Rencontre d’amour avec l’agir de Dieu à Plantagenet, Ontario,

par son instrument, la Fille du Oui à Jésus.

 

2008-05-09

 

La Fille du Oui à Jésus en le Saint-Esprit : Alors, le Seigneur va pénétrer dans nos cœurs. Le Seigneur a dit à la communion que : «Je mets une flamme dans le cœur de tous mes enfants afin qu’ils puissent être dans l’abandon, car je vais leur parler.» Le Seigneur attend de nous notre oui, notre oui prononcé comme un enfant.

Il n’a pas été prononcé comme un enfant à tous les jours de notre vie : il nous l’a appris. En ces jours que nous venons de passer, plusieurs d’entre nous ont trouvé difficile de prononcer leur oui à travers tout ce qu’ils entendaient, à travers tout ce qu’ils ressentaient, à travers tout ce qu’ils pouvaient voir et ne pas voir, mais dont l’imagination était très fertile. Il y a eu des oui qui ont été prononcés, mais le cœur pleurait, car le cœur reconnaissait ne pas être capable de le prononcer comme un enfant.

Pourquoi l’on a vécu cela en ces jours? C’est parce qu’il a fallu qu’on supporte la douleur : supporter la douleur en l’aimant, non en la rejetant, mais en l’acceptant. Elle est dans notre vie, on n’y peut rien. Ça, c’est l’affaire de Dieu, ce n’est pas notre affaire. Mais la douleur, lorsqu’elle est acceptée avec notre cœur, elle prend une forme différente : elle devient prière, elle devient comme un manteau que Dieu veut pour nous. Dieu veut qu’on se couvre d’un manteau de douleur, avec un cœur d’enfant, avec un cœur abandonné entre les mains de Maman Marie, afin qu’il puisse battre dans le Cœur même du Christ et pas battre dans notre chair meurtrie, car elle a reçu un manteau de douleur.

Ce manteau se fait sentir à nous : on n’en veut pas, on est porté à le rejeter bien loin le manteau de douleur, mais lui, il est bien à sa place sur nos épaules. C’est comme si la douleur de tous nos frères et de nos sœurs du monde entier était sur nos épaules. Mieux vaut avoir la douleur de nos frères et de nos sœurs du monde entier sur nos épaules que sur leurs épaules.

Comment on peut aider nos frères du monde entier s’ils portent leur douleur, alors que nous, nous n’avons pas leur douleur? Nous devenons étrangers à eux. Ils sont nos frères, ils sont nos sœurs, nous ne pouvons pas être étrangers à eux; alors, il est bon de sentir sur notre épaule la douleur, la douleur de l’amour.

Lorsque c’est une douleur d’amour, c’est une douleur qui semble nous bercer, c’est une douleur qui nous parle : "Je t’aime, tu es ma force, tu es ma joie à travers mes larmes, tu es mon espoir à travers la mortalité, tu es un sourire à travers la haine, tu es une amitié à travers l’oppression. Tu es ce que j’ai besoin, alors laisse-moi te parler, laisse-moi te dire combien j’ai souffert, laisse-moi te dire combien ma douleur a été jusqu’à me poignarder le cœur à n’en plus être capable de dormir, de manger, de respirer, car mes poumons n’étaient que de feu."

La douleur a parfois un langage d’amour. La douleur, c’est quelque chose qu’on ne peut pas comprendre. Comment peut-on comprendre la douleur, si ce n’est que Celui qui a accepté la douleur : Jésus, notre Dieu d’amour? Lui est la Douleur, parce qu’il a accepté de prendre toutes les douleurs de tous les enfants de son Père. Il a accepté de la comprendre, de la consoler, de la fortifier, de lui donner un baume de douceur, de compréhension, de patience, de tolérance. Telle était la douleur du Christ.

Il acceptait de prendre tout ce qui est pour nous intolérable; lui, il prenait la patience; tout ce qui semblait pour nous être révoltant, lui, il était là, encore avec cette patience. Il a consolé les cœurs, les cœurs qui étaient incapables de pardonner, car c’est avec la miséricorde qu’il a parlé en nos cœurs. Sans la miséricorde, nous aurions été incapables de vouloir comprendre, d’accepter, de s’arrêter pour écouter.

