Rencontre d’amour avec l’agir de Dieu à Rennes, France,

par son instrument, la Fille du Oui à Jésus.

 

2008-03-04 - P.M.  Partie 2

 

La Fille du Oui à Jésus en le Saint-Esprit : Alors, si vous voulez bien, nous allons avoir un petit moment, un petit moment de questions et de réponses. Ce que nous allons faire, nous allons laisser toute la place à Dieu. Vous pouvez poser des questions, mais des questions qui concernent chacun de nous : «Est-ce que mon mari, qui est parti ça fait dix ans, va revenir?»

Dieu, lui, nous demande des prières. Il veut qu’on s’abandonne et qu’on ait confiance. Avoir confiance en son sacrement du Mariage, mais ce que Dieu attend de nous, c’est qu’on fasse un échange, pour ce qui concerne l’Église, sur ce qui s’est dit tantôt. Il y a tellement des questions quelquefois et on n’a pas de réponse. Mais pas des questions personnelles, mais sur ce qu’il y a eu ou ce qui viendra. Allez, laissez parler votre cœur, ça sortira! Alors, on peut commencer.

 

Q.  À cause de mon passé, moi, je me sens prisonnier de l’Église. J’ai un mauvais rapport avec l’Église. Je me sens prisonnier.

 

R.  La Fille du Oui à Jésus en le Saint-Esprit : L’Église, c’est toi. C’est toi, l’Église! Tout ce que tu es, c’est un mouvement qui nourrit. Lorsque tu te nourris de l’amour, tu apportes de l’eau au moulin. Si tu gardes en toi ce qui t’a jadis blessé, eh bien, tu n’apportes pas de la joie, de la paix pour que cette eau qui coule, et qui va faire fonctionner le moulin, puisse te nourrir.

Lorsqu’en premier de tout, nous ressentons une grande souffrance, parce que nous avons subi des choses à cause de l’Église, parce que l’Église a été faite d’hommes –  n’oublions pas que les douze Apôtres étaient des pécheurs, étaient des hommes dans leur volonté humaine. Les disciples qui ont suivi les douze Apôtres étaient des femmes, étaient des hommes, et ils étaient dans la souffrance. N’oublions pas qu’ils étaient sous la domination des Romains. Les Romains arrivaient dans leur village et ils brûlaient leurs maisons, ils tuaient leurs animaux : c’était leur seule source de nourriture. On crucifiait les hommes, les jeunes hommes. Ça, c’est quelque chose de lourd que l’homme porte en lui.

Toutes les guerres qui se sont passées, notre chair les connait. Rappelons-nous de la dernière guerre, ce n’est pas celle d’Hitler, la dernière Grande Guerre? Que de souffrances nous portons en nous! Tout cela, tous les hommes le portent, depuis Caïn, depuis Caïn, qui a levé le bras sur son frère – la chair se souvient tout le temps : elle a de la difficulté à pardonner, et Satan se sert de cela.

Les hommes ont bâti l’Église. Certains ont consenti à déverser leur sang pour l’Église. Nous avons eu des saints et des saintes dans les trois cents premières années de l’Église. Ils le faisaient par amour. Mais notre chair aussi, ça, elle s’en souvient. Voyez-vous, notre chair, elle, elle se souvient de la douleur, mais elle se souvient aussi de son bonheur.

Voilà pourquoi il y a des hommes encore qui se donnent, renonçant totalement à leur vie d’homme pour entrer comme prêtre; des femmes qui renoncent à leur vie de femme, renonçant à la maternité, se donnant à Jésus. D’autres ont été contre l’Église, alors qu’ils étaient dans l’Église. Cela, parce qu’ils sont hommes, elles sont femmes : ils ont leur volonté humaine.

