Rencontre d’amour avec l’agir de Dieu à Saskatoon (Saskatchewan)

par son instrument, la Fille du Oui à Jésus.

 

2004-10-30

 

Parmi les gens présents pour la rencontre, qui se fait dans le garage de Carmen Humphrey, il y en a qui essaient de faire fonctionner le système de fermeture de la porte du garage, ce qui ne semble pas fonctionner comme eux le veulent.

La Fille du Oui à Jésus en le Saint-Esprit : Lorsqu’il y a des actions qui sont faites en Dieu et qu’elles ne fonctionnent pas, cela est voulu de Dieu; c’est pour nous apprendre que nous devons tout laisser à Dieu : nous avons besoin de laisser notre vie entre les mains de Dieu pour avoir des grâces.

Il faut demander à Dieu des grâces de patience, il ne faut pas perdre courage, parce que lorsqu’on perd courage, nous perdons nos dons; Dieu ne nous retire pas les dons qu’il nous a donnés, mais c’est comme si on mettait comme un voile devant nos dons; alors nous perdons nos capacités et tout ce qu’il va y avoir comme résultat, c’est ce que nous serons : alors nous ne serons pas dans l’amour de Dieu, mais dans notre volonté humaine qui s’est laissé emporter.

Dieu nous apprend à chaque instant dans notre vie que nous devons être tout à lui.

Il faut comprendre qu’il n’y a pas de hasard en Dieu; nous sommes dans une école : en Église.

Nous sommes venus sur la terre pour apprendre à nous aimer, à faire des actions qui devront être présentées à Dieu.

Dieu connaît notre volonté humaine; il sait, Dieu, que nous sommes faits de chair et que la chair est faible, alors Dieu met dans notre vie tout ce qui nous est nécessaire pour avancer : lorsqu’il parle de ce qui nous est nécessaire, il parle aussi de ce qui va se présenter à nous.

Alors il est bon de s’arrêter et de regarder ce que nous faisons : lorsque  nous voyons que quelque chose ne va pas, c'est parce que nous devons nous remettre en question.

C’est comme si nous avions perdu quelque chose de très important : si nous ne nous arrêtons pas, nous allons avancer, mais nous allons avoir de la difficulté à retrouver ce que nous avons perdu.

Dieu nous laisse libres devant nos actions; il ne nous oblige pas à prendre conscience de ce que nous faisons, mais il fait en sorte que nous puissions nous arrêter et le réaliser.

Combien de fois dans notre vie nous avons eu des événements qui nous ont arrêtés? On avait fait un projet, mais lorsqu’on faisait (des actions pour) ce projet, il y avait toutes sortes de choses qui n’arrivaient pas; quelquefois, c’était des événements qui nous démontraient que nous nous écartions du vrai but : le but de notre vie, c’est la vie éternelle.

Si nous sommes en Dieu, si nous ne vivons que pour Dieu, Dieu va faire en sorte de nous obtenir la vie éternelle, mais si nous voulons autre chose que la vie éternelle, Dieu va respecter ça.

Si nous voulons une maison, une auto, des voyages, si notre vie a les yeux fixés vers ce but, et si nous avons fermé les yeux à Dieu pour obtenir ce que nous voulons, alors nous obtiendrons ce que nous voulons : Dieu va nous laisser aller; mais un jour lorsque nous aurons obtenu ce que nous voulons et qu’en chemin nous nous apercevrons que nous ne sommes pas heureux, et qu’une seule pensée viendra en nous pour Dieu : Dieu accourra, il nous fera sentir sa Présence parce que Dieu ne nous aura jamais quittés des yeux.

Malgré que nous, nous ayons ignoré la présence de Dieu pour obtenir le matériel, pour obtenir une popularité, Dieu aura toujours été avec nous.

Dieu n’a pas de rancœur, Dieu : c’est notre Père.

