce vêtement nous le mettons, mais toujours en étant reconnaissants devant Dieu. "Il est à toi, Dieu, tu en fais ce que tu veux. Tu me le donnes, Seigneur? Je le prends pour le moment que tu me donnes. Si tu me dis, Seigneur : «Redonne-moi mon vêtement», je vais te le redonner, il est à toi." Alors, ce vêtement garde toujours son mouvement d’amour qui vient de Dieu.

Comprenons qu’un vêtement vient 'de' quelque chose : vient soit d’une plante, soit de l’ouvrage des abeilles : vient du mouvement de Dieu. Des personnes ont travaillé : c’est le mouvement de Dieu, alors tout tissu est mouvement. Si on veut que le vêtement devienne pour nous quelque chose 'de', toujours dans le mouvement de Dieu, il faut qu’on regarde d’où il vient et à quoi il sert. Alors, nous nous laisserons habiller par Dieu : Dieu nous réchauffera, Dieu prendra soin de nous et nous redonnerons toujours à Dieu ce qui est à Dieu. Alors, tout ce que nous porterons sera léger, car nous ne nous soucierons pas de le garder. Si Dieu veut qu’on le donne, alléluia! "Il n’est même pas à moi, je vais pouvoir donner facilement ce qui n’est pas à moi." Mais approprions-nous, par l’argent, un vêtement, et à cause de l’argent il deviendra important pour nous, alors vous en porterez la monnaie : la hausse des prix deviendra lourde sur vos épaules; la récession sera lourde sur vos épaules, car ça vous poursuivra toujours. Vous aurez sur vous ce qui est à ce monde et c’est le monde qui gèrera votre garde-robe. N’est-ce pas ce qui se produit? Ce monde change les couleurs : "C’est lourd parce que je n’ai pas la bonne couleur aujourd’hui."

Dieu nous fait comprendre que nous sommes à lui, Dieu nous faire comprendre que ces paroles, il les a toujours dites, Dieu nous fait comprendre que tout ce qu’il veut nous accorder : c’est notre bonheur, Dieu veut nous amener à voir ce que nous avons fait dans notre vie afin de nous libérer de ces poids. Oh! Maman Marie, elle, elle nous regarde et elle dit : «Oh! mes enfants, ne pensez pas faire comme saint François». Saint François fut choisi pour rebâtir l’Église; nous, nous bâtissons un monde d’amour : nous devons comprendre que le monde dans lequel nous allons vivre sera fait de partage, sera fait d’amour, rien ne sera important pour nous, tout sera pour les enfants de Dieu.

On n’a rien vu de pareil encore. Oui c’est vrai qu’on aide aux enfants pauvres, mais on peut aider aux enfants pauvres que si nous on a. Alors, dans le monde d’amour, rien ne nous manquera parce que tout sera à tout le monde. Il n’y aura pas d’enfants qui seront riches et d’autres pauvres ou d’autres dans des moyens minimes : tout sera égal parce que nous, nous aurons à cœur de vivre la vie comme Dieu veut qu’on la vive. Mais pour arriver à cela, il faut comprendre ce que nous sommes et ce que nous, nous voulons être; il faut découvrir ce qui est dans notre vie pour le donner à Jésus et ne plus en vouloir. Mais pour ne plus vouloir d’une garde-robe, il va falloir qu’on sache ce qu’on porte sur le dos; ainsi, ce que nous aurons sur le dos deviendra de l’amour. Ça ne sera pas seulement qu’à l’intérieur de nous : l’intérieur et l’extérieur seront en harmonie. Croyez-vous que les parents, aujourd’hui, ne veulent pas le bonheur pour leurs enfants? Eux vont travailler pour leur offrir de grosses études; eux veulent avoir un, deux enfants, afin de les combler; eux veulent leur offrir des sports dispendieux afin qu’ils ne soient pas brimés dans leur élan; eux veulent leur donner leur amour.

Un jour, il n’y a pas longtemps, le père Ruben a raconté une histoire aux petits enfants : "Il y avait quelqu’un qui a vu des poissons dans l’eau; alors là, il a regardé les poissons, puis il a dit : 'Ah! ils sont en train de se noyer!' Alors, il a enlevé les poissons de l’eau pour ne pas qu’ils se noient." Alors, là, il a demandé aux enfants : "Est-ce que c’est bien d’avoir fait ça?" Alors, les enfants ont dit : "Oh non, ils ne peuvent pas vivre sans être dans l’eau." Alors, le père Ruben leur a dit comme ça : "Bien, beaucoup de personnes veulent faire du bien, mais elles ne s’y prennent pas de la bonne façon." Eh bien, c’est ce que nous, les parents d’aujourd’hui, faisons avec nos enfants : on les a sortis de l’eau, là où ils étaient comblés de grâces, là où ils pouvaient apprendre la Parole de Dieu, l’humilité, la pauvreté, tout ce qui leur était nécessaire afin qu’ils puissent s’aimer et aimer leur prochain.

