Rencontre d’amour avec l’agir de Dieu à Plantagenet, Ontario,

par son instrument, la Fille du Oui à Jésus.

 

2008-09-19

 

La Fille du Oui à Jésus en le Saint-Esprit : La sagesse du Seigneur remplit la salle : elle réussit à faire de vous des enfants sages, elle nous fait connaître ce que nous, nous avons besoin d’apprendre. Alors, c’est comme une valse, nous avons besoin de suivre la musique du Seigneur, pas la nôtre, mais la musique du Seigneur, celle qui nous apprend à suivre les pas de Jésus. C’est bien, danser ensemble en suivant les pas de Jésus, on est sûr de ne pas lui écraser les pieds, parce qu’il va toujours nous montrer où mettre nos pas.

Depuis plusieurs années, le Seigneur nous montre comment marcher. Souvenez-vous, au tout début, on était des tout petits bébés : il a réussi à nous mettre debout et il réussit maintenant à nous faire marcher. Savez-vous qu’on ne peut pas marcher seul? Cela est impossible. Un enfant qui vient au monde apprend : apprend par son regard, apprend par son cœur, son écoute, que lorsqu’une personne parle, il doit lui faire confiance; alors, son cœur est comme attaché à son cœur et là, les mouvements se font. Il a fallu qu’on soit ainsi avec Dieu : il a fallu qu'on regarde ses œuvres, il a fallu qu’on écoute, il a fallu comprendre sa parole, et lorsqu’on a accepté, notre cœur a dit oui et c’est là qu’on a avancé.

Nous avançons tous ensemble dans un monde de souffrance. Nous sommes nous-mêmes souffrants à cause de tout ce que nous avons accepté dans notre vie et qui n’était pas pour nous. Le Seigneur nous a montré tranquillement, tranquillement et tranquillement, que nous étions vivants. Ce n’est pas parce qu’il nous dit que nous sommes vivants que, nous, on le sait. Il faut vraiment écouter le Seigneur pour comprendre que oui on est vivants, que oui Jésus nous a gagné notre place. À l’instant où Jésus a donné sa Vie, on venait d’apprendre que nous étions vivants, on venait de nous apercevoir que notre vie avait la valeur de la Vie Éternelle.

Ce n’est pas évident de comprendre ça pour des petites cervelles de moineau, mais tranquillement, il a soufflé sur nous des petits mots qu’on arrivait à comprendre tranquillement, et ces mots-là ont frappé notre cœur, ont frappé notre cœur d’enfant, pas notre cœur d’adulte, notre cœur d’enfant.

"Eh bien, Seigneur, on avait deux cœurs : le cœur d’un enfant, le cœur d’un adulte. Explique-nous, Seigneur" : eh bien, l’enfant, lui, veut; mais l’adulte, lui, a déjà compris ce que l’enfant n’avait pas compris. Alors lui, il cherche toujours à discuter avec le Seigneur : "Dis donc, le Seigneur, qu’est-ce que j’ai à apprendre?" Alors que l’enfant sait, lui, qu’il a tout à apprendre. Alors, pour comprendre que nous avons un cœur d’enfant, il a fallu qu’il nous montre que nous avions un cœur d’adulte; une fois qu’on a vu qu’on a un cœur d’adulte, on n’était pas prêt : à le vouloir ce cœur-là, à continuer à vouloir vivre dans ce cœur d’adulte-là, parce que c’est lui qui s’est durci : il est devenu un cœur de pierre.

Nous savons que nous avons un cœur d’enfant, un cœur amoureux de Dieu, ce qui a fait que nous sommes devenus amoureux de nous-mêmes et amoureux de notre prochain. On veut : oui, maintenant on veut entendre, on ne veut pas entendre n’importe quoi, on veut entendre notre cœur d’enfant. C’est (pour) celui-là que nous sommes ensemble : pour l’entendre. On ne veut rien savoir de notre cœur brisé, meurtri par l’esprit de ce monde : on veut être ensemble. Si le Seigneur parle à l’intérieur de nous, c’est pour nous faire comprendre que nous sommes un seul cœur.

Il est plus facile pour l’instrument d’être avec tous les enfants du monde, les yeux fermés, car je vois des visages que j’ai vus en France, je vois des visages que j’ai vus en Colombie, et je sais qu’ils sont avec nous. Je sais que leur cœur a aussi soif d’entendre la puissance de Dieu que nous-mêmes, que notre cœur : il est venu à nous et nous devons aller à lui.

