Rencontre d’amour avec l’agir de Dieu à Rennes, France,

par son instrument, la Fille du Oui à Jésus.

 

2008-03-04 - P.M.  Partie 1

 

La Fille du Oui à Jésus en le Saint-Esprit : Ceux qui ont de la difficulté à entendre, il est préférable que vous puissiez avancer parce que, quelquefois, je lève et je baisse le son et je n’ai pas de contrôle sur la voix.

Je viens du Québec, du Canada et, au Canada, il y a dix provinces. Moi, je suis du Québec. Nicole voyage avec moi. Elle aussi est du Québec, mais elle est née au Manitoba. Pourquoi elle est avec moi? Parce que, bien souvent, le Seigneur se sert de Nicole pour interpréter l’anglais. Ce que nous sommes, nous le sommes pour Dieu. Alors, Dieu s’est servi de ce que je suis pour parler en les cœurs.

Il rassemble les cœurs de ses enfants afin qu’ils puissent comprendre sa Volonté. Nous avons été incapables de nous maintenir dans sa Volonté parce que nous avons été amoureux de notre volonté humaine. Je me plais, moi, à faire ma volonté; alors, si je décide d’aller à gauche : j’y vais, si je décide d’aller à droite : j’y vais. Alors, lorsque je décide d’aller à droite, eh bien, tout ce que je vais rencontrer : j’en vivrai les conséquences. Si je décide d’aller à gauche, il en sera de même. Chaque mouvement, dans notre vie, si nous les faisons avec notre volonté humaine, nous vivrons dans les conséquences de nos mouvements. Il faut s’assurer que nos mouvements soient des mouvements d’amour, il faut s’assurer que nos mouvements soient des mouvements pour Dieu, en Dieu.

Oui, si nous voulons plaire au Père, il faut plaire au Fils. Nous ne pouvons pas aller à Dieu le Père sans aller en son Fils en tout premier lieu. C’est le Fils qui va nous conduire au Père. N’essayons pas d’aller au Père en disant : "Toi, le Fils, je ne me sens pas bien avec toi, j’aime mieux passer par le Père que passer par toi". Dieu le Père écoute. Lui qui nous a envoyé son enfant, lui qui nous a envoyé son bien-aimé, il regarde ce que nous faisons, il écoute ce que nous disons et là, il nous dit : «Enfants, ne vous faites pas du mal, car lorsque vous refusez de passer par mon Fils, vous refusez son Précieux Sang, vous refusez sa Présence dans votre vie. Vous devez marcher sur le chemin, vous devez avancer dans la lumière, vous devez être pour la vérité». Alors, Jésus est le Chemin, la Lumière, la Vérité.

Il a pris ce qu’il y avait en nous d’impur et il a porté cela à la mort. Il a pris en sa chair nos souffrances, il a consenti à être une chair de souffrance. La chair de Jésus n’était pas souffrance, elle était pure. Elle n’avait pas à vivre les conséquences, mais lui a vécu nos conséquences : il les a apportées avec lui à la Croix. Il a été pour nous une libération parce que la Croix est devenue une libération au moment où elle a senti le Sang couler sur elle. C’est notre vie.

Ce sont nos mauvais choix. Ce sont nos conséquences. C’est nous qui avons consenti à être dans la souffrance, ce n’est pas notre mère, ce n’est pas notre père, ce n’est pas notre sœur, celle qui est auprès de moi ou celle qui est loin, ce n’est pas non plus notre frère qui est près de nous ou celui qui est loin et que je ne connais pas. Chacun, nous portons en nous nos choix; chacun, nous portons en nous les conséquences.

Ce que nous sommes, nous le sommes par nous-mêmes. Mais ce monde a contribué à nous faire choisir ce qui était contre  nous, ce monde nous a amenés à vivre des conséquences qui nous ont fait souffrir. Tout cela, nous le vivons autour de nous. Nous regardons un monde à l’extérieur aujourd’hui, et on n’ose même plus sortir à l’extérieur, car ce que nous allons voir, ce sont tous les refus à Dieu le Père, ce sont des regards contre nos frères, contre nos sœurs, ce sont des enfants comme nous qui marchent sans un regard pour eux-mêmes, car s’ils se regardaient, s’ils apprenaient à s’aimer, ils auraient le regard de Dieu, ils sauraient s’attendrir sur quelqu’un qui a besoin d’aide; mais ils sont incapables de se regarder, ils sont incapables de comprendre que leur souffrance est due à ce qui est en eux, ce qui est inconnu d’eux.

Si aujourd’hui le Seigneur vient parler en nos cœurs, il le fait par sa propre Volonté. Il n’a pas besoin d’un enfant qui est dans sa volonté humaine, car nous vivons tous avec une volonté humaine qui nous a blessés, qui nous a conduits là où on ne voulait pas aller. Chacun de nous ne voulons pas écouter un être humain dans sa volonté humaine parce que, chacun de nous, nous allons nous rencontrer : Qu’est-ce que tu as à me dire que moi je ne connais pas? Qu’est-ce que tu viens faire en France, alors que tu viens du Canada? Qu’est-ce que le Canada a à apporter à la France, surtout toi qui vis au Québec et qui vis dans une province qui fait la honte du monde?

Oui, le Québec s’est abaissé au niveau de la bête, parce qu’on prône tout ce qui est contre Dieu : l’homosexualité, on en fait de la parade; les suicides, on les cache tant il y en a; l’avortement, on ne le cache plus. On vote maintenant sans s’occuper que la personne qui va  être élue est pour ou contre l’avortement : cela n’a plus d’importance. On pense à l’euthanasie : on a déjà commencé puisqu’on met nos parents dans des maisons et on les oublie : cinq ans sans aller voir sa mère, parfois huit ans sans aller voir son père qui est dans une chaise, qui n’est pas capable de bouger. On perd la mémoire? Ça nous donne une excuse : il ne s’en souvient plus, à quoi sert d’aller le voir? Voilà le monde du Québec! Nos églises sont pratiquement vides. On ferme les portes, on condamne, on démolit et on ne se regarde plus. Jésus vient parler en notre cœur pour nous réveiller.

Comment se fait-il que nous qui sommes partis de la France et qui sommes arrivés à la Nouvelle-France, présentement, nous vivons la souffrance de nos conséquences? Comment se fait-il que nous soyons plongés dans cette conséquence? Chacun de nous avions une responsabilité de prier pour chacun de nous.

