Rencontre d’amour avec l’agir de Dieu à Plantagenet, Ontario,

par son instrument, la Fille du Oui à Jésus.

 

 

2007-05-26 – soir  Partie 1

 

La Fille du Oui à Jésus en le Saint-Esprit : Ce que nous venons de vivre est un mouvement d’amour : l’Eucharistie est mouvement vivant dans notre vie.

Lorsque nous recevons le Corps de Jésus, lorsque nous recevons le Sang de Jésus, que de grâces nous recevons! En nous, tout notre être se laisse transformer par la puissance de Dieu.

Dieu accueille l’être que nous sommes, mais combien de fois Dieu reçoit cet être alors qu’il ne demande rien? Il est là, Dieu, voulant lui accorder tout ce que Dieu veut pour lui.

Dieu veut notre amour, Dieu veut notre vie, Dieu veut la vie de tous ceux que nous portons en nous, afin de transformer ce monde avec son amour, ce monde malade à cause de ses choix devant la tentation : le péché.

Dieu nous fait avancer vers lui afin que nous puissions donner l’Église, une Église qui a soif de vérité, de justice, qui veut renaître à la vie.

Nous portons nos frères et nos sœurs et lorsque nous avançons, nous avançons  avec eux; nous nous présentons et ils se présentent par notre oui; ils ne peuvent par eux-mêmes avancer puisqu’ils n’ont plus de jambes, ils ne peuvent accueillir Jésus puisqu’ils n’ont plus leur tête, iIs ne peuvent remercier Jésus puisque leurs bras sont paralysés, enchaînés.

Nous qui prenons vie à l’instant où nous recevons Jésus, nous devons (lui) présenter tous ceux que nous portons; par nous, ils revivent, par nous, Dieu tient son Église afin qu’elle continue à avancer.

Nous crions, nous pleurons, nous supplions, eh bien, ce moment est pour nous, ce moment est un moment d’amour où nous devons ouvrir notre intérieur et dire : "Prends, Seigneur; guéris, Seigneur; libère, Seigneur; nous voilà, nous sommes tous là, et il n’en manque aucun de ceux qui sont inscrits dans le Livre de la Vie.

Toi, l’Agneau de Dieu, tu as pris nos vies, tu t’es laissé immoler sur l’autel par amour pour chacun de nous, pour tous ceux qui sont inscrits dans le Livre de la Vie : nous voilà, nous sommes présents.

Si nous sommes vivants, c’est parce que tu nous tiens en vie, ô Dieu d’amour.

Nous croyons en toi, tu es Celui qui a pu ouvrir le Livre de la Vie; aucun ne pouvait le faire, il n’y avait que toi, tu es la Vie.

Nous venons à toi, regarde ce que nous sommes et prends tout.

Je suis venu à toi mendiant ta miséricorde pour mes frères et mes sœurs qui ne viennent pas à toi, mais tu as laissé couler ton Sang et j’ai goûté à ton Sang, tu as ouvert ta Chair et j’ai pénétré ta Chair : me voici.

Je ne puis venir à toi sans amener avec moi tous ceux que je porte, car si j’avance sans eux, ce serait sans jambes, ce serait sans ma tête, mes bras ne pourraient pas te remercier, car vois ce qu’ils sont, c’est ce que je suis : je suis l’Église, je suis celle que tu aimes.

Tu regardes ton Église et tu l’aimes; tu t’offres sur tous les autels du monde sans cesse pour ton Église, pour nous.

Que nous soyons ici ou que nous soyons dans un autre pays, il n’y a pas de différence pour toi parce que tu nous prends là où nous sommes : c’est toi Dieu.

Je t’aime, ô Dieu tout-puissant pour toutes ces paroles, ces paroles qui viennent de ta toute-puissance.

Qui aurait un regard tourné vers le prochain, si ce n’est que tu as déposé ton regard dans le mien, si ce n’est que tu as pris mon cœur, et tu l’as nourri de tes élans d’amour? Tu me fais avancer vers toi qui es la Lumière, qui es ma Nourriture.