Quand on est père, on aime ses enfants; on regarde son fils ou sa fille faire des gaffes dans sa vie et pourtant le père soutient son enfant, il sait que cela ne lui apportera pas le bonheur, mais il le soutient quand même; il lui donne de l’encouragement pour ce qu’il est, non pas pour son action qui va l’éloigner de son bonheur.

Dans sa vie, le père va montrer à son fils ou à sa fille qu’il les aime; quand ils seront dans un creux profond, il va aller les aider dans le but qu’ils ne se découragent pas, dans le but qu’ils puissent un jour revenir : c’est ce que Dieu a fait avec nous.

Dieu est plus qu’un père sur la terre : il nous a tout donné afin que nous puissions vivre notre vie.

Il nous a donné des dons et avec ces dons nous avons fait notre vie; même si nous avons utilisé ces dons pour faire de mauvaises actions, même si nous avons utilisé tout ce que Dieu a créé pour obtenir de l’argent au détriment de notre prochain, Dieu n’a jamais délaissé ses enfants; même si des enfants dans leur vie ont fait de mauvaises actions, Dieu sait se servir d’une seule action dans leur vie qui a été bonne : Dieu leur a donné des grâces pour que cette action, un jour, ressurgisse.

Dieu regarde tout ce que nous faisons, pas une seule action n’est pas devant Dieu.

Dieu sait que l’action que nous allons poser va être une bonne action, alors Dieu va nous donner une grâce, cette grâce va nous servir un jour parce qu’elle ne disparaîtra pas en nous et lorsqu’il y aura encore une autre action, une autre grâce sera donnée, et cela s’accumulera en nous; lorsqu’il y aura (beaucoup) de grâces en nous, ces grâces feront en sorte que nous puissions réaliser l’amour de Dieu.

Chaque action que nous posons dans notre vie, et qui est bonne, est nourrie de la grâce de Dieu; voilà pourquoi nous pouvons dire qu’en chaque personne il y a quelque chose de bon; alors cela nous démontre que Dieu a toujours pris soin de tous les enfants de la terre.

S’il le fait pour une personne, il le fait aussi pour nous tous : chaque personne est en chacun de nous, alors qu’une seule ou plusieurs actions bonnes sont faites en une seule de ces personnes en nous, nous la recevons : voilà pourquoi nous devons encourager notre prochain, voilà pourquoi nous devons prier pour notre prochain, (voilà pourquoi nous devons) aimer ceux qui sont des ennemis de la société.

Nous voyons à la télévision des nouvelles sur la guerre, on nous a parlé des personnes qui tuent des enfants, qui martyrisent : en ces personnes, Dieu est; nous devons prier pour eux parce qu’une seule petite action, (c’est une grâce) qui nous revient aussi.

Dieu veut que nous soyons tous unis ensemble, Dieu veut nous apprendre à nous aimer, même à aimer nos ennemis.

Quand une personne dont son enfant a été victime d’une personne violente n’a pas encore pardonné : elle a le cœur meurtri par l’action qu’un être a posé à son enfant, ça la gruge en elle, elle ne cesse d’y penser.

Quelquefois, en elle, elle pleure sur elle-même car elle a trop mal; elle voudrait se libérer de cette douleur, mais elle n’en est pas capable parce que lorsqu’elle voit un autre enfant souffrir, elle voit son enfant qui a subi cet acte.

Dieu dit qu’il faut aimer nos ennemis : Dieu dit que lorsque le pardon n’est pas prononcé, le mal demeure.

Dieu veut nous apprendre à nous regarder tel qu’on est.

La personne qui n’a pas pardonné, c’est une personne qui souffre à cause de son manque de pardon et ce manque de pardon, c’est envers elle qu’elle a de la difficulté à le faire :

dans un premier temps, elle a la rage, elle se dit que si elle avait cette personne entre les mains, elle la détruirait, elle vengerait son enfant;

et après, cette personne voit que cela ne changerait rien : son enfant est blessé, alors elle en veut aussi à la société parce que le monde n’a pas su protéger son enfant;

ce qu’elle rejette sur le monde, c’est le reflet d’elle-même; elle le ressent dans tout son être, ça lui fait si mal qu’elle se replie sur elle-même : cette personne porte le monde en elle;

la douleur qu’elle ressent, c’est la douleur de tous les parents, et comme elle ne comprend pas ce qu’elle vit, elle se torture à repenser à tout ce qu’elle aurait pu faire.