Nous sommes partis avec le cœur rempli d’amour pour Dieu. Jacques Cartier a planté la croix. C’est Dieu qui a été en avant et nous avons suivi Dieu. Nous sommes arrivés dans un pays où on ne parlait pas de la foi. Le Québec est devenu une province aux mille clochers. On a seulement qu’à prendre une carte du Québec et on connaît tous les saints. Partout où l’on va, il y a des saints, car les noms que portent les rues au Québec, c’est pratiquement une bonne partie des saints. Nous sommes de la trempe des enfants qui avaient de la foi. Nous sommes partis là-bas remplis d’espérance de faire un monde d’amour, une nouvelle Jérusalem, comme disait le roi Louis Xlll. Oui, Louis Xlll notre roi, car nos ancêtres étaient sous la tutelle d’un roi.

Nous sommes partis avec le cœur gonflé d’amour, voulant apporter la Parole de Dieu, voulant défricher une terre où le temps est rude, mais nous avons eu le cœur rempli d’amour et pourtant, c’est ce même cœur qui, aujourd’hui, est dur comme de la pierre. Pourquoi s’est-il si durci? C’est à force d’avoir froid, c’est à force de ne pas avoir cette source qui coule de la France jusqu’à nous.

Vous avez été enveloppés de l’amour de Dieu et nos ancêtres aussi. On n’aurait pas pu prendre les bateaux si rudimentaires pour partir sur une mer, pendant plusieurs mois, sans cette foi qui avait marqué notre cœur. Nous sommes du pays de l’amour de Dieu. Nos ancêtres, qui étaient ensemble, ont été fiers lorsque le roi Clovis consacra la France à la Mère de Dieu. Nous avons été dans ce mouvement d’amour et il est en nous, il fait partie de nous. Cela n’est pas sorti de nous, car notre cœur, à l’emblème du Cœur de la Mère de Dieu en nous, c’est ce même cœur qui a voyagé.

Croyez-vous qu’un cœur qui est consacré au Cœur de Marie peut s’éteindre? Non, car le Cœur de la Mère de Dieu protège ses enfants. Elle est notre Maman et elle nous protège là où nous allons. Combien d’entre nous avons des enfants au loin? Croyez-vous que le cœur de maman s’est détaché de son enfant? Là où il est, la maman prie pour son enfant; là où elle est, elle en prend soin par la prière : le cœur d’une mère sait retenir son enfant dans son cœur, elle ne laisse pas son enfant entre les mains de Satan.

Combien plus notre Mère du Ciel a pris soin de chacun de nous? Ce sont les mêmes cœurs qui battent en ceux qui votent pour l’avortement. Ce sont les mêmes cœurs qui tombent dans le piège de Satan et qui connaissent l’homosexualité. Ce sont les mêmes cœurs qui vont vers le suicide, parce qu’ils cherchent l’amour et qu’ils ne le trouvent pas. La Mère de Dieu prend soin de ses enfants. Elle prie pour eux et elle nous demande de prier pour chacun de nous, car ce cœur qu’il y a là-bas, c’est le même qui bat en nous.

Nous sommes liés les uns et les autres, car nous faisons partie du tout de Jésus. Nous sommes en Jésus et Jésus contient le tout de ce qui est. Nous ne pouvons pas nous séparer de ce que nous sommes. Nous sommes de la Chair Éternelle, nous sommes du Sang pur de Dieu, car nous venons du Fils de Dieu fait Homme. Si nous avons une chair d’amour, c’est parce que nous venons d’une Chair d’amour. Avant que nous soyons dans le sein de notre maman, nous étions en Jésus, nous étions devant Celui qui s’est présenté devant les anges, afin que les anges puissent adorer le Fils de Dieu qui se laissait voir.

Dieu est son Tout. Rien ne manque en Dieu. Dieu est un Esprit Pur, il a tout pouvoir sur ce qui est visible. Pourquoi il a tout pouvoir sur ce qui est visible? Parce que, tout en lui, il porte : il porte ce qui est invisible et il porte ce qui est visible. Et si nous nous voyons les uns et les autres, si nous nous touchons les uns et les autres, c’est parce qu’il y a de la vie en nous, parce que nous venons de Dieu, nous venons de la Chair Éternelle.

Lorsque Jésus est venu en le sein de Marie, il est venu par son pouvoir. Dieu n’a pas demandé à quelqu’un de le mettre en le sein de Marie, c’est Dieu le Saint-Esprit qui a accompli ce qu’il est. Croyez-vous que Dieu le Fils s’est séparé de ce qu’il est? Il est en Dieu le Père et en Dieu le Saint-Esprit. Dieu le Saint-Esprit est en Dieu le Fils et en Dieu le Père : c’est un mouvement d’amour, c’est un mouvement qui se donne sans cesse.

Dieu est Essence d’amour, Dieu est Pureté, Dieu est éternel. Tout est en Dieu. Personne n’a créé Dieu, car il faut qu’il y est avant de créer. Tout ce qui est créé vient de ce qui est, et ce qui est, est l’Éternel, est l’Alpha et l’Oméga. Il n’y a jamais eu de commencement en Dieu et il n’y aura jamais de fin. Tout ce qui est en Dieu l’est depuis toujours, il ne s’est pas formé avec les années et les siècles.

Comprenons que lorsque nous appelons Dieu : l’Éternel, parce qu’il est éternel, et tout mouvement est en l’Éternel. Dieu le Fils est le Verbe, il accomplit la Volonté de son Père. Son Père se voit en le Fils et le Fils se voit en le Père, ils ne font qu’un tout. Alors, nous sommes le tout de Dieu, car nous venons de : nous venons du Créateur, nous venons de la Chair de Jésus, car Jésus a pris chair : a pris chair. Croyez-vous que Jésus avait besoin de la chair pour prendre Chair? Il était Chair, il était Chair Éternelle. Dieu ne vient pas de la matière qui a été créée. Dieu est le Créateur, il est l’Éternel, il est la Puissance. Nous, nous venons de la puissance de Dieu, nous avons été créés.

