Rencontre d’amour avec l’agir de Dieu à Plantagenet, Ontario,

par son instrument, la Fille du Oui à Jésus.

 

2007-05-26  - A.M.

 

♪♪♪ : Viens Esprit Saint, viens en nous…

 

La Fille du Oui à Jésus en le Saint-Esprit : "Viens nous combler, viens faire de nous des sujets d’amour afin que nous puissions nourrir notre chair, notre chair si meurtrie par nos paroles, nos paroles inutiles, nos paroles qui ont fait souffrir nos frères et nos sœurs.

Viens nous envahir, viens descendre sur chacun de nous.

Ô Mère bénie, ton regard est sur nous, tu nous apportes la vie, tu fais de nous des enfants d’amour.

Tu as comblé chaque mouvement, même si ces mouvements nous faisaient souffrir, tu étais toujours là, Mère, pour nous apporter consolation, te pencher sur nous.

On a fait souvent souffrir ton Fils et pas un seul instant tu nous as quittés de ton regard; tu nous as nourris comme tu as nourri ton Fils lorsqu’il avait faim; tu nous as bercés comme tu as bercé ton Enfant; tu nous as montré comment demander, toi qui étais toujours à l’écoute de ton Enfant.

Tu viens aujourd’hui, Mère, nous accompagner.

Oui, tu es là, tu es là près de nous parce que nous avons besoin de toi.

Tu as tant de fois prié pour nous qui sommes pécheurs; tu connais chacune de nos faiblesses devant le péché.

Ô Mère d’amour, rien ne t’est inconnu, car à l’instant où l’Ange t’annonça que tu étais choisie pour être la Mère du Messie, tout devenait pour toi lumière; tu as pénétré dans cette lumière et tu as prononcé ton Fiat.

Oh! mouvement d’amour qui a pénétré en toi, mouvement qui t’a rendu Mère, lumière qui jaillit en toi accueillit l’Enfant, l’Enfant-Dieu.

Tout ton être était dans l’éblouissement, car le Saint-Esprit avait pénétré ton intérieur dont aucun être humain ne pourra en comprendre la grandeur.

Qui peut comprendre ce qu’est être Mère du Fils de Dieu? Personne.

Ce mouvement ne s’est jamais retiré de toi, car ce que le Saint-Esprit accorde, il l’accorde pour l’éternité.

Tu nous ouvres une porte, Mère, et nous acceptons d’entrer pour en connaître la valeur.

Ce que nous sommes aujourd’hui, ô Mère très tendre, ce sont nos mouvements que nous avons accepté de laisser entrer en nous; ce qui est en nous n’a pas eu la valeur de ce que Dieu voulait nous accorder.

Regarde-nous aujourd’hui, Mère, nous sommes là tous réunis pour entendre la puissance du Saint-Esprit, pour se laisser envelopper de son mouvement d’amour, pour être sous son influence afin que chacun reçoive, reçoive la grâce d’être en présence même de la Volonté de Dieu.

Tout est là prêt pour nous nourrir, nous prendre, pour nous guérir, nous libérer.

Reste avec nous, Mère, notre oui est entre tes mains.

Ce qui se passe en ce moment même est voulu de Dieu; rien ne peut venir de nous, car tout mouvement qui nous fait comprendre, qui nous fait avancer, est de Dieu.

Ô Dieu tout-puissant, prends-nous, guéris-nous, transforme-nous, instruis-nous; la valeur de tes enseignements est une valeur inépuisable dans laquelle nous acceptons de plonger.

Que la grâce qui nous est accordée soit, pour nous et pour tous ceux que nous portons en nous, mouvement, mouvement dans le Fiat même de Marie."

Chacun de nous nous recevons, chacun de nous nous portons l’amour, chacun de nous (nous) voulons accorder toute la place au Saint-Esprit, car qui peut résister au Saint-Esprit? Il y en a beaucoup.

Tous les enfants de Dieu ont résisté au Saint-Esprit, même les apôtres ont résisté à un moment donné au Saint-Esprit alors qu’ils le connaissaient.

Souvenez-vous de Pierre! Pierre, le premier Pape, a résisté au Saint-Esprit lorsqu’il était parmi les siens et (qu'il) n’osait pas dire qu’il appuyait les païens, les Gentils, et Paul est venu auprès de lui, il lui a reproché cela, et Pierre a compris, a compris qu’il avait résisté à la puissance du Saint-Esprit.

Car, au plus profond de lui, Pierre savait, il savait que sa conduite n’était pas amour; il se faufilait, mais lorsqu’il a vu, Pierre, tout a remonté et il a dit oui; oui il se reconnaissait être en dehors du mouvement du Saint-Esprit.

Voyez-vous, si Pierre après avoir été envahi du Saint-Esprit, après avoir été dans le mouvement de la Pentecôte, a résisté à cela, combien nous, qui sommes deux mille quelques années après, résistons-nous!

Nous ne cessons de résister au Saint-Esprit : nous repoussons la mouvance du Saint-Esprit.

Lorsque la mouvance se fait sentir à l’intérieur de nous, nous disons : "Oh! c’est mon imagination, ça vient de moi".