Jésus m’a fait comprendre que si nous voulons vivre le retour de Jésus en Gloire, eh bien, il faut des vivants! Il faut que nous apprenions à devenir vivants, c’est là qu’on va vivre le retour de Jésus en Gloire. Pour que cela se fasse, il faut que nous, nous puissions nous reconnaître vivants devant Jésus. Là, il nous appelle tranquillement, tranquillement, à redevenir l’enfant que nous avons toujours été en lui; et là, on va entrer, on va entrer et on va voir que Jésus nous habite. Comment voulez-vous qu’on voie Jésus à l’intérieur de nous si nous sommes toujours dans une vie extérieure : une vie de mort? On est vivants, mais il faut être sûr qu’on est vivants.

Satan, le tentateur, et tous ceux qui l’ont suivi, les tentateurs, ont toujours fait en sorte de nous maintenir dans nos mouvements de vie malades, dans nos mouvements de vie incertains, dans nos mouvements de vie inertes. Des mouvements malades, incertains, inertes, ce ne sont pas des mouvements dans le sens de la vie. On ne peut pas se dire être totalement vivants : on est trop incertains, on est trop malades, on n’est même pas sûrs d’être total devant Dieu. On dit : "Seigneur, guéris-moi", mais guéris-moi de quoi? De ce que je ressens en ce moment même : ma douleur au coude ou au genou, mon bourdonnement dans les oreilles! Qu’est-ce que c’est, ça? Ça, c’est quelque chose qui est seulement qu’à l’extérieur : ce sont les conséquences de ma vie malade. Ça, ce sont les conséquences, mais ma vie malade est en moi : ce sont les mouvements empoisonnés par les tentateurs, ce sont les mouvements que nous avons consenti à leur donner. Ils se sont servis de cela et nous sommes aujourd’hui avec des douleurs. Les douleurs, ce n’est pas notre vie, c'est la conséquence de notre vie; les douleurs, c’est quelque chose qu’on peut percevoir. Mais notre vie, notre vie à l’intérieur de nous que nous avons consenti à mettre entre les mains du tentateur, des tentateurs, c’est ça notre vie.

Notre vie : c’est tout ce que nous avons pu penser, tout ce que nous avons pu écouter, regarder, dire, tout ce que nous avons pu faire, ressentir; c’est un tout, c’est notre vie, c’est le mouvement dans le mouvement de Dieu. Imaginez-vous : nos mouvements de vie se font en Dieu! Aucun mouvement de vie ne pourrait se faire sans le mouvement de Dieu, cela est impossible. Nous, nous ne sommes pas le Mouvement, Dieu est le Mouvement. Dieu a donné son mouvement et notre vie a pris mouvement. Avec ce que nous sommes, avec le mouvement de Jésus notre Dieu d’Amour, Dieu le Père, Dieu le Saint-Esprit, nous avons été dans la tentation : c’est nous qui avons été.

La tentation s’est présentée et nous avons dit oui à la tentation. La tentation a présenté le vol, le mensonge, l’hypocrisie, l’avarice, la paresse, la colère, la haine, le meurtre, le viol, elle a présenté ça à ce que nous étions : mouvement de vie et parce que nous étions mouvement de vie, alors nous pouvions choisir : j'accepte ou je n’accepte pas. Mais Dieu nous a dit : 99.9 ont accepté. Nos mouvements de vie ont été contaminés, nos mouvements de vie ont été entre les mains des tentateurs. C’est nous qui avons consenti au vol : oui, je vole. Le tentateur, l’esprit du vol, s’est présenté et nous, avec le mouvement de la vie, nous avons dit oui et l’esprit du vol a pris nos mouvements de vie et nous avons fait mouvement : nous avons pris ce qui ne nous appartenait pas.

Les mouvements qui sont la vie ont agi. Les tentateurs ne peuvent pas agir puisqu’ils ont refusé le Mouvement : ils ont refusé d’adorer le Verbe, le Fils de Dieu fait Chair en Dieu, Homme Dieu. Ils n’ont pas voulu l’adorer, donc ils ont refusé le Mouvement; alors, comment se fait-il que nous, nous qui sommes mouvement, nous soyons dans le vol? Le vol ne vient pas de Dieu : vient du péché, vient de celui qui a voulu être la noirceur. Le partage vient de Dieu, Dieu est un don de vie, Dieu ne garde rien pour lui, il donne : il donne sa Vie, il donne le mouvement; alors nous, on prend le mouvement, on prend tout ce qu’il nous donne, et tout ce qu’il donne, eh bien, c’est fait pour donner, ce n’est pas fait pour voler, c’est fait pour donner, c’est fait pour partager. Ce que Dieu nous donne, c’est pour chacun de nous.

