Rencontre d’amour avec l’agir de Dieu à Plantagenet, Ontario,

par son instrument, la Fille du Oui à Jésus.

 

2006-03-11 - A.M.

 

La Fille du Oui à Jésus en le Saint-Esprit : Dieu est avec chacun de nous; il nous apprend à reconnaître l’être que nous sommes; il veut parler en nos cœurs, il veut prendre l’être fragile que nous sommes afin de lui apprendre à redevenir l’être fort qu’il a toujours été; pour cela, il faut connaître l’abandon en Jésus, il faut se donner.

Alors, Jésus a passé par sa Mère pour atteindre nos cœurs fragiles afin d’y déposer des grâces, des grâces qui nous font abandon dans sa Volonté : la Divine Volonté.

Marie a déposé en nous des grâces de la Divine Volonté pour nourrir notre âme parce que Marie écoute le Père, Marie s’incline devant son Fils et Marie obéit à l’Esprit Saint, son Divin Époux; elle nous appelle à être enfants de la Divine Volonté.

Alors, je vais fermer mes yeux et être obéissante, obéissante en vous, afin que nous soyons tous dans cette obéissance.

 

Jésus : Dieu a pris le meilleur de vous-mêmes, il a pris l’enfant que vous êtes; il veut que vous soyez attentifs, attentifs à l’Amour.

Oui, enfants d’amour, soyez attentifs, accordez-moi la première place par votre oui à l’Amour; je respecte qui vous êtes, je respecte aussi tous ceux qui sont en vous.

Je ne puis forcer les enfants rebelles à prononcer leur oui à l’Amour, mais je peux, par votre oui, atteindre leur cœur blessé afin de les nourrir, pour qu’un jour ils puissent comprendre l’Amour, l’Amour qui s’est donné pour eux.

En ce jour béni par mon Père, en ce jour donné à Marie, votre Mère, vous recevez des grâces; ma Mère ne cesse d’intercéder auprès de la Trinité afin que vous obteniez des grâces, afin que vous puissiez comprendre votre place en l’Église, en moi Jésus, son Fils bien-aimé.

Il y a tant d’amour en ma Mère pour vous, il y a tant d’attentions en vous pour ma Mère; lorsque vous acceptez d’être le tout petit enfant que vous êtes, votre cœur s’ouvre à ses élans d’amour, et vous aimez faire plaisir à ma Mère, vous aimez lui donner le meilleur de vous-mêmes pour qu’elle puisse être dans la joie.

Comprendre cela, mes enfants, c’est découvrir que Dieu vous a comblés, vous a comblés de lumière; vous devenez lumière en ces temps de ténèbres, vous êtes la lumière qui brille, vous brillez en l’Église.

Enfants d’amour, comprenez ces paroles, elles sont en vous, elles font partie de vous; vous êtes la parole par moi qui suis la Parole; vous devenez mouvement dans mon mouvement, et vous apprenez à reconnaître que Dieu a fait de vous des êtres intelligents; vous portez en vous ce don d’amour, il vous a été donné ce don avant même que vous soyez en le sein de votre mère; vous êtes les enfants de Dieu.

Dieu est l’Intelligence suprême, il est l’Intelligence; par sa puissance, il a tout créé; tout ce que vous voyez et tout ce que vous ne pouvez voir à cause de votre volonté humaine a été créé par Dieu.

Dieu a fait sortir de lui de l’amour; par son mouvement, il a créé tout ce qui vous était nécessaire afin de découvrir l’amour de Dieu pour chacun de vous; il a fallu que vous receviez l’intelligence de Dieu pour découvrir que vous étiez en cet amour, en ce mouvement d’amour : l’intelligence.

Vous avez pénétré l’intelligence de Dieu; vous avez été enveloppés par l’intelligence de Dieu et tout votre être a ressenti ce mouvement d’amour, ce mouvement qui vous rendait à la ressemblance de Dieu; cela est en vous mais, à cause du péché de la désobéissance, l’intelligence que vous aviez reçue s’est embrouillée; vous n’avez pu comprendre ce mouvement d’amour, la puissance de ce mouvement; par les paroles du Christ, vous savez; par les paroles du Christ, vous entendez, car le Saint-Esprit, l’ultime Intelligence, vous fait entendre.

Le Saint-Esprit est Dieu et Dieu vous fait comprendre cela avec ce que vous pouvez comprendre; Dieu connaît vos limites.

Chacun de vous avez accompli des actions en votre chair; chacun de vous avez entendu et vous avez parlé avec votre chair; vous avez pu communiquer avec vos frères et vos sœurs avec ce que vous étiez; à l’intérieur de vous, vous sortiez des paroles et vous vous accomplissiez avec ce que vous étiez : l’intelligence à la mesure de ce que vous étiez rendus.

Au tout début, Adam et Ève étaient parfaits; leur intelligence était au-dessus de tout, au-dessus de toute création; ils voyaient les mouvements de l’Amour; rien ne leur était inconnu; ils regardaient la nature et ils savaient que la nature vivait, que la nature avait reçu elle aussi une intelligence : une intelligence de se reproduire, de renaître; ils regardaient les créatures inférieures à eux et ils savaient que ces créatures avaient une intelligence pour demeurer et se multiplier.