Jésus est la Miséricorde. Alors, il a fallu qu’on ait une goutte de sa miséricorde. Comment peut-on avoir une goutte de miséricorde, si nous ne savons pas ce qu’est la souffrance, ce qu’est la douleur? On ne peut pas pardonner, lorsqu’il n’y a pas de douleur, lorsqu’il n’y a pas de souffrance : "Qu’est-ce que j’aurais, moi, à pardonner? À qui j’aurais à pardonner? Je me sens bien, je n’attends rien des autres, je ne donne rien, tout m’est dû." Voilà un être sans souffrance, voilà un être sans douleur : "Je, me, moi, j’attire tout à moi. Je ne veux connaître que ce que moi je veux connaître, en dehors de cela, je n’ai rien à apprendre, car je sais, moi, ce qu’est la vie". Cela est faux, il n’y a pas de vie sans douleur.

Comment peut-on dire : 'je suis vivant', sans connaître la douleur? Cela est impossible parce que je suis né dans la douleur. À l’instant où une maman enfante, elle enfante dans la douleur; à l’instant où l’enfant vient au monde, déjà, il a la douleur de la tache originelle; à l’instant où il avance dans les heures qui viennent après sa naissance, déjà, il sent la douleur en sa chair : soit qu’il a froid, soit qu’il sente ce manque d’amour : ce manteau qui vient se placer sur ses épaules.

Déjà, ce tout petit enfant qui n’était qu’un embryon est enveloppé d'un manteau de douleur : il porte la douleur du monde, il porte la douleur de tous ceux qui ne veulent pas aimer leur Dieu sans condition. Il la ressent en sa chair, il la ressent en tout ce qu’il est : enfant de Dieu. Il est enfant de Dieu. Alors, tout enfant de Dieu ressent la douleur : il sent qu’on n’aime pas son Dieu. Il sait que Dieu le Père n’est pas aimé inconditionnellement, car on le juge parce qu’on connaît la douleur. On juge notre Papa d’Amour parce qu’on connaît la douleur.

Mais la douleur est venue de nous, elle n’est pas venue de Dieu le Père, il est notre Papa d’Amour : il prend soin de ses enfants, il berce ses enfants, il console ses enfants, il soigne ses enfants, il guérit ses enfants, il libère ses enfants par le Fils, il consent à donner son Enfant, son Éternel Amour pour nous.

Papa d’Amour, notre seul Papa d’Amour donne son Amour. Il est tout amour pour nous et il fait tout pour que notre manteau de douleur ne nous écrase pas. Il va nous accompagner à chaque instant dans notre vie pour nous couvrir de sa protection. Notre Père d’Amour nous protège. Il nous protège contre nous-mêmes, car il sait que nous n’accepterons pas la douleur. Il sait qu’à un moment donné nous allons l’accuser parce qu’il nous sait incapables de comprendre la douleur du Fils : l’Amour, l’amour inconditionnel de Celui qui s’est donné, Celui qui laisse couler son Sang, sa miséricorde. Il sait que nous ne pouvons pas comprendre cela parce que nous ne sommes pas son Fils. Nous sommes ses petits enfants, mais son unique Enfant, son Fils adorable, Celui qui a porté toute douleur humaine est Unique.

Aucun de nous ne peut comprendre ce qu’est la douleur d’amour. Peut-on caresser la douleur, la bercer, la vouloir? Oh, vouloir la douleur! Oui, on veut bien l’accepter, parce que mon enfant est pris du cancer; alors, donne-moi de la douleur et guéris mon enfant. Voilà que la douleur devient quelque chose d’acceptable, voilà que la douleur prend un sens dans notre vie. Oui, je souffre pour mon enfant, oui, je veux que Dieu le Père me donne la douleur, afin que mon enfant puisse guérir du cancer.