Nous sommes le mouvement de l’amour, nous sommes le mouvement de la vie, nous sommes le petit verbe dans le Verbe, alors à nous d’agir avec amour, avec ce que nous sommes. Dieu vient parler dans nos cœurs pour nous démontrer que nous sommes le partage, que nous sommes faits pour donner. Nous sommes l’amour. Nous ne sommes pas faits pour retenir. Ce que Dieu nous donne, nous devons le redonner. Si on reçoit un sou, eh bien, ce sou-là, il faut s’arranger pour le partager. Même un seul sou, il a de la valeur aux yeux de Dieu, parce qu’il n’est plus une monnaie, il est un partage, il est un bien qui nous est donné pour redonner.

Nous sommes au service de Dieu. Tout doit être au service de Dieu, aussi bien une cuillère qu’un sou. Dieu nous l’a fait connaître pour que cet objet serve, et nous, nous devons nous servir de ce que Dieu nous donne afin que nous servions. La cuillère devient pour nous quelque chose d’important : on s’en sert pour nous nourrir. Une fois qu’elle est dans notre main, la cuillère, c’est tout simplement la rallonge de notre bras, c’est tout, c’est comme si l’objet devenait notre bras. Dieu le voit ainsi : la cuillère sert et nous on se sert. Tout devient pour nous parce que c’est Dieu qui l’a voulu : une cuillère est si Dieu veut; la cuillère devient entre nos mains un mouvement entre nos mains parce que c’est Dieu qui le veut. On ne peut pas regarder une cuillère, puis dire : "Bien toi, fais en sorte de faire ton service auprès de moi". C’est impossible, elle n’a pas de vie. Mais, entre les mains de Dieu, la cuillère prend vie. Comme il nous l’a donnée, la cuillère entre nos mains devient vie, pourquoi? Parce qu’elle touche à la vie. Laissez la cuillère, là, sur la table, n'y touchez pas, regardez-la : "Qu’est-ce que je fais avec? Je la prends, je ne la prends pas. Je n’en ai pas besoin, je vais me servir de mes doigts"; elle ne sert pas. "Pourquoi je la garderais? Je m’en débarrasse. Je n’en ai pas de besoin. Elle ne me sert à rien." Mais si je la prends, là, elle devient quelque chose pour moi : pour moi. La cuillère n’est pas importante si  elle est là sans être entre mes mains, mais si elle est entre mes mains, là, elle devient importante pour moi : elle me sert et je me sers de la cuillère; ce n’est pas elle qui est mon boss, c’est moi; alors, je me sers de ce que Dieu met entre mes mains.

Maintenant, prenons le sou, un seul sou.

Prenez un sou et mettez-le devant vous : "Bon, à quoi va me servir ce sou-là? Je m’en sers, je ne m’en sers pas, je le garde, je le regarde". Si je fais ça, le sou, pourquoi je le garderais? Il n’a pas d’importance dans ma vie. Il ne peut pas me servir. Si je le garde sur la table, ce n’est pas lui qui va m’habiller, qui va me nourrir, ce n’est pas lui qui va m’alimenter : il ne me sert à rien. Je le mets dans la banque? Ah, un sou point un, il peut devenir deux sous avec le temps jusqu’à devenir un million. À quoi ça va me servir? Il est dans la banque : il ne me sert à rien! Oh, ça peut me faire gonfler d’orgueil, ça peut me donner de la sécurité! Mensonge, ce n’est pas vrai, c’est dans la banque. S’il y a une faillite, le million va y passer, je n’en aurai plus, pourquoi? Parce qu’on va venir le chercher : il ne me sert pas! Mais si je prends le sou, et si ce sou je le tiens dans mes mains et que je m’en serve pour ce qu’il doit être : aller me chercher une petite tranche de pain, là le sou m’a servi, là le sou est devenu pour moi quelque chose qui m’a servi : je suis devenu maître de ce sou. Parce que ce sou doit servir, il ne doit pas être servi, on n’a pas droit de conserver quelque chose. Si on conserve quelque chose, conserver quoi : un sou, deux sous, un million? Si ce sou ou ce million ne sert pas l’être que je suis, il ne vaut pas un centime : il ne vaut rien parce que le sou ne sert pas.

C’est moi qui dois être servi parce que c’est moi la vie. Dieu m’a donné la vie à moi, il n’a pas donné la vie au sou, il l’a voulu pour qu’il puisse me servir, jusqu’au moment où il dira, comme la cuillère : «Laisse-moi (faire), c’est moi qui sers". Là, nous allons voir, nous allons voir la puissance de Dieu, puisqu’il a dit : «Vous n’aurez plus faim, vous n’aurez plus soif, car je serai votre nourriture. Je suis l’Eau de Vie».

À quoi sert la cuillère? Elle nous sert à nous donner à manger. À quoi sert le sou? À nous payer, à payer de quoi nous nourrir, mais tantôt, on n’aura pas besoin de ça. Dieu est toujours là pour nous nourrir. Mais attention, Dieu veut nous montrer quelque chose : il veut qu’on apprenne à se servir de ce qu’il nous met en ce moment même entre nos mains afin que cela nous serve pour partager, pour donner.