Qu’est-ce qui vient de nous? Qui peut dire qu’une bonne parole vient de lui? Qui peut dire qu’une action fait(e) d’amour vient de lui? Personne, mais nous le disons tous.

Nous disons : "Oui cela vient de moi, oui j’ai fait ci, j’ai fait cela"; tout cela devient une possession; nous possédons les dons du Saint-Esprit et nous en faisons notre affaire, nous nous manipulons nous-mêmes.

Il n’y a que le oui qui nous appartient, le oui enveloppé du Oui de Jésus qui devient pour nous présent, qui devient pour nous un oui qui nous fait connaître ce que nous devons faire.

Tout est du Saint-Esprit, tout est de la mouvance du Saint-Esprit, tout ce que nous sommes de bon est du Saint-Esprit : nous le comprenons, nous le vivons, car Dieu Est; Dieu est en nous, Dieu est notre vie, Dieu est notre présence.

Aujourd’hui, nous avançons sur cette terre comme des êtres possesseurs; nous possédons notre propre oui : nous le contrôlons, nous l’amenons où nous voulons, nous le faisons taire, nous le rendons malade, nous le paralysons, parce que nous avons notre moi.

Souvenez-vous, hier, le Saint-Esprit nous a prévenus qu’il était pour nous parler de notre moi, ce moi qui s’est affiché devant nous, ce moi qui a fait de nous des êtres qui pren(nent) ce qui est à Dieu et nous l’utilisons; nous utilisons ce que le Saint-Esprit nous a donné.

Pouvons-nous utiliser ce que le Saint-Esprit nous a donné? Non, il n’y a que le Verbe qui nous fait agir, c’est le oui qui est à nous.

Si, ce matin, nous avons ouvert les yeux, eh bien, à qui sont ces yeux, si ce n’est qu’ils sont à Dieu? Qui a fait le mouvement d’ouvrir les yeux? C’est la grâce de la vie.

Voyez-vous, on dit : "J’ai ma volonté, c’est moi qui ouvre les yeux"; il y a le moi, moi conscient, moi qui décide, moi qui sait que je suis là, le moi de tous les jours, le moi qui est dans son passé et le moi qui veut être dans son futur : tout cela est en nous.

Qui a fait que nous connaissons ce moi et que nous le contrôlons? Qui a fait que nous apprenons à être individuel avec notre moi? Je, me, moi : je me noie.

Je suis ce que je veux être, je suis ce que je suis, je fais ce qui est en moi, je m’accomplis dans ce qui est pour moi : tout est mouvement qui m’apprend à me connaître, à me satisfaire, à me donner, à m’offrir, à être un petit moi dans ma vie.

Je veux te donner ma vie, Dieu, je veux te connaître, je veux être tout pour toi : moi je sais comment, moi j’ai appris, moi je suis devant toi, moi il est, moi il a été et moi il sera.

Moi qui est ce que je suis : je réalise; je réalise que je suis quelqu’un; je réalise que je vis avec les autres; je réalise que les autres peuvent m’atteindre; je réalise que je peux refuser un ami, un frère et une sœur; je réalise que je peux les aider; je réalise qu’il y a en moi tout ce qui m’est nécessaire pour pouvoir fonctionner avec les autres.

Moi, toujours ce moi, ce moi qui est dans ma vie quotidienne : c’est mon présent, je le connais.

Tout devient quelque chose de concret dans ma vie, tout devient pour moi réalité : je "suis" conscient que je suis là avec vous autres; je "suis" conscient à un moment que je vais être fatigué; je "suis" conscient que : "oh! il faut que j’aille manger"; je "suis" conscient que j’ai besoin de m’asseoir, de marcher, de me dégourdir; je "suis" conscient que ce qui est de moi peut m’aider dans mon présent et peut me faire réaliser des projets.

Le moi est dans ma vie, je me souviens, tout est là, je contrôle : mes mouvements c’est moi qui les fais, les mouvements que je ne veux pas faire, c’est moi qui les interdis.

Tout devient un moi dans notre vie, un moi si cher à nos pensées : on s’attache à ce moi, on le cultive.

Il devient quelque chose qui pénètre en nous : un moi qui savoure ce qu’il a été, un moi qui retient, retient tout ce qui a fait de moi un moi.

Alors, lorsque je vis, il y a un moi qui se souvient; lorsque j’avance, il y a un moi qui m’amène à découvrir; lorsque je contemple, le moi est agissant, car le moi est présent dans ma vie, il est dans ce que je suis : un moi qui vit l’inconscient.

Tout ce qui est en moi est moi-même, tout ce qui fait partie de ma vie et qui me fait connaître telle et telle chose, qui me fait ressentir telle et telle chose, est présent dans ma vie sans que j’aie à décider si je dois faire telle ou telle chose : l’inconscient me fait vivre, l’inconscient fait partie de mon moi conscient.

Le moi conscient est le bonjour de chaque jour, est le silence de chaque jour, est la fin de chaque jour, est le repos du jour, est le sommeil de la nuit.

