Rencontre d’amour avec l’agir de Dieu à Plantagenet, Ontario,

par son instrument, la Fille du Oui à Jésus

 

2009-09-19 – P.M.  Partie 2

 

La Fille du Oui à Jésus en le Saint-Esprit : Nous allons continuer avec questions et réponses. Toujours des réponses en ce qui concerne l'Église : nous tout entiers. Pour ceux qui veulent continuer à se faire laver, les confessions continuent toujours.

Viens Esprit Saint, viens remplir le cœur de tes enfants et renouvelle notre esprit; ainsi, la terre, ô Esprit d’amour, sera enveloppée de ta présence : des enfants qui ont faim ne sentiront pas la faim, ils seront soulagés par les grâces; des toutes petites filles abusées sentiront une consolation qui viendra de leur intérieur; des femmes délaissées sauront qu’elles sont aimées par Dieu; des jeunes aux prises avec la drogue, certains sentiront qu’il y a plus que cela.

C’est ce que nous allons vivre ce soir, car Dieu donnera beaucoup pour tous les enfants du monde. Alors, nous allons continuer avec questions et réponses.

Q. Ce matin, on a parlé de la miséricorde, la grâce de miséricorde qu’on recevait dans notre cœur pour aider des gens, entre autres, qui recevaient les sacrements. J’aimerais savoir plus de détails, comment ça fonctionne, quelle est notre participation à ça, à cette grâce-là, comment est-ce qu’on peut utiliser cette grâce-là, je ne comprends pas trop.

R. La Fille du Oui à Jésus en le Saint-Esprit : Chacun de nous, nous sommes en mouvement d’amour dans le mouvement de Dieu. Lorsque nous recevons la Nourriture de Dieu, nous recevons le Sang et l’Eau de Jésus. Comme nous sommes liés les uns aux autres, cette nourriture se propage d’un à l’autre pour guérir et libérer. À travers des sacrements, nous recevons beaucoup; à travers des sacrements, il y a beaucoup d’amour pour tous les enfants de Dieu. Pour que cela soit dans le mouvement de la sainte Miséricorde, il faut que nous vivions les sacrements.

Parlons du sacrement de la Confirmation. Des enfants se préparent à vivre dans le mouvement de l’Esprit-Saint. Ils entendent parler de la puissance de l’Eau Vive qui les a inondés de l’amour du Père en acceptant de reconnaître que Jésus est le Fils bien-aimé du Père. Par le sacrement de la Confirmation, ils sont dans la lumière du Saint-Esprit. C’est comme si Dieu les amenait sur son chemin. Il demande à chaque enfant de se donner la main afin qu’ils soient une seule famille. Et Dieu dit : «Avancez, avancez, en sachant que Dieu regarde». Lorsqu’il y a un enfant parmi vous qui a foi en Dieu, qu’il croit en Dieu, parce que vous vous tenez ensemble, parce que vous avez l’amour de Dieu, le même amour de Dieu en vous, celui qui pense à Dieu, qui parle de Dieu, les autres en reçoivent une partie. À un moment donné, cela devient tellement fort en leur être, tellement puissant, qu’ils n’ont pas peur à leur tour de parler de Dieu. Ils confirment qu’ils aiment Dieu, qu’ils n’ont pas peur de se reconnaître tels qu’ils sont.

C’est le Saint-Esprit qui les ouvre à la lumière. Ces enfants pénètrent dans une grande demeure. Ces enfants sentent que dans la demeure, il y a une force qui entre en eux : ils connaissent qui ils sont et qui sont leurs amis. Ils commencent à comprendre que Dieu les a choisis, ils commencent à vouloir vivre comme Dieu le veut. Ils sont eux-mêmes dans cette lumière. Ils font partie maintenant des uns et des autres. Ils sont dans l’Esprit de Dieu. Ils ont le même esprit. Voilà le sacrement de la Confirmation. Ils ne doutent pas que Dieu les nourrit de son amour.