J’ai été en Colombie. Bogota! On a parlé de Bogota depuis quelques mois, n’est-ce pas, avec tous ces enlèvements-là. On a entendu parler aussi d’une personne qui a été enlevée et après on l’a libérée; on a entendu parler de violence, si bien que nos enfants, ceux de Nicole, les miens, ont eu peur. Ils avaient besoin de prières; alors, on a demandé des prières et, juste la journée avant de partir, on a vu des grâces dans nos enfants. On est parties, Nicole et moi, avec le Père Ruben et Lise Guindon, qui est avec le Père Ruben, dans la paix. Alors, lorsque nous sommes arrivés là-bas, nous avons été accueillis par des gens merveilleux; nous avons été dans un condo très beau et on a été protégés par les grâces, par les grâces! Nous l’avons senti. Nicole et moi, Père Ruben et Lise, nous avions toujours notre paix, cette paix qui nous nourrissait toujours, et toujours et toujours.

Mais les gens là-bas n’ont pas la paix, ils vivent dans la peur. On l’a ressenti, hein Nicole, cette peur qui les gruge? Ils manquent d’espoir, pourquoi? Parce que Satan ne cesse de leur montrer son pouvoir avec la peur, et croyez-moi qu’il y en a de la peur là-bas. Il n’y a pas une maison qui n’est pas barricadée, pas une fenêtre qui n’ait pas des barreaux; les maisons sont entourées de murs de briques hauts et ça se termine par des barbelés ou des fils de fer ou du fer comme ça, ou du ciment dont on a mis debout de la vitre cassée. Ils vivent comme ça. Ils se réunissent dans les centres d’achat parce qu’il y a beaucoup de monde. Ils passent leur journée là. Ils se promènent dans les rues, ne vous trompez pas; il y a tellement de monde dans les rues, mais ça bouge, ils se tiennent ensemble. Ce monde, c’est notre monde. Ce que nous portons dans notre cœur, c’est ce que nous avons donné et c’est ce qu’eux nous ont donné.

La peur, c’est une nourriture qui vient de Satan. Elle ne vient pas de Dieu. Nous avons vu des regards, des regards qui rient, des regards qui sont chaleureux, mais nous avons aussi vu dans ces mêmes regards : la peur, le désespoir. On veut se réfugier dans d’autres pays et pourtant, ils ont un…, C’est si beau là-bas! Sans cette peur, ce serait le paradis. La température est toujours : frais le soir, et le jour, c’est assez chaud, ce n’est pas trop chaud : vingt, vingt-cinq; quelquefois, il y a une pluie, mais c’est agréable. Les fruits, là-bas, sont abondants et ce n’est pas des petits fruits, des petits avocats : des gros avocats. Pour ceux qui connaissent cet endroit, ils ont des bananes; les bananes, là, ça pousse dans les arbres. Ils ont des fruits que nous on ne connaît pas, dont les pauvres peuvent manger parce que ça pousse à l’état sauvage. Mais ils ont cette peur, cette peur qui est toujours en eux.

Il y a, pour ceux qui connaissent Bogota – c’est une ville entourée de montagnes – dix millions d’habitants, cinq millions de pauvres qui vivent dans des maisons insalubres : insalubres. On voit des personnes qui ont un cheval qui tire une charrette pour ramasser le carton pour les maisons : ça leur sert.

Tout ça, c’est pour nous montrer : chacun de nous on porte des souffrances. C’est comme si on était tous liés les uns et les autres. On ne peut pas se séparer de Bogota, de la Colombie, ni de la France. Nous sommes un seul peuple : le peuple de Dieu. Nous devons apprendre à séparer un sou en cent, s’il le faut, en mille, ou en million s’il le faut. Nous pouvons le faire! Un sou, nous pouvons le séparer en un million de petites pièces par le cœur. Vous savez, lorsqu’on a un sou dans les mains et qu’on veut le partager, savez-vous qu’il se partage? Parce que Dieu connaît notre cœur. Mais ayez un sou dans vos mains dans l’intention de le mettre à la banque ou de le faire fructifier pour vous, Dieu le sait : c’est aussi important que cela. Dieu ne veut pas qu’on se triche. Il veut que nous soyons le mouvement de la vie dans son mouvement de vie. Alors, ne laissons pas les tentateurs nous tricher. "Oui je veux partager mon sou, non je ne veux pas partager mon sou". Eh bien, au moins on sera vrais, on sera un être vivant : "J’ai pris la décision. Un jour, eh bien, j’aurai les grâces pour le partager. Merci, Seigneur".