Là vient le moi inconscient : il prend en charge le conscient; il fait connaître à mon être, mon moi, ce qu’il y a en le moi : ce qui a fait que je pleure, ce qui fait que je ris, ce qui fait que j’accepte, ce qui fait que je fais : je m’accomplis dans des projets, ce qui fait que j’ai peur, ce qui fait que tout devient difficile, impossible pour moi : mes blocages.

Le moi inconscient devient tellement présent dans ma vie qu'il me bloque ou qu'il m’ouvre, qu'il m’arrête ou qu'il me pousse; tout cela est en ce que je suis, en ce que nous sommes.

Il y a aussi ce qui est encore plus profond, ce qui est là sans que moi je l’aie voulu : ce qui influence mon moi conscient et ce qui influence mon moi inconscient; (ce) qui fait que je suis incapable, dans mon moi conscient et dans mon moi inconscient, de contrôler; ce qui contrôle ma vie, une vie qui m’est accordée, une vie qui doit être en présence même de tous mes frères et de mes sœurs, une vie qui me fait réaliser que je suis dans quelque chose qui me fait bouger, quelque chose qui m’amène à être dans un mouvement, un mouvement qui s’ouvre dans ma vie : le subconscient.

Le subconscient, c’est un mouvement qu’on ne peut toucher, c’est un mouvement qu’on ne peut connaître, c’est un mouvement qui fait partie de l’être, c’est un mouvement qui est, pour l’humain, un tout.

Le subconscient n’est pas matière, le subconscient ne peut être touché, manipulé par mon moi qui est conscient ou mon moi qui est inconscient; mais le subconscient semble entourer le moi qui est conscient et inconscient.

Comment faire du nettoyage avec tout cela? Il n’y a que Dieu qui puisse le faire, mais on a essayé de le faire pour nous.

Aujourd’hui, on est aux prises avec ceux qui ont cru connaître la réponse à ces mouvements : celui qui nous a appris que nous étions des enfants souffrants, que nous avions été privés de ce qui nous était nécessaire; celui qui nous a appris que nous étions sexuellement dans un mouvement qui nous a été défendu, dans un mouvement incompris de l’humain; tout cela c’est dans notre vie.

Satan nous a bien instruits, Satan nous a amenés là où nous sommes aujourd’hui; il nous a fait goûter à son piège : être dieux dans le dieu pour son dieu.

Souvenez-vous que Satan a tenté Ève; il lui a dit qu’il serait bon de connaître afin d’être pour Dieu un mouvement d’amour, un mouvement de connaissance : pouvoir parler avec Dieu.

Avec ce qu’elle connaissait, et elle s’est laissé prendre au piège de Satan, elle a voulu connaître par elle-même des connaissances; elle (ne) voulait pas être Dieu, mais elle voulait s’approcher de Dieu, parler avec Dieu, discuter avec Dieu, et elle voulait être ce qu’elle ne voulait pas être.

Ève a goûté à son moi, parce qu’à l’instant où Satan a approché Ève, il l'a approchée avec ce qu’il était : un orgueilleux.

L’orgueil était lui-même : il se regardait et il s’admirait; il portait tout à lui-même, il n’avait plus besoin de Dieu; il avait refusé, il avait refusé d’adorer le Fils de Dieu, il avait refusé de tout accepter de Dieu.

Il était un esprit parfait en la Lumière, par la Lumière, pour la Lumière, et la lumière était sur cet ange; tout (n')était que beauté, mais à l’instant où il a refusé, son regard s’est porté vers lui et tout ce qui était autour de lui était attiré à lui.

Voilà pourquoi, lorsqu’il a approché Ève, il a apporté avec lui ce mouvement et Ève a senti cette attirance.

Au lieu d’avoir repoussé cette attirance, elle est demeurée dans cette attirance, et parce qu’elle est, en un seul instant, demeurée dans cette attirance, son être a faibli, a écouté : a écouté des paroles mielleuses, a écouté des paroles mensongères, des paroles trompeuses, et elle s’est regardée : "Ce serait bon de parler à Dieu égal à égal"; le moi, le moi se faisait connaître à Ève.

Elle est partie avec son moi vers Adam pour parler de ce qu’elle ressentait, et lorsqu’elle est partie, il y avait autour d’elle ce mouvement, et c’est avec ce mouvement qu’elle est partie voir Adam; elle n’était pas consciente de ce qu'(il y) avait autour d’elle : tout cela était ce qu’elle était devenue.

Inconsciente du danger qu’elle apportait à Adam, Adam a regardé : Adam a regardé son être, et lorsqu’il regardé son être, il n’a pas reconnu Dieu, parce que lorsqu’il regardait Ève il voyait Dieu, il voyait ce qu’il était lui-même devant Dieu, mais il n’a pas su reconnaître le moi de Ève, un moi qui emmène tout vers l’être, un moi qui veut être satisfait, qui veut contrôler.

Il n’a pas été vers Dieu, c’est comme s’il avait été séduit, séduit par ce qu’il ne connaissait pas, et pourtant Adam avait tout reçu de Dieu.

Comment se fait-il qu’Adam ait succombé à cette attirance, à cette tentation? C’est comme si le moi d’Ève avait frappé Adam, et Adam s’est laissé pénétrer; il n’était pas en Adam, ça venait de l’extérieur pour pénétrer en Adam.

