Rencontre d’amour avec l’agir de Dieu à Plantagenet, Ontario,

par son instrument, la Fille du Oui à Jésus.

 

2008-10-04 - Soir

 

La Fille du Oui à Jésus en le Saint-Esprit : … que nous sommes dans le vouloir de Dieu, pas dans le nôtre. Alors, nous allons faire ce que nous faisons comme d’habitude : nous laisser entre ses mains, et là, à l’intérieur de nous, il va avoir une, deux, peut-être trois questions qui vont monter. Alors, prenez la première et posez-la, le Saint-Esprit saura bien répondre.

 

Q.  Moi, ce sont les parallèles ce matin. J’ai saisi, mais pas trop. Si j’avais un chemin qui conduisait vers Dieu et qu'il y avait d'autres chemins, c'est peut-être pas mauvais non plus, mais qu’on allait voir : la curiosité, c'est…

 

R.  La Fille du Oui à Jésus en le Saint-Esprit : Alors, lorsque Dieu nous a parlé qu’il n’y avait qu’un seul Dieu, et c’était le chemin qu’il fallait suivre, mais dans notre vie, à cause de notre volonté humaine, nous avons suivi un chemin pour aller vers Dieu. On veut tous le bonheur, on veut tous connaître ce qu’est l’amour, mais parfois on essaie quelque chose qui vient dans notre vie, soit par quelqu’un ou soit par un livre que nous avons lu. Alors là, on prend un chemin : un chemin qui semble être le chemin qui nous amène toujours vers ce bonheur qui est Dieu. Si on pense à tous ceux qui croient comme : le Nouvel Âge, croient à l'énergie : à une énergie, à une puissance, qui va leur apporter le bonheur, bien, ce chemin il est au côté de nous. On ne peut pas se séparer de ces personnes-là, elles font partie de notre vie. Alors, pour elles, elles ont la même optique que nous : 'Je veux le bonheur, je veux la libération, je ne suis pas contre Dieu', mais elles vont essayer autre chose.

Lorsque nous, on essaie autre chose que le chemin que Dieu nous a totalement tracé, eh bien, il nous laisse faire dans notre liberté, alors on apprend : on apprend en marchant côte à côte avec tout le monde; on apprend avec nos souffrances, mais chacun de nous semble faire son petit bout de chemin. Mais le bout de chemin que nous faisons est toujours fixé vers quelque chose : le bonheur, Dieu dans notre vie. Alors, on donne un tout petit peu à l’autre ce que nous recevons. Si la personne qui est dans le Nouvel Âge marche en parallèle avec nous, alors, elle, à un moment donné, elle reçoit, elle reçoit de Dieu de l’amour. Oups, ça la secoue un tout petit peu. Eh bien, nous, à ce moment-là, nous recevons, nous recevons de l’amour à cause qu’elle s’est abandonnée. 'Oh, si ce que je fais ce n’était pas tout à fait la bonne chose; est-ce que c’est bien toi, Dieu, qui m’a mis là?' : eh bien, cet instant où elle s’est arrêtée, eh bien, elle a reçu et nous avons reçu.

Voilà pourquoi Dieu dit : «Ne condamnez pas vos frères et vos sœurs, aimez-les», car un jour nous allons savoir ce qu’ils ont fait pour nous et nous, nous saurons ce que nous avons fait pour eux, parce que nous sommes tous enfants de Dieu et tous nous voulons le bonheur. Lorsque viendra le moment où Dieu dira : «Je t’appelle, viens», là nous irons. Qu’on le veuille ou qu’on ne le veuille pas, nous irons là où lui nous veut et là on devra choisir : "Est-ce que je veux toujours de toi?" Et c’est là que nous devons tous aller, mais à nous de prendre cette liberté qu’il nous offre : l’amour.

Merci, Seigneur.