L’Église, c’est Jésus. Jésus, c’est Dieu et nous sommes en lui, mais lorsque nous fonctionnons en dehors de lui, eh bien, nous nous laissons souffrir. Jésus était avec les Apôtres et lorsqu’il partait prier son Père et qu’il revenait, eh bien, il trouvait ses apôtres, quelquefois, un œil au beurre noir, l’autre, avait ses vêtements déchirés. Ils se battaient entre eux, pourquoi? Parce que Satan s’attaquait à eux pour leur faire du mal afin qu’ils ne suivent plus Jésus.

Croyez-vous que c’est différent d’aujourd’hui? Satan attaque les prêtres. Puis, pour attaquer les prêtres, il s’attaque à la volonté humaine, oh! il ne s’attaque pas à son sacrement ministériel, il est inattaquable. Le sacrement ministériel est inattaquable, car, à l’instant où l’homme n’est plus homme : il est le Christ-Prêtre, il est en Jésus, en présence même de Jésus, mais est-ce qu’il demeure toujours à l’intérieur de son ministère? Non, il fait comme nous : il se promène, il va dans la rue, il écoute, il regarde, il pense, il a des paroles à lui, aussi. Alors, ça veut dire que sa volonté humaine l’emmène où lui ne veut pas aller : dans sa souffrance, et lorsque l’homme est dans sa souffrance, il ne se conduit pas comme il voudrait se conduire.

Satan s’est attaqué aux prêtres dans ces derniers temps : des scandales aux États-Unis qui ruinent l’Église. Croyez-vous que ces hommes voulaient cela? Non, c’est Satan. Satan s’attaque à eux pour que, nous, on n'ait plus confiance aux prêtres, pas en l’homme, aux prêtres. Satan s’attaque aux prêtres pour que, nous, nous n’ayons plus de nourriture. Enlevons dans notre vie Jésus : nous bifurquons, nous tombons, nous commettons des péchés et nous souffrons. Dieu, lui, nous nourrit. Dieu nous maintient dans notre vie.

Satan, lui, veut nous enlever de notre vie. Alors, il nous dit : "Ne va pas voir ce prêtre, il est homosexuel. Ne va pas vers ce prêtre, il a abusé des jeunes qui étaient sous sa protection. Ne va pas vers ce prêtre, il a une maîtresse." C’est Satan qui fait ça. Il ne veut plus qu’on ait confiance au sacrement ministériel, en le prêtre. Il ne veut pas, il ne veut pas qu’on se nourrisse du Corps de Jésus, du Sang de Jésus : il veut faire tomber l’Église.

C’est nous l’Église, c’est nous qui formons l’Église. Jésus est la tête, nous sommes les membres. Nous sommes vivants et il nous veut. Il veut détruire tout ce qu’il y a de bon en nous et pour détruire ce qu’il y a de bon en nous, il veut que nous ne fassions plus confiance en notre propre vie. Si nous ne faisons plus confiance en ce que nous sommes, enfants de Dieu, nous allons mourir, car nous allons nous faire souffrir. Quelqu’un qui agonise, quelqu’un qui est toujours là à ne plus vouloir de la vie : pense au suicide, pense à vivre une vie de débauche, pense à détruire ses frères et ses sœurs. Alors, là, vient un mouvement en lui : il vit dans son amertume si profonde qu’il croit qu’il n’est plus capable de s’en sortir. Il choisit la mort éternelle, car il ne croit plus en ce qu’il est : l’amour, l’amour de Dieu. Il ne croit plus en ce qu’il voit : Dieu; alors, il choisit la mort éternelle et la mort éternelle, c’est un mouvement qui fait souffrir. On ne disparaît pas parce que l’âme ne disparaît pas : elle connaît la souffrance éternellement, elle vit dans un mouvement inerte, elle la vit dans un mouvement inerte. Elle, la lumière, est plongée dans les ténèbres : elle, l’amour, ne donne plus; elle, l’amour, ne reçoit plus; elle, l’amour, ne partage plus; elle souffre, elle agonise continuellement, jusqu’au jour où la chair retrouvera son âme et ira à la mort éternelle rejoindre l’âme pour l’éternité.