Il n’avait qu’à dire : "Non, tout pour Dieu. Qui est comme Dieu? Il n’y a qu’un seul Dieu, te prends-tu pour Dieu? Vais-je donc me prendre pour Dieu?" Mais aucune de ces paroles n’a jailli d’Adam, aucune, et Adam s’est laissé tenter; il s’est laissé tenter par le moi.

Mais à qui est donc ce moi? À qui est donc ce pouvoir si ce n’est qu’à Satan? Le moi n’a jamais appartenu à Ève, car ce qui appartenait à Ève c’est le oui.

Et à l’instant où elle a laissé pénétrer ce moi qui est de Satan, là elle a avancé vers Adam pour qu’il puisse prononcer lui aussi ce oui à la tentation, ce non à Dieu.

Là, à cet instant, un non se faisait connaître, la volonté humaine venait de se faire connaître en ces deux enfants : le oui et le non.

Tout devenait pour eux un mouvement, un mouvement qui apparaissait, qui se faisait connaître; ils pénétraient dans ce mouvement, et ils ont eu le regard vers Dieu, car ils ont reconnu qu’ils avaient désobéi à Dieu : ils connaissaient la désobéissance; ils n’ont point voulu se montrer avec la désobéissance.

Dieu a été vers eux, car ils avaient honte, ils regrettaient; ils avaient touché au mal, et ce mal leur avait ouvert une porte : la volonté humaine.

En chacun de nous, nous avons eu connaissance de ce moi : en chacun de nous.

Tous nous avons connu ce mouvement car, dorénavant, tous les enfants qui devaient venir au monde devaient passer par la porte, la porte qu’Adam et Ève avaient connue.

C’est comme si, par notre naissance, par la désobéissance, nous passions à travers cette porte pour venir sur la terre, pour venir respirer l’air de ce monde.

Comprenons que le moi s’est fait goûter à notre chair, le moi s’est fait connaître à notre chair, le moi est devenu pour nous un danger.

Adam et Ève ont vécu sur la terre des centaines, des centaines, des centaines d’années sans vouloir de ce moi; ils n’ont pas connu d’autres péchés; ils ont espéré, ils ont eu foi en ce que Dieu leur avait promis : le Sauveur, et Dieu les enveloppait de son amour, et ils étaient amour; ils ne voulaient être que ce que Dieu voulait qu’ils soient.

Tout cela aussi nous l’avons en nous : nous avons l’espérance, nous avons la foi, nous avons l’amour; tout ce qui est en nous fait partie de notre chair et notre chair se souvient de tout cela, c’est ce qui nous fait avancer.

Peut-on comparer ces connaissances avec notre conscient, notre inconscient et notre subconscient? Comment se fait-il que nous connaissions ces mouvements? Qui nous a appris à vouloir connaître cela?

Satan s’est servi des enfants de Dieu pour nous approcher, Satan s’est servi aussi des enfants qu’il avait manipulés pour nous amener à croire, à croire en ses mensonges, en ses tromperies : il est faux de croire que nous souffrons à cause de ce qui est dans nos souvenirs.

Qui peut se souvenir d’où vien(nent) nos souffrances si ce n’est Dieu, pas les êtres humains?

Aucun être humain ne peut dire : "Je commets un tel péché à cause de. Je succombe toujours à ce péché à cause de ce que j’ai accepté dans ma vie et qui est dans mon moi"; cela serait comme laisser à découvrir notre vie à tous ceux qui veulent s’en servir, cela serait mettre notre vie entre les mains de la volonté humaine.

Mettre notre vie entre les mains de la volonté humaine, c’est se mettre en danger de mort éternelle, car la volonté humaine est blessée, la volonté humaine a été trahie, la volonté humaine a été entre les mains de Satan.

Parce que la première fois qu’un(e) enfant de Dieu a dit oui à Satan, c’est parce qu’elle a été incapable d’être obéissant(e) à Dieu qui ne voulait pas qu’elle connaisse la volonté humaine, car Dieu savait, Dieu savait le danger; Dieu leur avait dit qu’il y aurait un danger si grand que ça leur apporterait la mort.

Alors, lorsque nous mettons notre vie entre les mains de la volonté humaine, ce mouvement qui nous a été connu par Dieu est présent dans notre vie.

Cela n’a pas changé; depuis Adam et Ève, cela est toujours présent dans notre vie.

Aujourd’hui, nous vivons avec notre moi et nous supplions Dieu de nous faire connaître ce que nous sommes : enfants de Dieu, enfants de la Divine Volonté; nous supplions Dieu : "Viens arracher ce moi qui me fait tant souffrir".

Mais peu, très peu ne sont pas conscients de ce qu’ils font, pourquoi? Parce que nous sommes dans notre volonté humaine et la volonté humaine a laissé toute la place au moi : la volonté humaine a laissé toute la place à Satan.

Autour de nous vit Satan, autour de nous est sa présence; il a fait des enfants de Dieu des enfants si souffrants, incapables d’accepter la puissance du Saint-Esprit, voilà pourquoi nous repoussons tant la mouvance du Saint-Esprit qui est sur nous et qui nous habite.