 

Q. Mais pourquoi, il y en a qui refuse Dieu? Il me semble que ça se peut presque pas!

 

R.  Jésus : "Un jour, un enfant est venu sur la terre. Il a regardé tout ce qu’il y avait autour de lui et il s’est demandé : 'Pourquoi je suis ici? Qui m’a choisi? Je n’ai pas demandé à être sur la terre.' L’enfant était toujours dans ses questionnements. Il avait de la difficulté à comprendre qu’il était l’amour. Alors, il a continué dans sa vie, il a continué dans sa vie, et comme il était toujours à la recherche de l’amour, il allait partout. Il essayait de comprendre l’amour, mais plus il essayait de comprendre l’amour, plus il se laissait plonger dans les ténèbres et les ténèbres l’envahissaient et lui se disait : 'Si c’est cela la vie, alors qu’elle m’avale'. Il ne comprenait pas que Dieu le voulait, que Dieu l’aimait, qu’il lui donnait la vie, constamment il le nourrissait de sa propre Vie. Et lui, il avalait, il avalait la vie qu’on lui présentait, et la vie qu’on lui présentait était faite d’amertume, était faite d’orgueil, de vanité, d’envie, et il se nourrissait de tout cela, car il croyait que la vie était pour lui une obligation d’être ce qu’il devait être. Il avait goûté au pouvoir. Tout ce qui était bon, il le rejetait, et Dieu était là et il priait pour lui."

Tout comme la rose, la rose qu’on tient dans une main et qu’on effrite à tous les jours. On ne lui donne pas de l’amour. Elle a besoin d’eau, elle a besoin de soleil, elle a besoin de tendresse, car la rose a besoin d’une main qui ne l’écrase pas, mais d’une main qui la soutient. L’homme est ainsi.

L’homme est venu sur la terre. Cet être fragile que Dieu tenait entre ses mains, il a refusé de voir, il a refusé l’Amour qui le nourrissait. Il a lui-même refusé sa propre vie parce qu’il a goûté : il a goûté au pouvoir et il a cru à ce pouvoir. Sa vie est devenue de l’illusion. Il a avancé, il a avancé, il a trébuché, et il s’est retenu lui-même. Il n’a point voulu de son prochain, car son prochain lui rappelait qu’il était un enfant de Dieu et qu’il avait besoin de Dieu, d’un Être plus supérieur à lui, et il rejetait tout ce qui était de ses frères et de ses sœurs.

 

La Fille du Oui à Jésus en le Saint-Esprit : L’être humain qui ne comprend pas et qui ne veut pas comprendre est aux prises avec ce qu’il a accepté dans sa vie et qu’il nourrit et qu’il aime. Peut-on comprendre ce qu’on ne comprend pas? Peut-on voir ce qu’on ne voit pas? Il y a seulement celui qui ne veut pas voir, qui ne veut pas comprendre, qui vit dans ses ténèbres. Mais nous, nous devons aimer sans condition et nous devons croire que les enfants de Dieu sont sauvés. Ne gardons pas dans notre cœur la souffrance d’être séparé d’un seul de nos frères ou de nos sœurs, cela nous empêche de respirer l’air de Dieu, cela nous met dans le doute que Dieu nous a sauvés. Dieu nous a sauvés : il a sauvé tous les enfants de son Père, et ceux qui refusent d’être enfants du Père, nous n’avons pas à savoir qui ils sont, mais nous devons les aimer, car ils sont de notre chair. Gardons la foi en ce que nous sommes : des enfants de Dieu, que de Dieu, et laissons aux morts la mort. Amen.

 

Tous : Amen.

 

Q.  Comme parents, l’idée de penser à la purification s’en vient et que certains de nos enfants pourraient dire non, c’est terrible.

 

R.  Jésus : Oh! fils d’amour, comme ta foi est petite et comme tes agir sont grands! Laisse à Dieu tout cela et soit un tout petit enfant de Dieu. Dieu a déjà sauvé tes enfants. Il faut tout simplement maintenant dire : "Merci Seigneur".

 

La Fille du Oui à Jésus en le Saint-Esprit : Amen, Seigneur.

 

Tous : Amen.

 

Q.  Le Seigneur a parlé ce matin qu’on pouvait aider quelqu'un, mais des fois on peut faire des blocages au lieu de les aider. On veut savoir comment ne pas faire de blocages?