Adam et Ève aimaient ce qu’ils voyaient, leur intelligence était en harmonie avec ces mouvements; ils rendaient grâce à Dieu, et Dieu les comblait, car leur intelligence ne cessait de croître en l’amour de Dieu; l’intelligence est Dieu, l’intelligence est amour.

Lorsqu’ils ont désobéi, ils ont voulu se prendre pour Dieu, ils ont voulu connaître, par eux-mêmes, ce que Dieu voulait leur donner.

Dieu voulait qu’ils (croissent) encore et encore, sans interruption, mais eux par ce mouvement ont arrêté de croître; par ce mouvement, ils ont perdu l’intelligence pure; leur intelligence est devenue impure; au lieu de croître, ils ont perdu ce mouvement et, petit à petit, ils perdaient, ils se noyaient dans leur embrouillement.

Ils auraient tant voulu retenir, ils ne pouvaient point; ils regardaient ce qu’il y avait autour d’eux et ils ne comprenaient plus pourquoi ce qu’ils voyaient n’était pas dans le mouvement de l’Amour : la mémoire perdait sa pureté.

La chair souffrait de cela, c’était si près de ce qu’ils avaient connu; pourquoi tout cela était dans leur vie? Pourquoi ne pouvaient-ils pas revivre ces moments d’amour? Où était l’intelligence?

Adam et Ève n’avaient plus ce qu’ils avaient eu dès le commencement et, d’année en année, Adam et Ève se sont éloignés de cela; d’année en année, les enfants d’Adam et Ève se sont éloignés de l’intelligence pure; d’année en année, l’intelligence des enfants d’Adam et Ève est devenue si impure qu’ils se sont conduits plus bas que des animaux.

Dieu regardait ces hommes et ces femmes, et Dieu ne reconnaissait plus sa création tant que cela était impur.

Ô homme, qu’as-tu fait de ton intelligence? Pourquoi ne l’as-tu pas nourrie avec mes grâces, mon amour? Pourquoi n’as-tu pas su faire de toi un enfant repentant de ta faute? Tu as avancé et tu as fait des actes contre moi, tu t’es donné un droit en te disant intelligent; ne sais-tu pas que tu ne peux te dire intelligent que si tu es reconnu par Dieu comme étant un enfant obéissant?

C’est moi l’Intelligence, c’est moi qui nourris de mes grâces ton intelligence, afin que tu puisses savourer ma présence, afin que tu puisses reconnaître tous les biens que j’ai déposés entre tes mains; tu as pris ce qui était à moi et tu te l’es approprié en te déclarant maître de mes biens; ton intelligence a fait de toi un être impropre à te considérer comme un enfant.

À l’instant où tu viens au monde, Dieu regarde son œuvre; à cause de ce que tu es devenu, d’année en année, dès les premiers jours tu regardes autour de toi et tu cherches, tu cherches l’Auteur de l’intelligence, et comme tu ne trouves pas, tes yeux se déposent sur les œuvres de Dieu qui n’ont pas la pureté de l’amour de Dieu, de l’intelligence de Dieu.

Tu es donc appelé à grandir dans une intelligence impropre à l’amour de Dieu, mais Dieu regarde, Dieu enveloppe.

Dieu démontre combien à ceux qui sont autour de toi que tu es fragile; Dieu démontre à ceux qui sont autour de toi combien tu es petit, innocent; Dieu démontre à ceux qui sont autour de toi que tu es prêt à ouvrir ton intérieur pour accueillir, et ceux qui sont autour de toi reçoivent des grâces, des grâces pour accueillir l’enfant que tu es, des grâces pour nourrir l’enfant que tu es, des grâces pour combler l’enfant que tu es : il y a mouvement d’amour, il y a donc l’intelligence.

Ô toi qui es si petit, qui viens de naître dans ce monde, tu veux accueillir pour grandir dans l’amour de Dieu, tu as en toi la confiance; cette confiance te porte à regarder et à te nourrir et, lorsque tu es comblé, ton être se développe, ton être apprend, ton être se donne, ton être s’offre, et tu reçois l’amour de Dieu à travers les êtres qui sont autour de toi; ton intelligence comprend que lorsque tu es dans la confiance, tu peux donner, et plus tu donnes, et plus tu reçois.

Mais comme ta souffrance est grande lorsque tu regardes et que tu cherches l’amour : la confiance en toi déjà est blessée; déjà, tu apprends à te fermer; déjà, tu apprends à repousser parce que tu comprends que ce qu’on veut te donner n’est pas amour, tu comprends qu’on ne respecte pas l’être d’amour que tu es.

Si tu comprends cela, ô petit enfant d’amour, c’est parce que tu es près de l’intelligence de Dieu; c’est Dieu qui nourrit ton intelligence, c’est l’Esprit Saint qui te couvre, et tu es devant ce spectacle; oui, spectacle parce que tu ne peux participer avec ces gens qu’en regardant; tu n’as pas encore appris à parler, tu n’as pas encore appris à t’exprimer avec des gestes qu’eux s’expriment.