En nous est la présence même du Saint-Esprit, et là où il y a le Saint-Esprit, il y a la puissance de Dieu, la force de Dieu.

Tout est en nous, mais à cause de notre moi, nous sommes incapables de vivre ce que Maman Marie vit et vivra éternellement.

Car à l’instant où Maman Marie a prononcé son Fiat, un mouvement s’est fait connaître en le sein même de Marie : la présence du Sauveur, la présence du Rédempteur.

Le Saint-Esprit a envahi Marie, le Saint-Esprit a fait comprendre à Marie qu’elle était la Mère de Dieu le Fils, qu’elle était la Mère de tous les enfants, du premier jusqu’au dernier, et Marie a avancé sur la terre avec tous ses frères et ses sœurs comme une Mère.

Elle a gardé son humilité, elle a fait fleurir ses vertus reçues par Dieu, et les grâces qu’elle avait reçues, les grâces qu’elle a reçues et les grâces qu’elle recevait sans cesse et sans cesse étaient dans sa vie.

Tout n’était que pour Dieu, car elle savait que Dieu la comblait; elle était à l’écoute de Dieu sans cesse et sans cesse; cette force qu’elle a reçue, elle l’a reçue de Dieu et non pas d’elle.

Lorsqu’elle a reçu le Sauveur, croyez-vous qu’elle ne savait pas que le Sauveur était pour tout prendre? Car elle était instruit(e) de l’Amour : l’Amour l’instruisait.

Elle savait que le Fils de Dieu était pour tout prendre, elle connaissait ce qui était pour être dans sa vie, par Dieu : rien par elle-même, absolument rien.

Elle est demeurée à sa place, elle a médité, et l’Amour l’instruisait, l’instruisait, l’instruisait sans cesse et sans cesse; elle donnait toute la place à la puissance du Saint-Esprit qui lui accordait ses faveurs sans cesse et sans cesse.

Elle a passé là où aucun de nous ne passera : par la Passion du Christ comme Co-Rédemptrice; aucun de nous ne vivra cela.

Parce qu’à l’intérieur d’elle était ce mouvement d’amour, car à l’instant où elle a prononcé son Fiat, le Saint-Esprit a pénétré la Vie de Dieu : la Vie de Dieu est entrée en elle et elle fut associée à la Trinité.

Comment pouvons-nous comprendre tout cela et comment Marie, qui est humaine tout comme nous, a-t-elle pu comprendre tout cela? C’est par Dieu, que par Dieu.

Le Saint-Esprit l’envahissait, le Saint-Esprit l’habitait, elle était tout enveloppée de l’amour de Dieu; rien ne lui était inconnu de ce que Dieu voulait lui faire connaître; elle acceptait tout, elle ne refusait rien, elle était grand ouverte aux grâces du Ciel.

Comment se fait-il que nous, nous qui avons été présents en le sein même de Marie par le Fils, n’avons-nous pas goûté à cela? À cause du moi parce que le moi se faisait connaître.

Le moi se faisait sentir en le sein même de Marie, comme Maman Marie souffrait! Comme Maman Marie acceptait! Comme Maman Marie nous consolait!

Parce que dès l’instant qu’elle a ressenti les moi de tous les enfants de Dieu, Marie a commencé à nous consoler, à nous consoler avec les grâces qu’elle recevait de Dieu.

Elle ne pouvait pas nous consoler, Marie, avec sa volonté humaine : elle n’en voulait pas de sa volonté humaine, elle l’avait donnée à Dieu, elle était enfant de la Divine Volonté, elle était comblée par la Divine Volonté.

La Divine Volonté lui faisait vivre en son sein ce que les enfants vivaient : elle était la Mère de la douleur, elle acceptait tout sans condition.

Parce que le Fils était en son sein, elle ressentait tout, elle était associée.

Tout n’était qu’amour en Marie, en notre Maman d’amour et, aujourd’hui, elle se tient présent(e) auprès de nous parce qu’elle a gagné sa place; c’est par la Trinité que Maman Marie est auprès de nous, pas par sa volonté, par la Divine Volonté.

Elle se tient en ce moment même avec nous, auprès de nous, afin que nous (ne) nous écrasions pas en découvrant ce que nous avons en nous : nous avons en nous le péché de l’orgueil dans notre chair.

Pour la plupart, ici, nous avons accepté le baptême; pour la plupart, ici, nous avons été envahis par la puissance du Saint-Esprit; nous avons reçu les dons du Saint-Esprit, mais notre moi nous empêche de goûter à tout cela, notre moi fait une barrière.

Combien d’entre nous (nous) ressentons la mouvance du Saint-Esprit et nous résistons? Combien d’entre nous (nous) disons ne pas tomber dans le repos de l’Esprit? Comment se fait-il que nous (ne) tombions pas dans le repos de l’Esprit, si ce n’est que nous résistons à ce mouvement à cause du moi qui nous habite? Notre chair est tapissée de ce moi.