 

R.  La Fille du Oui à Jésus en le Saint-Esprit : C’est en ne regardant pas son image dans le miroir. Nos enfants, nos frères et nos sœurs, ne sont-ils pas notre reflet? Alors, brisons nos miroirs et regardons ce que nous sommes à l’intérieur de nous.

Il n’y a pas d’enfants qui ne cherchent pas l’amour, il n’y a pas d’enfants qui ne veulent pas être heureux en ce monde. Il y a des enfants qui vont vers la drogue; des enfants qui vont vers la sexualité; des enfants qui sont incapables de se retenir pour ne pas voler; il y a des enfants qui jugent parce qu’ils ont peur d’être jugés, alors ils font les premiers pas; il y a des enfants qui se mettent en colère parce qu’on ne les a pas écoutés, alors ils parlent fort, ils veulent s’assurer qu’on les écoute; il y a des enfants qui ne partagent pas parce qu’ils ont peur de manquer de quelque chose : tous ces enfants ne sont que des petits paquets d’amour qui n’ont pas encore goûté à ce qu’ils sont, mais Dieu leur réserve ce bon repas. Il y aura toujours un moment dans la vie de chaque enfant où ils goûteront à l’amour. Et tous les enfants ont faim d’amour : tous les enfants ont faim d’amour.

Nous vivons la purification de la chair et la chair commence à obéir à la Chair Éternelle, alors comprenons que nos enfants, eux, c’est vrai, ils sont dans la drogue, ils sont dans les abus, mais ils sont encore plus jeunes que nous. Alors, si le Seigneur a réussi à faire quelque chose avec nous… c’est ça! Merci, Seigneur.

 

Q.  Il y a une petite fille, dans notre paroisse, de douze ans qui s’est enlevé la vie. Je voudrais savoir comment qu’on fait pour parler de cela avec nos enfants, quand ils nous posent des questions à propos de s’enlever la vie, comme la jeune fille?

 

R.  La Fille du Oui à Jésus en le Saint-Esprit : Il faut leur apprendre : "Tu vois la main de maman? Mets ta main dans ma main et c’est ensemble que nous allons avancer". Quelquefois, des petites filles cherchent des mains, des petits garçons cherchent des mains : ils pensent qu’il n’y en a pas autour d’eux. Mais il y a toujours quelqu’un qui tend la main et qui la laisse tendue afin que quelqu’un puisse y déposer une main. Elle a trouvé une Main. Les enfants qui enlèvent leur mouvement de vie, c’est parce qu’ils n’ont pas pu mettre leurs mains dans la main de l’amour, alors Jésus les accueille et il leur donne la Main. C’est ce qu’il faut qu’ils découvrent. Un enfant qui s’enlève la vie, c’est un tout petit enfant; il cherchait tant d’amour, alors il l’a trouvé.

Il faut dire à nos enfants des 'je t’aime'. Inondons-les de 'je t’aime'. Et à ceux qui n’ont pas des 'je t’aime', eh bien, apprenons à sourire avec notre regard. Dans la rue, dans les centres d’achat, partout où nous voyons des regards, soyons un regard d’amour. Il y aura toujours quelqu’un qui cherchera un regard, alors soyons là pour eux, Dieu les guidera vers nous. Beaucoup en ces temps cherchent des regards, alors ne fermons pas nos yeux. Ayons confiance en Dieu.

Vous savez, la prière : la prière c’est quelque chose de merveilleux. Quand on découvre la prière, on découvre combien c’est rafraichissant de savoir que Maman Marie prend soin de ceux qui ne savent pas ouvrir leurs yeux : c’est nous ça! C’est la prière qui nous aide à ouvrir nos yeux. Certaines personnes n’ont jamais pris de chapelet dans leur vie, certaines personnes laissent Maman de côté, ne prient pas, n’ont pas confiance, mais elles ont quelque chose : elles ont un cœur d’apôtre. Elles cherchent : elles cherchent des personnes qui ont besoin d’elles. Eh bien, ce sont des prières ça, c’est un langage d’amour, un cœur à cœur. Ce ne sont pas seulement les priants qui savent prier, ce sont les enfants de Dieu, tous les enfants de Dieu.

