Rencontre d’amour avec l’agir de Dieu à Scarborough, On.,

par son instrument, la Fille du Oui à Jésus.

 

2007-10-21 - Partie 1

 

La Fille du Oui à Jésus en le Saint-Esprit : Laissez votre cœur ouvert à la grâce du Ciel. Ce que vous allez entendre n’est pas pour votre tête, cela entre directement dans votre cœur. Tous ceux qui s’abandonnent vont recevoir des grâces de guérison, de libération, et ceux qui seront en vous : vos enfants, petits-enfants, vos frères et vos sœurs, vont recevoir aussi des guérisons. Lorsque le Ciel parle en notre cœur, nous recevons des grâces, ce n’est pas seulement pour nous, c’est pour l’Église entière.

Nous avons beaucoup de signes du Ciel en ces temps. Si le Ciel se manifeste à nous, c’est parce que nous avons besoin de ces signes. N’est-ce pas parce que nous manquons de foi en ce que l’Église nous donne? Nous recevons les sacrements, nous recevons du Ciel des bénédictions, et pourtant nous marchons avec notre peur : nous avons peur que nos enfants ne soient pas sauvés. Où est donc notre foi? Est-ce que Jésus sur la croix n’a pas apporté tous nos péchés? Il faut croire en la Rédemption.

Regardons ce que nous faisons autour de nous avec notre regard : nous regardons les centres d’achats ouverts le dimanche et nous hochons la tête. Ils n’ont pas besoin qu’on hoche la tête, ils ont besoin de nos "Je vous salue Marie"; ils sont déjà sauvés, mais ils ont besoin d’aide, ils ont besoin de ceux qui prient pour eux. Si nous, nous avons le chapelet dans notre main, si nous, nous avons la croix imprimée dans notre cœur, c’est parce que nous avons reçu des grâces et ces grâces se sont multipliées pour qu’on vienne à leur aide, non qu’on hoche la tête. Si nous nous conduisons avec un manque de foi, c’est parce que nous choisissons de vivre dans ce doute.

Jésus nous a donné des enseignements d’amour, il est venu lui-même parler à chacun de nous. La Parole, qu’elle soit lue en 2007 ou qu’elle soit dite il y a 2007, c’est la même! Avant, Jésus guérissait, Jésus libérait; aujourd’hui, est-ce que ce serait différent? Nous mangeons la Chair de Jésus, nous buvons son Sang. Est-ce que le Sang de Jésus et la Chair de Jésus auraient perdu de leur force?

Voyez-vous, c’est nous qui faisons des choix; nous sommes devant deux situations : "Est-ce que, moi, je vais croire en ce que je fais par amour pour Dieu ou je vais me maintenir dans mes peurs, dans mes inquiétudes?" Il faut vivre l’Évangile, il faut la vivre! Jésus nous a dit : «Suivez-moi et je vous montrerai; suivez-moi et vous recevrez ce que mon Père veut vous donner». Ces paroles sont inscrites dans l’Évangile à chaque mot. Quand Jésus nous dit dans l’Évangile : «Aime ton prochain», c’est : «Suis-moi et fais ce que je te dis de faire». Lorsqu’il dit : «Aime ton ennemi», alors il dit : «Fais ce que je fais, suis-moi».

Jésus est le Chemin, Jésus est la Vérité, Jésus est la Lumière; chaque mot, c’est la vérité, c’est le chemin, c’est la lumière. Alors, qu’avons-nous à craindre si nous faisons ce que Jésus nous dit de faire? Eh bien, nous serons avec lui. Même si nous voyons nos enfants ne pas venir à la messe, même si nous voyons nos enfants quitter leur épouse, leur époux, même si nous voyons nos petits-enfants ne plus savoir qui est Jésus, si nous faisons ce que Jésus a dit dans l’Évangile : ils liront l’Évangile, car nous serons la parole de l’Évangile, nous serons ce que Jésus veut que nous soyons : des enfants qui ont mis leurs pas dans les pas du Christ.

Est-ce que le Christ sur la terre a été dans des maisons luxueuses, se lever le matin à dix, onze heures l’avant-midi, inviter les enfants et la maison pleine, rire jusqu’au soir? Jésus vivait sur la terre dans la solitude, Jésus vivait sur la terre dans la confiance envers son Père, Jésus vivait sur la terre en sachant qu’il faisait ce que son Père voulait qu’il fasse. Jésus ne nous a pas dit que nous étions pour suivre ses pas en ne ressentant que de la joie, il a dit : «Je n’ai pas d’endroit où déposer ma tête».