Tous les péchés ont pénétré à cause de ce moi; aucun péché n’aurait pu être en nous si on n'a(vait) pas connu le moi : aucun, nous aurions été enfants de la Divine Volonté.

Aucun orgueil ne se serait fait connaître en nous-mêmes, tout aurait été pour Dieu, car Dieu aurait tout pris, tout envahi; Dieu aurait été notre souffle, notre regard, notre écoute, nos paroles, notre cœur, nos mouvements : tout aurait été ainsi dans notre vie.

Dieu le Fils est venu sur la terre pour nous faire avancer : là où nous devions être.

Dans l’éternité vint un mouvement, et ce mouvement s’est fait connaître et a pris tous les enfants du moi, et par sa toute-puissance a fait descendre le Saint-Esprit, et à cet instant nous avons été reconnus comme étant enfants de la Divine Volonté, car Jésus a fait ce mouvement pour nous, a vécu ce mouvement pour nous : le baptême.

Souvenez-vous la colombe, le Saint-Esprit! Souvenez-vous des paroles : «Voici mon Fils bien-aimé en qui j’ai mis toutes mes complaisances»; Dieu le Père témoignait qu’il nous choisissait comme enfants de la Divine Volonté, car Dieu savait qu’il était son Enfant, Dieu le Fils savait qu’il était l’Enfant de Dieu le Père, avait-il besoin d’entendre ces paroles? Avait-il besoin qu’on entende, qu’on voie, qu’on soit témoins pour lui-même? Il était Dieu, il était le Tout.

Tout ce qui est de Dieu le Père était en Dieu le Fils, et Dieu le Fils était en le Père; pas un instant ils ne se séparaient : le Tout était en le Tout.

Mais, pour nous, pour nous témoigner son amour, Dieu le Père témoignait son amour par le Fils : «Je vous aime, je vous veux à moi; venez, mes enfants, tout ce qui est à moi, je veux vous l’accorder; passez par mon Fils, entrez en sa Vie, pénétrez par la puissance du Saint-Esprit en Dieu.»

Nous, nous avons pénétré en Dieu à l’instant où nous avons été baptisés et nous avons apporté tous nos frères et nos sœurs, car à l’instant où tous ceux qui ont suivi Jésus ont été baptisés, ils prononçaient un oui, un oui d’enfant, un oui qui accepte : "Oui Père, oui Abba, nous voici".

Ils suivaient les pas du Christ, et ils s’accomplissaient comme Dieu le Père le voulait, tous leurs mouvements étaient voulus de Dieu; mais ils n’ont pas compris, ils n’ont pu voir réaliser tout cela, pourquoi? Parce qu’ils n’avaient pas encore, en leur chair, goûté à la puissance du Saint-Esprit.

Nous, nous avons goûté à cela, car à l’instant où les apôtres réunis ont reçu la puissance du Saint-Esprit, nous étions en eux.

Si, aujourd’hui même, nous comprenons cela, que nous comprenons que Dieu nous aime, que nous comprenons que nous sommes enfants de Dieu, c’est que nous avons reçu le Saint-Esprit.

Si nos parents, nos arrière-grands-parents ont compris cela, n’est-ce parce qu’ils étaient sous la mouvance du Saint-Esprit? Comment auraient-ils pu comprendre qu’ils étaient enfants de Dieu et que Dieu les voulait dans son Royaume? Comment pouvaient-ils comprendre que lorsqu’ils commettaient un péché ils se privaient de grâces, et que s’ils mouraient ils risquaient d’aller en enfer : la mort éternelle? Comment ça se fait qu’ils comprenaient tout cela alors que les apôtres, eux autres, ne l’avaient pas compris?

Ils voulaient bien comprendre parce qu’ils voyaient devant eux un homme, un homme qui avait des paroles d’amour pour eux, un homme qui marchait avec eux et qui leur montrait comment bien se conduire envers les uns et les autres, un homme qui leur parlait de pardon, un homme qui était avec eux, qui mangeait avec eux, qui dormait avec eux, et qui faisait des miracles, qui guérissait en disant : «Tes péchés te sont pardonnés», et la personne marchait, la personne guérissait.

Qui était cet homme? Il devait être plus grand qu’un prophète parce que tous les prophètes n’avaient jamais été comme ça. Tous ceux qui avaient été connus avant eux n’avaient pas agi comme lui; aucun n’avait pu pardonner et guérir, libérer, à la suite de ce mouvement.

Pourquoi lui le faisait-il? Comment se fait-il qu’eux, qui voyageaient avec cet homme, ne pouvaient-ils pas comprendre en un instant qu’il était le Fils de Dieu? C’est par les paroles de Dieu, c’est par le témoignage de Dieu le Père, car il était Témoin, il était le Témoin de Dieu.

Dieu témoignait de sa présence par le Fils, Dieu témoignait de son amour par le Fils; tout était un mouvement d’amour pour eux.

Pierre avait prononcé des paroles, il avait eu un mouvement qui (était) sorti de lui, car lorsque Jésus leur a demandé : «Pour vous, qui suis-je?», tout le monde avait arrêté, personne (ne) pouvait parler, car ce qui sortait d’eux-mêmes ne semblait pas correspondre à ce qu’ils avaient été témoins : "On dit que tu es Jean le Baptiste", alors qu’il était décédé.