Tout en toi n’est qu’intérieur, tout en toi n’est qu’innocence, mais l’innocence a sa force en Dieu, a la lumière de Dieu, a la candeur de Dieu, a la simplicité de Dieu, la pureté de Dieu; ton intelligence est telle que tu peux, toi, percevoir la douleur; tu peux comprendre que l’amour est absent.

Les jours qui suivent ces instants embrouillent ton intelligence; les années font de toi un être qui s’embrouille et parce que tu t’embrouilles tu dois te comporter comme eux, eux qui ont perdu cette intelligence que l’enfant de Dieu a.

Enfants d’amour, vous êtes ce petit enfant; à l’intérieur de vous, il y a ce petit être qui est venu au monde; vous êtes l’intelligence de Dieu, cela vous habite, c’est ce que Dieu veut vous faire comprendre.

Lorsqu’on accepte d’être l’enfant de Dieu, on accepte de renaître à nouveau en Jésus, en moi, et là, vous voyez et vous entendez; votre confiance en Dieu ne cesse de croître, votre abandon ne cesse de croître, et Dieu nourrit le petit enfant que vous êtes; et lorsque l’enfant se laisse nourrir, l’âme reçoit les grâces de Dieu et l’intelligence est enveloppée de l’intelligence de Dieu et vous avez soif de vérité, vous avez soif de pureté; il n’y a que la Pureté qui puisse nourrir votre intelligence et je suis la Pureté, je suis la Lumière.

Je suis venu en votre monde pour vous parler de mon Père, Celui qui vous a choisis, Celui qui a tout pouvoir sur tout ce que vous voyez et ne voyez pas; mon Père vous nourrit de ses grâces quotidiennement, mon Père vous prend dans son amour afin de vous faire avancer.

À chaque jour, mes enfants, à chaque instant, mes enfants, je me donne à vous; vous vous laissez nourrir de mon Corps, de mon Sang, afin que tout de vous soit l’enfant de Dieu, le tout petit enfant.

Votre force est en vous; l’intelligence de Dieu est la force et tout cela vous appartient; il faut aller en votre intérieur pour puiser la force de Dieu.

Votre intelligence commence à croître là où vous êtes rendus; lorsque vous demeurez à l’extérieur, votre intelligence ne peut croître, elle se laisse nourrir par la volonté humaine; la volonté humaine ne peut comprendre ce que l’enfant de Dieu comprend; la volonté humaine est une volonté qui doit faire des choix, elle est toujours en combat, entre ce qui est bien et ce qui est mal, et aujourd’hui, mes enfants, vous vivez dans les ténèbres.

L’homme et la femme ne voient rien, n’entendent rien; ce qu’ils perçoivent, c’est ce qu’ils ont accumulé en leur chair; ils se donnent des droits, des droits sur ce qu’ils voient et sur ce qu’ils comprennent.

Mais que voient-ils, que comprennent-ils? Que ce que leur intelligence leur fait connaître, et tout ce qui est humain ne peut nourrir l’âme; l’âme est la vie spirituelle, c’est l’âme qui se nourrit des grâces de Dieu et qui nourrit le corps, la vie, la vie corporelle.

Il y a des hommes et des femmes qui se disent intelligents; oui, l’homme et la femme sont des êtres intelligents par Dieu, que par Dieu, non par eux-mêmes; s’ils se disent intelligents par eux-mêmes, ils sont des vases vides : tout n’est qu’apparence.

Ils ne peuvent donner, car ils n’ont rien à donner, ils ne peuvent que prendre, et lorsqu’ils prennent, ils ne peuvent prendre que ce qui est extérieur, et ils se nourrissent de tout ce qui est extérieur; et parce qu’ils se nourrissent de tout ce qui est extérieur, ils se fanent, ils ne peuvent pas vivre dans l’amour.

La création de Dieu est vivante, la création de Dieu est mouvement d’amour; tout a été créé pour l’amour de Dieu; regardez la nature, elle reconnaît son Créateur; regardez les oiseaux, ils reconnaissent leur Créateur; regardez les animaux, ils reconnaissent leur Créateur; ils se savent inférieurs à l’homme parce que Dieu a voulu que cela soit ainsi; et parce que l’homme ne respecte pas la création, la création ne donne pas ce qu’elle devrait donner, elle souffre à cause du manque d’amour; elle qui doit être au service de l’homme souffre de ne pas lui donner ce que lui attend d’elle; la création de Dieu est en souffrance, parce qu’elle a reçu l’intelligence de Dieu, elle sait qu’elle doit obéir, mais ses maîtres ne sont pas obéissants à Dieu; comment la création peut-elle être obéissante en tout à ce que les hommes attendent d’elle, puisqu’ils ne sont pas obéissants à Dieu, à Celui qui est le Maître?

L’homme, s’il était dans l’intelligence de Dieu, comprendrait cela; il respecterait la création de Dieu, la nature de Dieu, et la nature de Dieu répondrait avec amour, avec joie, à ce qu’elle attend des hommes et ce que les hommes attendent d’elle, mais ce mouvement n’est pas.