Partout où il allait, Jésus, il savait qu’il fallait qu’il construise, car rien n’était facile dans le monde où il vivait. Les enfants étaient aux prises avec des lois, des lois rigides; on ne respectait pas leur vie de famille, parce qu’ils étaient sous l’oppression; il y avait la maladie et il n’y avait pas les hôpitaux que nous avons aujourd’hui; il y avait la pauvreté, il y avait l’injustice; on croyait en des dieux, il y avait de l’idolâtrie partout, on ne voulait pas entendre parler d’amour.

Jésus arrivait et il bûchait : il fallait qu’il défriche là où il était, il fallait tout commencer, parce que les cœurs, les cœurs étaient remplis de douleurs, remplis de souffrances. Les cœurs voulaient crier, mais ils ne savaient pas vers qui crier; ils voulaient crier Dieu, mais ils se sentaient incapables de crier vers Dieu, parce qu’ils n’en avaient pas le droit, c’est ce qu’ils croyaient. Les grands pécheurs ne devaient pas s’adresser à Dieu, parce qu’ils n’en étaient pas dignes; ils devaient donc offrir, offrir ce qu’ils n’avaient pas, et comme ils n’avaient pas de quoi offrir, ils restaient en arrière, ils prenaient des petites miettes. Ceux qui voulaient tant qu’on les comprenne n’avaient personne autour d’eux pour les écouter et Dieu arrivait parmi eux, et Dieu leur parlait. Des yeux commençaient à s’ouvrir, on commençait à sécher leurs larmes, des personnes malades espéraient qu’elles pouvaient retrouver la santé; des mères de famille, des pères de famille espéraient que leurs enfants étaient pour grandir pour atteindre un certain âge sans connaître la mort.

Jésus venait leur apporter une espérance de vie bien plus grande lorsqu’il commença à leur parler du Royaume de son Père; il est venu leur annoncer qu’ils étaient pour entrer dans le Royaume de Dieu. Eux qui croyaient qu’ils ne pouvaient pas s’adresser à Dieu sans lui offrir ce qu’eux auraient tant voulu offrir, mais qu’ils n’avaient pas, venaient d’entendre un Homme qui parlait d’espérance, qui parlait de bonheur, qui parlait d’éternité. Les cœurs s’ouvraient, il rassemblait des enfants et on croyait en ce qu’il disait. Pourquoi on croyait en ce qu’il disait? C’est parce qu’il venait parler directement dans les cœurs. On n’avait jamais parlé dans les cœurs, on avait parlé d’une loi d’amour, d’une loi qui devait être de Celui qui EST.

Celui qui EST était venu parler à Moïse afin de leur montrer comment se comporter devant Dieu et devant les hommes. Cette loi était faite pour eux, c’était le cœur de la Torah. Cela leur montrait comment vivre, comment se comporter devant Dieu. Mais lorsque Jésus est venu parler, là c’est le Cœur lui-même qui parlait; avant, on avait dit que les lois étaient le cœur de la Torah, maintenant ils entendaient le Cœur parler. Ils ont compris, parce que lorsque Jésus parlait, ça atteignait directement leur cœur sans passer par la tête : les plus pauvres comprenaient, les grands pécheurs espéraient, les malades savaient qu’ils pouvaient demander, parce qu’avant, ceux qui étaient malades étaient considérés comme des gens qui méritaient ce qu’ils vivaient parce qu’ils étaient impurs, et cet Homme venait se pencher sur eux, venait les embrasser, venait les consoler.

Qu’était donc cette Parole qui vient chercher ce qui est inconnu? Ils vivaient la Parole de Dieu, la Parole vivante était devant eux et la Parole vivante se présentait comme accessible à eux. Et la Parole n’est pas partie, elle est avec nous; à tous les jours, nous pouvons voir la Parole, ressentir la Parole, vivre la Parole. Comment se fait-il que nous, nous soyons un tout petit groupe en ce moment? Serait-ce parce que nous avons vu la Parole, compris la Parole, vécu la Parole? Oui, nous avons vu la Parole, oui nous avons compris la Parole, mais nous ne l’avons pas vécue.

La Parole, c’est le regard de Dieu, c’est l’écoute de Dieu, ce sont les mouvements de Dieu. La Parole, c’est regarder Dieu, c’est sentir Dieu dans notre vie, c’est comprendre ses mouvements d’amour, c’est nous dans tout ce que Dieu est. Nous ne sommes pas étrangers à la Parole, la Parole s’est donnée, elle s’est offerte et nous l’avons prise.