Cette personne ne peut voir combien Dieu a protégé son enfant parce que la petite victime est moins atteinte qu’elle-même : elle nuit à son enfant :

elle nourrit la conversation avec des paroles de vengeance ou dans son silence on peut apercevoir des gestes, des regards qui rappellent ces moments (de vengeance) : tout son être transpire le manque de pardon;

alors, avec le temps, l’enfant associe l’attitude de son père avec ce qu’il a fait : l’enfant ne comprend pas ce qui se passe, il commence à s’accuser, à se dire que s’il n’était pas en ce monde, cela ne serait pas arrivé;

au bout d’un certain temps, il se rappelle tout ce qu’il a vécu, alors à son tour il ne veut pas pardonner.

Dans un premier temps, le mal n’existait pas en lui;

dans un deuxième temps, en cette petite personne, le mal a commencé à surgir.

Nous sommes des êtres qui avons vu le mal : nous avons vu nos parents qui ont souffert, nous avons regardé nos parents qui ne comprenaient pas ce qu’ils vivaient lorsqu’ils parlaient de leur prochain, des paroles de jugement sortaient d’eux : lorsqu’ils parlaient de leur prochain, le pardon manquait en eux; lorsqu’ils parlaient de leur prochain, la colère était en eux : on pouvait remarquer la rancœur.

Beaucoup d’entre nous avons vu nos parents ainsi alors que nous étions tout petits, et cela a pénétré en nous sans nous en rendre compte.

Dieu nous a montré un exemple, beaucoup d’autres exemples ont été devant nous.

L’être humain est fragile devant la douleur;

l’être humain veut aimer et veut être aimé parce que l’être humain vient de l’Amour.

Lorsque nous avons été dans le sein de notre mère, nous avons été dans l’amour; nous avons quitté l’Amour pour être dans le sein de notre mère : nous étions faits de l’amour; alors, lorsque nous sortons du sein de notre mère, nous recherchons ce que nous sommes : l’amour; nous recherchons la Source de l’amour, alors nos parents sont devenus pour nous une source d’amour;

mais lorsque nos parents sont blessés, ils ne peuvent pas nous donner de l’amour de cette Source d’amour qui est pure, ils ne peuvent pas nous donner l’amour inconditionnel à Dieu parce qu’eux-mêmes sont venus de parents qui ne leur ont pas donné de l’amour de cette Source d’amour;

alors chacun de nous avons été dans un mouvement qui a fait de nous des êtres recherchant l’amour.

Comme on est amour, on a voulu donner de l’amour à nos parents.

Nos parents manquaient d’amour, alors le tout petit bébé que nous étions voulait donner de l’amour à sa mère, à son père.

Parce que nous venions de Dieu, nous venions ainsi du germe de la vie de notre père et du sein de notre mère; alors nous avons regardé nos parents et nous les avons aimés à l’instant que nous les avons vus.

L’enfant, que nous sommes, n’a pas besoin de faire des efforts pour aimer, il est amour, alors il aime sans condition; mais avec les semaines, avec les mois, l’enfant regarde son père et sa mère; il veut les aimer, il veut leur donner de l’amour, mais comment remplir l’amour des parents, eux qui ont une soif d’amour? Il est comme dépourvu devant ce désastre, alors en lui vient des sentiments d’échecs, car ce qu’il voit ce sont des yeux qui pleurent, ce sont des regards qui cherchent; alors il regarde le monde avec les yeux de ses parents.

Nous avons regardé ce monde avec ce que nous avons été.

Dieu veut nous faire réaliser que nous avons tout en nous pour être heureux : nous sommes venus de Dieu : Jésus nous portait en lui avant notre mère; lorsque nous avons été dans le sein de notre mère, nous étions tout amour : cela n’est pas sorti de nous, cela est encore en nous.