Mais soyons vrais, ne soyons pas hypocrites, ne soyons pas des 'peut-être', parce que les 'peut-être' ne sont que l’ombre du mensonge et l’ombre du mensonge n’est pas la vie, c’est tout simplement la veille de notre mort. Nous devons être vrais, nous devons être la vérité : "Je veux donner ma vie ou je veux la garder". Tu ne peux pas être les deux. Si on donne sa vie, on la donne au complet. Si on ne donne pas sa vie, c’est parce qu’on n’est pas prêts tout de suite, alors il faut apprendre encore : "Je suis un bébé, j’apprends, j’apprends, j’apprends, j’apprends à marcher, j’apprends à écouter, à regarder, à parler, à agir. Mon cœur part en avant, je fais mes mouvements". C’est tout. Pourquoi se morfondre? C’est Satan qui veut qu’on se morfonde tout le temps. Si on n’est pas prêts à sortir de notre tombe, eh bien, attendons que quelqu’un vienne l’ouvrir, mais regardons-nous comme étant encore dans notre tombe.

Si on pense qu’on peut vivre encore comme nous sommes avec les tentateurs, avec tous ces mensonges, cette peur, eh bien, là, on ne criera jamais vers une personne : "Viens m’aider à me sortir de ma tombe", bien non, on va penser qu’on est sortis". Alors, on se promène avec notre tombe partout : on est les seuls à s’apercevoir qu’on n’est pas sortis de notre tombe; on est les seuls à ne pas réaliser que nous sommes sortis; les autres, ils ont assez de leur tombe.

C’est seulement Dieu qui peut nous aider, seulement que Dieu. Ce que Dieu veut nous faire réaliser : que nous ne serons vivants que si nous partageons, nous ne serons vivants que si nous sommes un don, nous ne serons vivants que si nous ouvrons notre intérieur à tout ce que Dieu veut pour nous. Il nous l’a dit dans l’Évangile : «La charité, c’est l’amour; la charité, c’est s’ouvrir; la charité, c’est se donner; la charité, c’est partager; la charité, c’est se montrer tel que nous sommes".

Nous avons besoin de regarder qui nous sommes vraiment. C’est charitable de savoir qu’on a de la difficulté à partager notre sou, c’est retourner sur nous-mêmes : "Pourquoi je ne partage pas mon sou? Qu’est-ce qui fait que je ne suis pas capable de le donner? Qu’est-ce qui m’a rendu si avare? Qui m’a rendu froid envers moi-même? Ai-je un manque de chaleur? Je ne suis même pas capable de me réchauffer parce qu’un feu, c’est quelque chose qui sort de nous et puis qui réchauffe les autres". Mais on a tellement froid à l’intérieur de nous qu’on n’est pas capables de laisser sortir cette chaleur; alors, on garde, on s’emmitoufle, on s’emmitoufle avec tout ce qu’on a : notre sou, nos meubles, nos vêtements, notre maison, notre auto, notre compte en banque : on a besoin de ça pour s’habiller. On a froid, eh bien, si on veut connaître la chaleur qu’il y a à l’intérieur de nous : alors il faut connaître que nous avons besoin de chaleur, il faut connaître que c’est Dieu le Feu d’Amour, il faut connaître que c’est lui la Lumière, il faut reconnaître que nous sommes en lui, que nous avons besoin de lui, qu’il nous a tout donné pour n’être que ce que lui est : l’Amour : un Être qui est venu pour se donner. Il n’a jamais eu peur de donner, Jésus. Il avait tout reçu de son Père. Il savait que tout était de lui pour nous : il a mis ça à l’intérieur de nous.

Il va nous en falloir des grâces pour donner nos sous, partager notre garde-robe, ouvrir notre garage : "Viens te servir, j’ai des choses qui peuvent t’aider".  Eh que ça va nous en falloir des grâces! On est tombé amoureux de tout ce qui ne nous sert pas, qui est devant nos yeux : "C’est à moi ça, je l’ai gagné. J’ai travaillé pour ça, j’ai étudié pour ça, j’ai passé des heures et des heures et des heures à apprendre pour avoir mon diplôme afin d’avoir un gros salaire; ça, c’est à moi". Mais ce n'est même pas vrai : "Je suis venu au monde avec l’intelligence de Dieu. Avec l’intelligence de Dieu, j’ai regardé ce que j’aimerais avoir. Ce que j’aimerais avoir, je l’ai appris avec l’amour de Dieu. Avec l’amour de Dieu, j’ai su ce que je voulais pour moi. Moi, j’ai pris l’être que j’étais alors que j’étais à Dieu, je me suis donné aux études. À un moment donné, je me suis perdu, les études ont pris le dessus sur moi, je suis devenu un affamé de connaissances. Ces connaissances sont devenues tellement importantes pour moi que j’ai été incapable de me regarder comme étant accompli; l’accomplissement, mon savoir, devenaient mon maître. Le maître que je suis devenu est devenu un savoir inconditionnel de tout ce qui était contre moi : le pouvoir". Alors, cela veut dire que tout ce que nous avons eu comme acquisition dans notre vie, est devenu le pouvoir, c’est-à-dire : nous sommes esclaves de ce que nous avons : le pouvoir. Voilà pourquoi nous avons de la difficulté à nous séparer de notre sou : le pouvoir est devenu maître de nous-mêmes.