Jésus Eucharistie se laisse prendre par nous, Jésus Eucharistie nous nourrit. Puisque nous prenons le Corps de Jésus, puisque nous prenons le Sang de Jésus, nous ne sommes plus, nous sommes ce que, lui, il est. Il prend tout ce que nous sommes et il l’enveloppe de son mouvement d’amour. Il veut prendre notre regard, il veut prendre notre écoute, il veut prendre notre parole, notre pensée, il veut prendre notre action et il veut prendre nos sentiments. Puisqu’il se donne continuellement, il veut tout ça, et il y tient!

Et nous, qu’est-ce que nous faisons? Nous marchons dans un monde de souffrances et nous gardons tout cela. Nous voyons l’apostasie partout aujourd’hui : il y a tant d’idolâtrie autour de nous, il y a tant de personnes qui ne veulent plus entendre parler de Jésus. On ne veut plus demeurer dans l’Église catholique de Rome, on ne veut même plus de Benoit XVI, parce que Benoit XVI nous demande de suivre les dix commandements de Dieu, il nous demande de nous comporter comme Jésus nous l’a enseigné. Et qu’est-ce que cela fait à l’intérieur de nous? Ça nous fait pleurer, ça nous rend inquiets, ça développe notre peur. Nous avons de la foi, mais elle est quasiment disparue, parce que si on avait la foi, gros comme un grain de moutarde, eh bien, on ne serait pas ici.

On a besoin de se réunir pour entendre les paroles qui viennent directement de notre cœur par la puissance du Saint-Esprit.

Ce que nous entendons en ce moment même appartient à chacun de nous, et le Saint-Esprit nous le fait comprendre, enveloppés de sa puissance, afin que nous puissions lui donner ce qui est à Jésus. Nos pensées, notre regard, notre écoute, nos paroles, actions et sentiments souffrants sont à Jésus, c’est lui le Médecin de l’amour, c’est lui qui nous a sauvés de la mort éternelle, il a triomphé du mal. Tout est accompli : il est mort, ressuscité, et glorifié par le Père.

Il veut nous amener dans son mouvement et son mouvement, c’est : «J’ai tout accompli, Père». Il veut que nous soyons dans l’accomplissement, mais pour être dans cet accomplissement, il faut vivre l’Évangile, il faut le vivre à chaque instant de notre vie. Lorsqu’il était sur la terre et qu’il parlait aux pauvres, il leur disait : «Heureux les pauvres, car ils entreront dans le Royaume de mon Père», «Heureux ceux qui pleurent, car ils seront consolés.» Il faut vivre cela! À chaque jour que nous sentons que nous manquons d’amour, eh bien, il faut donner cette pauvreté d’amour à Jésus : "Je ne veux pas de cela dans ma vie, je te le donne, tu connais la cause, mes choix et cette conséquence : c’est à toi." Qu’est-ce qui fait que je suis sans amour? N’est-ce pas parce que j’ai fait des choix devant des mouvements?

Un jour, lorsque j’étais toute petite, on m’a dit : "Ne va pas prendre l’assiette sur le comptoir", mais je n’ai pas écouté et j’ai été prendre l’assiette et l’assiette s’est cassée, et j’ai reçu une correction, et cela, je m’en souviens! Cela a fait que j’ai cru que maman ne m’aimait pas et j’ai vécu avec cela, et ça m’a amené beaucoup de souffrances; eh bien : "Je t’offre cela Jésus, c’est la conséquence d’un choix que j’ai fait devant une tentation, je ne veux plus demeurer avec cela à l’intérieur de moi." Jésus est le seul qui peut prendre ça.

Combien de fois, nous, avons-nous dans notre passé souffert à cause de nos propres choix devant une personne? Parce que la petite fille, lorsqu’elle a échappé l’assiette et qu’elle a reçu des mots qui l’ont blessée, elle aurait pu donner ça : "Jésus, je te donne ça, tu sais que je ne voulais pas faire mal, je te donne les paroles de ma maman". Jésus est prêt à prendre le mouvement, l’action qui s’est faite et les paroles que maman a données à la petite fille, parce que les paroles qui ont été dites par maman étaient des paroles d’inquiétudes; elle a eu peur pour sa petite fille, et aussi elle venait de savoir qu’elle perdait sa quatrième assiette de l’ensemble de son set de vaisselle. Elle avait quand même un sentiment à l’intérieur d’elle : "J’aurais aimé ça que mon set de vaisselle soit complet", mais là il ne l’était plus. À travers ces paroles qu’elle disait à la petite fille, il y avait ces deux sentiments-là. Mais la petite fille a pris cela comme étant une punition pour elle : "Ma maman ne m’aime pas, et c’est ma faute". Alors, tout cela a fait que l’enfant a vieilli avec ça, et sa chair s’en souvient.