Comprenons que lorsque Dieu se présenta aux esprits purs qu’il avait créés, car les esprits purs ont été créés par l’Esprit Pur : Dieu, un seul Dieu, ils venaient du choix de Dieu. Ils n’ont pas été toujours là les anges, ils ont été créés : ils ont été créés pour louer Dieu, contempler Dieu, servir Dieu. Ils ont toujours été dans cette adoration, car ce qu’ils sont, ils le sont par la lumière de Dieu. Lorsque les anges regardent Dieu, la lumière est sur eux. Ils sont d’une telle beauté, mais cette beauté est de la beauté de Dieu. Ils sont esprits créés par Dieu. Alors nous, nous qui avons chair, qui sommes matière, qui contenons tout ce que la terre est, eh bien, nous avons été créés en la perfection de Dieu. Adam, lorsqu’il a été créé, il a été créé avec la terre. Il a reçu un souffle de vie.

Il a été créé avec quoi? Il a été créé avec le contenu de ce qui est en Dieu, et ce qui est en Dieu a été donné à l’homme, à la femme. Nous sommes faits à l’image de Dieu, nous ne sommes pas faits à l’image de la terre, nous sommes faits à l’image de Dieu. Alors, Dieu créa son contenu d’enfants de Dieu et il donna à toutes ses créatures tout ce qui devait être créé : l’univers et son contenu, la terre et son contenu. Dieu ne pouvait pas créer l’univers, la terre, avant nous, puisqu’il nous a mis sur la terre et il a dit de nous servir : «Tout ce qui est devant toi, je te le donne». Alors, comment est-ce que la terre peut être créée avant l’homme? Nous avons un Dieu au-dessus de nous. Nous devons servir Dieu, nous devons adorer Dieu, nous devons contempler Dieu, nous devons rendre grâce à Dieu pour tout ce qu’il nous donne. Alors, la terre qui nous donne à manger, doit-on l’adorer, la contempler, la servir, lui rendre grâce? Non, car elle est inférieure à nous. C’est nous qui devons en prendre soin, c’est nous qui devons faire en sorte de sortir les fruits : elle est là pour nous alimenter. Nous ne devons pas nous abaisser plus bas que la terre. Nous sommes de Dieu. Lorsque Dieu prit la terre, il prit ce qui était donné à l’homme. Nous avons en nous tout ce qui est végétaux, minéraux, tout ce qui est lumière; nous avons tout ce qui est d’eau : nous sommes complets. Alors, il créa ce qui était créé.

Il mit le souffle en ce qui était de lui : Adam, mouvement d’amour, se laissait prendre entre les mains de son Dieu, il pénétrait l’amour de son Dieu qui donnait. Il était dans sa Volonté : Divine Volonté. Il sentait l’Amour en lui et l’Amour donnait, car à l’instant où Adam reçut le souffle de Dieu, il ressortit son souffle pour le donner à Dieu : tout était pour Dieu. Nous avons reçu l’amour et nous avons donné l’amour sans cesse, sans cesse et sans cesse. Lorsqu'Ève a été dans son mouvement, elle reçut une partie de la chair d’Adam et de la chair de la Chair, car Adam venait de la Chair Éternelle. Il fallait qu’il soit créé à partir de. Alors, Ève reçut la chair d’Adam et lorsqu'Ève reçut, elle donna à son Dieu ce qu’elle avait reçu : l’amour qui ne cesse de se donner. Dieu donnait son amour et Ève donnait l’amour qu’elle avait reçu à Dieu. Et lorsqu’elle a rencontré (le regard d')Adam, le regard d’Ève a vu son Dieu, car elle voyait le regard qu’Adam avait reçu de Dieu. Elle reconnaissait l’amour de Dieu à travers le regard d’Adam. Elle savait, sans qu’elle ait besoin d’être instruite, qu’Adam était de Dieu, qu’il était la force de Dieu et, elle, elle donnait à Adam ce qu’elle était : l’amour de Dieu.

Le Père qui donne son amour au Fils et le Fils qui donne son amour au Père : mouvement qui ne cesse et qui forme la troisième personne. Adam qui regardait Ève qui donnait l’amour de Dieu et Ève qui regardait Adam et qui donnait l’amour de Dieu : mouvement sans cesse qui se donne, mouvement de perfection qui redonne à Dieu ce mouvement d’amour, car Ève portait en son sein le mouvement de la vie d’Adam pour offrir à Dieu son fruit, sa création.

Alors, Adam qui donna par Dieu sa chair, Ève, qui accepta, reçut elle aussi mouvement de Dieu. Et l’enfant, l’enfant qui vient au monde par ce mouvement de Dieu est à Dieu, il n’est pas à nous, il est à Dieu. Nous redonnons à Dieu le mouvement de l’amour. La chair d’Adam qui a permis qu’Ève vienne, Ève et Adam qui multiplient, selon la Volonté de Dieu, l’amour : mouvement continuel qui se multiplie.

Regardons-nous, nous sommes de la chair de la Chair. Nous ne venons pas de la terre, d’une matière qui vient de l’eau qui se forme, nous ne venons pas de singes : nous venons de Dieu. Nous sommes faits à l’image de Dieu et Jésus lui-même a dit : «Soyez parfaits comme mon Père est parfait». Croyez-vous que ce qui est de l’eau et qui a de l’évolution peut être parfait comme Dieu le Père est parfait? Est-ce que les singes peuvent devenir, selon l’évolution, parfaits  comme Dieu est parfait? Cela n’est que mensonge, cela ne fait que mettre de la confusion dans ce monde. Si nous acceptons ces théories, eh bien, c’est parce que nous aurons consenti, avec l’intelligence de Dieu, à entrer dans ce monde de tromperies.

Nous sommes faits à l’image de Dieu. Nous sommes parfaits comme Dieu le Père est parfait, mais il va falloir nous présenter pour nous laisser purifier de tout ce que nous avons consenti à faire pénétrer en nous par nos choix devant le péché. Il est péché de croire que nous venons de créatures inférieures, nous qui sommes à la ressemblance du Christ. Nous ne sommes pas faits de ce qui a été entre les mains de Satan, car Satan ne peut pas avoir nos âmes, il ne peut pas, pourquoi? Parce qu’elles appartiennent à Dieu. Elles n’appartiennent pas à Satan. Nous sommes de Dieu et non pas de Satan. Mais les animaux, qui n’ont pas d’âme, peuvent être possédés des démons. Ils sont des créatures de Dieu, mais ils n’ont pas d’âme. L’âme, elle, elle reconnaît son Dieu, elle sait à qui elle appartient. On ne trompe pas une âme! Une âme, c’est la beauté de Dieu, c’est la lumière de Dieu.