Nous qui aimons tant nous regarder, nos regards nous poignarderont. Nos regards seront des poignards contre nous. Et ce n’est même pas un grain de sable sur toute la surface de la terre ce que nous venons d’entendre. Dieu ne veut pas nous nourrir de cela. Nous savons qu’il y a de la souffrance, nous savons que la mort éternelle est une réalité. Puisqu’il y a Satan, il y a la mort éternelle : il est la mort éternelle, il est le néant, il n’a plus de vie en lui. Alors, voyez-vous, la mort éternelle, c’est quelque chose qui veut appeler tous les enfants de Dieu pour les détruire. Nous sommes l’Église et l’Église, c’est la vie éternelle.

Lorsqu’on dit : "J’ai peur, parce que dans l’Église j’ai souffert, je ne veux pas de l’Église. J’ai peur de la vie, parce que la vie ne m’a pas donné du bonheur. J’ai peur de la vie éternelle, parce que la vie éternelle m’a montré que j’étais faible, m’a montré que je pouvais me laisser atteindre. J’ai peur de la vie éternelle, parce que ce que je connais de moi, je ne veux pas le vivre plus longtemps." Voilà l’Église : l’Église est souffrante. L’Église a besoin d’amour. L’Église a besoin de reprendre sa confiance. L’Église a besoin de se laisser nourrir de la foi qui est en elle, la foi qui nourrit la foi. Nous sommes des enfants de la foi. Laissons-nous nourrir de la foi. Ce sont tous les enfants : la foi.

Lorsque je regarde mon frère : j’ai la foi que lui peut m’aider. Lorsque je regarde ma sœur : je sais qu’elle a la foi assez forte pour venir me chercher dans ma profondeur. Ils me disent ensemble : «Nous avancerons. Viens : je te consolerai. Tu as froid : prends mon manteau. Tu manques de nourriture : assis-toi à ma table. Tu n’as pas d’endroits où dormir : moi, j’ai de la place, je vais te laisser mon lit et je vais prendre mon fauteuil, on se reposera ensemble. Tu te souviens qu’on t’a battu, violé, qu’on t'a abusé, qu’on t’a volé, qu’on t’a montré à mentir? Eh bien, ensemble, nous donnerons à Dieu ce que, nous, on a consenti à accepter parce que ce que tu es je le suis. Nous sommes ensemble, je ne peux pas me séparer de ta souffrance, car ta souffrance je la connais. Si je connais ta souffrance, c’est parce qu’elle est en moi aussi." Voilà l’Église : nous sommes un mouvement, la vie.

Si on a un regard, c’est parce que nous avons la vie. Si nous avons une écoute, une parole, une pensée, un mouvement, un sentiment, c’est que nous sommes vivants. Oui, nous sommes vivants. Nous n’avons pas le droit de dire que nous ne méritons pas la vie éternelle. Nous n’avons pas le droit de dire que mon enfant est condamné. Nous n’avons pas le droit de dire : je vais être jugé. Nous n’avons pas le droit de baisser les bras. Nous n’avons pas le droit de nous arrêter parce que nous sommes vivants encore. Nous n’avons pas encore choisi la mort éternelle, alors avançons. Oui, nous sommes handicapés; oui, il nous manque des yeux; oui, notre oreille est bouchée; oui, il manque une main; oui, mes genoux ne répondent plus; oui, ma langue me brûle à chaque fois que je parle : mais je suis vivant, et tant que je serai vivant, je saurai que je suis dans le mouvement de l’amour de Dieu qui me maintient en vie, parce que si je boîte, si je suis aveugle, si je suis sourd, si je suis handicapé, c’est à cause de mes choix : j’ai refusé Dieu et il me maintient en vie. Je ne le regarde plus et il me regarde; je ne sais plus m’alimenter et il me nourrit tout le temps; je hais mon prochain et, lui, il continue à m’aimer : alors je suis vivant, je suis la vie, je suis de Lui, et je vaux la peine d’avancer.