Le petit sou régente notre vie. N’oublions pas que le sou peut devenir un million, c’est ce que Satan nous a appris. Le petit sou peut être multiplié par cent dollars, deux cents dollars : "Mes commissions, j’en ai besoin". Le petit sou peut devenir mille dollars pour ma garde-robe : "Hey, quatre saisons, j’en ai besoin!" Le petit sou m’emmène loin. "Cinq, ce n’est pas trop, trop pire ça, petite auto, c’est bon marché cinq mille, hein? Dix mille, vingt mille, oh, je commence à être un petit peu plus haut là? Quarante mille, cent mille, ah, je suis en gros Cadillac". Voilà que ce petit sou-là a de l’importance pour nous. Deux cents, un million : "Hey, je m’habille avec, c’est tout autour : mes murs sont pleins, ma maison". Ça m’étouffe! Je ne suis plus capable de réagir parce que je ne veux pas perdre mes sous : "Hey, j’y tiens à mes sous. J’ai besoin de mon emploi. Mon deux cents qui va me nourrir là, je l’obtiens par mon emploi, ça, c’est important dans ma vie. Seigneur, j’ai besoin de ma job. Charge-toi de toujours me la garder. J’ai besoin de ma garde-robe, Seigneur, tu habilles bien tes fleurs, hein? Tu l’as dit. Alors habille-moi, Seigneur. Fais en sorte que j’aie des augmentations, oui, parce que ça, c’est important. J’ai besoin de mon auto pour me rendre là-bas, voyager, conduire mes enfants à l’école; alors, hein, que je sois bien protégé par les syndicats, comme ça, ça m’assure une bonne pension. Je serai toujours sur mes quatre roues, comme ça, bien, si je viens à perdre mes jambes, j’aurai toujours quelque chose qui va me conduire assez loin". Ce pouvoir! Ce pouvoir que nous avons voulu!

C’est nous qui avons voulu de tout ça. "Hey, Seigneur, la nourriture, Seigneur, on en a besoin. Les vêtements! Je ne voudrais pas me tenir, hein, au coin de la rue sans rien pour me mettre sur le dos. J’ai besoin d’aller voir ma mère, Seigneur. Hey, une heure de marche! Seigneur, qu’est-ce que tu fais? Tu n’es pas pour me faire vivre dans une petite cabane de carton". Eh bien, si c’est cela que Dieu veut pour nous, eh bien, acceptons-le, acceptons-le en étant sûrs que Dieu est là, acceptons-le en étant sûrs que Dieu va pourvoir à tout pour nous en ce qui concerne demain, acceptons-le en sachant que ce que Dieu veut pour nous, c’est ce qu’il y a de meilleur pour notre âme, car ce que Dieu veut pour nous, c’est l’éternité, c’est un bonheur parfait, sans faille, avec tous nos frères et nos sœurs du monde entier, acceptons-le en sachant que d’autres ont ce que nous, nous voulons. Quelle est la meilleure place? Celui qui a tout sur la terre, tout l’argent qu’il veut, ou celui qui n’a rien, mais qui regarde celui qui a tout, puis qui dit : "Seigneur, comme il est comblé! Merci, Seigneur". Ça fait réfléchir!

Lorsque nous avons été à Bogota, il y a une personne qui a posé une question au Seigneur : "Pourquoi les pauvres sur la terre? Je ne comprends pas, Seigneur, pourquoi tu permets qu’il y ait des pauvres sur la terre et qu’il y en ait qui soient riches?" Eh bien, le Seigneur a raconté une histoire. Il a dit que trois personnes se promenaient.

Le premier avait un bagage sur ses épaules : c’étaient des grâces, mais il est tombé fatigué, très fatigué, parce qu’il avait laissé ses grâces de côté. Mais il avait mis sur ses épaules tout ce qu’il avait appris, tout ce qu’il voulait comme plaisir, tout ce qui était de son vouloir à lui : négligeant ses grâces, laissant ça de côté.

Le deuxième, lui aussi avait un beau bagage, mais avec le temps, avec le temps, il a laissé les grâces du Seigneur de côté et là, il est devenu très intelligent : son savoir, son savoir, toutes ses connaissances, cette science-là, tout ce qu’il y avait dans la vie, oh, mais comme il était fatigué!