Les créatures inférieures à l’homme n’ont pas la douceur qu’ils devraient avoir, n’ont pas l’obéissance qu’ils devraient avoir envers l’homme, parce que l’homme a maltraité les créatures inférieures à lui; il n’a pas respecté, et les créatures inférieures ont dû s’éloigner; leur intelligence leur a fait comprendre que l’homme n’était pas l’ami; les créatures inférieures parce qu’ils sont dans l’intelligence de Dieu se défendent pour la vie.

L’homme, s’il (avait) gardé l’Intelligence de Dieu, aurait compris qu’il se doit d’être respectueux envers les créatures plus petites que lui; l’homme, s’il (avait) conservé son intelligence de Dieu, il aurait été obéissant, il aurait obtenu de ces créatures des services, car ces créatures ont été créées pour servir l’homme, mais l’homme s’est servi de sa force pour obtenir ce qu’il attendait de ces créatures, et l’homme a connu la mort à cause de sa propre violence, à cause de ses manques de respect et de sa désobéissance : l’intelligence de l’homme est contre l’homme.

Aujourd’hui, l’homme et la femme apprennent avec leur intelligence à développer ce qui pourrait soigner leur être malade : ils étudient, ils apprennent, ils développent, ils découvrent, ils prouvent, et l’homme se dit intelligent; il avait tout et, aujourd’hui, il est obligé de bûcher pour obtenir ce qu’il aurait eu avec l’amour de Dieu : la science est l’intelligence de l’homme.

Dieu regarde ses enfants et il voit en ses enfants tant d’orgueil, mais Dieu aime; Dieu est si amour, pour un seul enfant, pour un seul de ses petits enfants, il laisse à ces hommes et à ces femmes l’intelligence afin qu’ils puissent aider le petit enfant qui aura besoin de leurs découvertes : telle est la Volonté de Dieu, et Dieu donne cela à l’homme et l’homme en prend tous les mérites.

Mais l’enfant de Dieu, le tout petit enfant de Dieu comprend; lui sait que s’il est soigné, c’est par Dieu et non pas par l’homme; Dieu passe par l’intérieur et non pas par l’extérieur : tout est en Dieu.

L’enfant reconnaît la puissance de Dieu parce qu’il est dans l’intelligence de Dieu; Dieu ouvre l’esprit aux enfants de Dieu afin qu’ils puissent voir et comprendre, et il ferme l’esprit des orgueilleux afin qu’ils demeurent dans leur aveuglement, dans leur orgueil, jusqu’au jour où Dieu, par sa puissance, les confondra avec ce qu’ils sont.

Dieu est si bon avec chacun de nous, même avec les orgueilleux; Dieu va les couvrir de son amour afin qu’ils puissent se reconnaître enfants de Dieu; Dieu ne limite pas son amour, ils vont savoir qu’ils ont l’intelligence de Dieu en eux et que c’est cette intelligence qui a fait qu’ils ont pu aider leurs frères et leurs sœurs; là est l’intelligence de Dieu, là est l’intelligence de mon Père.

Réjouissez-vous, vous qui voyez et entendez; réjouissez-vous, vous les enfants de la Lumière d’être les témoins de l’intelligence de Dieu, car Dieu témoigne de vous en l’Église; vous devez vous abandonner, vous devez ne pas retenir en vous ce que Dieu dépose en vous; soyez dans la confiance comme le tout petit enfant.

Votre intelligence est au-dessus de tous les orgueilleux; celui qui se dit petit et humble est au-dessus de l’être qui se dit être le plus intelligent de la terre.

Dieu seul est l’Intelligence, Dieu seul a déposé l’intelligence en sa création et en toutes ses créatures, car Dieu est l’Amour et l’Intelligence est l’Amour; se servir de l’intelligence pour l’amour, c’est être au service de Dieu, et l’enfant qui est au service de Dieu, Dieu comble.

Voyez-vous, mes enfants, ce que Dieu fait avec vous? Il vous rend abandon afin que vous soyez au service de vos frères et de vos sœurs; il nourrit l’être que vous êtes, l’enfant que vous êtes, afin de faire croître en vous l’intelligence de Dieu; vous croissez en ces temps où l’homme, lui, a décroisé.

Vous vivez un temps d’amour, un temps de lumière; vous êtes mes enfants de la Lumière, laissez-moi vous nourrir de mon amour.

C’est mon amour qui fait que vous comprenez, c’est mon amour qui vous apprend à vous abandonner, à avoir confiance en Dieu; ne faites pas confiance aux hommes, car les hommes se perdent dans leur orgueil; regardez leur savoir qu’avec les yeux de Dieu et vous comprendrez que Dieu les aime.

Tant qu’ils auront en eux la vie, aimez-les comme moi je les aime; ne vous servez pas de ce que j’ai déposé en vous pour les regarder du haut de votre échafaud, vous êtes les enfants de Dieu, vous êtes si petits.

 

La Fille du oui à Jésus en le Saint-Esprit : On prononce ces paroles dans l’abandon afin que nous puissions découvrir l’être simple que nous sommes; nous sommes faits que de simplicité.