Sans toi, je ne suis rien, tu es ma vie; ma vie est à toi et tu la tiens entre tes mains; regarde-là ma vie, elle n’est fait(e) que de péchés, elle n’est fait(e) que d’infidélité, elle n’est fait(e) que d’orgueil, mais parce que tu m’as appris à avancer vers toi, je peux maintenant me regarder tel que je suis, et tranquillement tu m’apprends à aimer, à aimer comme tu m’aimes."

Que ces élans d'amour sont une saveur pour chacun de nous!

L’Esprit de Dieu a accueilli tous nos élans d’amour, iI a connu tous nos mouvements d’amour; en un seul instant, il a tout vu; rien ne lui a été caché, car il est le Sauveur, il est le Rédempteur, il est Celui qui s’est mis sur l’autel pour nous nourrir, nous rendre vrais.

Si, aujourd’hui, nous avons reçu le Corps et le Sang de Jésus, rien ne vient de nous-mêmes, absolument rien, si ce n’est que le tout petit oui enveloppé du Sang de Jésus présenté au Père comme son propre oui.

Jésus Crucifié est le oui, le oui qui accepte tout, le oui qui enveloppe notre petit oui pour le rendre vivant, le rendre vrai.

Et il regarde ce oui, et il connaît; il connaît la valeur de ce oui, ce oui qui accepte de se laisser prendre par Celui qui connaît tout, qui voit tout.

Depuis le premier péché jusqu’au dernier qui sera commis, il enveloppera de son Sang ce oui, car notre oui est notre présence au pied de la Croix, est notre présence qui s’agenouille au moment où Jésus présente son Corps et son Sang.

Le 'amen' que nous disons est le oui : ce oui, notre oui; nous sommes, à cet instant, agenouillés et nous disons : "Oui, tout pour toi; j’accepte tout ce que tu me présentes, car tu sais mieux que moi ce qu’est ma vie; ma vie en toi est éternelle, elle a la saveur de l’amour."

C’est le langage de Dieu qui se penche sur chacun de nous et qui nous invite à aller vers lui, afin qu’on se laisse envelopper de son amour inconditionnel : mouvement éternel qui ne peut s’arrêter.

Nous vivons, à cet instant, notre éternité; en un seul mouvement nous vivons notre éternité, car nous recevons l’Alpha et l’Oméga.

Que ce moment est sublime! Nous ne pouvons pas en connaître tous les effets, mais sachons qu’il est présent devant nous, et que Jésus nous fait pénétrer dans ce présent : l’éternité.

Tout est mouvement dans l’Eucharistie : Jésus est là, Jésus se donne.

Comprenons que ce moment, pour nous, est un moment d’amour si grand qu’il nous reçoit avec sa force, sa puissance, car si nous goût(ions) avec ce que nous sommes en ce moment, croyez-vous qu’on demeurerait dans ce corps meurtri par le péché, vivants?

Nous approchons avec ce que nous sommes : une Église qui a mal, une Église qui cherche, une Église qui veut la vérité; l’Église de Jésus veut la vérité, elle ne veut pas qu’on lui raconte des bobards.

Nous voulons être vrais, nous voulons connaître la vérité en toute chose, mais à cause de notre volonté humaine, à cause de ces souffrances, (comme) nous sommes hésitants devant la puissance du Saint-Esprit qui nous révèle nos souffrances!

Comment, sans la puissance de Dieu, pouvons-nous accepter d’entrer dans la vérité? Cela est impossible pour nous, car la vérité est ce que nous avons accepté; nous ne pouvons pas sans la force de Dieu, cela nous repousserait.

Dieu seul est la Toute-Puissance, Dieu seul est la Vie.

Nous avons accepté d’être des morts; comment nous, qui sommes morts, à chaque instant, pouvons-nous avancer vers la Vie, si ce n’est que la Vie nous tient vivants? Nous, nous sommes incapables de saisir la profondeur de ce que Dieu est en train de nous faire vivre.