Enlevez la prière dans la famille : vous mourez de faim. Ne pratiquez pas les dix commandements de Dieu : vous leur montrez de mauvaises méthodes d’amour. N’allez pas à la messe à tous les dimanches : vous leur dites que Jésus n’est pas nécessaire dans leur vie; ainsi, les enfants apprendront à mourir, ils connaîtront des mouvements sans vie : des mouvements sans vie, ce sont des mouvements sans la présence de Dieu, du Créateur. Lorsqu’on s’attache à un vêtement ou lorsqu’on s’attache à une figurine : on s’attache à des mouvements sans vie, et ce qui est attaché à nous devient ce que nous, nous aimons. On ne s’aperçoit pas qu’on meurt tranquillement : on devient taciturnes, on devient aveugles, sourds, notre cœur est dur comme de la pierre, nous cherchons toujours à discuter avec Dieu. Lorsqu’il y a un tremblement de terre et lorsqu’on dit : 200, 1,000, 2,000 personnes sont disparues, là on accuse Dieu : "Qu’est-ce qu'il a fait ton Dieu, il n’a pas été capable de les sauver?" Nous, on bégaie.

C’est ce monde d’aujourd’hui. Dieu veut nous démontrer que nous avons toujours à l’intérieur de nous de l’espoir. Il veut qu’on comprenne que notre vie est entre ses mains. C’est lui qui va nous donner des grâces afin qu’on puisse partager. Si on a réussi à nous débarrasser de nos 99 coqs avec la grâce de Dieu, eh bien, on saura bien donner des vêtements nécessaires à ceux qui en ont besoin. On va toujours porter au coin de la rue des vêtements pour ceux qui en ont moins; alors là, en même temps, nous on peut en profiter pour aller au coin (pour voir) s’il y en a des meilleurs que les nôtres : on fait des échanges. Dieu veut qu’on aille vers ceux qui en ont besoin. Il ne veut pas les bourrer de vêtements, il veut leur montrer qu’il est là dans leur vie et que leur prière est écoutée par Dieu.

Alors, à nous de faire notre petite part. On prie, oh! on prie le chapelet : "Viens nous sauver. Quand la Grande Purification va arriver? Quand est-ce que le Grand Avertissement va être devant nous?" Ça, on le veut, mais Dieu, lui, il dit : «Abandonnez-vous. Vivez ces moments de purification dans la paix. Plus vous allez être dans la paix et plus vous allez vous apercevoir que vous avez beaucoup, beaucoup trop accumulé. En ce moment même, mes enfants, fermez vos yeux».

 

Jésus : Maintenant, mes enfants, que vous avez les yeux fermés, regardez votre garde-robe.

 

Salle : Rires.

 

Jésus : Ces petits rires, petits enfants d’amour, n’est-ce pas votre propre jugement? Voyez-vous, petits enfants d’amour, Dieu vous aime. Vous allez vous apercevoir que donner, c’est recevoir. Vous allez recevoir de mon Père beaucoup plus que ce que vous allez donner. N’ayez pas peur de ce qui s’en vient, l’argent n’apportera pas le bonheur, il n’a jamais apporté le bonheur et il n’a jamais contribué à votre bonheur. Ce sont les grâces de mon Père qui vous font découvrir votre place parmi les autres. C’est cela le bonheur : c’est vivre avec les enfants de mon Père, car mon Père a mis en eux la liberté, et la liberté, c’est l’amour. Lorsque vous serez tous libres, remplis d’amour, vos chaînes, mes enfants, n’existeront plus, tous vous irez vers vos frères et vos sœurs et vous goûterez au bonheur. Maintenant, levez-vous et prenez un petit temps de distraction.

 

La Fille du Oui à Jésus en le Saint-Esprit : Merci, Seigneur.

 

Partie 2

 

La Fille du Oui à Jésus en le Saint-Esprit : À chaque fois que nous voulons nous donner pour les plus petits, nous recevons pour les plus grands. Dieu s’est toujours servi des plus petits pour aller chercher les plus grands. Voilà pourquoi il a demandé aux tout petits de prier. Il a toujours conservé dans les plus petits une étincelle d’amour et cette étincelle d’amour, elle a toujours brûlé d’amour pour eux. Malgré leurs souffrances, malgré leurs pleurs, malgré leur maigre pitance, ils ont toujours été dans l’amour du prochain, ils ont toujours voulu que Dieu prenne soin d’eux.