Lorsque nous, nous sommes dans nos oui, dans le oui absolu que Dieu nous aime, là on pénètre la miséricorde de Dieu. La miséricorde de Dieu devient une nourriture essentielle dans notre vie. Nous comprenons que ce Sang qui a coulé sur nous fait de nous des êtres du oui. Nous devenons des filles et des fils du oui que Celui a prononcé. Celui qui a prononcé le oui, c’est Jésus, alors nous devenons ce qu’il est. Vouloir vivre dans ce que nous sommes, c’est vivre dans l’amour. Ce n’est pas plus compliqué que cela, c’est s’abandonner. Petits enfants nous sommes, petits enfants nous serons. Tout ce que Dieu fait, il le fait avec sagesse. Tranquillement, le Saint-Esprit répond à nos questions lorsqu’elles ne dépassent pas la toute petite personne que nous sommes. Alors, n’oublions jamais que nous ne sommes pas assez grands pour comprendre ce que Dieu attend de nous.

Nous, nous savons que nous avons besoin des sacrements et que nous devons les vivre comme ces tout petits enfants qui vont recevoir la Confirmation. On oublie que nous sommes confirmés. On oublie que nous sommes baptisés. On oublie que nous sommes dans la miséricorde de Dieu. On oublie que nous sommes nourris du Corps et du Sang de Jésus. On oublie que nous avons besoin du sacrement de l’Ordre. On oublie que le sacrement du Mariage, ce sont des grâces pour tous les enfants du monde, car nous sommes des enfants qui venons d’un papa et d’une maman. Tous, nous ne devons jamais oublier que le sacrement de l’Extrême-Onction nous protège; il nous ouvre les portes pour aller là où Dieu veut qu’on aille. Si on n’oublie pas toutes ces grâces, eh bien, on sait que ces portes vont nous emmener dans le Royaume de Dieu. C’est ce que Dieu veut qu’on vive, et dans l’Église, aujourd’hui, on a oublié ça. Nous sommes vrais lorsque nous sommes devant Dieu, que devant Dieu. Amen.

Q. Je voudrais savoir si quelqu’un qui n'a pas assez de sous pour se procurer les nourritures nécessaires, le Seigneur va s’en occuper personnellement? Parce qu’il y a beaucoup d’inquiétudes face à ça. Le monde trouve ça très, très gros, Seigneur, sur leurs petites épaules. Merci, Seigneur.

R. La Fille du Oui à Jésus en le Saint-Esprit : Avant de penser à se nourrir et à aller dépenser pour se loger dans le refuge, il faut penser : 'Est-ce que j’ai assez de grâces pour me payer cela?' J’aurai l’argent selon les grâces que j’obtiendrai dans l’abandon. Dieu pourvoira à tout. Alors, ne nous inquiétons pas pour le refuge extérieur, en sachant que l’abandon nous amènera à toujours avoir confiance en Dieu. Ça, c’est le trésor que Dieu veut déposer dans notre refuge intérieur. Nous en aurons tellement qu’on ne pourra pas les compter ces grâces. Amen.

Q. Quand on parle de refuges, moi ça m’fait un p'tit peu peur ce mot-là, parce que je me dis qu'avec tout l’monde qu’il y a sur la terre, ça va donc en prendre des refuges. Le Bon Dieu ne peut pas laisser mourir du monde de même, là. Y va-t-il en avoir autant de refuges?… Moi, ce que je pense : je vais rester dans ma maison, ça va être mon refuge là, non?

R. La Fille du Oui à Jésus en le Saint-Esprit : Le refuge, c’est un lieu où on va être dans la miséricorde de Dieu. Un refuge sera un endroit où il y aura la paix. Un refuge sera un endroit où on pourra être consolés. Un refuge sera un endroit où on accueillera, où on partagera, où on donnera pour ne jamais demander. Un refuge sera un endroit qui appellera des enfants à venir et personne ne se servira de sa volonté humaine afin de ne pas attirer la volonté humaine. Dieu appellera lui-même ses enfants, car Dieu sait ceux qui auront besoin d’aller vers les refuges. Dieu saura bien mettre tant de personnes dans un refuge et tant dans un autre. Il nous donnera la patience, la persévérance, la tolérance. Il nous donnera tout ce dont nous avons besoin avant la nourriture. Et ceux qui ont déjà rempli leurs maisons, par les enfants qui, eux, obtiennent des grâces de patience, de persévérance, de tolérance, de paix et de joie, ils reçoivent.