En nous, il y a matière; c’est ce que nous voyons, et c’est ce que nous comprenons; tout ce qui est matière, nous sommes capables de l’analyser, que nous soyons dans la médecine, que nous soyons dans la construction, que nous soyons des professeurs, que nous soyons mères de famille, pères de famille, frères, sœurs.

Tout ce que nous pouvons apprendre nous fait découvrir ce qui a composé la matière; nous le faisons en décortiquant ce que nous voyons.

Lorsque les médecins se servent de médicaments, il a fallu qu’il y ait des personnes qui, en laboratoire, fassent des recherches, et ces recherches sont parties à partir de matières, des molécules : cela est matière, cela s’étudie.

Ils font des expériences avec telle molécule et d’autres molécules, toujours en respectant un procédé, et ils écrivent tout cela; chaque expérience les ramène à d’autres expériences, et ces expériences les ramènent à d’autres expériences, jusqu’au jour où ils découvrent que ce qu’ils recherchaient est devant leurs yeux; alors, tout ce qu’ils ont fait a abouti à découvrir, et lorsqu’ils ont découvert, ils en montrent la preuve, ils font un exposé, une thèse pour démontrer à la science qu’ils ont fait une découverte et, à partir de cette découverte, ils se disent être capables d’aider leur prochain avec cela; tout cela est bon lorsque cela sert le prochain, parce que l’homme et la femme ont été créés pour servir, donner, se donner comme le Christ.

Mais lorsque la science sert l’orgueil, lorsque la science découvre et se sert de cela pour l’argent, cela ne sert pas Dieu; lorsqu’on découvre pour devenir une élite de la société, cela ne sert pas Dieu, mais l’orgueil; mais Dieu regarde ce que l’homme a fait et il ne l’empêche pas, même Dieu donne des lumières parce que Dieu sait que ses enfants, ses petits enfants ont besoin de cela; parce que ses petits enfants ont connu la désobéissance, parce que ses petits enfants souffrent en leur chair, il se sert de cela pour soigner la chair et non pas l’âme.

Dieu est bon, Dieu est paternel et maternel, il aime ses enfants; à travers leur orgueil, leur concupiscence, Dieu regarde l’enfant puisque c’est Dieu qui l’a choisi.

Dieu sait tout, Dieu voit tout; il savait ce que ses enfants étaient pour faire avec leurs connaissances, l’intelligence de Dieu, mais Dieu nourrit de son amour ses enfants.

C’est comme l’enfant de Dieu qui est dans la construction, il a fallu qu’il ait un commencement, qu’il apprenne à découvrir que tout ce qui était manuel le fascinait; il a appris avec des matériaux à créer et, à partir de ses créations, il a découvert sa satisfaction; il pouvait aider ses frères et ses sœurs, et plus il découvrait, plus il créait, plus il développait sa création, car la construction est créative.

À partir de matière, il fait des meubles; à partir de matière, il fait des routes; à partir de matière, il fait des maisons, des édifices, des hôpitaux; à partir de matière, il fait des écoles, et tout est à partir de la matière.

Il a reçu l’intelligence pour créer et cette intelligence a été développée en lui par l’amour de Dieu, mais lorsque l’homme (ou) la femme prend ces connaissances et il s’en sert pour augmenter son portefeuille, cela n’est pas amour, cela ne sert pas les hommes, mais lui-même.

Mais Dieu regarde ses enfants et Dieu n’enlève pas l’intelligence à l’homme et à la femme afin de l’empêcher de construire; Dieu nourrit encore et encore, parce que Dieu voit l’enfant qu’ils sont et il sait qu’à partir de ces créations, des enfants vont en profiter.

Nous avons tous besoin de ces hommes et de ces femmes, car c’est pas tout le monde qui a reçu ce don de construire; on parle de construction, maisons, édifices, hôpitaux, même les routes, c’est de la construction, différente, mais c’est de la construction; nous en avons besoin, mais tout cela doit servir l’homme et la femme.

Nous devons mettre notre intelligence au servir de notre prochain pour donner, donner de nous-mêmes, comme le Fils est venu sur la terre pour se donner.

L’intelligence de l’homme est contre lui-même, il se tue à construire, il n’est même pas capable de s’arrêter lorsque le besoin s’en fait sentir à l’intérieur de lui; s’il a l’intelligence de construire, il devrait avoir l’intelligence d’arrêter de construire pour donner la force à son corps de se reconstruire : tout doit être amour; c’est la même chose pour le professeur et la professeure : nous devons nous donner.

L’être humain apprend, il retient, il aime instruire; à partir de ce qu’il voit, il apprend; à partir de ce qu’il entend, il montre; des hommes et des femmes ont voulu aider les autres à apprendre ce qu’ils connaissaient, ils se sont donnés et des enfants ont appris et, à leur tour, ont pu donner.

L’homme est intelligent, la femme est intelligente et combien plus l’enfant; l’enfant qui, à partir de très jeune, s’installe des heures devant un homme et une femme pour apprendre : il apprend ce qu’il sait déjà; l’enfant a appris à parler; lorsqu’il a appris à parler, il a appris de lui-même en développant ce que Dieu lui avait donné; il était comme un livre dont rien n’était inscrit et il apprenait, il retenait, il étudiait.

