Rencontre d’amour avec l’agir de Dieu à Plantagenet, On.,

par son instrument, la Fille du Oui à Jésus.

2007-10-05 Plantagenet

 
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Christ est Roi, Christ est Roi

            Christ est Roi, Christ est Roi, est Roi  (bis)…
 

La Fille du Oui à Jésus en le Saint-Esprit : À chaque fois que le Seigneur nous réunit, c’est pour nous donner beaucoup de grâces : il veut guérir, il veut libérer.

Quelquefois on résiste, on résiste aux grâces du Seigneur; on veut qu’il nous guérisse, on veut qu’il nous libère, mais on garde pour nous ce qui nous fait souffrir, et ce qui nous fait souffrir ne peut pas nous apporter des lumières. Comment pouvons-nous voir ce que Dieu veut faire de nous si nous gardons nos souffrances?

Dieu veut faire de nous des instruments d’amour pour tous les enfants de la terre, Dieu veut nous accorder des grâces, des grâces de libération; alors, si nous voulons avoir des grâces de libération, il faut lui donner plus de place, il faut offrir notre souffrance sur un plateau d’amour. Oui, offrir à Dieu notre souffrance sur un plateau d’amour, c’est ouvrir notre cœur, c’est ouvrir notre cœur qui pleure, ouvrir notre cœur qui déborde, pas toujours d’amour, de découragement; ouvrir notre cœur, notre cœur qui cherche, toujours faire la Volonté de Dieu à travers nos larmes, à travers nos désespoirs.

Dieu veut que nous avancions, Dieu veut que nous nous mettions en avant, en avant de nos frères qui ont besoin de nous. Ils ont besoin de savoir que nous sommes en avant, qu’il y en a qui croient en quelque chose, qu’il y en a qui croient en la sainte Bible.

Nous connaissons la Bible du mieux que nous pouvons la comprendre avec ce que nous sommes.

Nous avons lu les prophètes, nous avons lu leurs écrits ou du moins leurs paroles qui ont été répétées et dont on a marqué ce qu’ils disaient. Eh bien, ces prophéties parlaient de nous, de ceux qui étaient pour être dans les derniers qui croiraient malgré toute la souffrance qui règnerait sur la terre : souffrance de pouvoir sur les enfants de Dieu, de domination sur leurs pensées, sur leur cœur, souffrance qui les ferait douter de la Présence même de Jésus dans l’Eucharistie. Parce qu’il est dit que viendrait un temps où on ne croirait plus à la Présence Perpétuelle, à la Présence de Dieu, et cela a été dit aux prophètes avant la naissance du Christ.

Nous regardons notre souffrance, notre petite souffrance : "Oh, ça va pas bien chez nous, il y a de la chicane; mes enfants ne s’accordent pas, mes enfants ne vont plus à la messe; mes enfants ne prient plus; mes enfants sont incapables de m’écouter lorsque je parle de Dieu; mes enfants sont comme des hérissons aussitôt que je commence à dire le mot amour; mes enfants sont incapables de reconnaître qu’il y a de l’amour autour d’eux."

Et voilà notre petite souffrance, nous l’étalons à qui mieux, mieux; tout ce que nous faisons, c’est de nous répéter, nous ne nous arrêtons pas sur ce que Dieu nous a dit.

Dieu nous a dit qu’il y aurait de la souffrance, Dieu nous a dit que, dans les derniers temps, nous allons vivre de la persécution, nous allons vivre le désaccord, nous allons vivre la grande apostasie, nous allons entrer dans les très, très grandes tribulations, mais les très grandes tribulations, nous les vivons à temps plein avec tout ce qu’il y a autour de nous! Il n’y a pas seulement le manque de foi autour de nous.

C’est vrai que nous souffrons d'un manque de foi envers ce que Dieu nous a dit; eh bien, regardons ce qui se passe : il y a la maladie qui prolifère, c’est incroyable; nous entendons parler d’un tel qui a le cancer, d’un tel qui a le cancer, d’un autre qui a le cancer; il y a des maladies partout, des virus qu’on ne peut même pas mettre un nom dessus, on essaie de trouver un antivirus, là nous allons mettre un nom dessus; nous attendons, nous attendons qu’on trouve une solution à nos problèmes.

Jésus, il nous a dit qu’il est le Médecin. Il est le seul médecin que nous avons besoin en ces temps. Oui nous avons besoin de médecins pour diagnostiquer nos maladies, oui nous avons besoin de médecins pour mettre au monde nos petits-enfants, oui nous avons besoin de médecins pour analyser nos bobos, oui nous avons besoin de spécialistes qui, eux, vont nous apporter encore plus d’espérance; oui, nous avons besoin de cela.