C’est une douleur qu’on peut contrôler, c’est une douleur avec laquelle on peut dormir, c’est une douleur qui nous accompagne à tous les jours, c’est une douleur qui devient une compagne de vie : "Ô douleur, pourquoi es-tu là à me parler ainsi? Qu’est-ce que tu veux m’apprendre? Que je dois t’accepter avec mon cœur de mère, avec mon cœur de père, pour la vie de mon enfant. Est-ce que cela viendrait de toi? Est-ce que cela sauverait la vie de mon enfant? Est-ce que ça m’apporterait plus de joie dans ma vie? Une raison de plus pour me lever le matin et de regarder le monde qu’il y a autour de moi, en pensant qu’il devrait vivre ce que je vis pour accepter la douleur? Ô douleur, ne te fais pas maîtresse de ma vie, ne m’apprends pas à penser comme toi tu veux que je pense, car je n’aurais pas de consolation pour mon âme, car tu n’atteindrais pas mon âme. Mon âme n’est pas à toi, elle est à Dieu. Alors, douleur, ne m’apprends pas à t’accepter parce que je veux que mon enfant guérisse, car tu pourrais me tricher; tu pourrais me dire qu’il y a de l’espoir, alors que je ne connais pas les jours qu’il va vivre, je ne connais pas son âme, je ne sais pas ce qu’il a besoin pour son éternité." Voilà la douleur qui se tait, car elle vient de reconnaître la sagesse de Dieu.

Une douleur, c’est un mouvement, c’est un mouvement qui pénètre dans la vie des enfants de Dieu, à l’insu des enfants de Dieu. La douleur a pénétré les enfants de Dieu par le péché, la désobéissance. Elle ne peut être amie : elle est trop contrôlante. Elle ne peut être compagne : elle est trop dominatrice. Elle ne peut être ce que moi je veux, car ce qu’elle veut, c’est de se faire connaître : mouvement qui contrôle, qui domine.

Il n’y a que Dieu qui puisse nous donner l’amour; il n’y a que Dieu qui puisse nous donner la patience, la tolérance; il n’y a que Dieu qui puisse nous donner l’obéissance; il n’y a que Dieu qui puisse nous donner l’émerveillement du don de soi.

La douleur, n’est-ce pas se donner par amour pour ceux qu’on aime? Voilà la douleur!

Il n’y a que Jésus qui ait pu nous faire connaître ce qu’est ce mouvement : se donner par amour pour ceux qu’on aime. C’est synonyme de douleur car, lorsqu’on a prononcé ces paroles, il était sur la Croix; lorsqu’on a prononcé ces paroles, il était dans la connaissance de la chair humaine, il portait notre chair et personne ne peut compter la chair qui était en Jésus, si ce n’est lui-même, le Créateur de toute chair. Il portait la douleur et il aimait la douleur : il aimait ce que nous étions.

Car aucune douleur ne devait être connue des enfants de Dieu, nous étions appelés à venir sur la terre en êtres d’amour parfaits, à l’image du Christ, à l’image de Dieu. Nous étions appelés à être dans un bonheur infini : dans la Divine Volonté. La Divine Volonté, c’est le bonheur infini, c’est pénétrer la Volonté de Dieu, c’est aller là où il y a l’éternité : un bonheur sans fin. Mais la volonté humaine s’est fait connaître à l’enfant de Dieu, celui qui a été choisi pour être notre père, oui, notre père de la terre.

Comment peut-on appeler Adam? Mon frère? Oui, il est mon frère. Mon père? Oui, il est mon père, car il est la chair de ma chair. Je viens de la chair d’Adam, donc, Adam a reçu chair de la Chair, de la Chair. Il est notre chair, alors nous devons un respect envers Adam : le premier, le premier sur la terre, celui qui nous a donné une partie de la chair qu’il avait reçue et avec ce que nous avons reçu, nous avons connu l’être que nous sommes aujourd’hui.

"Ô chair d’Adam, toi qui étais parfaite, toi qui devais me faire goûter au bonheur parfait, voilà qu’il y a un goût amer dans ma vie et ce goût amer a été la désobéissance, et cela m’a amené de la douleur et aujourd’hui je porte un manteau de douleur, un manteau qui est sur mes épaules, parce que je le veux."

Personne d’entre nous, ici ce soir, ne peut porter un manteau de douleur sans qu’il ait prononcé son oui. Personne. Dieu veut mettre ce manteau sur tous les enfants du monde, afin que les enfants du monde puissent accepter la douleur, l’amour, un amour inconditionnel : celui qui se donne pour ceux qu’il aime. Dieu veut que tous les enfants du monde portent ce manteau, car c’est là qu’on connaît le bonheur de se donner. C’est à ce moment-là que nous pouvons prononcer ces paroles : la douleur m’est connue et par Dieu, j’ai appris à l’aimer. La douleur est venue dans ma vie et elle m’a bercé parce que j’ai senti les bras du Christ. La douleur s’est couchée avec moi et j’ai pu reconnaître sa fidélité, car jamais elle ne m’a trahi, car le Christ était la croix, ma croix, ma douleur, et ce que j’ai reçu, c’est sa force, ainsi je pouvais me lever et marcher parmi mes frères et mes sœurs avec le quotidien de ma vie.