Avant, Dieu parlait de refuge. Avant même que nous soyons en ce monde, Dieu parlait de refuge. C’était lui le refuge. Et les gens ne se sont pas posé de questions. Ils attendaient Celui qui EST et Dieu est venu. C’est lui le Rocher, c’est lui le Refuge. Alors pourquoi, nous qui entendons la Volonté de Dieu, on s’inquiéterait? On n’a qu’à suivre les pas de Dieu. Nous avons seulement qu’à vivre notre quotidien en nous gardant dans la paix, afin d’entendre à l’intérieur, par la puissance du Saint-Esprit, ce que nous devons accomplir.

Eh bien, je vais vous raconter quelque chose. Au début de l’été, ça faisait longtemps que je n’avais pas été à mon chalet. Alors, le gazon, si j’appelle ça un gazon, était haut comme ça. Je ne pouvais pas tondre avec la tondeuse. Alors, j’ai pris ma petite machine là qui …le weedeater? C’est en plein ça! Là, j’ai commencé ça, ça tombait ça! Au bout de cinq heures, ma machine, elle a brisé. Alors, moi, j’ai tout pris ça et j’ai emmené ça au bout du terrain, ça faisait tous des petits tas. Alors, moi, hein, dans ma petite tête : ‘Ça doit être pour lever mon terrain ça’. Mais voilà qu’il y avait la neuvaine de Marie Reine-des-Cœurs. Je savais que le Seigneur acceptait que j’aille faire ma neuvaine là, comme à toutes les années. Alors, il a dit : «Je te donne des vacances. Après les vacances chrétiennes, tu iras là jusqu’en septembre». Ça me donnait un petit peu de temps là, le temps de couper mon gazon et de faire des réparations.

J’ai eu des personnes qui sont venues m’aider. André avec Robert, ils sont venus m’aider à réparer le toit et le puits, poser une fenêtre. On a fait ça ensemble, accompagnés de mes sœurs et aussi avec Monique. Alors nous sommes partis et là, on faisait ce que le Seigneur nous demandait. Ça avançait lentement, bien lentement, assez vite pour le temps qu’on avait, mais c’est comme si le Seigneur, à tous les jours, il nous montrait quelque chose – parce que je n’ai pas pensé tout de suite à faire la toilette sèche – seulement la journée même où on l’a fabriquée en criant 'ciseau'. Pourquoi? Le dimanche, on avait été à la messe et là, au moment où on bénit la nourriture, que Jésus bénit, voilà qu’il nous raconte une histoire. Mon idée, moi, de faire la neuvaine était connue de quelques amis. Il y avait Monique, Lise, hein Lise? Il y avait Sœur Lise. Bon, alors, tout était placé, chacun dans son lit là, tout était correct. Et je savais que juste avant la neuvaine commence, qu’on était pour être avec Robert et André, eux dans le petit chalet, pour m'aider à faire les rénovations.

Mais à l’heure du dîner, le Seigneur commence avec son histoire, disant qu’il y avait un enfant qui avait monté dans sa tour et qui regardait tous ceux qu’il devait inviter. Là, le maître vint lui dire : «Ce n’est pas toi qui invites, c’est moi». Alors là, après Jésus, hein, j’ai dit : "Ah! C’est le Seigneur qui va inviter". Et il a invité! Le dimanche même, Jacqueline – où es-tu Jacqueline? – Jacqueline reçoit le matin : "Qu’est-ce que tu avais dans ton cœur le matin?" Moi, j’avais les yeux fermés durant la messe; quand je les ai ouverts, j’ai vu Jacqueline à côté de moi! Elle dit qu’elle avait même refusé un rendez-vous, parce que dans son cœur, il fallait qu’elle vienne à Marie Reine-des-Cœurs. Alors, j’ai reconnu, hein : "Ah! C’est le Seigneur qui l’a invitée". Eh bien, plusieurs personnes sont venues. Et c’est pratiquement tout de cette façon-là, à un certain niveau… Ceux qui sont venus à mon chalet, voulez-vous vous lever? Jacqueline aussi, et il en manque.