La pensée fait partie de notre chair, nos yeux font partie de notre chair; lorsque, une fois grand, on voit un enfant faire le même geste, ça nous revient, et la souffrance remonte à nous. Savez-vous combien de mouvements ainsi sont dans notre chair? C’est par mille, millier. Pourquoi? Parce que nous portons la souffrance de nos parents, nous portons la souffrance de nos grands-parents, nous portons la souffrance de nos arrière-grands-parents, et cela depuis la première fois qu’une personne a dit des paroles qui ont blessé un enfant, et cela, nous ne savons pas d’où ça a parti, mais qui le sait? C’est Jésus.

Lorsque Jésus était sur la Croix, il savait toutes les souffrances causées par le péché. Parce que lorsque la petite fille a été prendre l’assiette sur le comptoir, elle ne devait pas le faire, elle a donc commis de la désobéissance : elle devait obéir à sa mère. Qu’est-ce qui a fait qu’elle a désobéi, la petite fille? C’est qu’il y a toujours autour de nous le mal; le mal, c’est un esprit qui veut nous faire souffrir. Comment un esprit mauvais peut atteindre une petite fille pour l’inciter à toucher à une assiette? C’est qu’à l’intérieur de chaque être humain, il y a la volonté humaine.

La volonté humaine doit choisir entre le bien et le mal, et cela, ça date depuis le péché de Adam et Ève : la connaissance du bien et du mal; eux, lorsque Dieu les a créés, ils vivaient dans la Divine Volonté, la Volonté de Dieu qui est parfaite. Dieu leur avait dit : «N’allez pas vers la connaissance du bien et du mal, car un grand malheur vous sera connu». Lorsqu’ils ont désobéi, ils ont été dans la connaissance du bien et du mal, ils ont été dans la volonté humaine : la Divine Volonté a disparu pour eux, et ils sont entrés dans la volonté humaine. Et, à partir de ce moment-là, ils devaient toujours choisir : le bien ou le mal.

Savez-vous qu’Adam et Ève, c’est le seul péché qu’ils ont commis? Devant Dieu il n’y en a pas eu d’autre, mais Caïn a commis un péché, non seulement devant Dieu, mais devant son prochain, et ce péché a amené beaucoup, beaucoup, beaucoup d’autres péchés, si bien que le mal a comme étouffé le bien. C’est qu’à l’intérieur la chair est assujettie au péché; elle a tellement tendance à toujours écouter le péché. Combien de fois, nous, avons-nous jugé le prochain? Cinq fois, cent, mille, dix mille? Plus que cela, et pourtant, nous ne voulons pas juger notre prochain. Qu’est-ce qui fait qu’on juge notre prochain? On va communier, puis dans l’allée on juge : "Ah! là, il ne marche pas assez vite", "ah! quelqu’un est assis à ma place, qu’est-ce qu’il fait là?"  On n’est pas capable à cause de notre chair : elle se souvient; notre chair est toujours sujette à commettre des péchés.

Et la petite fille, elle, elle était dans un mouvement de tentation; elle ne voulait pas, la petite fille, désobéir à maman, mais il y avait quelque chose qui lui disait : "Bien, voyons donc, qu’est-ce que ça fait ça que tu irais prendre l’assiette, tu vas tout simplement aider ta maman?" En premier, elle a hésité : "Ah! non, ma maman elle a dit de ne pas prendre l’assiette"; voilà que ça remonte encore : "Mais ça va aller plus vite, maman est fatiguée"; là, elle a été prendre l’assiette et elle a brisé l’assiette, involontairement. Tout cela, c’est le mal qui provoque des situations pour nous amener à la désobéissance.

Aujourd’hui, on ne veut plus entendre parler d’esprits mauvais, on dit que cela est faux. Eh bien, les esprits mauvais sont présents autour de nous comme les esprits bons sont présents autour de nous. Les anges sont avec nous : les anges gardiens, ils sont dans notre vie, mais aussi il y a les mauvais anges : les esprits mauvais qui sont aussi autour de nous, et c’est toujours un combat : le bien et le mal. Satan, lui, lorsqu’on ne lui donne pas de place dans notre vie, il a de la difficulté à nous atteindre; plus nous donnons de la place à Jésus dans notre vie, plus nous demeurons des tout petits enfants, alors, nous sommes humbles. Alors là, il a de la difficulté à nous atteindre, c’est comme si on mettait de l’huile sur nous là, puis qu’il essaie de nous agripper et il n’est pas capable; là, on est plus dans la paix.