Oui, à chaque jour, j’ai marché avec ma vie, j’ai marché avec mes envies, mes paresses, avec mes mauvaises pensées, avec les paroles qui me blessaient, avec mon cœur qui se durcissait, avec mes pas qui raidissaient, avec ce regard qui s’embrouillait, avec cette écoute qui s’assourdissait. Oui, j’ai marché avec mon quotidien, avec cette douleur, mais comme cela a été bon de savoir que Jésus était toujours là! Comme cela a été encourageant dans ma vie, parce que j’ai regardé les autres qui avançaient avec leurs douleurs quotidiennes, alors qu’ils étaient maintenant des vieillards. Ils ont pu accepter cette douleur à tous les jours et aujourd’hui ils avancent encore, en sachant que demain sera encore une journée de douleur. Et pourtant je découvre un sourire, je découvre une poignée de main, je découvre une parole d’encouragement : "Eh, le jeune, donne ça à Dieu. Aie confiance, il est là dans ta vie." Et le jeune regarde. Il ne comprend pas la douleur, car sa douleur est trop forte encore. Il la porte pour lui tout seul : elle le domine.

La douleur manipule cet enfant et le vieillard a compris, lui. Il a compris que malgré toutes ces années, il a pu avancer, malgré toutes ces années, il a vu qu’il passait à travers ses difficultés, malgré ses nuits de réveil, il parlait à Dieu : "Si tu es là, montre-le-moi, aide-moi à avancer, aide-moi à endurer ma maladie."

La douleur, c’est quelque chose qui est dans notre vie, qu’on le veuille ou qu’on ne le veuille pas. Ça fait partie de l’enfant de Dieu. On nous a dit : "Aime ta croix, accepte ta croix. Elle deviendra une croix d’amour. Une croix acceptée est une croix légère. Aime-la. Oui, aime ta douleur, aime la douleur de ton frère, de ta sœur, accepte-la, prends-la sur tes épaules, donne-la à Dieu, danse avec elle, chante avec elle, elle ne sera pas dominatrice sur toi, elle ne te fera plus peur, car Dieu l’a vaincue". Dieu a pris la douleur et il a aimé la douleur, il a embrassé la douleur, il l’a portée sur ses épaules et il a consenti à s’attacher à la douleur. Oui, parce que les clous ont fait en sorte que le corps de Jésus et la douleur ne fassent qu’un et Jésus a aimé et Jésus est devenu le Ressuscité.

Alors, c’est ce qu’il attend de nous. Nous vivons notre guérison, notre libération, nous vivons notre purification. Notre purification, c’est aimer la douleur, c’est la comprendre. Jésus nous a dit : «Vous passerez par où j’ai passé : ma passion, votre passion, notre passion d’amour.»

Alors notre passion d’amour, c’est connaître la douleur, c’est vouloir pénétrer la douleur. Si on pénètre la douleur, si nous l’acceptons, nous allons l’aimer, elle ne sera pas, elle ne sera pas notre ennemi, elle sera une compagne de vie qu’on donnera constamment à Celui qui l’a domptée.

Jésus aurait-il dompté la douleur? Elle qui était si rebelle : elle ne savait pas où aller; elle qui était si orgueilleuse : ne savait pas dire oui; elle qui était si cachotière : ne savait pas se montrer; elle qui était hypocrite : ne savait pas comment aimer.

Nous sommes des enfants de la douleur et lorsque nous acceptons de nous donner à Jésus, de nous montrer à Jésus, il nous berce, il nous console. Alors, à notre tour, nous faisons la même chose avec nos frères et nos sœurs, nous faisons la même chose avec nos enfants, nos petits-enfants. Nous apprenons à faire confiance en Jésus, nous apprenons à aimer notre Papa d’Amour sans condition, sans condition.