Lorsque, tantôt, nous avons entendu qu’il y a la lumière en nous, oui, il y a la lumière en nous, car l’âme est embellie par la lumière de Dieu qui est en nous. Elle se sait aimée par Dieu, elle sait reconnaître qui l’a créée. Elle est invisible à nous, mais Dieu la voit, puisque Dieu est Esprit : c’est lui qui l’a créée. On ne fait pas disparaître une âme. On ne peut pas tuer une âme, mais on peut la faire moins souffrir. On peut la rendre tellement souffrante qu’elle agonise, et tout cela nous le faisons à cause du péché.

Satan met des tentations devant nous et, avec ce que nous sommes, nous choisissons : "Oui je veux. Non je ne veux pas." Mais lorsque nous choisissons 'oui je veux,' eh bien, nous en vivons les conséquences : notre esprit s’embrouille, nos yeux deviennent aveugles, nous n’entendons plus, nos paroles sont contre nous, nos mouvements nous amènent là où on ne veut pas et notre sentiment durcit notre cœur. Nous sommes incapables de nous aimer, nous avons honte de nos choix, nous en vivons les conséquences. Nous avons tellement mal que nous ne voulons plus penser à ce que nous avons fait. Nous cachons, à l’intérieur de nous, nos souffrances. "Je ne veux pas me rappeler que j’ai dit oui à un vol. Je ne veux pas me rappeler que j’ai insulté ma maman. Je ne veux pas me rappeler que j’ai souhaité la mort à mon père." C’est se cacher, ça. Mais même si c’est caché, est-ce que nous n’en vivons pas les conséquences?

Aujourd’hui, nous avons de la difficulté à nous retenir devant un lingot d’or qui traîne; on se demande : "Qui est le propriétaire? Houp! ça fait une heure, personne ne vient le réclamer! Tiens, je vais peut-être l’emmener, personne ne va me le dire. Ouf! J’arrive à la maison. Ah! personne ici. Ah! je vais regarder les journaux. Mais, mon doux, ils n’en parlent pas du tout, eh bien, ce n’est à personne." Il appartient à quelqu’un le lingot d’or, mais nous ne voulons pas le savoir. Seulement qu’à penser à cela, déjà c’est un vol.

Nous nous regardons et nous savons qu’il y a des enfants qui ont insulté leur mère. Nous l’avons fait. "Ah! Maman, t’es bien fatigante! De quoi tu te mêles? Le fiancé que je veux choisir là, ça ne te regarde pas." Pourquoi tu me dis que ma robe est trop décolletée? Tu ne t’es pas regardée quand tu avais mon âge? Tu n’étais pas mieux, toi, dans ton temps. Alors, laisse-moi colorer mes cheveux du mauve à l’orange. Ça, c’est mes affaires". Eh bien, c’est manquer de respect, c’est faire mal au cœur de notre maman.

Et qui d’entre nous n’a pas réagi comme papa lorsque papa a dit : "Est-ce une heure pour rentrer à la maison? Où tu étais? Et bien, tu vas passer la semaine à la maison. Tu vas venir à la messe que ça te plaise ou que ça ne te plaise pas."  "Hey! Je viens d’arriver. Il est quatre heures du matin, j’ai passé ma nuit, là, à danser, puis il veut que j’aille à la messe, alors que la messe est à sept heures." On accumule, on accumule, jusqu’au moment où : "S’il peut s’en aller, lui! S’il peut disparaître, je vais être libre." Eh bien, ce sont les conséquences de ce qui s’est passé avant nous.

Nous portons cela dans notre chair. Nous ne savons pas la première fois qu’un enfant, une personne comme nous n’a pas respecté son prochain, il a volé.

Souvenez-vous de Moïse, lorsqu’il a dit, lorsque le peuple de Dieu est sorti du désert, ils ont reçu des lois : "Ne prends pas la vache du voisin, car elle a un propriétaire." Tout cela, il fallait bien qu’il y ait des vols pour qu’il dise cela. Alors, ça date de si loin, de si loin, mais notre chair, la chair d’Adam, qui est chacun de nous, se souvient. C’est cela être assujetti au péché, c’est cela vivre dans un corps corruptible.

Notre âme, elle est dans la joie lorsqu’elle va à la confesse, notre âme, elle se réjouit lorsqu’elle se laisse enveloppée de la grâce sanctifiante, notre âme est dans l’adoration lorsqu’elle reçoit son époux. Elle aime sans condition. Mais nous, nous nous en retournons dans notre banc : "Hey, qu’est-ce qu’il fait là, lui? Il vient de prendre ma place. Ah, je ne sais pas, j’ai le dîner qui m’attend. Ah, je reçois de la visite. Voilà. Ça fait quinze minutes que le prêtre vient d’allonger son sermon, ça y est, je suis en retard à la maison." Eh bien, voilà ce qu’est être assujetti au péché. Notre volonté humaine est contre nous et notre chair, elle, souffre à cause de ces pensées, pourquoi?  Parce qu’à l’intérieur de notre chair, il y a ces mêmes réflexions qui, jadis, se sont dites et on a caché ça et ça blessé notre chair.

Oui, nous allons à la confesse. Oui, nous sommes purs. Oui, nous sommes imparfaits. Oui, nous avons une volonté humaine qui nous fait faire de mauvais choix. Voilà pourquoi Dieu a donné les dix commandements à Moïse, parce que Dieu savait que, malgré la grâce, la chair était pour être dans ses conséquences, que la chair était pour souffrir, que la chair était pour emmener les enfants de Dieu, là où eux ne voulaient pas aller, eux qui ont été sauvés de l’esclavage : quatre cents ans, quatre cents ans à être sous le pouvoir d’un homme, quatre cents ans à se peupler et vivre la souffrance de voir les petits garçons se faire noyer. Cela ils l’ont vécu et, cela ils l’avaient dans la chair, car pendant toutes ces années, ils ont vu l’idolâtrie.