Mais lorsqu’on est un tout petit orgueilleux, lui, il le sait, pourquoi? Parce qu’il se reconnaît, il reconnaît que son reflet est sur nous. Il sait reconnaître l’orgueil, il est l’orgueil. Ça n’en prend pas beaucoup pour qu’il puisse reconnaître que son reflet est sur nous; c’est avec ça qu’il va atteindre l’être que nous sommes.

Souvenons-nous de Ève. Lorsqu’il a tenté Ève, il lui a dit qu’elle pouvait prendre conversation avec Dieu, que ce ne serait pas mal de connaître ce que Dieu connaît, que cela serait beaucoup plus intéressant pour Dieu de parler d'égal à égal. Plus il parlait à Ève et plus son reflet se miroitait sur elle; alors, il reconnaissait son reflet sur elle, alors il la tentait encore plus.

Lorsque Ève a été retrouver Adam, elle avait le reflet de l’orgueil sur elle. Adam n’a pas reconnu l’humilité de Ève, il ne reconnaissait pas la femme obéissante à Dieu. Il s’est approché de Ève et Ève a parlé, et il a écouté Ève, et plus il a écouté Ève et plus le reflet de Ève se laissait refléter sur Adam aussi : tous les deux avaient le choix de retourner à Dieu. Dès la première parole, Adam aurait pu dire à la femme : "Tais-toi femme, écoute ton Dieu", mais il ne l’a pas fait : ç'a été un choix. À cet instant, il venait de choisir : "Je choisis de connaître moi-même ce qui est bien et ce qui est mal" : il venait de connaître la volonté humaine.

La petite fille, elle avait aussi connu quelque chose, elle avait connu un tout petit peu d’orgueil : "Maman ne veut pas, mais je vais quand même le faire pour lui faire plaisir". On pourrait penser : "Ben oui, mais elle a voulu aider maman, il n’y avait pas de mal à ça!" Mais en premier de tout, elle devait obéir, elle devait être humble : passer sa maman avant elle, passer ce que maman voulait avant son vouloir à la petite fille. Même si nous savons que nous on pourrait aider, nous devons passer avant tout l’obéissance, parce qu’il n’y a qu’un seul fil entre ce qui est le bien et le mal. Il faut toujours choisir l’obéissance, le vouloir des autres avant le nôtre.

Lorsque Dieu nous met devant une situation et que cette situation nous amène à obéir à son Père, nous devons obéir, car la mère représente l’être supérieur à l’enfant; elle est donc pour l’enfant la présence même de Dieu le Père, et cela, la petite fille devait le reconnaître. La petite fille ne pouvait pas se fier sur elle-même, mais sur sa mère. Alors, dans notre vie c’est la même chose, c’est Dieu qui sait ce qui est bon pour nous, ce n'est pas nous-mêmes.

Les pensées que nous avons appartiennent à Dieu, ne nous appartiennent pas parce que Dieu, c’est lui qui nous a donné la pensée, alors nous devons retourner à Dieu ce qui est à Dieu. Que la pensée soit bonne ou que la pensée ne soit pas bonne, cela appartient à Dieu. Nous devons lui donner chaque mouvement de notre pensée afin d’être dans la paix, afin d’être dans la vie de Jésus. Dieu veut nous faire comprendre que s’il y a de la souffrance dans notre vie, c’est à cause de nos choix devant le péché, et que le péché est voulu par Satan pour nous faire souffrir. Mais comme Jésus a amené à la mort tous les péchés, nous devons toujours avoir les yeux fixés sur la croix pour croire que, lui, il peut tout.

Nous ne devons pas avoir peur pour demain, Dieu, lui, a déjà tout réparé; nous devons lui donner ce qui nous fait souffrir.