Mais, à travers cela, si nous ne croyons pas en Jésus Eucharistie, vous seriez mieux de rester chez vous, vous seriez mieux d’attendre à la maison, car c’est la même chose : attendre la mort chez nous ou aller vers un médecin dans lequel vous allez donner toute votre confiance, c’est mourir, c’est aller vers la mort.

On ne peut soigner que ce qu’on est capable de soigner, on ne peut comprendre que ce qu’on est capable de comprendre, on ne peut analyser que ce qu’on est capable d’analyser.

Ce qui est devant nous devient quelque chose de palpable, mais ce qui n’est pas devant nous devient quelque chose d’inexplicable; nous ne pouvons pas comprendre que… "je viens d’oublier d’ouvrir mon enregistreuse". Nous ne pouvons pas comprendre la Volonté de Dieu que si Dieu nous fait comprendre que nous sommes petits sans lui, que nous sommes petits sans lui avec ces instruments-là, car c’est lui qui fait tout, c’est lui qui nous nourrit, c’est lui qui veut prendre toute la place, c’est lui qui veut que nous puissions continuer à avancer dans ses desseins d’amour, dans sa Volonté.

Nous sommes là, nous, à calculer : "Bon, je me prépare, j’ai quelque chose; bon, j’ai confiance que tu es là, Seigneur, tu vas me guider, Seigneur! Oups, je m’aperçois que ce n'est pas tout à fait ce que je pense."

Comment ça se fait, Seigneur, tu n’as pas pensé à me faire ouvrir mon enregistreuse? Marcel[1], hein, où tu es Marcel?"

On a besoin des uns et des autres, on a besoin de se faire rappeler que nous sommes l’Église, que nous devons être ensemble pour avancer, être ensemble pour nous soutenir, pour être ensemble afin de comprendre ce qui s’en vient; nous devons avoir foi que Dieu prend soin de nous, les uns et les autres.

– Ça va, Josée, toi tu enregistres? OK, Josée –

Voyez-vous, chacun de nous apporte quelque chose à l’autre; nous sommes ensemble pour aller vers ce qui est inconnu de nous, mais connu de Dieu.

À quoi servirait de savoir ce que demain nous allons vivre? À quoi nous servirait de savoir qu’un tel est guéri, qu’un tel ne l’est pas, qu’un tel va mourir, si au présent nous ne vivons pas la grâce de Dieu, si au présent nous ne sommes pas totalement abandonnés entre ses mains? Oui, nous saurons qu’un tel est guéri, mais nous aurons développé en nous un sentiment, un sentiment qui fait de nous un enfant faible.

Il a fallu qu’on ait une réponse, une réponse pour nous maintenir droits, il a fallu qu’on sache que cette personne était guérie, eh bien, est-ce que cela a fait augmenter notre foi? Est-ce que cela a fait que nous sommes plus abandonnés? Est-ce que cela nous a apporté un plus dans ce que nous devons offrir à Dieu? Nous voulons tout simplement savoir ce que Dieu nous réserve et ce que Dieu réserve aux autres.

Cela, c’est comme si ça émettait à l’intérieur de nous une vibration, une vibration d’amour, et cette vibration d’amour a été dans notre vie parce que nous l’avons désirée, et parce que nous l’avons désirée, il y a eu un mouvement : «Je vais te donner ce que tu demandes, alors prends, prends ce qu’il y a avec. Tu veux savoir ce que moi j’ai déjà donné, tu veux savoir ma Volonté? Oh! enfant de peu de foi, oh! enfant qui veut de la crédibilité, oh! enfant qui veut être dans l’assurance que tu es protégé pour demain, car tu veux protéger tes propres sentiments, tu veux protéger ce que tu ressens : ne pas abandonner l’être que tu aimes, ne pas t’abandonner toi-même.»

Ô Dieu tout-puissant qui nous fait connaître sa Volonté. C’est pour nous maintenir dans ce que nous devons être : des enfants abandonnés entre ses mains. Si nous voulons connaître ce que Dieu veut pour un enfant, alors nous devons aussi connaître ce que Dieu veut pour nous : Dieu veut que nous nous abandonnions, il veut que cela vienne de lui et pas de nous, il veut que nous l’aimions avant que nous on s’aime, il veut qu’on lui accorde toute la place avant que nous, on puisse répondre à notre besoin d’amour. On a besoin d’amour, on a besoin de savoir, mais Dieu, il veut être aimé.