Serait-ce qu’ils croyaient à la réincarnation? Et pourtant, ils disaient 'on dit', ce qui faisait que leur moi n’était pas présent; il y en a qui disaient : "On dit que tu es prophète", mais eux ne pouvaient pas répondre avec leur être, car il y avait quelque chose qui ne correspondait pas avec ce qu’ils voyaient.

Mais Pierre, Pierre a répondu : "Tu es le Fils de Dieu", et Jésus a dit : «Ce n’est pas toi qui l’as dit».

Mais comment se fait-il que Pierre n’(ait) pas saisi cette puissance qui sortait de lui, puisqu’il n’a pas été capable d’être fidèle à ce qu’il venait de dire? Car il a été celui qui a trahi Jésus par trois fois, celui qui a été choisi pour faire sortir sa souffrance : "J’ai peur, je suis incapable de me maintenir dans ce que j’ai vu lorsque j’ai été témoin; qui va me délivrer de cette douleur?"

Pierre a crié trois fois sa douleur, trois fois Pierre n’a pu reconnaître qu’il était choisi de Dieu le Père, choisi de Dieu le Fils, choisi de l’Esprit Saint pour être celui qui devait nous guider, qui devait prendre la parole, qui devait fortifier son Église : le Saint-Esprit devait venir, le Saint-Esprit devait l’envahir afin qu’il puisse comprendre.

Aujourd’hui, nous, nous comprenons, nous comprenons lorsque nous agissons mal, nous comprenons que nous devons aller vers la confession, nous comprenons que nous devons nous regarder comme étant pécheurs sauvés par le Christ.

Mais si nous comprenons tous ces mouvements, c’est parce que c’est le Saint-Esprit qui nous le fait comprendre.

Si nous sommes dans le mouvement de l’amour de Dieu, le mouvement de l’amour de Dieu nous habite, il est en nous, il fait partie de notre vie.

Mais comment se fait-il que nous soyons incapables de saisir tout cela? C’est parce que nous avons plongé dans ce moi, dans ce moi qui est contre nous.

Nos parents, nos grands-parents, eux s’en sortaient; ils tombaient, ils s’en sortaient, ils tombaient, ils s’en sortaient, parce qu’ils avaient moins connaissance de ce moi, il était là présent dans leur vie, mais ils étaient comme innocents, comme des bêtes qu’on envoie à l’abattoir, des bêtes qui se laissent tondre, des bêtes qui se laissent marquer comme ayant un propriétaire.

Mais nous, qu’est-ce qu’il y a de différent depuis quelques années? C’est que, avant les années 1900, un peu avant, il y eut un mouvement, un grand mouvement qui est venu envahir la terre et ce mouvement est sorti des ténèbres, et ce mouvement a été autour des enfants de Dieu : ce mouvement, c’est la nuit des ténèbres.

Satan a fait sortir tous les démons, tous les démons; Satan a été jusqu’à nous faire entendre des entités, Satan a été jusqu’à nous faire connaître ceux qui ont accepté d’être ses esclaves; cela, Maman Marie nous avait prévenus.

Maman Marie, à cet instant, nous avait gagné des grâces; à cet instant, Maman Marie ouvrait son Cœur afin d’accueillir tous nos cœurs, afin que nous soyons protégés contre les attaques qui viendraient des ténèbres.

Le mouvement était commencé, le mouvement se faisait connaître, et nous sommes aujourd’hui les conséquences de ce mouvement.

Regardons cela avec l’Esprit de Dieu : Dieu nous veut, Dieu est en train de construire sa terre d’amour, son monde d’amour, avec des enfants qui vont accepter tout de Dieu, absolument tout de Dieu, des enfants qui ne se serviront plus jamais de leur moi, car ce moi n’existera plus.

Mais comment peut-on donner à Dieu ce que nous ne connaissons pas? Comment peut-on faire en sorte de donner à Dieu nos souffrances si nous, nous ne savons pas pourquoi nous sommes dans la souffrance?

Dieu, dans son éternel mouvement d’amour, a préparé ce mouvement avec ses armes : ses grâces.

Il n’a pas dit oui à Satan sans nous préparer, sans nous armer.

Comprenez bien que si Satan a préparé ce mouvement de ténèbres pour nous emmener tous, tous à la mort éternelle, il a fallu que Dieu le permette, il n’aurait jamais été capable de faire ce ravage sans que Dieu (ne) le permette.

Comment concevoir qu’un Dieu permet(te) que Satan, avec tout son infernal, puisse être auprès de nous? C’est parce que Dieu, lui, va se servir de nos souffrances pour purifier le péché de l’orgueil.

Oui, Dieu a mis tout ce qui nous est nécessaire pour contrecarrer les pièges de Satan.

Oui, il y eut beaucoup de ravage qui s’est fait parmi nous, mais comprenons que ceux qui disent oui à Satan ne sont pas inscrits dans le Livre de la Vie.

Dieu ne perdra aucun de ses enfants; tous ceux qui ont dit oui au moment où Jésus a reçu le Baptême sont sauvés.