Dieu veut faire un nettoyage en nous, il veut nous redonner ce que nous avons toujours eu en nous.

 

Jésus : Prends, mon enfant, le don de la vie : en toi j’ai déposé ma Vie; en toi tu as reçu tout ce qui était nécessaire pour vivre.

Tous tes sens sont faits pour l’amour, toutes tes actions sont faites pour faire des gestes d’amour, parce que le mouvement vient de moi : je suis le Créateur, je suis Dieu et je t’ai fait à l’image de l’Amour.

Chaque parole, c’est un souffle d’amour qui est entré en toi et qui sort de toi afin que tu puisses t’entendre : tout sort de toi;

et toi qui es amour, et toi qui viens de moi, tu ne peux parler que d’amour; lorsque tu ne sors pas des paroles d’amour, c’est que tu ne te reconnais pas amour, c’est que tu es devenu aveugle et sourd : sourd parce que tu ne m’entends plus, aveugle parce que tu ne me vois plus.

Avant que tu viennes sur la terre, tu étais en moi; aujourd’hui tu apprends que tout ce que tu es est de moi, absolument tout; tout mouvement vient de moi, toute respiration vient de moi, tout regard vient de moi : sans moi tu n’es rien.

Moi je suis un Être d’amour, moi je suis Dieu, je suis tout pour toi : Être divin je suis pour que toi, tu sois un être d’amour.

Lorsque tu entends ces paroles, Dieu te donne des grâces pour que tu puisses les comprendre; lorsque tu acceptes de t’associer avec mon mouvement d’amour, tu commences à réaliser qui tu es.

À chaque fois que tu as posé des actions, moi je me suis tenu en toi afin que tu puisses te mouvoir; lorsque tes actions n’étaient pas des actions d’amour, j’ai mis en toi ma miséricorde afin qu’un jour tu puisses te pardonner;

sans ma miséricorde, tu ne peux réaliser tes mauvaises actions; sans ma miséricorde, tu ne peux pas te voir tel que tu es : voilà pourquoi je t’enveloppe de mon amour afin que tu puisses te pardonner.

Ne refuse pas ma miséricorde, ne refuse pas de te voir devant tes actions, pardonne à l’être que tu es, pardonne-toi pour tout ce que tu as fait : tout ce que tu as fait a été des mouvements qui t’ont appris à écouter la voix de Dieu.

Ne sais-tu pas que j’ai le pouvoir de te paralyser, de t’arrêter de parler, de penser, de réagir face à tes sentiments? Moi je suis un Dieu d’amour, je suis un Dieu qui est libre; alors je te veux libre en moi, je veux que tu gouttes à l’amour avec ce que tu es : voilà pourquoi à chaque instant j’ai voulu que tu réalises ce que tu faisais.

Je suis l’amour, je suis la patience; j’ai attendu ce moment afin que tu puisses entendre ma Parole : ma Parole est lumière pour toi, ma Parole est guérissante en toi.

Je veux t’apprendre à prononcer des mots de renoncement : renoncement à ta volonté humaine.

Ta volonté humaine n’a pu te faire voir ce que moi, en ce moment, je te fais voir.

Tu vois, je veux que tu apprennes à mourir en Dieu : mourir en Dieu, c’est ne plus vivre avec ta volonté humaine, c’est me la donner.

Tu as vu tes parents, tu as vu combien ils ont souffert à cause de leur volonté humaine.

Tu as été comme dans la jungle cherchant l’amour, mais ne voyant que des sons qui t’ont éloigné de moi.