Michel, tantôt, a été choisi pour nous parler d’amour de Jésus; il était tellement amour que tout son être vibrait d’amour, et Dieu sortait son amour, Dieu sortait son amour : il le lui donnait.

Mais Michel a passé Jésus avant lui-même.

Jésus veut de l’amour, Jésus veut être aimé avant nous, avant notre prochain; il ne veut pas que nous passions nos pensées avant la Volonté de l’Amour, il ne veut pas qu’on laisse passer à travers nos souffrances un besoin.

Jésus est amour, il sait ce que nous avons besoin, lui sait ce que nous devons connaître. N'allons pas en avant de Dieu, accordons toute la place à notre Jésus d’amour; il nous comble, il sait ce que nous avons besoin, il sait ce que nous devons connaître.

Nous, nous sommes près des mystiques, nous pouvons même avoir contact avec eux; alors, voyez-vous la tentation d’aller vers eux pour leur demander quelque chose à Dieu afin de combler ce sentiment : sentiment qui fait mal, un sentiment qui nous apporte des questionnements, des sentiments qui veulent tout donner à Dieu, mais en même temps tout obtenir de Dieu, non pas parce que nous ne l’aimons pas, nous aimons Dieu, mais nous voulons, nous voulons être rassurés un tout petit peu, nous voulons être consolés un tout petit peu.

Mais Jésus, lui, Jésus ouvre les bras et il attend, il attend notre oui inconditionnel, notre amour inconditionnel : "Toi, Jésus, avant moi."

Comment reconnaître que nous devons passer Dieu avant nous? C’est faire un vide en nous avec la grâce de Dieu : "Montre-moi, montre-moi à me taire, montre-moi à ne rien te demander, montre-moi à être là et tout accepter", là Dieu reconnaît ses enfants, là Dieu reconnaît son amour qui porte des fruits.

Jésus s’est abandonné sur la croix par amour pour nous; jusqu’au bout Jésus a été obéissant. Il est l’abandon parfait, un abandon qui devient pour nous un modèle.

Nous avons aussi Maman Marie, Maman Marie qui est un abandon total, un abandon amoureux de son Dieu, une Mère qui donne son Enfant, une Mère qui l’offre par amour, une Mère qui dit : «Va, mon Fils», une Mère qui a le regard de l’obéissance, une Mère qui a le regard de l’abandon : «Tout pour Dieu, toi le Messie, toi le Sauveur.»

Alors, nous devons être comme Jésus, nous devons être comme Marie, mais pour être comme Jésus et comme Marie, il faut avoir le Cœur de Marie et le Cœur de Jésus à l’intérieur de nous. Si nous n’avons pas le Coeur de Jésus et le Coeur de Marie, nous, on va avoir à l’intérieur de nous des petits trous dans notre cœur et ces petits trous-là vont toujours nous amener à essayer de savoir ce que Dieu le Père nous réserve, ce que Dieu le Père réserve à tous ceux qu’on aime.

Nous devons être un oui vrai si nous voulons passer à travers de toutes les tribulations qui sont devant nous et qui seront aussi devant nous : nous vivons les derniers temps.

Jésus a nourri ses apôtres en leur donnant sa Vie, Jésus a donné sa Vie aux apôtres. À chaque instant, Jésus sur la terre a donné sa Vie aux apôtres; il aurait pu, dans son pouvoir, demeurer chez lui avec sa Mère, et en un instant il aurait pu choisir des personnes et les instruire sans pour autant demeurer avec elles, sans pour autant marcher avec elles, sans pour autant manger avec elles : non. Il aurait pu, dans tout son pouvoir, instruire douze hommes qui étaient présents en son temps par la toute-puissance de Dieu, soit en songes, soit par apparition; il aurait pu faire ça, Jésus.

Mais Jésus a quitté, a quitté sa Mère et il a marché, a marché avec les douze apôtres qu’il avait choisis, dont Dieu le Père voulait, et il les a instruits, il leur a montré l’obéissance, il leur a montré l’abandon, il leur a montré à ne pas s’interroger, il leur a montré ce qu’était la souffrance, il leur a montré qu’ils devaient être devant Dieu des personnes faibles, mais fortes en sa Parole.

Alors nous, nous devons être aussi devant Dieu et nous devons connaître sa Parole pour demeurer dans sa Parole afin d’être forts; tout cela est pour nous un mouvement d’amour, un mouvement de connaissances.