Le troisième, lui, avait pris les grâces du premier, du deuxième, puis les portait sur ses épaules. Il portait toutes les grâces de ceux qui avaient laissé les grâces de Dieu de côté, puis il les portait et, un moment donné, il a vu une lumière et lorsqu’il a vu une lumière, il s’en est allé vers la lumière. Il était heureux d’avoir pu porter toutes les grâces pour soutenir les deux autres. Il  n’avait rien demandé : il n’avait ni richesse, il n’avait rien pour s’alimenter, pas de maison, mais il portait les grâces de tous ceux qui avaient négligé les grâces de Dieu.

Combien il y en a, hein, qui nous portent avec un sourire? On voit des petits enfants en Afrique : ils ont un sourire, ils ont une force : ils portent nos grâces; ils ne nous les enlèvent pas : ils les portent. Ils tiennent entre leurs mains les grâces qui nous servent pour vivre notre vie comme nous, nous la voulons. Ce sont les pauvres, ceux qui sont fatigués. Oui, ils sont fatigués. Le soir, ils se couchent, puis ils disent : "Seigneur, je t’aime," et ils s’endorment, jusqu’au jour où ils ne se réveilleront plus, mais pas un mot de reproche à Dieu. Ils sont beaucoup trop fatigués pour venir vers nous, ils n’ont pas assez d’argent pour avoir la force de se nourrir, ils n’ont pas assez d’argent pour s’offrir une auto pour venir vers nous, ils n’ont pas assez d’argent pour s’acheter une maison. Ils n’ont rien, mais ils ont tout. Ils ont su se servir de tout ce que nous, nous n’avons pas voulu partager : nos sous.

Qu’est-ce que le Saint-Esprit nous a fait connaître tantôt? Que lorsque nous avons un sou et que nous voulons le partager, eh bien, ce sou sert à tous les enfants de Dieu. Eh bien, eux ont eu entre leurs mains les grâces de Dieu qui valaient tous les sous du monde. Les grâces de Dieu, ils les ont partagées avec nous.

Aujourd’hui, nous pouvons écouter la grâce du Seigneur; aujourd’hui, nous pouvons savoir que Dieu nous a toujours maintenus dans la grâce malgré tous les refus que nous avons faits : les mauvais choix devant les péchés. Vous savez, quand on n’a rien, absolument rien, Satan ne peut pas trop, trop tenter : "Va voler. Mens donc. Va violer. Va faire de l’idolâtrie". Hey, l’enfant qui est pauvre, qui n’a rien, n’a pas de vêtements, il n’a même pas la force de se lever pour marcher. Il n’a même pas la force de penser à voler, voler quoi? Il n’a rien à voler. Il n’a pas la force d’envier, il n’a pas dans sa tête toutes sortes de choses. Il n’a pas le vice en sa chair parce que sa chair n’a pas ce qu'elle a besoin en vitamines, en minéraux, en fer. Il n’a pas à penser à tuer son prochain, bien voyons, avec quoi? Ses mains? Il n'a même pas la force de lever ses bras. Alors, Satan, il revire de bord : "Je ne peux rien faire avec lui". Mais il vient s’attaquer à ceux qui ont : il vient s’attaquer à ceux qui sont capables de prendre une cuillère dans leurs mains; il vient s’attaquer à ceux qui ont des pensées bien fertiles; il vient s’attaquer à ceux qui ont l’écoute à tout ce qui est de sensation : les sens; il vient s’attaquer à ceux qui ont la parole; il vient s’attaquer à ceux qui ont des bras assez solides; il vient s’attaquer à ceux qui ont le cœur durci par tous les sentiments, pourquoi? Ce sont eux qui ont réussi à mettre cela en nous, ce sont les esprits impurs qui se sont présentés aux enfants de Dieu, et les enfants de Dieu qui voulaient, alors ils ont été servis.

Oui, on veut être pour soi; oui, on veut être pour les autres : comme nous on veut. Oui, cela c’est pour moi; oui, cela je vais l’obtenir : le vouloir, la volonté, la charmante volonté humaine! Eh bien, on a voulu être des petits Dieu : ils nous ont servis en nous montrant à être ce que nous avons voulu être : contre nous. Il n’y a qu’un seul Dieu et c’est notre Dieu d’amour. Il n’y a qu’un seul Être de Vie et c’est notre Dieu d’amour. Tout ce que Dieu est, est pour nous, mais nous avons voulu être pour nous-mêmes pour obtenir ce que Dieu nous donnait.