L’Esprit de Dieu est sur nous; par la toute-puissance du Saint-Esprit, nous pénétrons nos vies : la chair de la chair, la vie qui se multiplie, qui donne naissance aux enfants de Dieu, la vie en l’Église, toutes les vies en l’Église pour ne former qu’une seule vie : la vie du Christ, mort en Croix, ressuscité et glorifié par le Père.

Mais nous ne sommes pas encore arrivés à notre glorification, pas encore.

Par la puissance du Saint-Esprit, nous regardons nos vies, celles de nos frères et de nos sœurs, celle que nous portons en notre intérieur; ces vies sont associées à notre vie en ce moment même dans le mouvement de la Vie éternelle.

Tout regard qui se porte en arrière ne peut être fait que par la puissance du Saint-Esprit, car si nous regardons en arrière, sans la puissance du Saint-Esprit, nous ne verrons rien, nous serons aveuglés par nos souvenirs, nos souvenirs qui nous meurtrissent la chair, qui nous repoussent, qui nous éloignent de la vérité, qui nous font si souffrir que nous ne voulons pas voir, que nous ne voulons pas entendre : nous voulons mourir.

Nous remuons de la boue et cette boue, c’est la conséquence de nos choix face au péché; nous ne voulons pas voir le péché, nous voulons nous regarder dans la souffrance afin de mieux nous plaindre, afin de nous donner raison de douter des grâces de Dieu qui nous maintien(nent) dans la vérité, dans la vie.

Tout ce qui est dans notre vie, nous en avons fait ce que nous voulions.

Nous sommes des êtres qui accept(ent) le Corps et le Sang de Jésus pour guérir, libérer, mais à cause de nos souvenirs, nous nous maintenons dans notre doute, et lorsqu’il y a des grâces qui nous guérissent, nous doutons de notre guérison.

Nous doutons de Dieu, nous doutons qu’il nous guérit, nous nous plaignons que nous souffrons, mais Dieu nous regarde, et sans cesse Dieu nous donne son Corps, nous donne son Sang afin que nous puissions continuer à vivre dans l’éternité; il nous rejoint là où nous sommes rendus.

Si aujourd’hui nous entendons ces paroles, paroles qui nous habitent, c’est que le Saint-Esprit nous les fait entendre; c’est notre vie que nous entendons et Dieu nous prépare à entendre cela en nous enveloppant de ses grâces d’amour, afin que nous soyons assis bien confortables sur notre chaise.

Dieu est bon avec nous, Dieu n’est que saveur avec nous.

Voyez-vous, nous avançons dans notre purification.

Combien d’entre nous (ont) compris ce que nous venons d’entendre? Eh bien, Dieu, lui, le fait pour nous; il prend notre petit oui et il l’enveloppe de sa Divine Volonté et tout s’accomplit, et au moment où nous sommes prêts à entendre, nous entendons, car tout est accompli; et comme tout est accompli, nous sommes prêts à entendre autre chose, car ce que nous venons d’entendre a guéri, guéri des blessures, libéré notre chair de l’esclavage du péché.

Tout est amour en Dieu, tout est puissance en Dieu, nous sommes l’Église, nous sommes vivants en l’Église.

Nous marchons sur une terre, une terre qui est à nous; nous la regardons notre pauvre terre, elle nous donne les fruits de nos labeurs.

Combien d’entre nous, nous nous plaignons parce que nous mangeons des aliments qui n’(ont) plus de saveur? Nous ne sommes plus capables de savourer la pureté de l’eau, car il n’y en a plus de pureté. Tout a été dans la conséquence de nos choix face à nos besoins excessifs, et Dieu nous maintient en vie avec ses grâces; par sa toute-puissance, Dieu bénit les fruits de nos labeurs; sans les grâces de la bénédiction, nous ne serions même plus vivants.

Ce que Satan avait projeté, c'(était) de nous tuer, de nous empoisonner la vie, et Dieu, lui, a béni, a béni ce que nous avons consenti à empoisonner : il nous maintient par sa toute-puissance, par son amour.

Mais nous sommes de plus en plus dans notre creux de vie : nous avons touché le fond du baril; il fallait aller goûter à tout ce qui est amer et qui se dépose dans le fond.