Ce qui est écrit dans l’Évangile est pour nous mouvement d’amour, mouvement de lumière, mouvement qui nous fait espérer dans la foi que tout est accompli, que tout se fait tel qu’il a été écrit par la puissance du Saint-Esprit dans les Écritures, et tout cela est pour nous; alors, marchons ensemble, découvrons la Volonté de Dieu ensemble.

Nous nous laissons enseigner par la puissance du Saint-Esprit, il réunit nos cœurs pour ne faire qu’un seul cœur : le cœur de l’Église, un cœur qui parle, un cœur qui bat d’amour dans le Cœur de Marie pour mourir dans le Cœur de Jésus, ne plus être.

Nous ne devons plus être, nous sommes morts : nous avons le cœur à l’amour ou nous ne l’avons pas? Et qui est l’Amour? C’est Jésus, nous sommes à Jésus. Si nous consentons de réunir nos cœurs ensemble par un oui, nous consentons à ce que ce cœur soit en Jésus : il n’est plus à nous ce cœur, il est à Jésus, il est disparu. Voyez-vous, nos sentiments sont à Jésus, ils ne nous appartiennent pas.

Lorsque nous avons des personnes qui souffrent autour de nous, eh bien, c’est Jésus qui souffre. Jésus nous fait sentir ce sentiment de souffrance parce qu’il l’a ressenti avant nous.

Lorsque nous perdons une personne, lorsqu’une personne à côté de nous a le cancer, lorsqu’une personne autour de nous a une maladie incurable, eh bien, Jésus, lui, l’a eue dans sa chair, Jésus a connu cette souffrance; Jésus connait ce que nous endurons parce que lui l’a connu avant nous.

Alors, nous devons être ensemble, c’est ensemble que nous devons offrir notre souffrance : la souffrance de l’un devient la souffrance de l’autre, la souffrance de l’autre devient la souffrance d’un tel, la souffrance d’un tel devient la souffrance de celui-là, là, devant moi : nous avons la même souffrance.

Nous avons perdu un être cher; tous, ici, le connaissions pour la plupart, car ceux qui sont ici ont aussi été sur l’Internet, et ils ont été témoins que celui qui est parti était un être qui se donnait pour les autres.

Marcel est une souffrance pour nous, mais elle appartient à Dieu, elle ne nous appartient pas, même pour son épouse, elle appartient à Dieu.

Même une mère qui perd son enfant, eh bien, cette souffrance appartient à Dieu, son enfant appartient à Dieu, à Jésus, car la mort est la conséquence du péché, et Jésus, lui, a souffert cela en sa chair.

C’est le seul moyen de nous en sortir; si nous gardons pour nous cette souffrance, nous ne pourrons pas aider les uns et les autres, nous ne pourrons pas aider une personne qui va voir son enfant mourir, nous ne pourrons pas aider une personne qui voit sa mère mourir, parce que notre souffrance deviendra une souffrance individuelle.

J’ai perdu mon mari, personne ne peut comprendre ça, c’est ma souffrance, c’est la souffrance de tout le monde : "Je te la donne Jésus, toi tu l’as connue en ta chair, elle est à toi. Donne-moi les grâces, car ces grâces-là j’en ai besoin, elles font partie de toutes les autres grâces, car ce que tu me donnes, tu vas leur donner à eux aussi parce qu’un jour ils vont perdre un être cher, ils auront besoin de paix."

Lorsque nous connaissons la paix, alors qu’une personne que nous aimons est devant nous, allongée sans vie, c’est parce que Dieu a accordé des grâces, a accordé des grâces à ceux qui avant nous ont donné cette souffrance. Plus nous allons donner cette souffrance et plus les personnes qui vont venir après nous et qui connaîtront cette souffrance auront la paix, auront la joie.

Imaginez-vous qu’on a la joie de savoir qu’un être cher est allé dans la Volonté de Dieu pour regarder son jugement et, dans son amour, il accepte d’être là où Dieu veut qu’il soit.

Ce que nous vivons, nous le vivons avec la foi; ce que nous entendons, nous l’entendons avec la puissance du Saint-Esprit.

Un être cher est parti, un être cher s’est donné, un être cher a reçu beaucoup d’amour; il a tellement reçu d’amour qu’il a regardé sa vie avant même de mourir. Il a regardé ce qu’il était avec la grâce de Dieu et il a aimé ce qu’il voyait, parce que ce qu’il voyait, c’était la Miséricorde qui l’inondait de lumière : il devenait la lumière pour nous.