Pourquoi, lorsque Moïse a été avec Dieu, recevant les tables de l’Amour et constatant que ceux qui attendaient  festoyaient autour d’un veau d’or, eux qui étaient le peuple de Dieu? Eux qui étaient arrivés, étaient arrivés en Égypte pour être sauvés de la famine, avaient le Cœur de Dieu, aimaient Dieu, mais ils ont appris avec leurs yeux à regarder et ils ont entré cela en eux et ils ont reproduit la même chose au désert, exactement la même chose. Parce que la chair est assujettie au péché, la chair se souvient, elle n’est pas capable de demeurer dans sa pureté, pourquoi? Parce qu’elle a perdu sa pureté.

À l’instant où Caïn leva le bras pour frapper son frère, il frappa sa chair et Dieu frappa sa chair, marquant sa chair pour qu’il se souvienne qu’un jour il avait été dans une chair pure. Cette marque a frappé la chair de toutes les chairs. Notre chair se souvient de l’infidélité à Dieu. Elle en porte les conséquences. Notre âme porte une tache, une seule, c’est la tache originelle, la désobéissance : "Je veux connaître ce que Dieu connaît. Je veux être à l’égal de Dieu. Moi qui suis créé par Dieu, j’ai voulu, jadis, être à l’égal de Dieu, à l’égal de celui qui m’a créé." Alors, on devenait un moi, on devenait un être de chair dans un moi. Et Dieu, lui, n’avait pas mis de moi, il avait mis son amour. Il avait donné tout pour que nous soyons devant lui.

Dieu est la Divine Volonté. Dieu Perfection, Amour, Tendresse, Essence de l’amour incommensurable, Volonté, Verbe qui donne tout ce qui est de lui-même : amour. «Je suis en toi, je te donne mouvement. Tu es et je suis, nous sommes.  Dieu Trinité, trois Personnes, un seul Dieu : Divine Volonté.»

Dieu est Dieu. Il n’a pas besoin de volonté humaine. Il veut de nous ce qu’il nous a donné. Il ne nous a pas donné un moi pour qu’on soit à l’égal de Dieu. Nous avions tout pour être à la ressemblance de Dieu : être parfaits, comme Dieu est parfait. Dieu n’est pas orgueilleux. Dieu ne se vante pas. Dieu ne retient pas son amour.

Un moi est orgueilleux. Un moi se mire. Un moi ne donne pas, il demande : "Regarde-moi, donne-moi", mais lui ne donne rien. Il se monte lui-même sur un piédestal pour que tous les autres le regardent en lui demandant : "Adore-moi." Dieu nous laisse libres de l’aimer. Il veut que nous soyons ses enfants. Voilà pourquoi Dieu nous a tout donné. Il a donné ce qu’il est.

Nous avons en nous cette liberté, mais nous ne sommes pas dans ce mouvement de liberté. On se dit être libre, alors que la volonté humaine nous emmène là où elle veut. On se dit être libres de choisir, alors que nous sommes esclaves de nos propres conséquences. On se dit être libres de se donner du bonheur, alors que nous avons détruit notre bonheur. Il faut toujours, à tous les jours, recommencer, à tous les jours. C’est un mouvement contre nous : "Je m’offre un voyage? Voilà que le voyage est terminé, (il) faut que je travaille une année pour m’offrir un voyage. Je m’offre une maison? Voilà que j’ai des paiements à toutes les fins du mois, voilà que je suis obligé de la chauffer, voilà que je suis obligé de payer mes taxes. Je m’offre ce qu’il y a de meilleur pour ma santé? Eh bien, je ne m’occupe plus de mon palais, car mon palais il est dispendieux, il m’amène tout le temps à m’offrir ce que je ne suis plus capable de m’offrir, parce que plus je découvre ce que mon palais veut, et plus je ne suis pas satisfait.  On a seulement qu’à regarder comment nos parents s’alimentaient : c’était bon. Eh bien, s’ils goûtaient à nos sucreries, ils découvriraient autre chose.

Nous sommes des esclaves de ce monde, nous ne sommes pas libres. Dieu nous a donné la liberté, Dieu nous a donné tout ce qui était bon. Nous nous promenons avec notre propre liberté et nous ne le savons pas. Nous avons en nous tout ce qu’il nous faut, mais nous sommes ignorants de ce qu’il nous faut. Ce n’est qu’en Jésus que nous allons goûter à notre liberté mais, pour goûter à notre liberté, il faut suivre le même chemin que Jésus. Il va nous amener toujours à passer à travers la porte étroite, et la porte étroite, c’est : "Oui Père, ta Volonté, pas ma volonté. Oui mon frère, je veux être pour toi un mouvement d’amour. Oui ma sœur, j’apprends à te connaître parce que plus j’apprends à te connaître et plus j’apprends à me connaître." Je donne de moi-même malgré mes souffrances, je ne me refuse pas de l’amour, parce plus j’apprends à aimer les autres et plus je me donne de l’amour. «Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime». C’est ça la porte étroite : c’est apprendre à aimer ses ennemis parce que nos ennemis ce sont des enfants de Dieu à travers leurs souffrances, à travers leurs mauvais choix. Ils sont devenus la conséquence de leurs choix dans le péché.

Va-t-on condamner un de nos frères à l’enfer, alors que Satan l’a trompé, comme il nous a trompés? À l’instant où je dis : "Toi tu es un franc-maçon, toi tu vas aller en enfer", eh bien, nous venons de porter un jugement contre un enfant de Dieu. Si lui, il a choisi de se laisser tromper, nous n’avons pas, nous, le droit d’usurper un commandement de Dieu : «Ne juge pas ton prochain, car tu me juges». Si on juge un seul de nos frères ou nos sœurs, nous jugeons Dieu, car il est dit : «Tu aimeras Dieu de toute ton âme, de tout ton esprit, de tout ton cœur, de toutes tes forces. Tu aimeras ton prochain comme je t’aime. J’ai donné mon Fils Bien-aimé pour toi, j’ai donné mon Fils Bien-aimé pour le plus grand des pécheurs. Toi qui te dis être un tout petit pécheur, aurais-tu plus de valeur aux yeux de Dieu que le grand pécheur, alors que pour un seul petit péché, Dieu le Fils recommencerait encore sa Passion? Parce qu’il aime sans condition».

C’est Satan qui se réjouit lorsque nous avons une opinion contre un enfant de Dieu. Ce sont ses pièges. Il ne veut pas que nous aimions le pécheur, il ne veut pas que nous donnions à Dieu la souffrance de ce monde. Pour cela, il nous maintient dans nos souffrances. Plus il met devant nous des occasions afin qu’on puisse juger, et plus nous souffrons. Alors, il contrôle, il contrôle ce que nous sommes avec les souffrances.