Tout ce qui se dépose dans le fond a le goût du trop; ce qui est en surface, c’est plus doux, plus léger, mais ce qui est dans le fond semble résineux, semble dur; il n’a pas de douceur, il est tellement concentré.

Eh bien, c’est notre vie, ça; il a fallu que nous touchions à toutes ces conséquences de nos choix, et il y en a eu des conséquences dans notre vie, et cela depuis le premier qui a désobéi à Dieu : «Tu travailleras à la sueur de ton front et la terre te donnera le fruit de ton labeur; tu enfanteras dans la douleur et tu seras soumise à ton mari.»

L’homme apporte son labeur et il n’a plus de saveur son labeur; il ne peut plus rendre sa famille heureuse; il ne peut plus lui apporter sa tendresse, car il n’a plus de tendresse; il est trop inconnu de lui-même, il s’est perdu dans ses labeurs, ses labeurs qui ne portent pas de fruits, qui l’ont amené à découvrir la puissance de l’argent, à vouloir s’étourdir pour s’oublier, car il est déçu de lui, si déçu qu’il ne cesse d’élever la voix; tout est devenu pour lui déception, il n’a plus rien à partager : il vit la conséquence de ses choix.

Et la femme, la créature de Dieu, fait(e) pour porter la création de Dieu, elle qui devait enfanter, oui avec la douleur, mais avec la grâce de Dieu, ne veut plus enfanter ou si peu, car elle a peur; elle ne croit plus en Dieu, elle est devenue si maîtresse de sa personne qu’elle se croit être la maîtresse de la création; elle regarde l’homme et elle le domine; elle n’a plus besoin de ses égards, elle a appris elle-même à prendre soin d’elle.

L’amour pour elle est devenu un amour qui doit la satisfaire; cet amour, elle ne le puise pas à l’intérieur d’elle, elle va le chercher et elle exige à l’extérieur.

Elle n’est plus capable de regarder son enfant, car elle ne reconnaît plus sa présence devant Dieu; une femme qui ne regarde plus sa présence devant Dieu n’est pas capable de regarder son enfant comme étant de Dieu.

Elle doute de sa maternité, elle ne se sent pas à la hauteur de ce qu’elle est, car elle porte la conséquence de son pouvoir sur elle-même et sur l’homme, car elle domine, alors que Dieu voulait tout pour elle : lui donner sa tendresse, son amour, lui accorder tout ce qu’il y avait de plus beau sans jamais qu’elle ait besoin de demander, car Dieu voulait la combler : parce que nous, les femmes, nous avons refusé, eh bien, nous vivons la conséquence de nos choix.

Nos enfants nous regardent, et ils n’ont plus d’obéissance envers les parents; ils doutent qu’ils sont aimés; ils ne viennent plus, comme un tout petit enfant, se laisser bercer, car ils ont trop mal; ce qu’ils ont accueilli, ce (sont) les conséquences de notre vie en l’Église.

Il a fallu que nous touchions au fond du baril pour que Dieu vienne nous parler d’amour, pour nous faire découvrir notre présence parmi tous nos frères et nos sœurs du monde entier.

Dieu est amour avec nous, il ne vient pas nous parler pour nous amener chacun chez nous dans notre petit refuge, Dieu veut faire de nous le refuge : celui d’accueillir tous ses enfants.

Il est très important de comprendre l’Église, l’Église est notre refuge.

Jésus est venu sur la terre pour bâtir son Église, il n’y a pas deux demeures comme Corps du Christ, son Église.

Lorsque nous sommes rassemblés, nous n’avons pas peur; il n’y a pas de doute envers ce que Dieu nous présente, nous sommes une Église et nous sommes un seul cœur, nous battons au même rythme.

Tout cela est pour nous dans notre vie et c’est la puissance du Saint-Esprit qui vient nous le rappeler, car tout a été dit.

Nous devons nous rassembler en l’Église, là où nous sommes afin de former la sainteté : nous sommes saints par le Corps et le Sang de Jésus.

Lorsque nous recevons le Corps et le Sang de Jésus, nous recevons la Pureté, alors Dieu veut que nous nous reconnaissions comme étant de lui, pour la plus grande gloire de son Père.

