Rencontre d’amour avec l’agir de Dieu à Plantagenet, Ontario,

par son instrument, la Fille du oui à Jésus.

 

2008-05-10 - P.M.  Partie 2

 

♪♪♪       Allons à la montagne du Dieu de Jacob!

            Allons à la montagne du Dieu vivant! (bis)

 

La Fille du Oui à Jésus en le Saint-Esprit : La grâce du Seigneur fait en sorte de nous réveiller. Ah, Seigneur, on était endormi! Ah! il dit : «Ce n’est que l’écho de votre cœur qui veut apprendre à redevenir vivant afin de ne pas être essoufflés lorsque nous allons monter la montagne. Et pour ne pas être essoufflés afin de monter la montagne, il faut avoir les forces de Dieu.»

Pourquoi faut-il avoir les forces de Dieu? C’est pour porter sur nos épaules tous les enfants de Dieu, alors il nous en faut de la force. C’est comme s’il nous apprenait à être là pour eux. En arrière de nous, il y a eu des enfants qui ont eu peur; maintenant, en avant de nous, il y a nous qui allons apprendre à ne plus vivre avec la peur. Il n’en tiendra qu’à nous à faire ce que Dieu attend de nous.

Ce que Dieu attend de nous, ce sont des gestes. Lorsque nous allons ressentir la peur et que nous allons la réaliser, alors il va falloir prendre position : "Je reste en arrière ou j’avance en avant. Je suis prêt(e) à aider mes enfants, mes frères et mes sœurs, en avançant; si je reste sur place, je n’avancerai pas et je vais continuer à vivre avec mes peurs, et tous ceux qui me regarderont sauront qu’ils peuvent voir la peur en moi, et ceux qui ne voudront pas encore nourrir leurs peurs ne viendront pas à nous; ils ne veulent pas de la peur, puisqu’ils la connaissent."

Nous n’avons que ce mot dans la bouche 'j'ai peur' : j’ai peur pour demain, j’ai peur pour mes enfants, j’ai peur de ma santé. Il ne faut plus avoir ce mot dans la bouche, il faut refuser cela. C’est déjà un pas de fait : ne plus mettre, dans notre vocabulaire, la peur. Comment on va faire pour donner nos peurs? Eh bien, ce que nous ressentons, c’est ça qu’il faut donner. Cessons de lui donner un nom.

La peur devient pour nous quelque chose de très important : ça nous donne des excuses pour ne pas avancer, ça nous donne des excuses pour ne pas abandonner, ça nous donne des excuses pour ne pas montrer que j’ai un manque de confiance en Dieu. Nous devons donner à Dieu ce que nous ressentons et qui n’est pas amour : ça, nous pouvons le reconnaître. Nous pouvons reconnaître instantanément ce qui n’est pas bon. Quand je me sens mal devant une situation, alors ça, c’est la peur. "Je n’ai pas confiance en Dieu, je ne me sens pas prêt(e) à vivre cela dans l’amour de Dieu" : lorsqu’on est dans des sentiments pareils, on n’avance pas, on reste sur place et le monde continue à être ce qu’il est : plus important que nous.

Tous, nous sommes importants devant Dieu, c’est là notre importance. Si nous voulons nous maintenir devant Dieu, nous devons savoir que Dieu nous sait importants. Mais si nous sommes importants pour les autres, nous serons toujours dans la peur. Parce que je ne veux pas déplaire, je suis encore dans mes peurs : "J'ai peur qu’un tel pense quelque chose de moi, j’ai peur que quelqu’un me fasse du mal"; alors, ainsi, je me dépasse, je me dépasse et je me dépasse : toujours la peur de ne pas être à la hauteur.

Nous devons être là sur la terre pour Dieu, par amour pour Dieu. Être là, par amour pour Dieu, c’est être là aussi pour nous-mêmes, c’est aussi être là pour nos frères et nos sœurs. Dieu a dit au début qu’on n’était rien, mais nous étions un tout en lui. On n’est rien sans lui, mais on est tout en lui pour nous et pour nos frères et nos sœurs. Alors, plus nous allons donner nos peurs, refuser de vivre dans des émotions qui nous font mal, plus nous allons nous laisser libérer et guérir.

Il y a une différence entre vouloir vivre de douleur d’amour et vivre dans la douleur. Vivre dans la douleur d’amour, c’est toujours vivre dans l’espérance, mais vivre dans la douleur, vivre dans cette peur-là, il n’y a pas d’espoir, il y a le découragement et là on est prêt à tout : on veut tasser, on veut enlever de notre présent ce qui nous fait mal. Alors, si on agit ainsi, on va nuire encore à nous-mêmes et à notre prochain parce qu’on va être prêts à prendre les armes : la colère.