Oui, Marcel est devenu la lumière pour nous, il s’est offert pour nous, pour nous témoigner de l’amour que Dieu avait pour lui; il s’est vu comme un être orgueilleux, un être qui avait de la difficulté à se séparer de ce qu’il était avant la grâce, et lorsqu’il a vu la grâce, lorsqu’il a senti la grâce, tout son être est devenu si amour, que pas une fois il n’a perdu son sourire, pas un seul instant, pas un seul instant il n’a regretté d’être avec nous.

Sa pensée pour ceux qu’il aimait était si belle et si grande, parce que la Volonté de Dieu était sur lui; ce qu’il acceptait, c’était la Volonté de Dieu sans condition, un amour qui nage, qui nage et qui nage, et qui avance et qui avance, un amour qui goûte, qui savoure, un amour qui se laisse plonger au plus profond pour en ressortir tout aimé de Dieu, car lui il a goûté à cet amour, un amour qui le voulait parfait.

Oui, Marcel a connu l’agonie et Marcel a ressuscité, car il a vu la lumière, il a vu la lumière avec ce qu’il était : Dieu l’a permis. Dieu a permis qu’il soit tout amour afin de nous montrer, afin de nous montrer que tout ce qu’il était était un témoignage d’amour jusqu’au bout, parce que ce qu’il a donné à ses proches, c’est une vérité. Tout ce qu’il était a fait ressentir de la paix en eux, tout ce qu’il était a fait jaillir de la joie en eux et cela a inondé, a inondé l’endroit où il était, parce que Dieu le voulait ainsi pour nous montrer que nous devons suivre le même chemin.

Si Lise, si Yves, si Lucie, si Édith ont été dans la paix et dans la joie, alors que la vie partait en Marcel, c’est parce qu’ils ont été préparés; ils ont été préparés à nous donner quelque chose, à nous donner Marcel, afin qu’il soit pour nous un mouvement d’amour que nous devions prendre et connaître. Ils ont vu la souffrance et ils ont donné, ils ont vu la souffrance et ils ont espéré, ils ont vu la souffrance et ils l’ont abandonnée, ils ont vu la souffrance et ils ont remercié, rendu grâces, car ils ont été jusqu’au bout.

Souvenez-vous de cet être qui se donnait, il était plein de force. Rien ne pouvait ébranler cet être et nous l’avons vu, nous l’avons vu qui perdait de sa force continuellement et continuellement, et cela a été voulu de Dieu. Pour ceux qui ont été témoins, nous savons ce que Marcel a perdu dans son physique et malgré tout cela, il était avec nous, il chantait avec nous, il louait Dieu avec nous, il adorait Dieu avec nous, il était toujours présent; rien ne pouvait arrêter cet homme.

Eh bien, si Marcel a eu cela, pourquoi nous, nous nous disons ne pas être capables d’avoir ce qu’il a reçu? Parce qu’un être qui part et un être qui demeure, alors qu’ils étaient très liés, vivent exactement la même chose.

Lorsqu’on est amoureux, tout ce que l’autre ressent, nous on le ressent, on le ressent à travers son regard, à travers ses gestes, à travers ses sentiments, parce que ses sentiments sortent par ses paroles et par son écoute, parce qu’ils savent écouter. Lorsqu’un être est dans une très grande souffrance, l’autre aussi est dans une très grande souffrance et nous devons être ensemble pour obtenir les grâces ensemble.

N’est-ce pas ce que Lise a vécu? J’ai été témoin de cela et ses enfants : je n’ai pas été près de Yves, mais je sais que ses deux filles ont regardé cela avec amour, et Yves aussi.

C’est la Volonté de Dieu qui veut qu’on apprenne que nous devons donner à Dieu, avec le Cœur - la souffrance - le Cœur de Marie et le Cœur de Jésus, afin de passer à travers ce qui nous attend; nous devons faire confiance en Dieu et ne pas avoir peur pour demain.

Nos besoins, c’est Dieu qui les nourrit, c’est lui qui sait ce qui est bon qu’on apprenne.

Plus nous allons être totalement abandon, offrande, amour, grâce, eh bien, ceux qui sont avec nous sur la terre et qui devront passer par là auront des grâces, auront des forces; la souffrance pour eux deviendra de plus en plus supportable.