Dieu nous fait réaliser que chaque instant de notre vie, c’est l’Église : nous sommes les pierres et lorsque nous sommes ensemble, rien ne peut nous faire bouger.

Si, dans notre vie, il y a eu des moments où nous n’avons pas compris ce qu’était l’Église, Dieu, lui, le savait, Dieu nous maintenait dans sa force.

Aujourd’hui, nous regardons ce que sont devenues les pierres; il y a des trous dans ces pierres, mais Jésus, lui, c’est lui le Maçon : c’est lui qui répare, c’est lui qui solidifie, c’est lui qui met un produit dans le mortier et ce produit, c’est un liquide, un liquide qui rassemble, comme de la colle.

Ce mortier devient si puissant lorsque Dieu met ses grâces : il rassemble et ce qu’il rassemble tient solidement; et lorsque le vent du nord, le vent du sud, le vent de l’est, le vent de l’ouest soufflent pour faire tomber les pierres, elles résistent; qu’il y ait une rafale, elles résistent; qu’il y ait une marée, elles résistent, car les grâces de Dieu sont pour nous une force.

Lorsque nous regardons cela avec tous nos frères et nos sœurs, voyez-vous combien nous sommes solides? Nous (ne) nous regardons plus comme étant individuels, nous sommes ensemble, nous nous maintenons ensemble, nous sommes forts et nous avançons, les grâces d'un fortifient l’autre : lorsqu’il y en a un qui tombe, l’autre le soulève et il appelle tous les autres afin d’avancer ensemble.

Ne regardons pas les faiblesses du monde, Jésus les a regardées, Jésus les a prises en lui, mais regardons notre force, regardons notre vie en l’Église, ayons foi au Corps et au Sang de Jésus, il guérit Jésus, il libère Jésus; plus nous allons croire en cela et plus nous allons être forts devant la tentation du péché.

Notre chair est assujettie au péché : laissez une chair seule (sans grâce), et elle aura des attaques de tous côtés, rien ne la protégera.

Le petit oui, petit, petit, appellera les autres, mais pour cela il faut entendre, il faut entendre l’amour de Dieu en nous, il faut savourer la présence de Dieu en nous : il se donne à nous.

Réveillons-nous! Nous voulons la mouvance du Saint-Esprit? Nous l’avons reçue, nous avons reçu le Corps et le Sang de Jésus.

Jésus ne peut se séparer du Saint-Esprit, il ne peut se séparer de son Père : Dieu le Père, Dieu le Fils, Dieu le Saint-Esprit est Dieu : un seul Dieu.

Lorsque nous acceptons d’être ce que nous sommes : l’Église, l’Église devient pour nous mouvement, devient un rassemblement et ce rassemblement a eu lieu au moment où le Saint-Esprit est venu, sous forme de langues de feu, envahir l’Église.

Croyez-vous que nous n’étions pas là? Nous étions présents, et encore, et encore, et encore ce mouvement se fait.

Dieu nous rappelle, à la Pentecôte, ce que nous avons reçu; nous devons festoyer, nous devons rendre grâce (pour) ce que nous avons reçu.

Comment se fait-il que nous attendions encore et encore? Ce que nous devons attendre, c’est le retour du Christ triomphalement, c’est ce que nous devons attendre, c’est ce qui nous a été annoncé par Jésus; Jésus a dit : «Je vous enverrai le Paraclet; il faut que je parte vers mon Père pour que vous receviez.»

Tout est accompli, tout est là, mais à cause de notre moi, à cause de notre orgueil, nous avons laissé pénétrer en nous les conséquences et ces conséquences nous ont fouettés.

Nous sommes incapables de savourer ce mouvement à la Pentecôte : Pentecôte d’amour, Pentecôte vivante, Pentecôte vraie, Pentecôte de lumière, Pentecôte remplie de saveurs pour les enfants de Dieu.

Dieu ne nous a pas laissés sans ses dons d’amour, sans ses fruits; ils sont dans notre vie, ils sont là.