Au bout d’un certain temps, on s’est retrouvé seize pour coucher. Alors là, quand ils arrivaient, bien moi, on donne notre place : il se couche à une telle place, un autre change de place, il se couche à une telle place. Alors, on a fait vraiment, pas la chaise musicale, mais le lit musical. On arrive avec de la nourriture, tasse ta nourriture, je place ma nourriture, tasse tes affaires, je pose mes affaires : on s’est organisé. À un moment donné, à la messe, oui, à la messe, on était vingt-cinq, et ce n’est pas grand là! On était bien sages dans notre chaise, on ne pouvait pas trop, trop se promener. Eh bien, on l’a vécu, nous, le refuge. Quand le monde arrivait, il fallait bien qu’on trouve une place pour qu’ils couchent. On n’a pas critiqué, sauf Monique, bien non! Elle a dit que les toilettes sèches puaient! Parce que Monique devait coucher dans le grand lit, mais Monique, son cœur de se donner tellement, a voulu donner sa place. Alors elle s’en est allée dans le petit chalet, mais là, rendue dans le petit chalet, elle a seulement ouvert la porte de la salle de bain et une odeur!!! Alors là, elle est revenue sur ses pas. Mais ceux qui étaient dans le chalet n’ont pas senti ce qu’elle a senti. On voyait que c’était le Saint-Esprit qui l’avait dirigée où lui la voulait.

Nous avons vécu avec les caractères des uns et des autres et on n’a pas perdu un seul cheveu sur notre tête! Lorsque nous sommes revenus, une fois terminé, il y en a qui ont dit qu’ils étaient fatigués. Ah! oui, hein? Eh bien, je n’étais pas fatiguée. Après plusieurs jours à passer d’un lit à un autre, du grenier aux lits jumeaux en bas, puis une fois en haut, d’entendre le bruit dans les lits : on change de bord, on change de l’autre, là je disais : "Merci, Seigneur". Je m’entendais dire : "Merci, Seigneur" avec une joie. J’ai vécu avec cette joie-là tous ces moments. Lorsque je suis revenue, j’ai dit à mes sœurs : "Moi, je serais prête à recommencer demain". Pas eux autres! Alors j’ai réalisé que c’était de la grâce que j’avais reçue. J’ai vécu ça avec beaucoup d’amour, avec de l’abandon, avec de la joie. J’ai trouvé ça tellement l’fun! C’était la Volonté de Dieu. Eh bien, c’est ainsi que nous allons vivre ça. Savez-vous combien de fois j’ai pris ma douche en quinze jours? Une fois. Je ne transpirais pas, non, c’est vrai hein? Bien non!

On a festoyé. Parce que le Seigneur disait : «Lors des repas, vous allez vivre cela dans la joie et vous allez demeurer assis, car vous êtes réunis comme une seule famille». Et chaque repas devenait un festin. N’est-ce pas André? Matin, le midi et le soir. Et on partait sur la montagne à Marie Reine-des-Cœurs. Alors j’ai compris – là, je ne savais pas qu’il était pour me parler de refuges plus tard – mais j’ai compris que les gens qui vont vivre dans les refuges vont connaître la paix, la joie et l’amour. Mais j’ai compris autre chose aussi : il y en a beaucoup qui ne sont pas prêts encore. Mais, tranquillement, on va vivre ensemble comme une seule famille. Pas un seul instant, je n’ai senti que le chalet appartenait plus à moi qu’à eux. C’était leur lieu à eux autant que le mien. Il n’y avait rien en moi, mais rien en moi qui m’attribuait des droits sur eux.

Mais le Saint-Esprit a des droits. Lorsque le Saint-Esprit dit à untel : «Va te coucher là», il faut y aller. Là, Seigneur, il faut? Il dit : «Fais ce que je te dis, c’est moi qui prends soin d’eux». Alors là, moi : "C’est bien, Seigneur". Je ne prenais pas les souffrances des autres sur mes épaules, chacun devait avoir sa responsabilité. Si quelqu’un prenait la responsabilité d’un autre, je ne le prenais pas sur mes épaules, mais je donnais ça à Dieu. Chacun de nous, nous avons appris. C’est comme si quelqu’un faisait profiter à un autre des grâces reçues par Dieu pour accepter telle situation. Le repas qu’on prenait le matin, midi et soir, eh bien, ce repas-là, c’est physique, mais le repas que nous recevions à l’intérieur de nous était constant. C’était une nourriture pour toute la journée et ça nous poursuivait même la nuit.

Alors, c’est ce que nous avons vécu. Oui, chacun de nous on a vécu ce qu’était que de vivre dans un refuge, et croyez-moi, moi j’ai trouvé ça merveilleux. On n’a rien à faire, mais à vivre le présent et s’accomplir dans le présent. Alors, ne nous occupons pas de ce qu’il nous faut, ça rentre tout seul ça. Maintenant, il vient de dire : «Allez manger».