Regardez un tout petit enfant : il ne sait même pas marcher, et il regarde; il regarde ce qu’il y a autour de lui, et il apprend; il ne savait pas et, du jour au lendemain, il apprend.

Un jour, des adultes ont regardé ces petits enfants et ont remarqué qu’ils apprenaient, et ils ont écrit cela; mais qui était l’intelligence, celui qui faisait l’action ou celui qui regardait l’action? L’enfant, l’enfant était à l’intelligence pure, il apprenait à partir de son intérieur, voilà l’intelligence de Dieu.

L’enfant qui a voulu plaire à sa mère, à son père, à faire telle et telle action qui était bonne et à imiter telle et telle action qui n’était pas bonne, tout partait de son intérieur; tout lui disait qu’il fallait qu’il écoute maman et papa; il savait faire telle ou telle action, mais lui-même prenait le choix de dire : “Je ne ferai pas cette action parce que cela déplaît à maman, cela déplaît à papa,” parce qu’il voyait, à travers cela, la présence de Dieu : l’Amour.

L’enfant vient au monde en cherchant l’amour, en voulant vivre d’amour et c’est ce qu’il a fait; par obéissance, il a voulu plaire : c’est son intelligence; le parent guidait, mais l’enfant savait; c’est lui qui a choisi, par amour.

Voyez-vous, l’enfant est intelligent à la naissance; l’homme, lui, a remarqué et a écrit; la femme a remarqué et a écrit : cela était bon, alors l’enfant, lui, a accepté d’apprendre.

L’enfant qui s’installe devant les professeurs passe des heures devant les professeurs; c’est lui qui accepte, c’est lui qui accepte de se laisser instruire; dès tout jeune, ce qu’il apprend, c’est à développer ce qui est en lui; nous ne pouvons pas apprendre quelque chose qui ne nous habite pas; tout est à l’intérieur de nous-mêmes.

L’intelligence est à l’intérieur, n’est pas à l’extérieur; ce n’est pas le professeur qui va développer son intelligence, il l’a à l’intérieur; tout ce qu’il va lui montrer, ce (sont) des connaissances; alors là, l’intelligence va accepter cela. Comment se fait-il que la roue a été inventée? Comment se fait-il qu’on a inventé le trou, si ce n’est que l’intelligence le savait? Et il a fait, (ça) s’est accompli, et, à partir de matière, l’homme a commencé à vouloir développer.

Il a fallu qu’il y ait un commencement; aujourd’hui, l’homme se dit évolué, évolué dans ses connaissances; d’autres avant lui étaient dans leur intelligence; ils ont accepté l’intelligence de Dieu comme des tout petits enfants et Dieu a montré.

Dieu a mis en l’enfant tout ce qui lui est nécessaire pour voir et comprendre, comprendre qui il est, d’où il vient, ce qu’il doit faire, pourquoi il doit faire et où il doit aller; tout cela est en l’enfant de Dieu parce que l’enfant de Dieu a été nourri de l’intelligence de Dieu dès le début.

Ce n’est pas nous qui avons inventé le feu, mais nous avons compris, nous avons vu, parce que Dieu nous a fait voir et comprendre que cela était bon d’aller près du feu pour se réchauffer; tout cela est venu de notre intérieur et non pas de notre extérieur.

Aujourd’hui, on apprend des matières à des enfants; ces matières sont montrées d’une telle façon; après plusieurs années, on apprend à des enfants la même matière, mais d’une autre façon, et l’enfant apprend; qui est le plus intelligent : l’enfant ou celui qui montre une telle matière d’une telle façon, et après quelques années, la change pour la montrer d’une autre façon? L’enfant suit, l’enfant emmagasine parce que tout est en lui, et avec ce qui est en lui, il (le) sort.

L’intelligence de Dieu est à l’intérieur de nous, mais nous en faisons ce que nous voulons avec nos choix; c’est l’homme avec ses choix et c’est la femme avec ses choix qui choisis(sent) de montrer à l’enfant telle ou telle matière, à tel et tel degré, à tel et tel âge, et là, (c’est) parti pour en faire des êtres intelligents.

Il ne faut pas confondre intelligence et la connaissance; l’intelligence vient de Dieu, vient de l’amour de Dieu et tout est en nous; les connaissances, c’est ce que nous acceptons, ce sont nos choix, et ces choix doivent servir notre prochain; nous sommes des dons d’amour, nous sommes des enfants de Dieu, nous sommes faits pour donner comme le Christ s’est donné.

Alors, nous devons nous donner avec ce que nous connaissons, mais en faisant confiance en l’intelligence de Dieu, pas à l’intelligence des hommes, parce que l’intelligence des hommes est la même que la nôtre, mais lui ne sait pas que son intelligence est nourrie de l’intelligence de Dieu.