Lorsque notre enfant est mis à la porte, alors qu’il n’est plus capable de nourrir sa famille, c’est souffrant. Alors, nous en voulons à la personne qui est la cause de son renvoi. Pourquoi il y a une personne qui a été voir la direction et a dit : "Celui-là, il entre toujours en retard." Parce que Satan a fait en sorte que l’enfant ait une fièvre. Parce qu’il a été travaillé sans prendre son foulard et il a attrapé un rhume. Alors l’enfant n’a pu entrer à l’heure et cela Satan s’en est servi. Car il a suscité en une personne le besoin d’aller vérifier les heures que, lui, avait demandé à la direction, alors qu’il était en retard, tout bonnement. Parce que cette personne venait de passer la nuit debout, car son voisin avait pioché sur sa tête toute la nuit, alors il s’est servi de sa fatigue pour qu’elle puisse aller voir, et cela a fait en sorte de l’irriter. Elle était si fatiguée, alors elle l’a amené à la direction.

Qui peut-on accuser? Avant d’accuser celle qui a été voir la direction, il va falloir qu’on aille regarder notre enfant qui avait la fièvre. Voyez-vous, on ne peut pas accuser l’enfant, on ne peut accuser que Satan. Les démons, ils sont contre les enfants de Dieu.

Il prend les enfants de Dieu contre les enfants de Dieu et il se sert de ce qui est déjà en eux. L’enfant, lui, avait le choix de dire : "Oh! Je n’irai pas là. Il pleut, il fait froid. J’ai oublié mon foulard chez une amie. Non, je n’irai pas." Il avait le choix, mais il y a été quand même. Il en a vécu les conséquences : il a fait de la fièvre le lendemain, mais tout cela, Satan le savait. Il avait monté un piège contre l’enfant et c’est de même pour celle qui était responsable du personnel. Elle aussi avait le choix de dire : "Oh, il y a un déménagement, ce n’est pas grave. Ça ne veut pas dire que ça va toujours être comme ça. Pourquoi est-ce que je mérite? Ils ne m’ont rien fait, ils sont là en train de déménager." C’est elle qui a choisi de vivre cette situation-là. Elle n’a pas été attaquée, elle n’a pas reçu de gifle, mais cela a fait réveiller une souffrance qui était en elle. Il fallait qu’elle refuse cela, de ne pas entrer dans ce piège. Voyez-vous, Satan est très intelligent dans sa malice et il sait se servir des événements contre les enfants de Dieu.

Nous qui voyons cela, qui voyons notre enfant souffrir, nous sommes là à souffrir et on porte une opinion; voilà la voisine et on parle, on parle de la souffrance de notre enfant et houp, dans la conversation, c’est la faute de la direction du personnel. Voilà qu’il vient de gagner, il vient d’avoir une victoire, Satan. Il vient de se nourrir du mal, car il l’aime le mal, il s’en nourrit; il se sert des enfants de Dieu contre les enfants de Dieu.

Nous qui prions pour que nos enfants soient sous le regard de Dieu, nous qui prions pour que la miséricorde de Dieu soit sur le monde entier, afin que la foi reprenne le dessus, nous devons laisser l’Esprit de Dieu nous ouvrir à la lumière. Si aujourd’hui nous sommes ensemble à écouter une personne, c’est parce que c’est Dieu qui l’a voulu. La personne n’est qu’un instrument parmi vous. Chaque parole vient frapper notre cœur. Aucun humain ne peut pénétrer la Volonté de Dieu. Ce qui est à nous aujourd’hui, ce sont les paroles de Dieu. Ce que nous recevons aujourd’hui ne vient pas d’une volonté humaine, vient de la Volonté de Dieu qui veut guérir, qui veut nous libérer de notre esclavage.

Tout ce que nous sommes, c’est une unité d’amour. Nous avons le même cœur, c’est celui qui bat dans le Cœur de Marie. Nous avons consenti à donner notre cœur à Marie. N’oublions pas que lorsque nous étions dans la chair de la Chair, nous étions vivants. Comprenons que le roi Clovis était en Jésus. Jésus ne se sépare pas de ce qu’il est. Nous sommes de Jésus, nous sommes de la Matière Éternelle, Parfaite. Clovis, le roi Clovis, était en Jésus comme nous sommes en Jésus. L’Église, l’Église qui porte toutes les âmes militantes, triomphantes, purifiantes : c’est nous, c’est tous ceux qui gardent la foi, l’espérance, tous ceux qui sont appelés à vivre en Dieu, parce que nous sommes en Dieu. Nous avons toujours été en la Chair de Dieu. Alors, lorsqu’il y eut consécration, nous avons été dans ce mouvement, lorsque nous avons mis nos enfants au monde, ils ont été dans ce mouvement. Jésus, c’est l’Alpha et l’Oméga. Dieu le Père est l’Éternel. Le Saint-Esprit est l’Éternité. La Lumière, c’est Dieu la Lumière. On n’éteint pas la Lumière, on n’arrête pas la Lumière.

Si la Mère de Dieu nous dit : "Nous sommes enfants de la Lumière», eh bien, c'est parce que nous portons en nous la lumière, elle est en nous. Mais Maman Marie, par les grâces, fait jaillir de l’intérieur de nous ce qui est en nous par la Volonté de Dieu. Nous sommes la Volonté de Dieu lorsque nous voulons être en Dieu. Si nous ne voulons pas être en Dieu, nous ne sommes pas dans la Volonté de Dieu, nous sommes dans notre volonté qui est manipulée par Satan, parce que là où nous sommes rendus aujourd’hui, il a bien fallu qu’on dise oui souvent à Satan : des milliers d’années à dire oui à Satan.