Il m’a sauvé, alors il va m’apprendre à me sauver, car tout est accompli. À moi de faire le pas qu’il me reste à faire pour goûter à ma résurrection, pour être enveloppé du manteau de sa Gloire, car sa Gloire il me la fera goûter. Oui, nous sommes vivants. La peur n’est pas pour nous. Si je dois avancer, faire le pas en gardant ma peur, eh bien, compte sur nous, on t’aidera, on avancera ensemble. Si on est angoissés et qu’il reste un pas à faire, eh bien, on te prendra sur nos épaules et on le fera ensemble ce pas. C’est ensemble que nous sommes. Ne nous regardons plus comme des vaincus, nous avons été victorieux du mal.

Maman Marie est là. En France, on a seulement qu’à tourner un coin et nous voilà devant une épopée victorieuse sur le mal. Maman nous berce continuellement. Alors, nous allons avancer, malgré qu’on voie des enfants qui couchent dans la rue, malgré qu’on sait que des enfants meurent en ce moment, malgré que nous savons qu’on est en train d’avorter, malgré qu’on sait qu’on veut nous détruire, eh bien, on va faire comme les premiers chrétiens : ils ont avancé et ils ont été victorieux, car nous sommes encore là; nous sommes la vie : on leur a enlevé la vie en leur tranchant la tête, mais comment se fait-il que nous soyons là? La chair de la chair nous a amenés où nous sommes aujourd’hui. Même si les gouvernements de par le monde veulent avoir le pouvoir sur toutes vies, ils ne pourront jamais avoir la vie, jamais. Ils peuvent nous engourdir, ils peuvent nous faire peur, ils peuvent nous manipuler, ils peuvent nous tricher, ils peuvent nous faire avancer par la peur, mais nous serons toujours vivants, toujours. Malgré ce qu’ils veulent faire de nous, ils ne peuvent pas atteindre notre  âme, ils ne peuvent pas.

On parle de la puce. Partout, on parle de la puce. Savez-vous que la puce ne sera pas implantée dans notre âme? Qu’est-ce qui est la vie : notre âme ou la chair? Notre âme, pas notre chair. Voilà notre puissance! Voilà la vie! Alors, comme Jean Paul ll disait : "N’ayez pas peur". Et comme Benoit dit : "Suivons les pas de Jean Paul ll". Hosanna!

 

Q.  L’âme, elle est dans la chair?

 

R.  La Fille du Oui à Jésus en le Saint-Esprit : Ouais, ouais. Mais elle est à sa place, tout comme l’Église. Jésus est dans l’Église, à sa place. C’est lui, l’Hôte de l’Église et notre âme est l’hôte de notre chair. Qui est au-dessus? Dieu est plus important que l’Église : notre âme est plus importante que notre chair; mais Jésus aime son Église : notre âme aime notre chair; Jésus prend soin de son Église : notre  âme prend soin de notre chair. Jésus a vaincu le mal qui voulait s’attaquer à son Église et notre âme reçoit, en ce moment même, des grâces afin que notre chair soit protégée de notre volonté humaine.

Voyez-vous, nous sommes ce mouvement d’amour : celui du Fils pour le Père. Notre âme est amoureuse de nous : elle se donne continuellement à nous. Alors, nous devons apprendre à aimer notre âme comme Jésus aime son Père et comme son Père l’aime. Ainsi, notre chair nous aimera, elle rajeunira, elle deviendra immortelle, parce qu’elle aura appris que l’âme l’aime et qu’elle ne lui a jamais refusé un seul mouvement d’amour.

Merci, Seigneur.

 

Q.  Je voudrais savoir votre…..

 

R.  La Fille du Oui à Jésus en le Saint-Esprit : Ce qui a été dans ma vie a été des mouvements dont je ne connaissais pas d’où cela provenait. Lorsqu’on entend une voix à l’intérieur de nous et que cela nous réveille, et (que) tout notre être a ressenti cette voix, mais on ne sait pas d’où cela vient.… parce que, en 84, j’avais entendu une voix pendant mon sommeil : «Je crie au-dessus des toits, mais personne ne l’entend, tant ma souffrance est grande».