C’est vrai qu’il y en a eu parmi eux qui ont été vers ce qu’ils ne devaient pas être. Nous parlons des enfants pauvres. Le tiers monde : les deux tiers du monde vivent dans la pauvreté totale, le tiers du monde vit dans une plus grande pauvreté : tout ce que nous, nous sommes, sommes à l’état squelettique. Eh bien merci, Seigneur, qu’on se trouve à l’état squelettique, parce que nous avons tellement écouté notre chair que s’il fallait qu’il nous reste encore de la chair, que ferions-nous de plus pire qu’on a fait?

Dieu prend soin de nous et il prend soin d’eux; alors, il leur a donné tellement d’amour pour qu’ils prennent soin de nous. Nous sommes tellement appauvris qu’il en a fallu deux fois plus que nous pour venir nous chercher. Ce n’est pas parce que ces enfants sont des saints, mais ils ne refusent pas la nourriture de Dieu. Nous, on l’a refusée. Nous, on a voulu nous instruire, on a voulu de grandes maisons; c’est nous qui avons installé nos idoles dans nos maisons et nous les avons contemplées à tous les jours. Eux aussi ont eu des idoles : la peur. Ils ont cru à des dieux eux aussi, et dans les moments les plus noirs de leur vie, ils allaient aussi consulter des dieux : dans les moments les plus noirs de leur vie.

Mais lorsque dans leur vie, ils avaient faim, lorsque dans leur vie, ils avaient soif, ils n’allaient pas vers leurs dieux, ils priaient Dieu, parce que Dieu était venu les aider et ils avaient découvert quelqu’un qui les aime. Alors, ils ont mis de côté leurs dieux pour prier le Créateur : Celui qui est au-dessus de tout. Ils ont découvert en Dieu le Père Celui qui leur avait tout donné, Celui qui avait pris soin d’eux, car à travers leurs dieux, ils cherchaient : ils cherchaient l’unique Puissance, celle qui les sortirait de leurs souffrances.

On ne se fait pas des dieux sans raison. Les dieux, ce sont les conséquences de nos souffrances. Si nous, nous avons fait des dieux, c’est à cause de nos souffrances. Nous avons vécu les conséquences de nos choix devant le péché. Toute conséquence vient de la souffrance : on parle de maladie, on parle de pauvreté, on parle de guerre, on parle de délaissement, d’abus de pouvoir. Lorsqu’on vit des conséquences profondes, on veut s’en sortir. Eux vivaient des conséquences très profondes. Lorsque nous sommes arrivés, là nous avons parlé de Dieu et ils ont cru. Aujourd’hui, nous en avons les fruits. Nos prêtres vieillissent : ils ont les cheveux blancs; aujourd’hui, on regarde nos prêtres : ils ont les cheveux noirs[1] et ils nous parlent de Dieu. Ce sont nos prêtres, ce sont nos prêtres d’autrefois qui ont parlé de Dieu et qui nous parlent encore de Dieu.

Voyez-vous, Dieu, lorsqu’on donne, il nous donne : il multiplie. Eh bien oui, nos prêtres d’autrefois se sont multipliés et les religieuses aussi. Aujourd’hui, nous recevons en abondance ce que nous, nous avons donné : nous avons donné de la foi. Nous, aujourd’hui, on a perdu la foi, mais nous recevons encore de la foi. On ne voulait pas toujours manger le poisson sans les à-côtés, hein? On est devenus tellement amoureux des à-côtés, qu’on a laissé le poisson de côté.

Aujourd’hui, le Seigneur nous renvoie le poisson pour nous rappeler que nous avons besoin de pêcheurs. Ce que Dieu nous donne, ce sont des prêtres qui viennent à la pêche parce que nous avons trop mangé de crapauds. Alors, il vient nous montrer, il vient nous montrer que nous sommes tous des petits poissons qui ont faim. Nous avons faim d’amour. Nous n’avons pas faim de notre prochain qui n’est pas comme nous on veut, lui : on veut le manger. Nous avons faim d’amour et c’est ce que Dieu est en train de nous montrer. Il nous parle d’enfants qui vivent dans une très grande pauvreté pour qu’on apprenne à manger de l’amour. Ils sont de l‘amour pour nous. Ce sont eux qui sont en train de nous montrer que donner et recevoir, c’est l’œuvre de Dieu.