Rappelons-nous qu’avant le déluge, il ne restait que Noé et sa famille. Où étaient donc tous ceux qui étaient de la descendance d’Adam et Ève? Il y en a eu beaucoup. Caïn s’est en allé au loin, mais ceux qui sont demeurés près d’Adam et Ève étaient fidèles : il y en avait beaucoup. C’est le mal, en les enfants de Caïn, qui a multiplié le mal; alors, cela a été des oui à Satan, des non à Dieu. Ce qu’ils ont fait : ils ont arraché des bébés dans le ventre des mamans, ils ont fait de l’idolâtrie, ils ont offert des enfants, des vierges au soleil, à la lune, à tout ce qui est autour d’eux. Ils ont cru à tout ce qui était du mensonge. Il y avait relations entre hommes et animaux, entre femmes et animaux : ils étaient plus bas que des bêtes. Et nous, il faut se boucher les oreilles. Il faut vraiment mettre un bandeau pour ne pas voir et entendre qu’il y a des enfants de Dieu qui font la même chose : pareil.

Ce qui nous maintient dans notre espérance, c’est le Cœur de l’Amour. Une Mère qui aime son Enfant et qui le regarde sur la Croix et qui dit : «Mon Dieu», elle n’a pas dit : «Je veux mon Enfant», elle a dit : «Mon Dieu». Elle a donné son Enfant, la Chair de sa chair, à Celui à qui il appartenait, car il était en le Père et le Père était en le Fils; alors, elle a fait confiance en Dieu. Elle savait qu’il était le Messie. Elle connaissait les Écritures. Elle savait que son Fils était pour mourir et elle a toujours été dans son oui à Dieu. Pas une seule fois la Mère de Dieu n’a dit à son Enfant : «On va s’enfuir». Oh! Elle aurait pu à quatre ans : «Tu me suis.» Cela n’est même pas venu dans ses pensées, car elle portait le oui inconditionnel à Dieu, parce que le oui avait pénétré le Oui du Fils.

Nous, nous devons pénétrer le Oui du Fils, nous devons aimer inconditionnellement. Nous sommes les filles (et les fils) du oui à Jésus et ce oui, nous devons le passer. Nous devons goûter à ce oui, car il est à Dieu, mais il faut passer par le Fils pour le présenter à Dieu, il faut être dans ce mouvement. Nous sommes les filles et les fils du oui. Nous consentons à suivre le même chemin que Jésus, avec ses grâces.

Si nous entendons ce qu’il y a à l’intérieur de nous, c’est parce que nous sommes capables de l’entendre. Personne n’est parti en courant, sortir : "Elle est folle, qu’est-ce qu’elle vient me dire là? Moi, je vais faire la Passion du Christ? Comment je vais faire cela? Est-ce que je vais être cloué sur la croix?" On s’est cloués sur la croix nous-mêmes, on s’est flagellés nous-mêmes, on s’est  insultés nous-mêmes. Nous-mêmes, nous avons traîné notre croix jusqu’au Calvaire, mais nous n’avons pas goûté à la joie, nous n’avons pas goûté à la paix, parce que nous avons gardé pour nous ce qui était à Jésus.

Lorsqu’on se fait insulter, il faut donner ça à Jésus : "Jésus, je te donne cela." C’est une conséquence de nos choix devant le péché. C’est à toi : " Voilà que  je viens de faire un pas avec ma croix, mais rempli de paix et de joie, car à l’instant où cela sort, je donne : je reçois des grâces de paix; voilà que je guéris, voilà que je me laisse libérer par Jésus! Il faut faire ce mouvement, jusqu’au dernier.

Le Seigneur me parle, en moi, pour la purification de la chair. Le Seigneur parle, en vous, pour la purification de la chair : nous sommes un seul mouvement. Aucun mot n’aurait pu être dit sans chacun de vous : aucun. Je ne connais pas plus que vous les mots que j’entends, qui sortent de moi. Je n’ai pas à savoir : je m’accomplis. Ce qui est devant nous est voulu de Dieu. Si nous consentons à être pour Dieu des instruments, cela regarde Dieu. Mais Dieu nous a demandé un oui. C’est tout ce qu’il voulait de nous : un oui tout comme Samuel, 'me voici', et Dieu a transformé Samuel. Et Dieu nous transforme afin que nous soyons pour nos frères et nos sœurs, nos enfants, nos petits-enfants, des témoins de sa Parole, des témoins de son Évangile. Ils ne veulent pas de notre volonté humaine, ils se reconnaissent à travers notre volonté humaine, et comme ils connaissent la souffrance, ils ne veulent pas augmenter la souffrance qu’ils nourrissent dans ce monde.

Mais Dieu vient guérir. Dieu vient libérer. Il vient nous instruire. L’esprit de Dieu est si puissant. Rien ne viendra de nous, par nous. Tout viendra de Dieu, par Dieu, et nous n’aurons qu’à être dans son mouvement, pas passif. Ce sont les grâces qui vont nous aider à ne plus juger notre prochain, ce n’est pas nous parce que notre chair est trop meurtrie par nos choix : ce sont les grâces.

Jésus est le Purificateur. Il regarde nos souffrances. Lorsque nous allons au prêtre, le prêtre : c’est Jésus. Il est en son ministère, il est le Christ-Prêtre. Il embellit notre âme à l’instant où nous recevons l’absolution. Notre âme est dans la joie, mais il faut que notre chair reconnaisse qu’elle est de Jésus. Pour qu’elle puisse reconnaître qu’elle est de Jésus, de la Chair Éternelle, il va falloir donner à Jésus ce qui a blessé notre chair, ce qui a fait que Satan nous a utilisés contre les autres, et c’est Jésus lui-même qui le fait.

Par la toute-puissance de Dieu, nous sommes dans ce mouvement et Dieu le Père nous demande de nous accomplir en le Fils. Tout cela est pour notre temps. Voilà que nous vivons un temps d’amour. Si nous regardons notre Évangile, il est dit que le corps corruptible redeviendra incorruptible. Nous vivrons en êtres d’amour où le péché ne nous atteindra plus, mais il viendra un autre temps où Satan reviendra séduire les élus. Qui sont les élus, nous? Nous ne cessons de juger, nous ne cessons de suivre l’esprit de ce monde. Si nous nous disons être les élus, alors : «Dis-moi, es-tu prêt à aller sur la croix pour moi, pour m’amener à ma résurrection, à ma gloire?» Il n’y a pas un grand (nombre de) personnes qui le ferait. "Tu ne me connais même pas. Tu ne sais pas ce que j’ai fait dans ma vie, j’ai peut-être été contre toi." Tu vois, il n’y a que Dieu qui puisse faire de nous les élus, les êtres qui ne sont plus attaquables. Voilà ce que nous sommes!