Quand Maman Marie a accepté de porter en son sein le Fils de Dieu fait Homme, elle a tout accepté : elle a accepté tous les silences, elle a accepté tous les regards, elle a accepté tous les cœurs, elle a accepté toutes les mains : sans condition. Elle n’a pas dit : «Un tel n'a pas assez la main ouverte, un tel n’a pas assez de cœur», elle a accepté tous les cœurs et elle s’est dit : «Parce que je suis la Mère de Dieu le Fils, à moi d’aller vers eux, à moi de les combler de grâces puisque je suis la Médiatrice de toutes grâces». Ça, c’est Maman Marie et elle va le faire jusqu’au bout. Elle n’attend pas des mercis de ses enfants, elle a déjà dit merci à Dieu pour nous, c’est déjà tout accompli ça. Alors, ayons confiance qu’elle prie pour tous les enfants, même ceux qui n’ont pas vu l’Amour. Elle, elle prie pour eux. Alors, soyons des prières avec Maman Marie. N’ayons pas peur pour nos enfants, la peur c’est une ouverture à ce qui n’est pas. Mais, attention, nourrir la peur fait que ce qui n’est pas devient ce qui est : un mouvement qui n’a pas affaire dans notre vie. Amen. Merci, Seigneur.

 

Q.  C’est nouveau la purification de la chair depuis quelque temps. Disons que j'ai peut-être ou d’autres ont cheminé un petit peu là-dedans, ça veux-tu dire que nos manières de regarder sont plus amour, que nos manières de parler sont plus amour, nos manières de penser, d’écouter? Comment identifier si je suis dans le bon chemin pour la purification de la chair? C’est nouveau ça, c’est du jamais vu ça, à part des fois que tu nous as parlé, mais en dehors de ça on ne peut pas lire ça nulle part. Il y des fois, je me disais, la purification de la chair : "Ah, c’est la guérison!", la guérison physique, je pensais : nos bobos, mais ce n’est pas ça, je m’aperçois que c’est plus au niveau des sens, au niveau des gestes, au niveau des mouvements de vie qui sont malades. Comment identifier si je suis dans le bon chemin ou je suis à côté au niveau des regards, au niveau des paroles. Comment vérifier là? C’est le tentateur ou si je suis dans le mouvement de la purification ou…

 

R.  La Fille du Oui à Jésus en le Saint-Esprit : Nous sommes mouvement, nous sommes mouvement de vie. Il n’y a rien à l’intérieur de nous qui n’est pas mouvement de vie : rien. L’âme, c’est la vie spirituelle. Tout ce qui entoure l’âme, mouvement de vie : l’âme, vie, elle donne à tout ce qui est autour de la grâce qui vient du Ciel : nourriture pour la vie, et tout ce qui est autour de l’âme, c’est nous. Nous sommes l’enveloppe de l’âme, mais l’enveloppe n’est pas vide là, hein? Nous avons tout ce que Dieu nous a donné : notre regard, notre écoute.

Mais notre regard! Regardons notre regard : notre regard n’est pas simplement que l’iris, tout ce qu’il y a autour, la paupière, tout : c’est plus que ça. Notre regard, c’est un mouvement de vie qui, par les grâces, peut percevoir tout ce qu’il y a autour de nous et qui fait que nos mouvements de vie, notre regard, puissent nourrir tout ce qu’il y a à l’intérieur de nous, absolument tout. Alors, notre regard devient comme une lumière pour tout notre être, et cette lumière nous en avons besoin : ça apporte de la chaleur.