Comprenez-vous? Le baptême du Christ est notre baptême, le baptême du Christ nous a ouvert la porte au pardon du péché originel, alors nous avons pénétré (en) cela, nous avons pénétré en le oui du Fils; le Saint-Esprit nous a envahis, tout a été pour nous.

Oui, il est vrai que le Purgatoire s’est rempli, oui il est vrai que l’Enfer s’est rempli.

Pour ceux qui étaient à Prévost, pour ceux qui étaient à Saint-Étienne de Bolton, pour celle qui était avec moi lors de la tournée au New Hampshire, pour ceux qui étaient tous présents, nous savons.

Nous savons que des mauvais anges ont approché des enfants de Dieu en les trichant et nous savons qu’il (y) eut naissances, des enfants qui n’étaient pas des enfants de Dieu, car des démons ont couché avec des femmes de la descendance de Caïn[1].

Lorsque Dieu a détruit ce monde en laissant pleuvoir quarante jours et quarante nuits, il y eut un enfant de la descendance de Caïn qui était dans l’Arche de Noé, et lorsqu’il sortit de l’Arche de Noé, il continua à faire le mal : il multiplia, il multiplia, il multiplia, et cette descendance a voulu affronter Dieu, souvenez-vous de la Tour de Babel.

Cela est parmi nous, autour de nous : des enfants de Dieu se sont laissé prendre au piège de Satan, Satan veut nous détruire, Satan veut nous amener à la mort éternelle.

Dieu a toujours pris soin de nous, Dieu nous a guidés, Dieu nous a amenés là où nous sommes aujourd’hui, car lorsque qu’il multiplia les langues, il sépara ces enfants, enfants infidèles de ces êtres, mais parmi ces êtres ont suivi les enfants infidèles, et cela s’est propagé sur toute la surface de la terre.

Pourquoi des enfants écoutent Satan, se donnent à Satan, invoquent Satan? Parce que ces enfants sont attirés vers Satan; une partie d’eux ne veut que Satan, car ils reconnaissent sa présence en eux.

Il ne pouvait pas, lui, habiter les enfants de Dieu; aucun démon ne peut habiter les enfants de Dieu que si les enfants l’acceptent comme maître, aucun; mais pour que cela se fasse, il fallait qu’il y ait parmi nous des êtres diaboliques, et il y a encore parmi nous des êtres diaboliques.

Mais nous, nous qui continuons à vivre parmi ces enfants, parmi ceux qui veulent de Satan, qui ne veulent pas de Jésus, comment se fait-il qu’on soit encore dans l’espérance, dans la foi, dans l’amour? C’est parce que nous avons la présence de Dieu; nous avons la présence du Saint-Esprit à l’intérieur de nous qui nous fait goûter à ce mouvement d’amour et qui nous rend présents comme Marie était présente en elle.

Mais nous sommes présents avec notre souffrance, avec nos manquements, parce que le moi fait partie de notre chair, ce moi qui se colle à notre peau, cet orgueil qui se colle à notre peau.

L’orgueil est le maître de tous les autres vices, l’orgueil est le péché qui ouvre la porte à tous les autres péchés, et cela est en nous, cela fait partie de nous.

Si, aujourd’hui, nous nous maintenons en état de grâces par les sacrements, c’est parce qu’à l’intérieur de nous vit Dieu, à l’intérieur de nous, nous sommes en sa Présence, à l’intérieur de nous il y a ce mouvement, ce mouvement de lumière, ce mouvement d’amour.

L’âme se laisse nourrir des grâces de Dieu; l’âme est en nous, elle est de Dieu; Dieu nous a donné une âme, c’est notre vie, c’est notre vie éternelle.

La chair que nous avons reçue de Dieu enveloppe l’âme; nous sommes temple de Dieu, nous sommes vrais, nous sommes vivants.

Si notre temple tient encore debout, c’est parce qu’il y a le Saint-Esprit qui nous tient debout, nous sommes sous la mouvance du Saint-Esprit, nous ne trahissons pas ce que nous sommes : enfants de Dieu.

Mais rien ne vient de nous-mêmes, aucun mouvement qui est amour ne vient de nous-mêmes; notre oui : oui, notre oui enveloppé du Oui de Jésus; il est une source qui laisse couler tout ce qui est en nous.

Notre âme reçoit sans cesse et sans cesse, mais il y a ce non : 'me' qui est contre nous, il y a ce 'je' qui veut toujours avancer vers le péché, il y a ce 'moi' qui se prend pour Dieu, qui nous fait toujours connaître que nous pouvons : le pouvoir.

Ô Dieu tout-puissant, nous voici rendus à un moment de repos.

Merci, ô Dieu d’amour. Amen.

 


 

[1] Jadis les anges déchus ont possédé des animaux, et ils les ont transformés jusqu'à vouloir se rapprocher de la race humaine. Leur but était de tromper les humains. Ils ont été vers les femmes, et une fois séduites, elles se sont données aux démons et les hommes séduits par ces femmes ont, eux aussi, consenti à se donner aux démons, et ces enfants possédés ont eu des enfants qui étaient des enfants possédés des démons.