"Oui, Papa d’Amour, mon enfant va mourir, il agonise. Tu viens le chercher, mais je sais que tu l’aimes, tu l’aimes mieux que je l’aime. Tu veux que je regarde sa douleur comme tu as regardé ton Enfant sur la Croix, tu veux que je comprenne que tu l’as sauvé. Il n’aura pas à connaître la drogue, il n’aura pas à connaître les attaques de Satan, il n’aura pas à me haïr, il n’aura pas à se tricher, il n’aura pas à passer des années au purgatoire : tu veux même le sauver. Comment comprendre ton amour? Comment aimer ton amour inconditionnel, Père? Berce-moi parce que j’en ai besoin. Apprends-moi à aimer avec ton Cœur de Père parce que je ne comprends pas que tu viennes chercher mon enfant alors que tu dis m’aimer. Est-ce que tu veux donc me regarder dans ma douleur? Tu veux donc encore m’entendre te supplier : laisse-moi mon enfant, je veux vivre encore quelques années avec lui, ne viens pas le chercher. M’aimes-tu jusqu’à vouloir entendre ces paroles? Ô Père, je sais que tu m’aimes, je sais que tu me donnes des grâces parce que je vais l’accepter. Aujourd’hui, je me révolte, mais demain je te dirai merci, merci parce que tu m’as donné des grâces de force, merci parce que maintenant, il est auprès de toi et je le comprends parce que j’ai la paix en moi. Maintenant, je sais qu’il est avec moi et que tu ne me l’as pas enlevé." Voilà la douleur que Dieu veut que nous saisissions.

Lorsqu’un Père d’Amour éternel attire un enfant à lui pour protéger cet enfant contre la douleur du feu purifiant, en sachant que son enfant qu’il a mis au monde va pleurer, va le supplier, un père qui aime en voyant cela est un Père d’amour parce que, croyez-vous que Dieu le Père ne nous regarde pas, nous, avec nos larmes? Croyez-vous qu’il est indifférent à nous qui voyons notre enfant agoniser? Il voit son enfant agoniser et il lui donne des grâces.

Mais il voit aussi son autre enfant pleurer, supplier, en colère, désespéré, et il berce, et il console, et nous on le refuse : "Non, pas ce soir, je ne veux pas tes consolations. Ne viens pas me dire que tu m’aimes alors que tu prends mon enfant! Qu’est-ce que tu es toi, un Dieu d’amour, alors que tu viens m’enlever la chair de ma chair?" Croyez-vous que Dieu le Père ne nous voit pas, ne nous entend pas? Il est là et il tend ses bras et il attend, il attend qu’on aille se jeter dans ses bras pour nous bercer, il attend qu’on lui dise : "Je t’aime, Papa. Je sais que tu prends soin de nous." Il attend, il nous donne des grâces, il nous envoie quelqu’un pour nous consoler. Voilà notre Père d’amour! Voilà un Cœur d’amour! Il est parfait. Il sait que nous aurons besoin de lui, et nous aurons besoin de lui à travers ses grâces. Il est toujours là avec nous.

Croyez-vous que ceux qui, en ce moment même, vivent des catastrophes, Dieu le Père n’agit pas ainsi avec eux, même s’ils n’ont pas les recours qu’ils devraient avoir? Il les enveloppe du manteau de la douleur afin qu’ils puissent aimer, afin qu’ils puissent espérer, afin qu’ils puissent regarder le Ciel et dire : "Mon Dieu, aide-nous". Et Dieu les aide. Il les aide à travers notre oui : le manteau que nous avons accepté. Voilà pourquoi il nous demande de porter notre manteau.

Lorsque nous avons connu la douleur d’un enfant qui a quitté son épouse, d’un tout petit enfant qui va dormir ce soir sans maman, lorsque nous avons accepté d’être insultés par nos propres enfants, lorsque nous avons accepté de perdre notre emploi injustement, toutes ces douleurs acceptées, données à Dieu avec amour, avec un cœur d’enfant, nous ont préparés à aider les autres, à accepter avec un sourire, oui, avec un sourire de confiance que Dieu est là pour eux. N’ayons pas peur.

La douleur, c’est une douleur d’amour où Satan ne peut pas pénétrer. Une douleur qui est donnée à Jésus, c’est une douleur qui console. Comment pouvons-nous comprendre cela? On n’a qu’à donner cela à Dieu et vivre ce qu’on a à vivre.

Il est facile pour d’autres qui entendraient cela (de) dire : "Oui, mais vous n’êtes pas ici dans la boue à pleurer quelqu’un de disparu. Vous êtes là, dans vos demeures chauffées, avec votre réfrigérateur plein." Oui, il est vrai que nous vivons tout cela, mais lorsque nous vivons tout cela avec un cœur d’enfant, nous disons : "On te donne tout cela, Père, va les consoler. Prends une partie de nous-mêmes, car nous voulons être prière."