Regardant des ombrages à travers ces arbres, combien de fois tu t’es laissé prendre dans les lierres qui t’emprisonnaient comme ils ont emprisonné tes parents? Combien de fois tu as avancé et tu es tombé dans des remous visqueux? Combien de fois tu as cru que tu ne pouvais plus t’en sortir? Même à ces moments-là, j’étais là; j’ai toujours pris soin de te sortir de tes remous;

et lorsque je te sortais de tes remous, tu repartais avec ta volonté humaine vers des lieux inconnus de toi-même, tu cherchais à faire ta volonté comme toi, tu l’entendais; c’est ce qu’on t’avait appris, alors tu as fait ce qu’on t’avait appris;

et, aujourd’hui, tu regardes ton passé avec les yeux de Dieu, et Dieu dépose en toi de la foi, de l’espérance, de la persévérance, de la lumière, afin que tu sois devant ta vie.

Dieu veut que tu sois comme un tout petit enfant entre ses mains, Dieu veut que tu retournes en toi comme lorsque tu étais tout petit et que tu venais à peine de sortir du sein de ta maman.

Je veux te présenter à mon Père; en moi, tu es dans ma Divine Volonté.

Tout ce que tu es, je veux le prendre comme si c’était moi qui avais vécu ta vie.

Je veux faire un être nouveau avec toi : l’être que tu aurais toujours dû être.

Je veux réparer toutes les actions de tes parents et chacune de leurs paroles, et les présenter à mon Père : je veux prendre chacun de leur regard comme si c’était mon regard et les présenter à mon Père; je veux prendre chacune de leurs actions et je veux faire de leurs actions mes actions, et les présenter à mon Père; je veux prendre leur cœur dans mes mains et mettre leur cœur en mon Cœur afin que chaque sentiment qu’ils ont eu soit mes sentiments, et je veux tout présenter à mon Père; je veux que chaque pardon qu’ils n’ont pas prononcé soit en moi, et je veux donner à mon Père ces manques de pardon :

«Père d’amour, je suis avec toi; je fais un mouvement d’amour qui est au présent : mon Sang Précieux coule sur chaque parent pour que chaque enfant présent soit dans un mouvement d’amour.

Que ta Volonté, Père, soit sur eux! Que ta Divine Présence soit pour eux un baume d’amour!

Ce sont tes petits enfants, Père, qui viennent à toi par moi; tout ce que tu leur as donné, Père, ils le prennent en eux et ils te remercient.

Enseigne-leur, Père, à faire de leurs êtres des êtres amoureux de toi; comble-les de tes grâces, Père, ils ont encore en eux tant de blessures, mais ils ont entendu et ils ont accepté et cela fait d’eux des êtres pleins d’espérance; que leur transformation soit pour eux un accomplissement!

Père, nous t’adorons, nous te bénissons pour tout ce que tu viens de leur accorder.»

C’est moi la Parole, c’est moi la Divine Volonté; ma Volonté est celle de mon Père et j’ai tout pouvoir; mon Père m’a donné tout pouvoir sur vous et je vous ai pris en moi.

Seul le Fils peut faire ce mouvement d’amour, soyez abandon dans ma Volonté : éternellement ce geste sera. Amen.

 

La Fille du Oui à Jésus en le Saint-Esprit : C’est avec délicatesse que Jésus nous amène là où on veut aller, ce n’est pas toujours compris par chacun de nous.

Ces paroles, nous venons de les vivre ensemble en son Église avec tous nos frères et nos sœurs.

Ce qui vient, c’est l’amour; c’est comme si on se laissait plonger dans quelque chose de merveilleux, mais on ne sait pas dans quoi; tout ce qu’on sait, c’est qu’il faut prononcer un oui, un oui d’amour, un oui d’abandon : nous devons nous conduire comme si nous étions des tout petits enfants.

Lorsqu’on regarde le soleil, on ne cherche pas à comprendre comment il est fait, quelle est sa grandeur, pourquoi il est là dans le ciel; tout ce qu’on sait, c’est qu’il est là, alors on se sent tout heureux devant le soleil : nous devons être ainsi devant ce qui se passe.