Il est vrai qu’il y a beaucoup de misère, de violence dans ces pays. N’oubliez pas que la violence vient de ceux qui tiennent les armes. Eux n’ont pas eu les moyens de se payer des armes, mais nous, oui, et cela s’est répandu partout sur la terre afin d’avoir ce qu’il y a de plus gros. On voulait avoir tout ce qui est de la richesse : de gros butins, et les pauvres ont dit : "Bien, servez-vous si c’est ça que vous voulez; nous on n’en veut pas, ce qu’on veut, c’est de la nourriture." Mais comme ils n’ont pas eu de nourriture, ils ont prié Dieu. Il en a fallu des prières pour qu’ils viennent nous chercher pour nous dire : "Partagez, partagez ce que vous avez. Regardez ce que vous avez : ça n’a aucune valeur, mais la plus grande valeur, c’est nous qui l’avons et nous voulons vous la faire partager avec ce que Dieu nous donne : notre espérance".

Ils sont remplis d’espérance, eux. Ils veulent que leurs enfants mangent : leurs enfants et nous, nous voulons que nos enfants se laissent nourrir des grâces de Dieu. Alors, plus nous partagerons, plus nos enfants se nourriront des grâces de Dieu, leurs enfants comme nos enfants. C’est ce que Dieu veut mettre dans notre cœur avant d’aller prendre un bon repas. Mais Dieu va mettre des grâces en nous afin qu’on puisse vider notre assiette, mais faisons attention de ne pas trop la remplir, car il se pourrait que nous manquions d’appétit. Soyons des enfants équilibrés afin que la justice de Dieu fasse de nous des enfants justes envers nous-mêmes. C’est vrai qu’il est juste de manger lorsqu’on a faim, mais il est vrai aussi que si nous remplissons notre assiette et que nous disons : "Ah! on aurait pu nourrir des enfants avec le reste", alors nos paroles vont porter des fruits. Si on réalise que nous (en) avons pris de trop et que cela aurait pu nourrir des enfants, c’est qu’on réalise que nous sommes des enfants qui ont négligé les autres. Si on ne réalisait pas cela, c’est que notre assiette serait toujours vide à la fin, ainsi on saurait que les autres ont ce qu’il y avait dans notre assiette en trop, il y a quelques années. Lorsqu’on sait que notre assiette est vide, c’est qu’on sait que d’autres mangent le restant de notre assiette que jadis on contemplait. Un monde d’amour se construit et Dieu nourrira toujours ses enfants de cinq petits pains et de deux poissons.

 

Jésus : Ce soir, enfants d’amour, vous serez nourris de la Parole de Dieu. Dieu vous donnera à manger et vous contemplerez à l’intérieur de vous la présence même de votre Dieu. Vous rendrez grâce à Dieu de toute cette nourriture que vous avez consenti à partager avec tous ceux qui sont en vous. Vous vous rendrez compte que la grâce de Dieu va au-delà de tout ce que vous, vous pouvez imaginer. Dieu fera descendre sur vous des grâces : des grâces de guérison, et il étendra sur chacun de vous sa toute-puissance de libération et chacun sera dans l’accomplissement de voir que tout est en eux pour eux. Ainsi, tout ce que vous vivrez sera pour vous de la joie. Et ce soir, petits enfants d’amour, il y aura questions et réponses. Alors, petits enfants d’amour, êtes-vous prêts à vous donner pour vos frères et vos sœurs?

 

Tous : Oui.

 

Jésus : Chaque bouchée que vous allez prendre sera pour vous un partage avec vous-mêmes, ceux qui sont autour de vous et ceux qui sont en vous. Alors, ce sont des grâces que vous avalerez, pas quelque chose qui vous est dû par vos propres moyens. C’est Dieu qui vous nourrit. Tout comme le vêtement, il faut que cela soit un mouvement de vie.

Enfants d’amour, je vous ai dit que mon monde d’amour est pour vous et dans mon monde d’amour, il n’y aura plus jamais d’enfants qui connaîtront la maladie, car tout ne sera que grâces. Commencez, mes enfants, commencez à regarder votre vie comme étant dans la grâce de Dieu. Laissez-vous vêtir par la Vie, laissez-vous nourrir par la Vie. Vous êtes en Jésus. En dehors de Jésus, il n’y a pas la vie, mais Dieu va vous donner un temps où vous allez apprendre à savourer votre vie en Dieu et pour cela, il va vous faire découvrir le tout petit enfant qui est toujours alimenté par Dieu.

Allez dans la paix de Dieu.

 

Tous : Amen.

 

La Fille du Oui à Jésus en le Saint-Esprit : Amen. Merci, Seigneur.

 


 

[1] Nous sommes en présence de deux prêtres qui viennent de l'Afrique.