Lorsqu’on se sent au pied du mur, on se défend. On peut se défendre de différentes façons. La colère peut avoir d’autres visages, pas seulement les armes à feu, pas seulement les paroles haineuses, la colère peut avoir un visage de rejet : "Je ne te veux plus dans ma vie, arrange-toi tout seul." C’est une colère causée par la peur. On ne sait pas quel mouvement on va prendre : mouvement/action. Qu’est-ce qu’on va faire? Alors, la première chose qu’on va faire : "Ça, ça ne me regarde pas, qu’il s’arrange tout seul, j’ai pas affaire là-dedans." Ça peut être aussi parler contre notre prochain; ça aussi, c’est un mouvement de colère : on parle en mal, on démontre tout ce qu’il y a de plus laid et qu’on a vu dans la personne à qui on ne veut pas pardonner. C’est la colère qui nous empêche de pardonner et c’est la colère qui nous met des paroles en nous contre notre prochain. Tout cela est véhiculé par la peur.

Combien de personnes disent des paroles haineuses aux personnes avec qui elles vivent et elles le font dans les moments où elles sont dans la peur, dans les moments où elles ont peur. Là, il y a des paroles de colère qui sortent : "Je t’avais dit de ne pas faire ça et tu l’as fait pareil. Je t’ai dit de ne pas aller là et puis tu l’as fait pareil. Tu es ci, tu es ça, je suis écœuré de te voir". Ce sont des paroles qui ont été prononcées en colère, mais avec la peur.

La personne qui entend ces paroles ne doit pas pénétrer la peur et la colère de l’autre : elle doit aider, elle ne doit pas elle aussi foncer dans ce mouvement, car lorsqu’on baisse la tête et qu’on fonce, ça fait mal. Vous n’avez qu’à penser à deux bêtes comme les boucs : vous allez voir, ils se baissent la tête et là ils frappent. Alors si nous, nous entendons cela et que nous répondons à cette peur par la colère, il n’y aura que de la souffrance. La souffrance ne peut pas solutionner notre douleur.

Lorsque nous entendons une personne qui vient se plaindre d’une telle situation et que cela vient de sa colère, si nous participons à cela, eh bien, nous sommes deux personnes qui se servons de la colère motivée par la peur pour arrêter la douleur. On n’arrête pas la douleur. Il n’y a que Celui qui est l’Homme de la Douleur qui peut donner des grâces pour que la douleur ne nous atteigne pas.

Regardez, dans votre vie, combien de fois il y a eu de la colère parce qu’on voulait protéger quelqu’un? Nous avons souvent regardé un enfant, un tout petit enfant, et nous avons eu peur qu’il se fasse du mal, alors nous avons élevé la voix pour lui montrer que nous étions en colère afin qu’il puisse arrêter son geste. Tout cela n’a fait que lui montrer que  lorsqu’on est en colère on peut solutionner un problème. Alors, aujourd’hui, on s’étonne de voir qu’il y a des jeunes qui ne vivent que dans la colère.

Nous sommes entourés de personnes qui solutionnent leur douleur avec la colère. Que ce soit une colère d’amour ou une colère de haine, la colère n’apporte pas de l’amour. Une maman qui se met en colère contre son enfant qui agit mal, elle le fait par amour, mais c’est parce qu’elle a peur qu’elle s’est servi de la colère pour protéger son enfant. Lorsqu’on voit cela, on donne à l’enfant de l’eau à son moulin; lorsqu’on donne de l’eau au moulin, eh bien, ça tourne et ça tourne et ça tourne! Alors, notre enfant fait exactement la même chose. Ça se reproduit et il va faire la même chose différemment : "Moi, ma mère, elle m’a dit ça étant jeune, eh bien, je ne ferai pas ça à mon enfant. Alors, je vais lui montrer qu’il faut qu’il se défende." On change une situation pour la remplacer par une situation qui n’est pas différente : la colère de la maman est devenue sa colère, mais une colère calculée.

Lorsque l’enfant, son enfant, à son tour, fera un geste que lui n’approuvera pas, il se souviendra que sa mère avait réagi d’une telle façon; lui ne voudra pas faire la même chose. Alors, sa colère se changera différemment : "Tu seras privé de dessert. Tu n’auras pas ta bicyclette. Tu n’auras pas ton argent de poche. Tu demeureras à la maison, alors que tes chums, eux autres, seront au party." C’est une colère calculée, une colère d’amour. On ne règle pas la douleur par la colère : il a eu peur de faire vivre à son enfant ce qu’il a vécu étant jeune.

Comment on va aider notre enfant? Comment on va aider nos frères et nos sœurs qui sont avec nous? Par le sourire, par la patience, par la douceur, par l’écoute, par le silence. Nous aurons à écouter pour donner, nous aurons à garder le silence pour nous consoler, pour regarder notre peur, pour augmenter notre confiance en Dieu, pour abandonner nos mouvements afin que Dieu fasse ses mouvements : ça ne sera pas de l’eau de rose.