Jésus demandait le oui à l’amour inconditionnel. Jésus demandait qu’on renonce à la volonté humaine. Jésus ne voulait plus être après la volonté humaine, au côté de la volonté humaine, mais je ne l’avais pas compris. Alors, il est venu souvent comme ça dans ma vie, souvent, souvent.

J’ai vu une terre il y a plusieurs, plusieurs années, une terre qui était très laide et dont les machines gouvernaient les enfants. Tout n’était que sous la gouverne des machines et cela c’est avant, avant que l’Internet vienne, avant que tout ce que nous connaissons vienne. J’étais jeune et je voyais ça. Je me rappelle, mes enfants étaient tout petits et ils disaient : "Bien, maman, tu devrais vendre tes rêves à une personne qui fait du cinéma, tu ferais de l’argent avec ça". Tout ça, je le vivais à l’intérieur de moi.

Vous savez, aussi, lorsque j’étais jeune mariée, j’ai vu un oiseau blanc entrer par la porte de ma chambre et là, faire le tour et en ressortir. Je n’ai pas dit ça à personne! Il y avait des choses dans ma vie que je ne pouvais pas dire, que je ne pouvais pas expliquer. Lorsque j’allais communier, j’avais cette chaleur en moi, c’était si bon, si bon!

Après la mort de ma sœur Rita, en 97, là, il y eut quelque chose qui a vraiment été comme montré. Je veux dire que je disais mes 'Je vous salue Marie', je faisais mes prières, j’allais à la messe, j’élevais mes enfants en leur apprenant le catéchisme, je complétais ce que l’école leur donnait.

Mais j’ai commencé à vouloir dire un chapelet, un deuxième, un troisième. J’allais à la messe le dimanche, mais là, je voulais aller à la messe à tous les dimanches, oh! à tous les jours. Cela dérangeait mon mari un tout petit peu : "Tu n’es pas obligé de prier autant, Dieu t’en demande pas autant. Alors je disais : "Bien, je me trouve dans la joie quand je fais ça." C’est vrai, je disais le chapelet et il y avait quelque chose qui se passait à l’intérieur de moi.

Après la mort de Rita, ma sœur, je disais le 'Je crois en Dieu' et ça durait une heure, parce que je le vivais. À l’intérieur de moi, je voyais des choses : ah, c'était tellement bon! Une heure à dire le 'Je crois en Dieu'. J’avais hâte le soir d’aller me coucher toute seule pour vivre ce moment-là. Cela a duré pas loin d’un an. D’autres mouvements sont arrivés. Là, à un moment donné où j’étais très fatiguée…

J’ai été, avant le mariage, coiffeuse, parce que je n’étais pas capable d’apprendre; alors, j’ai été vers les métiers. J’ai été coiffeuse et après cela, je me suis mariée, j’ai élevé mes enfants. J’ai gardé des enfants : 28 ans à vivre auprès des enfants. Alors, je n’avais pas beaucoup de communication avec les adultes : dix heures par jour avec des enfants. Alors, lorsqu’on est avec notre mari, de quoi l’on parle? Des enfants. J’étais avec les autres, de quoi je parlais?  Des enfants.

C’était ça. Alors, là, il y eut un moment où je voulais connaître autre chose. J’étais toujours dans ma garderie, mais j’allais vers des réseaux. Tu sais, les réseaux comme : Life Style, comme Avon, comme, euh, mon doux, il y en a d’autres, là. Peut-être que vous connaissez, ce sont des personnes qui entrent parmi un groupe de personnes et qui prennent le produit et qui entrent avec moi, associés avec petit contrat : "Tu vas avoir ça à meilleur marché"… Et là, une belle petite pyramide monte, monte, monte. Et ce qu’on s’aperçoit avec les années, c’est qu’on est toujours en bas et puis qu’il y en a toujours un qui est en haut. Alors, ce qu’on a gagné, c’est avoir beaucoup de produits chez nous. Ça, ça m’a emmenée à autre chose.