Nous entrons dans un monde d’amour. Il y a des personnes qui ont accepté de donner leur oui et ils donnent. Ils ont appris à donner causes, choix et conséquences sur toutes les souffrances qui montent de l’intérieur d’eux à la surface et cela porte des fruits. Nous avons du chemin à faire, mais nous ne pouvons pas le faire tout seuls.

Même si au Québec, en Ontario, au Manitoba, en Saskatchewan, au Nouveau-Brunswick, à l’Ile du Prince Édouard, même si certains états, aux États-Unis, il y a des groupes, comme vous, qui ont commencé depuis quelques années et qui ont maintenant une facilité à demeurer dans la paix, même s’ils se font insulter, même si on les ridiculise, eh bien, nous avons besoin, nous avons besoin des autres, car la purification de la chair va se faire ensemble. C’est tous ensemble que nous allons avancer. Personne n’avancera avant un autre.

Ce que nous avons donné, nous l’avons donné pour tous les enfants du monde. Ce que nous avons consenti à vivre depuis quelque temps, nous l’avons fait pour tous les enfants du monde sans exception, apprenant à ne pas juger, apprenant à ne pas condamner, apprenant à donner ce qui est contre l’Église. Oui, parce que chez nous, il y a des prêtres qui ne veulent pas suivre le Pape; alors, nous avons appris à ne pas avoir une seule pensée contre eux, mais on se rassemble et on prie, on prie dans la joie, parce que nous savons que nous sommes écoutés : il y a des cancers qui disparaissent, il y a des personnes, dans des chaises roulantes, qui ont commencé à marcher, il y a des personnes dans la rue, qui étaient dans la drogue, dans la prostitution, qui prient avec nous dans la joie. Personne n’a pu faire ça que Dieu.

Nous sommes des pécheurs. Nous avons commis beaucoup de péchés et Dieu se sert de nous. Nous avons eu de l’idolâtrie chez nous dans nos maisons, si vous voyiez nos maisons! Ils se dépouillent, ils se dépouillent de leurs bibelots, des tableaux qui ornent nos demeures, nos petits châteaux. On a appris maintenant que ce qui fixe notre regard et qui le détourne de Dieu, c’est de l’idolâtrie. Nous remplaçons nos beaux bibelots par des statues, nos tableaux par des images. Nous avons appris à ne plus magasiner que si cela est essentiel. On reçoit du linge d’une personne et lorsque nous savons que nous n’en avons pas besoin, on le donne à d’autres. Nous avons appris, mais qu’avec les grâces. Ce n’est pas tout le monde, ça serait trop beau!

Le temps appartient à Dieu, mais c’est commencé. Il a commencé avec les plus consommateurs. Si vous voyiez la consommation au Québec! On va aux États-Unis et aussitôt qu’on traverse la frontière, on regarde nos gazons, nos gazons qui ressemblent à Versailles, c’est incroyable. Des milliers, des milliers de dollars seulement pour la façade, sans compter en arrière. Nous entrons dans nos maisons, ce sont des catalogues de Décor Mag. Avez-vous Décor Mag? Décor Mag, c’est une revue qui montre les demeures. Vous en avez? Nos garde-robes! Ce ne sont pas des garde-robes, oh non, comment on appelle ça? Ce sont des 'walk in'; ça veut dire que nous entrons dans la garde-robe et là tout s’étale : les souliers d’un bord, tiens, ça bouge, ça monte; après ça, houp! les manteaux; après ça, nous bougeons dans le garde-robe et voilà nos petits vestons; houp! au côté, nos jupes; ah bien là, ça prend de la place pour nos pantalons. C’est incroyable; ça nous prend une pièce pour ce que nous achetons. Nous avons des hangars : ce sont des magasins! Nous avons tout ce qu’il nous faut du printemps à l’hiver; tout est bien cordé et ce n’est pas assez. Nous avons le sous-sol : c’est plein. Nous avons des toilettes, des salles de bains : c’est du luxe; même le pauvre s’offre l’air climatisé.

Et il est venu nous chercher! Lorsqu’il a commencé, j’ai dit : "Seigneur tu t’es trompé, tu t’es sûrement trompé. Il y a des personnes qui prient, Seigneur, et qui se donnent. Pourquoi tu viens nous chercher, nous qui vivons dans le luxe?" Nous sommes des petites cartes de mode. Nous sommes tellement maquillés que ça nous prend une demi-heure, une heure, avant de sortir de la salle de bain pour aller à la cuisine, parce que nos enfants ne nous ont pas souvent vus sans maquillage. Voyez-vous, eh bien, Dieu, lui, nous montre, nous montre qu’avec ce qui a été gâché, il peut reprendre et faire du nouveau. Nous allons vivre dans un monde d’amour.

On se tient encore debout, Nicole?

Nous faisons la Volonté de Dieu, parce que nous croyons que Dieu va venir reprendre les enfants de son Père. Oui, nous y croyons, c’est ce qui nous reste! Parce que si vous regardiez nos enfants! On pleure sur nos enfants, on s’accroche à ça, à ce que Dieu est en train de nous dire, parce qu’on le veut ce monde d’amour, on veut être sauvés malgré nous. Alors, pour être sauvés malgré nous, il a fallu qu’il vienne à l’intérieur de nous, parce que s’il avait choisi d’être à l’extérieur, rien ne se serait passé comme en ce moment même cela se passe au Canada. Des tout petits groupes, oh, il n'y en a pas beaucoup, mais aux yeux de Dieu, cela s’accomplit, parce qu’il le savait, il le savait que nous étions pour être un petit nombre, mais ce petit nombre, il l’utilise : il veut ses enfants.

Tous ceux qui seront inscrits dans le Livre de la Vie, il les veut pour lui, dans le mouvement qui est commencé et qui va se continuer jusqu’au moment où nous serons tous purifiés. Mais le moment qui va être total n’appartient qu’à Dieu. Ce qui est beau, c’est de vivre le début d’une chair qui se laisse purifier. Les Apôtres nous ont amenés là où nous sommes. Les Saints, avant nous, nous ont amenés là où nous sommes pour qu’on puisse débuter ce monde d’amour. «Et cela ne s’arrêtera pas», Dieu a dit, «rien n’arrêtera son mouvement.»

Alors, il dit : «Amen, maintenant, ma fille.»