Lorsque nous serons devant une très grande douleur et que nous étions habitués, là, de mettre notre opinion : "Tu devrais le laisser, tu ne dois pas accepter qu’il t’insulte. Arrête donc d’être son esclave et fais-toi donc plaisir. Tu n’as pas à toujours dire oui, tu as le droit de faire ce qui te plait aussi." Oui, nous aurons cette tentation nous, les pères et les mères; oui, nous aurons cette tentation de le dire lorsqu’un ami viendra nous voir et qu’il sera dans la douleur; encore plus lorsque cela sera pour nous-mêmes.

Nous avons souvent utilisé ça dans notre vie. Souvent, nous avons été dans des paroles, dans des pensées, dans des gestes qui n’étaient pas pour nous, mais nous l’avons fait parce qu’on avait peur : "Ah non, ça ne m’arrive pas. Ça n’a pas de bon sens, les autres, c’est correct, mais quand c’est moi, là, non, ça ne se peut pas!" Que ce soit pour une séparation, que ce soit pour un cancer, que ce soit pour un : 'oui, on vient nous placer dans un centre de personnes âgées', que ce soit que notre petit enfant 'c'est défendu d’aller le voir', que ce soit l’un de nos enfants qui se fait avorter : nous allons vivre dans la souffrance comme on a toujours vécu. Alors, il y aura un mouvement qui se fera connaître à nous : "Tu m’as dit de t’abandonner ça et d’avoir confiance, Dieu! Alors, je vais le faire : 'je te le donne'. J’ai confiance en toi, Dieu. Aide-moi."

Il va falloir le faire et pas seulement une fois, car nous aurons l’impression d’être sur le bord du précipice avec aucun moyen de reculer. Même, parfois, nous serons accrochés là, à la falaise, en sentant tout notre être dans le vide et cela sera dans une impuissance tellement grande que, sans les grâces de Dieu, on ne serait que dans les pleurs. Mais on va s’accrocher parce qu’on saura, à cause des grâces que Dieu nous donne en ce moment, que c’est la seule façon de s’en sortir. Il faudra le faire toujours, et toujours, et toujours.

Les jours avanceront et on aura l’impression que rien ne se passe, mais on avancera avec le chapelet dans les mains et lorsqu’il sera impossible d’avoir le chapelet dans les mains, nous l’aurons dans le cœur. Nous saurons que nous sommes prière parce que nous sommes abandon.

Oui, il y aura encore auprès de nous, les paroles qui nous écraseront encore et encore et encore. Oui, nous serons encore accrochés (à) ce rempart si haut, si haut qu’on ne voit pas de l’autre côté, mais nous nous accrocherons! Malgré qu’il y aura des grands vents qui voudront nous jeter par terre, nous serons toujours accrochés parce que nous ne voulons plus vivre dans un être de douleur. Même si ce que nous vivons n’apporte pas l’espérance en ceux que nous aimons, Dieu, nous saurons que Dieu a commencé par nous et que nous sommes là à débuter ce monde d’amour. Nous le ferons par amour pour les autres en commençant par l’amour pour nous-mêmes. Nous avancerons et nous saurons que Dieu est là, que la Vierge Marie est là.

Depuis tant et tant d’années qu’il y a des guerres, est-ce que cela a enlevé une once de douleur dans la vie des enfants de Dieu? Est-ce que cela a enlevé des peurs dans le cœur des enfants de Dieu? Est-ce que nous avons entendu des paroles de confiance en Dieu totales en ce qui nous entoure? Non, car si cela avait été, on ne serait pas ici aujourd’hui.

Croyez-vous que Dieu n’est pas puissant? Il est puissant! Dieu nous dit que, dans la douleur d’amour, nous vaincrons, nous verrons la douleur qui est causée par la peur, mais elle se changera en douleur d’amour, d’espoir, pour les enfants du monde. Nous devons avancer.

Nous sommes les soldats de l’amour, nous sommes les apôtres d’amour, nous sommes des disciples de l’amour de Dieu, nous sommes l’Église et l’Église est vivante, elle n’est pas morte. Dieu nous a toujours maintenus en vie, malgré la plus petite ombre du plus petit grain de la terre qui est notre amour pour Dieu. Oui, nous voulons aimer Dieu de toutes nos forces.

C’est avec ces mêmes forces que nous allons rejeter les mouvements que nous avons acceptés. Si aujourd’hui nous disons : "Je te donne ma vie. Je veux vivre de la Divine Volonté et cela est irrévocable," eh bien, allons jusqu’au bout de ce qui est déjà commencé à la fraction de seconde où cela a été dans le cœur de l’enfant. Dieu agira de la façon qu’il voudra après. Il y en a qui vont vivre des Marthe Robin, il y en a qui vont vivre des Padre Pio, oui, ils vont être comme des Padre Pio, il y en a qui vont vivre comme des tout petits enfants au soleil.