Lorsque tu vois quelque chose d’agréable, ça nourrit ton cœur d'un sentiment d’amour. Lorsque ton regard se porte sur quelque chose qui t’est encore agréable, eh bien : tu as de la forme, tous tes muscles semblent être dans ce mouvement de chaleur, tu te sens bien; alors, tu bouges : "Ah, j’ai le goût de faire quelque chose ce matin. Tiens, je vais faire un bon gâteau aujourd’hui, je file bien, je suis contente, mon cœur déborde d’amour". Tout ton regard fait mouvoir tes muscles et là ton cœur se met à battre d’amour, tu chantonnes : voilà que ta voix prend un mouvement de vie. Elle se laisse toujours nourrir par ce mouvement que tes yeux t’apportent : de l’amour. Et tout cela se met en fonction à l’intérieur de toi parce que c’est la grâce. C’est comme un mouvement de vie qui alimente tout ce que tu es. Tu n’es plus capable de te retenir, tu es en harmonie : ton écoute, tes paroles, ton regard, tes pensées, tous tes sentiments. Oh! la la, il n’y a pas une partie de toi qui n’est pas dans la joie : tes ongles, tout, tout, tout, même tes cheveux, tes pointes. Tout est en harmonie, tout reçoit cette lumière, cette vie : il n’y a pas un mouvement qui n’est pas dans son mouvement de vie.

Mais voilà que ton regard regarde quelque chose qui, en ce moment : '"Ouais, es-tu fatigante elle! Elle prend ma place, c’était moi qui étais assis là tantôt". Ah! c’est parce que là, tu n'as pas vu un mouvement inerte qui est venu, un tentateur : 'Elle a pris ta place elle' : "Ouais, c’est vrai ça". 'Qu’est-ce que tu vas faire? Vas-tu rester debout? Tu vas être fatigué, hein?' Donc tu as vu maintenant toutes tes pensées : tu as vu tes pensées? Oups, (ce n'est) pas (un) mouvement d’amour, tu te paralyses. "Ouais, qu’est-ce que je fais, j’avance ou je n’avance pas?" Voilà que tes muscles ne savent même pas quoi faire, eux autres. Et là, ton cœur est bouleversé : "Ah non, je ne me fâcherai pas contre elle, mais là, je ne sais pas quoi faire. Ah, j’ai bien le goût de lui dire ma façon de penser! Non, non, ce n'est pas bon, ce n’est pas correct ça, je suis un enfant de Dieu". Voilà que ton cœur, lui, qui a besoin d’amour est bouleversé. Alors, tes oreilles, eux autres, elles ne t’entendent plus; ce qu’elles entendent, ce sont les mouvements inertes qui ont emprisonné ton regard, ta vue, puis toute ta vie spirituelle : ton âme, elle, qu’est-ce qu’elle fait? Elle a beau vouloir te donner ses grâces : tu les as refusées. Pour le moment, tu mets ça en stand-by. Là je suis dans mon mouvement de vie malade, hey, ça compte ça! C’est un mouvement de vie malade. Alors, tout ton être est malade, paralysé, sourd, aveugle; il n’y a plus de mouvement qui fonctionne. Ah ça, c’est pour un regard.

Alors, la purification de la chair, c’est de la guérison. Lorsque nous entendons Dieu venir nous parler de notre regard, là notre regard semble vouloir être dans sa paix : "Bon, Dieu me comprend". Dieu, lui, sait que j’ai accepté la tentation. Alors lorsqu’on accepte ça, et c’est toujours de l’intérieur, la langue, qui est dans la grâce par le sacrement de la Pénitence, gonflée d’amour par la présence de Jésus Eucharistie – nous l’avons entendu ce soir – là, nous, on prend, on se nourrit des grâces : des grâces du Ciel et là ça soigne, ça soigne une partie. Oups, une petite pensée qui était coincée, incapable d’avoir un souvenir d’amour, tout ce qu’elle avait c’était un souvenir malade : "Elle, je lui en veux, je lui en veux parce que je ne suis même plus capable d’être bien dans ma peau, je me sens gênée, c’est à cause d’elle ça". Ça, ça peut être en nous, et ça date de tellement longtemps, tellement longtemps. Nos pensées sont remplies de mouvements malades.