Commençons, commençons à vivre la présence même de l’amour de Dieu parmi nous parce que nous l’avons vue; nous ne pouvons pas dire : "Oh! je ne sais moi, je ne l’ai pas vue", tout le monde l’a vue.

Tout ce que nous sommes, nous le sommes ensemble, nous sommes l’Église, nous sommes l’amour, nous sommes un mouvement qui avance.

Pour la plupart, vous savez très bien que Marcel est auprès de nous, et que le Ciel l’a enveloppé de lumière; il l'a amené à Lui, à Dieu : cela est de la Volonté de Dieu.

Maman Marie s'est tenue près de lui, elle a envoyé le père Clément et croyez, moi je n’y étais pas, mais moi je le crois quand quelqu’un dit que ça sentait les roses, je l’ai senti souvent; alors, ils ont dit que ça sentait les roses.

Père Clément m’a dit hier soir, le vendredi, lorsqu’il a été vers Marcel, il a dit : "Je ne sais pas ce qui a pu faire que j’ai tout amené pour dire la messe, ça s’est fait comme ça, c’est comme si mes gestes se faisaient sans que j’y pense." Mais ça, c’est la puissance du Saint-Esprit. Tout a été dans la Volonté de Dieu, tout a été préparé par Dieu.

Voyez-vous, Dieu connait nos besoins et il nous les accorde au moment où nous en avons besoin; bien, cela c’est vrai, cela c’est pour chacun de nous. Alors, avançons, avançons par en avant, c’est là que nous sommes vrais.

Mais Jésus nous l’a dit souvent, hein, qu’on n'était vrais que lorsqu’on vit au présent? Vivre le présent, c’est vivre ce qui s’en vient : c’est là qu’on est vraiment dans la Volonté de Dieu.

N’ayons pas peur; Jean-Paul II nous l’a dit souvent et Benoît XVI doit le dire souvent : n’ayons pas peur.

La Volonté de Dieu n’est qu’amour.

Qu’une personne nous quitte pour aller vers Dieu, mais c’est de l’amour! Regardons Jésus sur la Croix, c’est de l’amour; alors, soyons convaincus, à travers notre souffrance, que lorsque Dieu le Père appelle un de ses enfants, c’est de l’amour.

Je vais dire quelque chose à Lucie : "Lucie, tu te souviens que j’avais demandé quelque chose de partager à l’hôpital? Es-tu prête à partager?" On voyait que Marcel souffrait, il avait un gros ventre! Alors, j’ai dit à Lucie : "Lucie, veux-tu en prendre une part? J’ai dit : "Je vais en prendre une part."

Alors, je suis partie pour le Nouveau-Brunswick; il ne m’a pas donné cette part, mais quand je suis revenue, je l’ai eue; j’ai failli ne pas être ici, mais le Saint-Esprit m’a juste donné ce qu’il me fallait pour comprendre combien il est bon le Seigneur!

Merci, Seigneur.  Merci, Marcel.

Alors, on va demander à Laurent. Laurent, une chanson! Une chanson qui va ouvrir notre cœur à accepter les souffrances de Dieu par amour pour Dieu.

Merci, Seigneur.

 

Laurent : ♪♪♪    
 

1.         Combien de croix, combien de pierres j'ai rencontrées sur mon chemin,

            Tu étais là dans ma misère assis tout près, tout près de moi,

            Assis tout près, près de moi.
 

2.         Je voudrais tant pouvoir redire tes mots d'amour et tes bienfaits

            Mais j'ai souvent paroles vives blessant des cœurs, blessant la paix,

            Blessant les cœurs, blessant la paix.
 

3.         Je sens en toi l'ami fidèle, douce présence au soir de vent 

            Tu sèmes en moi mille merveilles: fleurs de soleil, fleurs de printemps,

            Fleurs de soleil, fleurs de printemps.
 

4.         Quel grand orgueil ou quel mérite à regarder au creux de moi

            Ce qui fleurit, ce qui prend gîte, c'est ton amour, reflet de toi,

            C'est ton amour, reflet de toi.
 

5.         Merci trois fois de ta présence, de ton esprit et de ton cœur,

            Tu mets en moi mille espérances, tu donnes goût des lendemains.

            Tu donnes goût des lendemains.
 

6.         Combien de croix, combien de pierres j'ai rencontrées sur mon chemin,

            Tu étais là dans ma misère, assis tout près, tout près de moi,

            Assis tout près, tout près de moi.

 


[1] Marcel : Le choisi du Seigneur qui avait la mission de s'occuper de l'enregistrement. Il est décédé le septembre 2007.