Notre esprit de ce monde nous a amenés à ne plus vivre ce moment d’amour, ce moment de révélation.

Le Saint-Esprit s’est manifesté à des enfants, mais des enfants souffrants, mais des enfants qui acceptaient d’être des instruments : le Saint-Esprit a montré sa toute-puissance.

Combien ont été guéris dans le temps des apôtres? Combien ont été libérés? Son Église a reçu cette puissance, et elle est encore là.

Mais à cause de la volonté humaine, nous avons douté de cette puissance qui est dans notre vie, dans l’Église; à cause de nos choix, à cause de tout ce que nous avons accepté, nous, les enfants évolués, les enfants qui se di(sent) être dans un âge où tout n’est qu’énergie, où tout n’est que puissance, puissance fait(e) d’hommes, puissance fait(e) d’orgueil : nous sommes devenus si aveugles!

Regardez, regardez ce que nous avons fait! Nous avons jugé l’Église, nous avons regardé notre Église et nous avons contemplé les conséquences de nos choix, mais nous les avons reportées sur ceux qui nous nourrissent du Corps et du Sang de Jésus : nous avons accusé le Christ, nous avons porté nos propres péchés devant nous et nous avons dit que nous étions en dehors de cela.

Qu’un seul d’entre nous ait eu une seule pensée contre un prêtre, cette pensée était contre nous; à cause de cela, nous avons vécu dans notre aveuglement : dans notre jugement.

Parce que nous avons jugé les prêtres comme étant incapables de se maintenir en le Christ, eh bien, Satan est venu pour nous punir : "Moi", dit-il, "je sais qui il est, je sais qu’il a pris tous vos péchés, je sais que vous êtes aveuglés, parce que j’ai mis devant vous des tentations et vous (êtes) entrés dans ces tentations, alors que vous aviez tout reçu, alors que le Christ s’est donné en Croix et vous n’avez pas été fidèles à votre propre rédemption; à cause de cela, il y eut une ouverture, et j’ai pénétré; vous ne méritez pas de vivre dans la lumière, alors vivez dans ma noirceur."

Voyez-vous, Satan nous déteste; Satan veut nous maintenir dans sa mort parce que nous avons accepté la mort : nous avons accepté les tentations, nous avons accepté de juger le Christ, nous avons accepté encore une fois de le mettre en Croix, et nous en portons les conséquences.

Nous sommes incapables de vivre la Pentecôte, nous ne la méritons pas, mais Dieu a connu des petites âmes, Dieu a maintenu en vie son Église et Dieu a comme conservé ce petit feu qui était sous la cendre, il en a pris soin; il a enveloppé ce petit feu de ses grâces d’amour afin que nous ne l’éteignions pas.

ll nous a accordé sa Mère encore une fois; elle est venue à nous se montrer, elle, l’Immaculée; elle est la Reine du Ciel, la Reine des Anges; elle qui a été couronnée par la Trinité est venue encore une fois nous demandant d’écouter son Fils, nous demandant de nous consacrer à son Cœur Immaculé afin d’être protégés pour aller à son Fils.

Encore une fois, Maman Marie prononçait son Fiat, encore une fois Maman Marie est venue à nous nous suppliant d’avoir foi en son Fils, d’avoir foi en son Église : son Fils.

Tranquillement, des enfants ont prononcé des oui; tranquillement, des enfants ont dit : "Tu as raison Maman Marie, montre-nous comment." Et Maman Marie nous enlevait des blessures, elle venait mettre un baume de douceur dans notre vie par sa présence, par son amour.

Par ses apparitions continuelles, Maman Marie venait nous bercer alors que nous, encore une fois, on faisait tomber son Fils, car à chaque fois que nous avons parlé contre un prêtre, même une seule pensée contre un prêtre, nous avons fait trébucher encore son Fils, nous avons lancé des roches à son Fils, nous avons 'ré-ouvert' des plaies, nous avons encore fait couler son Sang d’amour.

Et encore et encore, Maman Marie ne cessait d’intercéder pour nous jusqu’à nous amener là où nous sommes aujourd’hui.