Écoutez, nous sommes mouvement de vie.  Si l’on prend ce soutien[1], il sert à quelque chose. Un homme a pensé à prendre tel métal, de le faire fondre avec tel degré, de lui donner une forme, de l’installer pour qu’il soit bien utile. Il y en a eu beaucoup de procédés pour tout ça. Eh bien, ce métal devient entre mes mains, en ce moment, utile. Il devient pour moi quelque chose qui m’est essentiel. Si j’enlève mes mains, je ferme le micro, je me revire de bord, lui, il n’est pas utile : il est là et il ne sert à rien; mais si je prends mes mains et je l’utilise, ce métal devient quelque chose d’utile; alors il devient, comme on a su par la petite cuillère il y a quinze jours, quelque chose qui rallonge nos mouvements de vie. Ma voix, elle porte : porte-t-elle un petit peu plus là? Si je m’avance ici, elle porte un tout petit peu plus. Eh bien, ce n’est pas ça qui est utile, c’est ma voix, c’est ma voix que vous entendez. C’est ça qui fait que tout ce soutien et ce micro deviennent un mouvement pour moi, mouvement pour vous : tout devient utile entre les mains de la vie. Et c’est nous la vie, c’est nous le mouvement de vie, ce n’est pas le métal.

Alors, croyons que Dieu veut pour nous ce qu’il y a de meilleur. Il nous a créés pour l’éternité et il nous veut pour l’éternité dans le bonheur et il fait tout pour cela. Nous, depuis qu’on est haut, pas comme trois pommes, c’est déjà trop là, mais depuis que nous sommes parmi tous nos frères et nos sœurs, eh bien, les mouvements de vie ont été contaminés par nos propres choix. On dira : "Oui, mais un tout petit bébé, lui, il vient au monde et déjà il a des maladies. Comment se fait-il?" Eh bien, le petit bébé est venu avec une chair malade parce que la maman a reçu la vie, l’homme a donné une partie. C’est lui qui a déposé la vie dans la chair de la maman et là, la chair a repris encore son courant, le même courant. Eh bien, ce même courant, nous, qu’est-ce qu’on a fait? On l’a donné à nos enfants. Nos enfants ne croyaient pas qu’ils le donneraient à leurs enfants.

Maintenant, passons de l’autre côté : nos arrières, arrières, arrières, ont fait toujours la même chose : nous portons les conséquences de tous les choix des enfants de Dieu depuis le premier. Est-ce qu’on va y croire ou on ne va pas y croire? Mais Dieu dit : «Je ne vous forcerai pas, je n’ai jamais forcé mes enfants. C’est seulement avec l’amour que vous allez le découvrir : l'amour». Voilà pourquoi Dieu a commencé par nous parler de l’amour. Vous souvenez-vous le premier livre? C’était… tout le monde : "c'était tu redondant!" Il y a quatre mots amour dans une phrase, puis la phrase elle contient à peu près sept mots. Hein, c’était long à lire! Mais aujourd’hui on reprend ce même livre : c’est une merveille, c’est différent. Il fallait bien qu’on se découvre amour.

C’est la même chose, imaginez-vous un homme : «Tu es mon amour, je t’aime». 'Bien, hey, tu es Dieu, tu es un homme. Moi je suis un homme, tu me dis que tu m’aimes. Hey, je ne suis pas homo, hein?' Et refusez ça.

On a besoin de guérison. Lorsque nous avons été en Colombie, un monsieur a été tellement surpris d’entendre le Seigneur parler d’amour à tous ceux qui étaient présents! Oh, le Père lui a parlé! Dieu le Père lui a parlé : il lui a parlé d’amour et de tendresse, il l’a bercé. Hé qu’il pleurait! et là il comprenait qu’il était un tout petit bébé entre les mains de Dieu. C’est ça, lorsque nous écoutons parler Dieu, eh bien, il faut entrer en nous et retrouver le petit enfant qui est en nous. C’est lui qui sait écouter mieux que nous.

Alors là, hein, il est quelle heure? Il est onze heures moins dix.

 

 


 

[1] Le micro sur pied.