Mon mari a perdu son emploi, alors nous avons tout perdu : plus d’assurance, plus de sécurité, plus de salaires. On lui avait donné un an de salaire. Après que tout fut achevé, il nous en restait un tout petit peu, à peine pour passer un an. Alors, nous avons acheté un bloc appartements; et ce bloc appartements, la ville l’avait complètement condamné : on avait arrêté l’eau, on avait mis des morceaux de bois pour que personne ne puisse pénétrer; nous, on a été acheter ça : deux personnes qui connaissaient la rénovation, avec un jeune homme de vingt quelques années : mon mari, moi, mon garçon. Nous avons reconstruit un bloc en démolition. Alors, demandez-moi ce que c’est que la plomberie, les joints, la céramique, faire des armoires, les installer, sabler, peinturer : je vais vous répondre. Ça, c’est arrivé en I997, ma sœur est morte en même temps. Là, j’étais fatiguée, fatiguée. Alors, on me propose un pèlerinage. On me dit, comme ça, que la Sainte Vierge apparaissait, mais là : la Sainte Vierge apparaît!!! Oui, elle est apparue à Lourdes, à Fatima, mais ne viens pas me dire qu’elle apparaît en ces temps! Alors, là, je n’ai pas cru et elle a laissé ça, comme ça, mais après elle en a encore reparlé. Je n’y croyais pas, je n’y croyais pas. Je croyais à Lourdes, Fatima, mais en dehors de ça, là, je ne savais que la Sainte Vierge apparaissait en dehors. Je ne connaissais aucun messager. Je n’avais jamais entendu parler de la Terre Nouvelle, de tout ce que plusieurs connaissent. Je ne connaissais rien de tout ça.

Alors, lorsqu’elle a dit (ça), j’ai dit : "Qu’est-ce que c’est un pèlerinage?" Je ne savais pas ce que c’était un pèlerinage. Lorsqu’on vit vingt-huit ans entourée d’enfants et que les fins de semaine, c’est pour se préparer pour le lundi, on n’a pas le temps de lire, on n’a pas le temps d’aller s’instruire en dehors, je m’instruisais avec les enfants. Ce qui est arrivé, elle a dit : "On prie". Houp! "On prie?" "Ah oui!" Elle a dit : "Tout le long de l’autobus, on prie et, arrivés là-bas, on fait un chemin de croix et on prie." Ah là, ça faisait mon affaire : ils priaient! Comme j’avais eu le goût de prier, j’ai dit : "Je vais y aller".

Alors, moi, je ne croyais pas aux apparitions, mais je voyais les gens qui priaient. Cela a été un cadeau pour moi. Il y avait des gens de plusieurs races, ensemble, qui priaient. Cela a tellement réchauffé mon cœur, mais cela ne m’a pas apporté, en ce qui concerne les apparitions, une réponse. Alors, je suis retournée chez moi et retournée dans mes travaux, continuer. Mais, au mois —   ça, c’est arrivé en octobre —   mais au mois de février, voilà que je ne suis plus capable d’aller travailler, j’ai une grippe, de la fièvre et tout : une semaine à ne plus être capable de bouger.

On a le temps de prier! On a le temps, tu sais! On se remonte et on entre en nous, on est bien. Alors, j’ai pris la Bible. Je lisais ce que j’étais capable de lire. J’aimais lire l’Ancien Testament, pourquoi? Je disais : "C'est le plus beau roman qu’il n’y a pas. Je croyais, lui, il est vrai. J’n’étais pas attirée vers les romans imaginaires, mais lui, c’était tellement beau lire ce livre-là." Mais en ce qui concerne le Nouveau Testament, ça, j’avais de la difficulté à comprendre les paraboles, ça, j’avais plus de difficultés, mais l’autre, on pouvait suivre la vie quand même, hein? Alors, j’aimais ça lire. J’avais savouré cette semaine-là.