Ce que Dieu veut nous faire franchir, c’est la frontière de ce que nous, nous avons voulu : nous avons voulu nous couper, nous avons mis un stop entre ce que nous devions être : nous n’avons pas le droit de nous laisser arrêter par les esprits impurs. Nous sommes faits pour donner, nous sommes faits pour partager; on n’a pas le droit de se mettre un vêtement sur le dos sans penser à quelqu’un qui n’en a pas; nous n’avons pas le droit de nous mettre un manteau sur le dos en sachant qu’un autre n’en a pas : coupons notre manteau en deux, au moins lui, il va en avoir une partie, puis nous on va avoir l’autre; nous n’avons pas le droit de manger, si un autre n’a pas de quoi manger : cela est contre nous-mêmes.

Voyez-vous ce qu’il a réussi à faire, Satan? Satan a réussi à être plus important dans notre vie que ce que nous, nous sommes. C’est lui l’égoïste, c’est lui le menteur, ce n’est pas nous. Souvenons-nous des paroles qu’il a dites à Jésus. Il a essayé de le tenter : "Regarde tout ce qu’il y a, je te le donne". Il n’avait rien. Il s'est présenté à Jésus en lui disant qu’il voulait lui donner ce qui était déjà à Jésus : c’est un menteur, il n’a rien à lui.

Alors, nous-mêmes, nous ne devons pas nous laisser prendre au piège. Nous n’avons rien à nous : tout est à Dieu. Si nous avons quelque chose sur le dos, cela, c’est parce que cela appartient à Dieu. Nous n’avons le droit de garder ce qui est à Dieu : partageons, ayons le cœur ouvert. C’est tranquillement que Dieu va nous demander de partager. Il sait, Jésus, que nous avons de la difficulté à penser que nous devons renoncer à tout, mais à tout, afin d’être ouverts aux demandes du Ciel. Ça, c’est un pas : être ouvert aux demandes du Ciel, déjà c’est un pas. C’est ce que nous devons, ce soir, accepter; seulement accepter cela, c’est déjà beaucoup. Notre vie, Dieu nous l’as donnée. Il va, un jour, nous la redemander : «Donne-moi ce que je t’ai donné», et nous allons lui redonner ce que lui nous a donné, et lui va la rendre à son état de pureté, de splendeur. Notre vie est une splendeur. Alors, ayons cet esprit d’amour, cet esprit de vérité que nous sommes ici pour donner, pour partager.

Cet homme, qui est auprès de moi, est un homme qui a partagé : quarante-neuf ans à vouloir faire la Volonté de Dieu pour que les cœurs s’ouvrent au partage et il a partagé selon la saveur de Dieu. Ce qu’il a fait, il l’a fait avec amour. Quarante-neuf ans à dire : "Seigneur, sers-toi de moi afin que les autres puissent donner". Et le Seigneur, savez-vous ce qu’il a fait? Il lui a enlevé l’ouïe pour le remercier. Il est devenu sourd, incapable de célébrer la messe, incapable d’écouter les enfants qui pleuraient et qui étaient repentants. Dieu l’a maintenu ainsi afin qu’il voie, afin qu’il puisse percevoir que la Volonté de Dieu est au-delà de tout. Il ne s’est pas servi de son intelligence, car l’intelligence a besoin de l’oreille. Il s’est servi de ce que Dieu lui faisait voir afin qu’il puisse faire entendre ce qu’il y avait dans son cœur. Voilà pourquoi il parle fort encore! Dieu l'a maintenu ainsi pour qu’il puisse donner et, à un moment donné, Dieu lui dit : «Maintenant, tu auras assez d’une oreille pour dire ta messe et écouter les repentants et les repentantes". Il est toujours au service de Dieu.

À travers tout cela, Dieu nous dit : «Votre intelligence ne vous servira jamais, si elle est mise à votre service, mais votre cœur vous servira et vous mettrez votre intelligence au service de votre cœur». Amen.

Alors, trois prêtres et un diacre, on va en avoir des grâces ce soir pour se coucher! Alors, nous allons être enveloppés des grâces. Est-ce que Michel est là? Ah, trois prêtres et un diacre : on a faim!

 

Père Clément : Étant donné que le Seigneur nous donne des grâces spéciales et, depuis quelque temps, le pouvoir de bénir à distance, alors là, vous êtes tous ici et tous ceux que vous portez dans vos cœurs et qui sont chez vous ou dans les environs, je demanderais à ceux qui ont le pouvoir de bénir de commencer par cette bénédiction, et cette bénédiction, elle se fait comme ceci : la main ouverte et très lentement :  Que Dieu tout-puissant vous bénisse, au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit. Amen.

Alors, la bénédiction simple pour chacun de vous : ceux qui sont ici présents, vous allez y goûter immédiatement : Que Dieu tout-puissant vous bénisse, au nom du Père, et du Fils et du Saint-Esprit. Amen.

Bonne nuit.

 

Tous : Merci, mon Père.