Si nous nous arrêtons et nous commençons à vouloir analyser ce que nous vivons, Dieu va nous laisser libres, c’est nous-mêmes qui allons prendre en main notre vie; alors notre volonté humaine va encore faire de nous des êtres de souffrance parce que nous allons regarder le monde avec nos yeux, et nous allons essayer de comprendre ce que nous vivons dans ce monde avec notre volonté humaine : Dieu va nous regarder et Dieu va attendre que nous revenions à lui.

Dieu veut nous transformer en êtres d’amour, ce mouvement est déjà commencé.

Depuis trois ans ma vie a changé; cela va faire bientôt quatre ans le premier janvier 2005; plus j’avance et plus je comprends que je me dois d’être tout à Dieu.

C’est comme une grande vague : la vague m’a prise, je ne sais pas où elle va m’amener, mais je sais que je suis dans cette vague.

Si j’avais pensé cela avec ma volonté humaine, j’aurais voulu en faire des mouvements de natation, mais aujourd’hui je sais que ce n’est pas une vague comme je connaissais avant, c’est une vague spirituelle : c’est un mouvement de Dieu.

Alors je me laisse aller et c’est là que je me tiens au-dessus de la vague sans faire aucun mouvement, mais seulement dire oui.

C’est mon consentement qui fait que je suis en haut et c’est la vague qui fait tout pour moi : elle prend ma vie, elle en fait ce qu’elle veut et, depuis ce temps-là, je ne me sens pas étouffée, je me sens libérée : je suis libérée de ce monde; je ne cherche plus à savoir comment je vais fonctionner durant la journée, je laisse cela à Dieu.

À chaque jour que je me lève, je sais que je dois faire quelque chose parce que Dieu m’a donné des muscles pour faire des mouvements; il m’a aussi donné des yeux pour que je puisse regarder, des oreilles pour entendre et une bouche pour parler, mais j’ai pris conscience que cela venait de lui, que cela ne m’appartenait pas; mais j’ai pris conscience aussi que j’avais un pouvoir sur ce que Dieu m’avait donné : le pouvoir de détruire ou de laisser tout à Dieu pour vivre.

Oui, maintenant je sais que je peux dire oui à Dieu et dire non à Dieu, mais Dieu m’a fait réaliser ça avec son amour; alors Dieu m’a montré que lorsque je disais non à son amour, eh bien, il m’a montré que je souffrais; il m’a montré aussi que je faisais souffrir les autres que j’aime; il m’a montré aussi que lorsque je disais non à Dieu, l’Église entière en souffrait : alors je créais moi-même un mouvement contraire à l’amour en l’Église.

Mon mouvement pouvait atteindre tous les enfants de Dieu sur la terre, il pouvait aussi faire souffrir les âmes du purgatoire, parce que lorsque je faisais ma volonté, je me donnais un pouvoir, alors l’amour s’arrêtait : si l’amour s’arrêtait pour moi, l’amour s’arrêtait aussi pour ceux que je portais en moi; la grâce qu’elles auraient dû recevoir, les âmes du purgatoire, elle venait de s’arrêter.

Parce que nous sommes tous ensemble pour nous donner,

chacun de nous, nous avons besoin des autres pour pouvoir donner.

On a seulement qu’à penser qu’on est tous un mouvement dans la mer : lorsque nous (nous conduisons en êtres d’amour), nous recevons des grâces : oups, une vague vient de se faire;

alors lorsqu’une seule de mes actions n’est pas amour, je n’ai pas pu donner les grâces à mes frères et à mes sœurs pour que cette petite vague se fasse;

alors ce que les âmes du purgatoire auraient dû avoir pour consolation afin qu’elles puissent aller vers le Père, elles ne l’ont pas reçue; aussi petite soit-elle, elles la ressentent.

Il faut se souvenir de ce que Jésus nous a raconté dans son Évangile : le riche avec Lazare.

Sur la terre, Lazare avait besoin d’amour; lorsqu’il a demandé que le riche lui donne de la nourriture, il avait demandé : donne-moi de l’amour; alors le riche n’a pas donné de l’amour à Lazare et Lazare en a souffert; lorsque Lazare est parti et que le riche est parti, Lazare est allé au Ciel et le riche n’a pu aller au Ciel.