Si nous sommes ici aujourd’hui, c’est parce que le Ciel tient à nous, nous en valons la peine; si nous en valons la peine, eh bien, Alléluia!

Savez-vous que nous (ne) savons même pas pourquoi Dieu nous aime tant que ça? Qu’avons-nous donné à Dieu? Notre vie! Elle est à lui. Notre oui! Il nous a envoyé Jésus qui est le Oui.

Comment se fait-il que Dieu nous aime? Laissons cela à Dieu, c’est à Dieu, et accueillons cet amour inconditionnel.

Ce qu’il y a de plus beau dans ce mouvement pour nous, les humains, c’est que nous apprenons, nous apprenons à dire 'je t’aime', à croire à ce 'je t’aime'.

Le premier 'je t’aime' vrai, il a fallu qu’on le dise à Jésus; Jésus a pris ce 'je t’aime' et il en a fait son 'je t’aime' et nous avons découvert le Père, nous avons découvert le Saint-Esprit, nous avons découvert sa Mère qui est notre Mère, et nous avons découvert que nous valions la peine que nous nous aimions.

À cet instant, nous avons regardé (ceux) qui étaient autour de nous, et nous avons aimés, et cela a été plus loin encore : nous avons aimé ceux qu’on ne voit pas et qui sont avec nous : n’est-ce pas la mouvance du Saint-Esprit?

C’est ça la Pentecôte, c’est découvrir l’Église, c’est regarder les conséquences à cause de nos choix face au péché, c’est savourer sa miséricorde et c’est croire en notre immortalité : voilà la Pentecôte.

Voilà ce que nous sommes : des êtres vrais; nous ne sommes pas encore sages, mais nous le deviendrons par Jésus, en Jésus.

Nous sommes la voie qui amène tous les enfants de Dieu à lui.

Jésus est le Chemin et il fait de nous un chemin; nous amenons sur ce chemin tous nos frères et nos sœurs du monde entier.

Lorsque nous disons frères et sœurs, ce sont nos enfants, nos petits-enfants, notre mère, notre père, c’est notre tante, notre oncle, cousin, cousine, neveu, nièce, ce sont tous nos frères et nos sœurs, l’Église, la vie.

Si nous sommes ici, dans ce mouvement d’amour, c’est parce que Dieu savait que nous avions besoin de ce moment.

Alors, il y a la puissance du Saint-Esprit dans nos vies : Dieu agit, agit par nos prières, agit par nos oui.

Ici, il y a des personnes qui ont été dans le mouvement de Dieu et on pourrait tous vous demander afin que vous veniez témoigner de ce que Jésus fait dans votre vie.

Mais il y a trois personnes qui ont reçu et ces trois personnes, ce (n')est pas moi qui les ai choisies, c’est le Saint-Esprit; ce qu’(elles) ont à témoigner, nous ne le savons pas, moi je ne le sais pas plus que vous, mais cela c’est par la toute-puissance du Saint-Esprit : tout est de Dieu.

C’est pour nous montrer ce que le Saint-Esprit fait pour chacun de nous, et il ne le fait pas seulement qu’à quelques personnes, il le fait même auprès de nos propres enfants, auprès de ceux qui sont avec nous sur la terre; quelquefois, le Saint-Esprit agit afin de nous montrer son agir pour que nous continuions.

Trois personnes se sont approchées de moi cette (fin de) semaine, lorsque je suis arrivée, et ces trois personnes ont dit la même chose; ces trois personnes ont dit exactement les mêmes paroles et (elles) ont reçu la même réponse : «Lorsque Dieu te le demandera, tu le diras.»

Alors, ces trois personnes se reconnaissent. Est-ce que j’ai besoin de les nommer? C’est seulement selon ce que Dieu veut pour vos frères et vos sœurs et pas plus.

J’avais été préparée, avant même de venir ici, qu’il y aurait témoignage de l’agir de Dieu, et je ne savais pas comment c’était pour se produire, cela n’était pas mon affaire.

Dieu a tout préparé; ces témoignages-là, je ne les ai jamais entendus, ça leur appartient, à eux de le témoigner s’ils le veulent.