Si nous nous reconnaissons enfants de Dieu, nous devons nous reconnaître dans l’intelligence de Dieu avec nos limites, avec ce que Dieu a déposé en nous pour ce que nous sommes et ce que nous devons faire pour notre prochain : servir notre prochain.

Nous (n’)avons qu’à penser au Frère André; avec son intelligence, aujourd’hui, nous pouvons aller prier Dieu à l’Oratoire Saint Joseph; tout cela parce que cet homme a fait un choix : de servir ses frères et ses sœurs par amour pour Dieu; il n’était pas instruit; sa connaissance était l’amour de Dieu, l’amour du prochain.

Il avait l’intelligence de Dieu et Dieu s’est servi de cet enfant humble, de notre frère, pour nous donner ce lieu d’amour, de prières, et aujourd’hui, ils disent qu’elle fait partie de l’une des sept merveilles du monde; mais, pourtant, cet homme n’avait pas été à l’université, il n’était pas capable; il n’était pas un Docteur de l’Église, il n’en était pas capable, mais l’Église a reconnu en lui l’enfant de Dieu; à travers lui transpirait l’intelligence de Dieu.

Nous (n’)avons seulement qu’à nous arrêter sur Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus; elle s’est dit : “Qu’est-ce que moi j’ai?” Qu’est-ce qu’elle, elle, a apporté d’intelligent à l’Église? Elle n’avait jamais sorti de son couvent, et pourtant elle est devenue Docteur de l’Église, parce que son intelligence était nourrie de Dieu, cela transpirait en elle.

Elle était là avec nous, dans le Corps de Jésus; elle avait compris l’amour, l’amour de Jésus qui se donne, qui nourrit l’Église; tout cela était en elle et non pas à l’extérieur d’elle : c’était l’intelligence de Dieu.

Nous n’avons seulement qu’à penser au curé d’Ars; lui aussi, il a failli ne pas être prêtre, parce qu’il n’avait pas assez d’intelligence pour apprendre, et Dieu s’est servi de cet enfant parce qu’il était enveloppé de l’intelligence de Dieu, de la pureté de Dieu, de la lumière de Dieu; il guérissait, il libérait, il a même redonné la vie; lui savait que rien ne venait de lui, mais tout de Dieu; il se laissait nourrir de l’intelligence de Dieu, il transpirait de cela.

C’est ce que Dieu veut faire de nous, nous les parents, père et mère; nous avons l’intelligence en nous pour élever nos enfants, nous avons l’amour paternel de Dieu et l’amour maternel de Dieu, en chacun de nous, pour élever nos enfants, pour être des exemples pour les enfants de nos frères et de nos sœurs; tout cela est en nous, Dieu l’a déposé en nous.

Pour donner aux enfants de Dieu ce que nous sommes, il faut être enfants de Dieu; comment pouvons-nous donner à ceux qui sont plus intelligents que nous? L’enfant qui vient au monde, son intelligence est plus développée que la nôtre; nous la perdons en vieillissant parce que notre intelligence se nourrit de l’intelligence humaine, (de) tout ce qui est extérieur.

Nous avons besoin de livres : Dr Spock; nous avons besoin d’aller dans ces connaissances; oui, il y a un livre qui nous montre comment élever nos enfants, comment éduquer nos enfants; et mon mari disait toujours quand j’allais dans ce livre : “Tu es comme le Dr Spock, tu veux tout apprendre”; j’apprenais comment éduquer mes enfants avec un livre, alors que tout était en moi.

Tout est en nous, mais nous nous sommes perdus en vieillissant; nous pouvons mettre des enfants au monde, mais nous n’avons aucun diplôme, mais nous nous en créons, c’est nous-mêmes qui allons nous instruire, pourquoi? Parce que nous avons perdu, nous avons perdu la présence de Dieu dans notre vie.

Comment se fait-il que nos arrière-grands-parents éduquaient leurs enfants et ces enfants étaient intelligents, puisque ce sont nos parents? Ils avaient de l’amour, ils avaient de la tendresse; ils nous soignaient quand nous étions malades; on avait des maux d’oreilles, ils savaient quoi faire, eux; aujourd’hui, nous, nous paniquons; tout de suite on va voir les livres, on téléphone un médecin, alors qu’eux (n’)avaient pas le téléphone, (n’)avaient pas des bibliothèques à la maison pour s’instruire et pourtant, nous (ne) sommes pas sourds, nous avons tous nos oreilles.

Nos parents avaient les oreilles, ils n’avaient pas d’handicaps; ils élevaient leurs enfants avec amour, avec attention; ils savaient tout cela à l’intérieur d’eux et pourtant ils avaient des blessures en leur chair, tout comme nous, nous avons des blessures en notre chair, mais ils avaient confiance, eux, ils avaient confiance en Dieu, ils avaient confiance que Dieu était là, qu’il était présent; ils avaient confiance qu’un enfant qui venait au monde était un enfant protégé par Dieu.

Qu’il soit catholique ou pas catholique, ils s’attendrissaient sur tous les enfants du monde; comment cela se fait-il? C’est parce qu’ils avaient en eux l’intelligence de Dieu et ils s’en contentaient.