Dieu sait ce qu’il fait. Il va donner ce que nous sommes capables de donner. Il sait, lui, ce qui va se passer demain; il sait qui va rencontrer telle ou telle personne; alors, faisons-lui confiance, ne soyons pas dans la peur. Commençons, dès l’instant que nous donnons notre oui, pour vivre ce manteau de douleur d’amour. C’est jusqu’au bout que nous devons avancer.

"Ô Seigneur, que ta terre d’amour est difficile à gagner! Cela semblait si facile en premier! Moi qui croyais que la terre d’amour était de descendre sur des nuages avec des anges, qu’on était pour nous construire des maisons neuves, voilà qu’il faut que je construise ma maison et ma maison, c’est moi! Oui, j’en ai des matériaux qui ne sont pas adéquats, Seigneur, ils ont pollué la vie, la vie des autres."

Alors, pour être bien dans notre demeure, dans notre maison, il va falloir jeter dehors ce qui n’est pas convenable : au dehors la peur! "Ah, comment je vais m’y prendre, Seigneur? Je sens que je vais souvent avoir mal au ventre." Il en faudra des efforts pour ne pas tomber, il en faudra de l’espoir pour savoir qu’il y a toujours de la lumière. Il va falloir souvent se rappeler que nous sommes vivants et que ceux qui nous tapent sur la tête, eux aussi sont vivants.

"Comment vais-je protéger mes enfants contre la violence? Comment vais-je endurer mon mari, mon épouse, qui me fait la vie dure? Comment continuer à travailler à un tel endroit, en sachant que cela me jette à terre? Si je ne vais pas travailler, je ne pourrai pas payer ma maison. Si je ne vais pas travailler, je ne pourrai pas faire les paiements de ma nouvelle auto. Si je ne vais pas en Jésus, qu’est-ce que je vais faire lorsque des catastrophes viendront dans ma vie? Qu’est-ce que j’aurais fait, moi, si c’était au Québec qu’il y avait eu ce séisme? Il n’y a pas assez de place à Plantagenet pour tout le Québec."

Voyez-vous, nous ne sommes pas à l’abri des attaques des néants. Tout ce qui est néant, c’est le diable, et on ne peut pas les compter sur nos doigts : ils sont tout autour de nous. Mais lorsqu’on vit ça dans la paix, lorsque nous donnons la peur, là, il y a quelque chose de merveilleux qui se passe : "Oui, Seigneur, laisse tomber sur la terre ce que sont les conséquences de nos choix. Aujourd’hui, j’apprends, j’apprends à ne plus avoir peur. Je sais que si cela arrive, cela sera bon pour moi et pour ceux que j’aime parce que ce n’est pas quelque chose qui viendra de toi, mais de nos choix face au péché, et comme je sais que tu m’aimes et que tu aimes tous tes enfants, tu nous protègeras. Ceux qui seront appelés pour aller devant Dieu le Père seront les bénis de ton Père; ceux qui seront avec moi sur la terre, si terre je suis là, c’est parce que tu m’auras donné la force de vivre en être de paix : ta Volonté, pas ma volonté. Mais j'ai un bout de chemin à faire avant de vraiment le vivre en moi, mais je sais que tu me prépares à cela."

N'ayons pas peur pour demain! Demain, cela appartient à Dieu. Mais demeurons dans la paix. Lorsqu’il nous arrivera ce que Dieu, lui, nous a parlé, c’est parce que cela sera le temps. Combien d’entre nous avons entendu que les églises, un jour, seraient fermées? Nous avons dit : "Bien, voyons, ça ne se peut pas!" Et pourtant, nous le vivons. Combien d’entre nous avons entendu parler qu’il y aurait cancer sur cancer? Et pourtant nous le vivons! Comment se fait-il que nous ne sommes pas dans la panique? C’est parce que nous avons eu des grâces : entre la désobéissance et le refus, nous avons été plongés dans les grâces et cela n’a pas changé. Nous sommes plongés dans les grâces de Dieu et plus nous avancerons et plus ces grâces se répandront.

Aujourd’hui, on regarde autour de nous et on dit : "Oh! ceux-là, ils ont un emploi, ils ont tout ce qu’ils veulent : la maison, l’auto, mais on ne sait pas ce qui se passe dans leur cœur." Il n’y a pas d’emploi, il n’y a pas de maison, il n’y a pas d’auto qui soient aussi valorisant que la paix. Il n’y a pas de prix, de monnaie pour la paix : c’est gratuit. À nous de le vouloir!

Maintenant, nous allons nous arrêter pour manger.