Là, mon garçon vient me voir. Il dit : "Maman, prépare-toi parce que samedi, tu vas à Marmora". Alors, venant de mon garçon qui avait vingt quelques années et dont, à partir de 18 ans, n’allait plus à la messe, ah ça, ce n’était pas normal. Alors, c’est là que j’ai pris la décision : "ok, je vais y retourner." J’ai appelé : il y avait de la place. Au mois de février, il y a toujours de la place dans les autobus. Il y a tempête au Canada, c’est froid en Ontario! Alors, cette journée-là, il y avait tempête, rafale, il faisait tellement froid. Le chauffeur d’autobus voulait rebrousser chemin. Alors, nous : "Non, non,  Jésus, il a souffert la Passion, nous, le petit peu qu’on est capable de lui donner…"

Arrivés là-bas, c’était pareil. On nous a proposé d’aller plutôt dans une petite chapelle plutôt que d’aller sur la montagne, une petite montagne où l’on dit le chemin de la croix et le rosaire pour les âmes du purgatoire. Non, on a voulu aller dans ce vent, dans ce froid. On avait de la difficulté à avancer. Tu sais, quand ça rafale, là, la neige, elle, elle nous frappe et ça nous pince. Vous, vous devez savoir ce que c’est, c’est froid, un petit peu, je pense. C’était vraiment glacial.

À partir de là, je me suis rendue à la dixième station et c’est là que j’ai senti des roses, j’ai senti les roses alors qu’il faisait une grosse tempête. Je suis retournée chez moi et là, les visions devenaient abondantes, mais il y avait aussi des attaques de Satan, beaucoup d’attaques de Satan, et cela se faisait, soit endormie ou soit réveillée. Les deux se faisaient comme ça.

Premier janvier 2001 : voilà qu’en disant mon chapelet, les trois chapelets, devant la croix d’amour, voilà que mes mains, il y avait de l’huile sur mes mains, juste à la surface, pas partout, là, seulement qu’à la surface. Alors, lorsque je me suis couchée vers deux, trois heures, plus vers deux heures et quelques, j’entends une voix de femme à l’intérieur de moi qui dit : «Ouvre la lumière». J’ai ouvert la lumière et là la voix elle a dit : «Crois». Je voyais de l’huile encore sur mes mains et ça n’avait pas disparu.

Et là, Maman Marie m’a donné beaucoup de grâces : elle m’instruisait, elle me disait de toujours être obéissante. Parce que quinze jours plus tard, mon ange gardien, Amystica, m’a parlé, et Jésus à l’intérieur de moi, quelques jours plus tard. Et tout a commencé. Alors, j’ai écrit, comme à l’école, ce que j’entendais et Dieu ne me disait pas ce qu’il était pour faire de moi. Il ne disait rien… Obéissante, j’écrivais.

Entre-temps, j’avais trouvé un prêtre pour que j’aille à confesse, communier. Je devais toujours suivre l’Église. Pour moi, c’était important, parce que ce que je vivais me faisait douter de moi, douter aussi de ce que vivais. J’ai été voir si j’étais schizophrène. J’ai souvent été là, (à dire) : "Non, ça ne se peut pas!" Alors, à travers ça, le Seigneur m’instruisait, m’instruisait. C’est plus tard, c’est plus tard qu’il m’a dit que je devais faire un livre et après… il ne m’a pas dit : «Tu vas aller parler en avant» là, oh non, il l’a fait tranquillement.

Une journée, il a dit, lorsque j’allais à Marmora : «Tu vas aider une personne». La personne est arrivée à côté de moi et Jésus disait que je devais l’aider. Elle, elle disait qu’elle avait reçu de son petit garçon qu’il fallait qu’elle dise sept chapelets par jour, alors qu’elle avait un commerce. Elle a dit : "Comment est-ce que je vais faire ça?" Alors, j’avais les réponses : "Ton ange gardien". Alors, là, je l’aidais tranquillement. Ça se faisait comme ça. Parce que j’entendais la voix, c’était facile : je répétais ce que j’entendais.