Aujourd’hui, nous, on se dit intelligents depuis le XXe siècle, parce que les livres nourrissent notre intelligence, mais cela c’est ce que nous, nous pensons; nous (n’)avons seulement qu’à regarder nos enfants : nous les inscrivons à la pré-maternelle dès l’âge de 2 ans ou 3 ans, 4 ans, 5 ans à la maternelle; après, c’est l’école jusqu’à l’université; ça, c’est notre plus grand souhait, à nous, les parents que notre enfant aille à l’université; là, il va être quelqu’un : intelligent.

On a oublié que dès la naissance, notre enfant est intelligent; dès la naissance, notre enfant sait ce qui est bon.

Imaginez-vous, on nourrit notre enfant et lui peut absorber de la nourriture en connaissance de cause; comment cela se fait-il que lui connaît ce qui est amer, ce qui est sucré, ce qui est doux au palais, ce qui est acide, qui le fait frissonner? C’est parce qu’il a l’Intelligence à l’intérieur de lui.

Comment se fait-il qu’il peut regarder nos yeux et savoir si nous sommes fatigués, nerveux, en colère? Seulement qu’à nous regarder, il peut savoir si nous sommes douceur, amour, patients? C’est parce que tout est en lui : c’est l’Intelligence.

Il est beaucoup plus pur que nous; nous, nous regardons et nous (ne) savons même pas qu’aujourd’hui nous sommes de mauvaise humeur, on dit que c’est les autres qui sont de mauvaise humeur, mais pas nous.

Voyez-vous, nous sommes rendus ainsi, nous avons besoin de nous prendre pour des docteurs Spock :

comment pouvons-nous éduquer nos enfants sans être nous-mêmes des docteurs?

Avant les gens étaient simples, avant les gens étaient intelligents, avec ce qu’ils avaient ils pouvaient se débrouiller; nous, aujourd’hui, nous paniquons parce que nous (ne) savons pas comment nous débrouiller; nous (ne) savons pas comment aider notre enfant qui pleure, comment le consoler; nous devenons nerveux, nous doutons de l’amour que nous avons pour notre enfant pour le consoler.

Il se lève la nuit en pleurant et nous, on dit : “Qu’est-ce qui se passe, qu’est-ce qu’il a à pleurer?” Nous allons voir notre enfant et déjà nous transpirons de stress et l’enfant le sait : ça ne le console pas; et nos parents, eux, qui ne connaissaient pas ça, ils se levaient avec patience et allaient voir l’enfant : ils savaient que l’enfant avait besoin d’amour; le papa se levait et allait voir son enfant, seulement sa voix consolait l’enfant, l’enfant le ressentait.

C’est parce qu’aujourd’hui, nous, nous avons emmagasiné en nous tant d’images et de sons; avant de se coucher, nous avons regardé si longtemps la télévision; nous sommes fatigués; nous avons lu des livres et des livres et des livres, et lorsqu’on se réveille en sursaut, ce qui nous revient c’est ce que nous avons vu et appris, et cela nous stresse : “Ah! c’est sûrement un cauchemar qu’il a, c’est à cause de ce qu’il a entendu, qu’il a vu; ah! il est sûrement malade.”

Comment se fait-il que la première pensée n’est pas l’amour? Combien d’enfants se réveillent tout simplement qu’ils crient : “Maman, papa”; ‘amour, amour’ : c’est tout, c’est l’amour!

L’enfant est simple, il est encore dans sa simplicité, mais nous, nous le regardons encore avec nos connaissances; l’enfant est dans son intelligence, lui, il sait quand son besoin d’amour est là, et il le sort.

Nous devons regarder cela avec ce que nous sommes devenus aujourd’hui; nous avons de la difficulté à nous donner à nos enfants; nous sommes des dons d’amour, nous sommes venus sur la terre pour servir, pour se donner; nos enfants sont venus sur la terre pour l’amour, pour se donner.

Lorsqu’ils crient : “Maman, papa” et que nous, nous allons vers eux, nous recevons, nous recevons de l’amour, et eux nous donnent ce qu’ils sont : l’amour; mais nous ne comprenons pas, nous allons vers eux, et nous sentons qu’on est obligé de se donner.

Ça (ne) devient pas un don, nous sentons qu’ils nous manipulent; nous disons : “L’enfant est tellement intelligent qu’il nous manipule”; tout cela est sorti de nous, c’est nous qui disons cela; savez-vous pourquoi nous disons cela? Parce que nous l’avons lu, nous l’avons appris.

Notre intelligence s’est instruite de ce que l’homme a écrit, de ce qu’il a vu; l’homme a vu cela, l’homme a cru connaître et il l’a écrit; il a vu l’extérieur, il a vu la souffrance, il s’est vu lui-même; il a écrit ce que sa chair connaissait; il n’a pas pu écrire ce qu’il ne connaissait pas, il avait oublié, il avait perdu, il avait décroîtré; il n’était plus assez intelligent pour comprendre que l’amour appelle l’amour, que le don attire le don, que Dieu appelle ses enfants à se reconnaître petits enfants.

Alors, Jésus vient de dire : «Maintenant, assez.»  Merci.