C’est comme nous lorsque nous sommes sur la terre, nous devons donner de l’amour à ceux qui sont autour de nous; nous devons être pour nos frères et nos sœurs des grâces; nous avons le choix : soit de leur donner beaucoup de grâces ou soit des petites miettes de grâces; chaque grâce est importante; Lazare, lui, se serait contenté des graines de pain qui tombaient de sa table : même ça, il n’a pas pu l’avoir.

Lorsque nous faisons de bonnes actions sur la terre, tout le monde s’en ressent; alors nous donnons aux âmes du purgatoire une toute petite goutte d’amour qui leur donne du bon et cela les fait moins souffrir, mais lorsque nous coupons notre mouvement d’amour, lorsque nous nous servons de notre volonté humaine, lorsque nous ne voulons pas de Dieu, alors nous ne donnons pas de l’amour à nos frères et nos sœurs que nous portons en nous; les âmes du purgatoire qui auraient eu besoin de cette petite goutte d’amour pour les soulager, elles ne l’ont pas; alors cette petite vague dans la mer ne s’est pas formée.

Dieu dit que lorsque nous serons devant notre vie, nous verrons ce que nous avons fait; toutes les conséquences de nos mouvements, nous les verrons; alors Dieu nous demande de donner ce que nous avons déjà fait : Dieu nous demande de réparer.

Qui peut dire être exempt d’un manque d’amour? Dans notre vie, nous avons fait des actions qui n’étaient pas amour.

Mais Jésus, il veut prendre ces actions-là,

 il veut que nous soyons dans son mouvement d’amour.

Voilà pourquoi il nous parle de la Divine Volonté : la Divine Volonté, c’est Jésus, c’est la Volonté de Dieu.

La Volonté de Dieu est parfaite, la Volonté de Dieu n’est pas dans un temps; tout ce qui a été fait dans le passé, tout ce qui est au présent et tout ce qui sera dans le futur est en Dieu.

Voilà pourquoi Jésus nous dit : «Venez mourir en moi, renoncez à votre volonté humaine et venez vous plonger dans ma Divine Volonté. Donnez-moi vos actions passées, donnez-moi tout ce que vous avez fait, entendu, ressenti et faites cela en acte de réparation.»

Jésus tantôt a prié son Père, iI a senti que nous donnions tout de nous-mêmes, alors il a pris les actions de nos parents et les a présentées à son Père comme si elles étaient au présent; Jésus a pris toutes ces actions comme si c’était lui qui les avait faites, parce que c’est lui qui les a faites : il est la Volonté d’amour.

Jésus, lorsqu’il a porté la croix, il a porté toutes les actions passées, présentes et futures puisqu’il était la Divine Volonté; alors toutes ces actions ont été dans son mouvement d’amour : la Rédemption; alors il veut que nous lui donnions tout ce que nous avons fait depuis que nous sommes sortis du sein de notre mère.

C’est ce qu’il me montre depuis 2001; il m’a appris à tout lui laisser : tout ce qui était du passé, je le lui donne; tout je que je fais au présent, je le lui donne et tout ce qui va être fait dans le futur lui appartient, ne m’appartient pas; alors il veut que nous fassions tous la même chose; il dit : «Tu avances avec tous tes frères et tes sœurs.»

Nous avançons vers la terre d’amour.

Ceux qui ont lu le livre I, ils ont pu lire la vision que j’ai eue.

Rappelez-vous : "Est-ce qu’il y en a qui ont lu le livre I?" Dans le livre I, nous quittions, – je dis nous parce que nous étions tous ensemble –, nous quittions nos maisons et elles étaient comme en feu : on ne voyait pas le feu, mais il y avait de la fumée qui sortait de nos maisons.

Nous étions tous ensemble et nous marchions sur une route, et à l’intérieur de nous il y avait une paix : on avait confiance et cette même confiance ne faisait qu’une seule confiance, c’est parce que Jésus avait pris notre volonté humaine et on vivait, et on marchait en Jésus.