Nous devons être prière, nous devons aimer en acceptant la douleur, mais la douleur ne s’accepte qu’à travers le  manteau de l’amour et le manteau de l’amour, c’est le Christ, c’est la Vierge Marie. C’est celle qui a porté son Enfant sur son cœur, c’est Celui qui a porté la croix sur son Cœur. Là, nous pouvons aimer, là, nous pouvons dire : "Oui, je prie pour eux, car un jour viendra où on priera pour moi, car je connaîtrai la douleur. Si aujourd’hui je ne connais pas la douleur, demain peut-être, oui peut-être, je connaîtrai la douleur, mais d’autres m’aideront, d’autres m’aideront à porter ce manteau d’amour, car il est amour ce manteau, ce manteau de douleur."

Savourons ces moments qui nous sont donnés par la puissance du Saint-Esprit, car Dieu est le seul qui sait ce que nous voulons entendre et comprendre. La puissance du Saint-Esprit est au-delà de tout ce que nous pouvons imaginer.  Il vient prendre une partie de notre cœur et nous la faire comprendre, saisir. Cette partie du cœur est une partie du cœur de tous les cœurs du monde entier. Jésus, lorsqu’il a parlé à ses apôtres, il a parlé avec amour pour tous les enfants du monde entier. Le cœur des apôtres, c’est notre cœur. Ce qu’ils ont entendu est en notre cœur. Nous ne pouvons pas nous séparer de la chair de la chair. Le battement du cœur de l’Église, c’est nous-mêmes, et par la puissance du Saint-Esprit nous pouvons vivre ce moment d’amour ensemble, pour la plus grande Gloire de Dieu. C’est ce que nous, nous avons besoin.

Soyons dans la joie, ne soyons pas tristes parce que nos frères et nos sœurs partent pour le Royaume de Dieu; ils sont heureux, ils sont dans la joie, ils ne connaissent plus la douleur, comme nous nous la connaissons : c’est une douleur d’amour.

Les âmes du purgatoire souffrent terriblement, mais c’est une joie, c’est rempli d’amour. Elles connaissent ce qu’est le oui inconditionnel, mais nous, nous ne le connaissons pas, nous nous battons constamment avec ce oui. Nous voulons y goûter, mais parfois il nous fait reculer; nous voulons nous plonger dans ce oui, mais parfois nous nous sauvons très loin.

Le oui est un oui d’amour, est un oui de miséricorde, est un oui de lumière, est un oui éternel, mais il est un oui de douleur aussi.

Nous avons accepté notre purification et Dieu nous a dit : «Vous allez souffrir, mes enfants. Cela ne se fera pas sans souffrance, car vous verrez, et plus vous verrez, et plus vous souffrirez. Vous entendrez ce que les autres n’entendent pas, et plus vous entendrez, et plus vous souffrirez. Vous allez garder le silence, et plus vous allez garder le silence, et plus vous souffrirez. Vous ne ferez rien avec votre volonté humaine, et plus vous ne ferez rien, et plus vous souffrirez. Vous vivrez d’amour, et plus vous vivrez d’amour, et plus vous souffrirez».

Eh bien, c’est ce que nous vivons : nous voyons, nous entendons, nous pensons, nous disons, nous faisons, nous ressentons l’amour. Tout n’est qu’amour et nous nous accrochons à l’amour, nous nous accrochons à la douleur. Imaginez-vous, on s’accroche à la douleur!

Avant : "Bon, mon enfant arrive à la maison parce que son épouse l’a mis à la porte, hum. Bon, je vais aller magasiner, je vais acheter un matelas, je vais l’installer. La vilaine, je lui en veux. Seigneur, tu peux lui faire attraper n’importe quoi, ça va faire mon affaire. Oh, que c’est consolant! Je souffre, elle va souffrir elle aussi.' Ça, c’était une échappatoire.

'Hey, j’aime mon fils, moi, mais je ne suis pas capable de l’endurer. J’avais-tu raison de ne pas être capable de lui donner raison, lorsqu’elle disait que mon fils était achalant, lorsqu’il allait trop longtemps chez la voisine.' C’est facile, hein, de vivre notre douleur, en mettant un manteau d’échappatoires, un manteau de jugements, un manteau qui faisait notre affaire. Ça, c’était le manteau qu’on voulait. Plus aujourd’hui.