Alors, elle, elle a réuni des amis chez elle. Ils étaient, quoi? Sept, et là, on a eu un échange. Mais là, il y eut une autre rencontre. Alors, le Seigneur m’a dit : «Tu vas aller là». Moi, je pensais que quelques petites amies ont fait la même chose. Il y avait des autos dehors, beaucoup d’autos dehors. J’ai dit : "Seigneur"! Des voitures, des automobiles! Alors, là, j’ai dit : "Seigneur!" Il a dit : «Ma fille, tu n’as rien à faire, ce n’est pas ta rencontre, c’est ma rencontre». J’ai fait ce qu’il m’a dit et tout a été bien. Il s’est servi de moi. Il disait : «Ouvre les yeux, ferme les yeux». Il disait quand arrêter. Les paroles, je n’avais pas besoin de rien apprendre, ça sortait tout seul, comme aujourd’hui.

Alors, comme ça, ça s’est fait lentement, lentement, jusqu’à m’amener ici aujourd’hui. C’est tout. Je ne fais rien, je n’ai qu’à répéter. Je n'ai pas besoin de m’en faire, je n’ai rien à apprendre. Ça, ça fait mon affaire. Je me présente. Je suis obéissante avec les grâces.

Je suis une maman. J’ai perdu mon mari en 2001. J’ai commencé à apprendre, à entendre le premier janvier et le quatre mars j’ai perdu mon mari. Aujourd’hui, ça fait sept ans que mon mari est décédé. Alors j’étais dans la joie aujourd’hui, hein? J’ai des petits-enfants, cinq petits-enfants. J’ai une petite fille de seize ans qui mesure cinq pieds dix. Alors, elle me mange d’une tête, elle me dépasse d’une tête, là.

Tout comme vous, je voudrais être à la maison. Tout comme vous, je voudrais vivre une vie normale parce que, des fois, je me dis : "Ce n’est pas normal, je ne suis jamais à la maison." J’entends. Je n’ai plus de conversation avec mes enfants, mes petits-enfants. Tout ce qu’ils entendent parler, c’est de Dieu. Est-ce que je vais parler avec eux de décoration? Je ne connais plus rien sur la décoration. Est-ce que je vais commencer à parler de magasinage? Quand je rentre, je veux sortir aussi vite. "Maman, tu n’as rien acheté?" "Qu’est-ce que tu veux que j’achète? Je ne sais plus quoi choisir". "On va y aller, nous autres". Alors, elles vont m’habiller ou je prends leur linge, leur linge, et je m’accomplis. C’est ce que le Seigneur me demande.

Nicole, elle quitte sa maman, mais nous savons que nos enfants sont en sécurité. Nous savons que les anges gardiens prennent soin d’eux et que Maman Marie est là. Nous avons beaucoup de saints avec nous. Lorsque j’ai été à la grotte de Marie-Madeleine, savez-vous ce qu’elle m’a dit? «Je serai toujours auprès de toi à chaque rencontre en France». Alors, Marie-Madeleine est ici.

C’est ma vie. Imaginez-vous que j’entends les saints! Ah, je ne dis pas ça à n’importe qui, on m’enfermerait. D’ailleurs, c’est très rare que je le dis. Ça, c’est voulu du Saint-Esprit. On veut garder pour nous quelquefois, hein, mais lorsque c’est nécessaire, c’est parce que c’est quelqu’un qui devait l’entendre.

Nous sommes une unité d’amour, nous sommes l’Église. Alors, nous nous donnons les uns et les autres, nous nous nourrissons les uns les autres.

Bientôt six heures! Et si on offrait à Maman Marie? On ne dit pas le chapelet, parce qu’il y en a qui veulent partir, mais si on disait une dizaine de chapelet à Maman Marie.

 

Tous : Oui!

 

La Fille du Oui à Jésus en le Saint-Esprit : Merci.