En chemin, on amenait avec nous des personnes, des petits enfants; j’ai entendu une petite voix venant d’un petit enfant, mais cela ce sont des êtres qui veulent redevenir des enfants.

Nous avons vu aussi, souvenez-vous, des personnes qui passaient devant nous, avec bruit, dans des autos; elles passaient très vite devant nous comme pour nous couper le chemin, là nous avons gardé notre paix; nous savions que quelque chose était pour leur arriver et nous avions pitié d’eux : nous ne nous sommes pas affolés, nous avons continué notre route dans la paix en Jésus.

Nous avons passé par une forêt; ce qui représente les ombres parce que les arbres nous montraient qu’il y avait des ombres dans notre vie encore; Jésus m’a expliqué que c’était tout ce qui était dans notre vie : on a encore à nous laisser transformer; c’est comme des doutes qu’on a, c’est comme des incertitudes, c’est comme si on se demandait : "Est-ce que vraiment je fais la Volonté de Dieu? Est-ce que mes enfants vont être sauvés?" Ça, ce sont les ombres.

Alors nous sommes arrivés devant une étendue d’eau et nous avons vu des personnes qui ont commencé à traverser (cette étendue) d’eau; en premier, ce que nous avons vu, ce sont des enfants; une personne a commencé à être inquiète, (car) à les regarder ainsi elle se demandait s’ils étaient capables de traverser l’étendue d’eau : eh bien, c’est chacun de nous ça, nous regardons des personnes qui sont en train de se laisser transformer avec les grâces de Dieu et là, nous, on se demande si on va être capables de faire comme eux.

Alors il faut se souvenir que nous avons pris tout ce qu’il y avait autour de nous, des ‘tripes’ (des pneus gonflables), des chaloupes, des pédalos et, nous autres, on a avancé dans l’eau : l’eau, c’est les grâces; Dieu est en train de nous laisser plonger dans son océan d’amour qui est ses grâces; les moyens que nous avons pris, ce sont ceux que Dieu nous présente devant nous; alors Jésus dit : «Vous êtes en train de traverser l’eau, mes enfants»; et lorsque nous serons rendus de l’autre côté, notre transformation sera terminée.

De l’autre côté, vous souvenez-vous, il y avait une terre aride? Alors cette terre est celle que nous aurons encore à vivre pour un temps : elle était aride; alors en nous, on sera pur, mais la terre ne sera pas pure, alors on devra continuer pour passer sur ce petit chemin.

Là, je n’ai pas vu de l’autre côté, mais je savais que là où Dieu nous amenait, là nous devions aller, parce que c’est Dieu qui nous amène; nous n’arriverons pas là sur une grande autoroute pour passer ce passage, j’ai vu seulement un tout petit passage, c’était très étroit.

Il dit que beaucoup d’enfants sont dans l’eau maintenant, d’autres arriveront; ce sera dans la joie que nous verrons nos frères et nos sœurs se laisser plonger dans l’eau.

En ce moment même, c’est nous qui sommes dans l’eau, nous sommes les petits enfants qui se sont laissés plonger dans l’eau pour traverser et qui ont fait confiance à Dieu.

Les chaloupes, les pneus gonflables, les pédalos : ce sont les signes que le Ciel nous donne; nous n’avons qu’à regarder tout ce que nous vivons et voyons autour de nous, le Ciel nous parle; le Ciel envoie sur terre des signes qui guérissent : des statues qui suintent, dans le ciel le soleil danse, cela augmente en nous notre joie.

Oui, parce que lorsque nous étions dans l’eau, nous étions dans la joie, et à cause de cela d’autres sont venus, et le Seigneur vient de me dire : «Cela n’est qu’un début».

Il dit : «Le temps va se bousculer, le temps est mon temps. Mes enfants, maintenant, prenez le temps de repenser à ce que vous venez de vivre.»

Merci.