Aujourd’hui, Jésus veut qu’on se taise, taire notre pensée. "Oh, il arrive! Ah, je vais me taire! Seigneur, je te le donne." Il arrive : "Elle a fait ci, elle a pris mon ménage, elle a même pris la télévision (que) j’ai même pas fini de payer, puis il faut que je continue à payer. Ah, mon Dieu!"

"Je te donne ça, Seigneur : causes, choix, conséquences. Je te le donne. Aide-la, Seigneur, aide-le. Silence, silence, pensée. Silence ma langue, rentre à ta place.  C’est dur, hein? Je voudrais donc lui dire qu’il est (le) bienvenu, mais plus elle. Elle n’a  plus affaire 'icitte'. Tais-toi et pardonne. Aime sans condition. Ouais, on vient de me dire qu’elle s’est trouvé un chum. Oh! oreille, bouche-toi! N'essaie donc pas d’étendre ton écoute pour en savoir plus. Donne ça au Seigneur : 'Seigneur, je te donne ça, Seigneur.' Houp, voilà des échos : 'Ô, Seigneur, je te le donne'. Ça rebondit d’en arrière, ouf! Ça vient d’en avant, houp!

C’est facile d’écouter, mais ce qu’on écoute, il y a toujours des répercussions. On donne, on offre, on se tait, on aime, on pardonne, on n’oublie pas, ce qu’on oublie, ça se cache; alors, on sait, on sait la réalité, mais on prie. On prie pour la réconciliation, on prie pour l’amour.

Les dix commandements de Dieu : «Aime ton Dieu de toute ton âme, de toutes tes forces, de tout ton esprit, de tout ton cœur». Aime ton fils : aimer ton fils, c’est aussi aimer son épouse, car ils ne font plus qu’une seule chair. C’est aimer sans condition avec le cœur : le cœur d’une mère qui pleure. C’est aimer avec un esprit droit, oui, pas avec un esprit tordu : "Je ne lui souhaiterais pas d’attraper le choléra; je vais avoir un esprit d’amour : console-la Seigneur et console-le. Apprends-lui à pardonner et apprends-lui à accepter, sans condition." Aucun jugement, aucun jugement, aimer son enfant et ne pas dire : "Je le savais bien, il me semble que ça n'allait pas bien depuis quelque temps." Non, c’est déjà trop, ça.

Ce que Dieu est, il l’est dans sa perfection. Dieu est amour, Dieu est parfait, c’est Dieu. On ne se sert pas du nom de Dieu pour démontrer à quelqu’un qu’il est dans son tort. Dieu est Dieu, on doit aimer le Nom de Dieu. Alors, on doit aimer le nom qu’elle porte et qu’il porte. Ne respectons pas le Nom de Dieu, nous ne respecterons pas aucun nom des enfants de Dieu; mais ne respectons pas le nom des enfants de Dieu, comment pouvons-nous dire : ‘Je respecte le Nom de Dieu?' Cela n’est que mensonge. On doit aimer sans condition. Respectons les lois de Dieu, respectons l’amour de Dieu, respectons les choix de Dieu.

Les choix de Dieu, c’est être pour lui. Honore tout ce qui est de l’amour de Dieu. Si tu honores l’amour de Dieu, tu honores l’amour que portent les enfants de Dieu pour les uns et pour les autres, mais si tu n’honores pas ces moments d’amour qu’ils ont eus jadis, comment honoreras-tu les jours de Dieu qui sont si précieux pour notre vie éternelle? Comment honorera-t-on tous les mouvements de Dieu pour nous, si nous n’honorons pas ce qu’ils ont été l’un pour l’autre? Nous devons aimer sans condition.

Nous sommes parents ou nous ne le sommes pas. Dieu le Père aime ses enfants, alors nous devons aimer nos enfants et nos enfants ne sont pas limités qu’à celui qui est sorti de notre sein ou de notre vie. C’est aimer les enfants de Dieu sans condition en tant que père, en tant que mère, en tant que fille et en tant que garçon de Dieu. Si nous voulons vivre pour l’éternité, aimons sans condition toute paternité, maternité, et cela va pour toutes actions.

Soyons vrai avec ce que nous sommes et nous aimerons ceux qui trichent, car si nous n’aimons pas ceux qui trichent, nous nous trichons à nous-mêmes, car nous disons aimer alors que nous mettons des limites, des conditions; nous mettons notre regard, notre pensée en avant de nous et à travers ça, on aime. Cela n’est que mensonge : c’est voler, c’est tuer, c’est tricher les enfants de Dieu. Alors, si on triche, si on vole, si on tue, on se triche soi-même, on se vole, on se tue.

Notre chair est en la chair de tous les enfants de Dieu, alors nous devons aimer inconditionnellement. Nous devons aimer la douleur, nous devons prendre soin de qui nous sommes. Voilà aimer la douleur, et ce n’est qu’une partie de notre vie, une toute petite partie de notre vie.

La douleur, c’est quelque chose qui se fait sentir à l’intérieur de nous pour donner : "Oui je donne ma vie pour tous les enfants de Dieu. Oui je consens à ressentir cette douleur parce que si je ressens cette douleur, quelqu’un aura la force de dire : 'Merci mon Dieu, c’est à toi mon Dieu, cela t’appartient, je ne peux rien moi, mais toi, tu peux tout.'" Voilà la douleur, une douleur d’amour. C’est l’amour inconditionnel, c’est là qu’il y a de l’espoir, c’est là qu’il y a la foi.

Ce que nous vivons, nous le vivrons pour Dieu. Ce que nous avons vécu, nous l’avons vécu pour Dieu, ce que nous vivons en ce moment même, nous le vivons pour Dieu, pas pour nous. Nous sommes de Dieu, nous ne sommes pas de nous-mêmes. Alors, donnons à Dieu ce qui est à Dieu : la douleur.

"Merci Seigneur de me donner la douleur, mais prends-la, elle est tout amour, elle est toi. Alors, je te donne ce que tu es pour moi. Prends-moi avec." Comment pouvons-nous saisir ces paroles? C’est comme un mouvement : je donne et je reçois; je reçois, je te donne. Et cela se multiplie par chaque regard, par chaque écoute que nous venons de vivre : l’acceptation, l’abandon : "Tout pour toi, Seigneur."

Dans un mouvement éternel, dans un mouvement filial, le Père et l’enfant communiquent ensemble, ils ne font qu’un : ils sont l’amour, ils sont le mouvement, ils sont l’éternité, ils sont ce que Dieu veut : un mouvement. L’enfant n’est plus, il est ce que Dieu est, et Dieu regarde l’enfant, et il voit en l’enfant son amour, et il reçoit son amour. La tendresse se fait sentir et la tendresse nourrit : elle console. Elle vient chercher celui qui ne respire plus pour l’amener là où tout n’est que lumière, où tout n’est que douceur, où Dieu prend, où Dieu accueille, où l’enfant regarde, et là il dit : "Abba", et tout est accompli.

 

Jésus : Enfant d’amour, l’éternité est un mouvement d’amour qui ne cesse pas de se mouvoir. Il est et il sera. Vous êtes mouvement d’amour par mon mouvement d’amour et tout ce que vous êtes, enfants d’amour, l'est parce que je veux que vous le soyez. Vous êtes mouvement en mon mouvement : je vous prends et je vous fais comprendre ce que vous êtes capables de prendre en votre cœur.

Prenez ce mouvement d’amour, vous en aviez tant besoin. Vous avez tant besoin de consolation, vous avez tant besoin de mon amour pour comprendre ces jours de souffrances, ces jours de libération, ces jours d’espérance. Vous vivez un temps, un temps voulu par Dieu. Je vous fais vivre ces moments d’amour tous ensemble dans un seul mouvement : mon Mouvement, ma Divine Volonté.

Enfants d’amour, vous êtes tous ici parce que c’est Dieu qui l’a voulu, alors recevez de moi, ma sainte bénédiction.

 

La Fille du Oui à Jésus en le Saint-Esprit : Alors, nous allons demander aux prêtres qui ne sont autres que la présence même de Dieu parmi nous, afin que nous puissions recevoir cette bénédiction.

 

Prêtre : Le Seigneur soit avec vous.

 

Tous : Et avec votre esprit.

 

Prêtre : Que la bénédiction de Dieu le Père, le Fils et le Saint-Esprit descende sur vous et demeure à jamais.
 

Tous : Amen.