Combien de fois nous avons entendu des blasphèmes, combien de fois nous avons entendu des insultes et ça a pénétré dans notre chair? Et lorsque nous entendons des paroles injurieuses, on vient que ça nous fait souffrir, ça nous atteint; eh bien, à ce moment-là, nous devons donner à Jésus : "Jésus, ce que je viens de ressentir est à toi; prends causes, choix et conséquences". À ce moment-là, Jésus nous donne la paix, parce que ce qui est entré à l’intérieur de nous a pris de la place à l’intérieur de nous, ça poussé l’amour à l’intérieur de nous pour se loger. Mais Jésus, lui, veut qu’on lui donne : en le lui donnant, Jésus enlève le mal; d'un feu d’amour, il nous purifie, et nous recevons des guérisons.

Regardez notre âme, lorsque nous allons à la confesse, notre âme, elle, elle est enveloppée d’une grâce : c’est la grâce sanctifiante. Notre âme est purifiée par la grâce sanctifiante et nous recevons de la force pour croire que nous sommes guéris. Nous devenons comme une lumière et, à l’instant que nous serons devant notre jugement, nous verrons une âme pure qui a accepté de se présenter comme étant purifiée par Jésus lui-même; ça, c’est une guérison : on a enlevé le mal, on a purifié et on a guéri.

Notre chair est une enveloppe charnelle, c’est matière. Notre chair, elle, fait en sorte de continuer toujours à nous montrer à notre prochain, parce qu’elle est visible. Notre âme est invisible; moi je ne la vois pas et vous autres, vous ne la voyez pas; mais ma chair, je la vois et vous la voyez. Dieu me l'a donnée afin que je puisse être sur la terre avec tous les autres, parce que je suis un être humain. Si on regardait à l’intérieur de notre chair toutes les blessures que le péché a causées, nous verrions les mêmes marques que Jésus a reçues sur sa chair; on a fouetté Jésus, on l’a blessé, son corps était tellement ensanglanté : de la pointe des orteils au bout des cheveux, tout était dans la souffrance! Notre chair à l’intérieur de nous est marquée par le péché. Jésus veut arracher le mal que notre chair connaît. De son feu d’amour, il veut purifier tout cela afin que nous ne retombions pas dans le mal, et il veut nous guérir, il veut que notre chair guérisse. Tout cela est écrit dans l’Évangile.

Nous sommes là à entendre ce que le Saint-Esprit veut que nous entendions, parce que c’est le temps, c’est le temps où nous devons renoncer à notre volonté humaine. Il est dit dans l’Évangile : «Viens mourir en moi»; il faut ne plus être, mais être le Christ. Paul disait : «Je ne veux plus être dans ma chair, car il y a une écharde, je veux mourir en le Christ, je veux être le Christ», mais cela lui était impossible. Aujourd’hui, l’Esprit de Dieu nous dit que oui cela est possible, parce que Jésus vient rassembler tous les cœurs, et il vient parler directement dans nos cœurs pour changer les cœurs de pierre en cœurs de chair. Aucun humain ne fera cela, il n’y aura que Jésus qui fera ce mouvement, parce que c’est lui le Rédempteur, c’est lui le Purificateur, ce ne sont pas les humains. Si nous sommes ici, c’est parce que c’est la Volonté de Dieu qui le veut, ce n’est pas l’être que je suis ou Nicole qui peut parler en les cœurs, car nous n’avons pas à être ici par notre volonté humaine, nous n’avons rien à vous apporter si ce n’est que notre prière.

Si, en 2001, le Seigneur a voulu parler à l’intérieur de moi : parce que c’est son choix, ce n’est pas le mien. Avant 2001 j’avais ma famille, j’avais mon mari, j’avais mes enfants et j’avais deux petits-enfants; ma vie était une vie complète, j’étais bien dans ce que je vivais. J’avais mon mari, j’avais mes enfants, et nous vivions catholiquement; on allait à la messe à tous les dimanches. On était très proches les uns des autres. On ne vivait pas dans le luxe, on vivait seulement dans la nécessité, mais ça nous suffisait. Je ne connaissais pas ce qu’étaient des messages, je ne savais pas qu’il y avait des signes du Ciel comme Maman Marie qui apparaît. Entre nous on parlait de Dieu et on était bien, on était bien chez nous!

Lorsque le Seigneur est venu parler dans ma vie, ç’a comme bouleversé un peu la famille, même je dirais : même beaucoup! Parce que, en 2001, Maman Marie a commencé le premier janvier à parler dans mon cœur. J’entendais sa voix : une voix de femme, une voix douce qui parle non pas dans ma tête, mais qui parle à l’intérieur de moi. Pouvez-vous savoir ce que c’est que d’entendre la voix de Marie à l’intérieur? À mon mari, à mes enfants? J’ai dit : "Mais Maman, qu’est-ce que tu fais?" Et mon mari : "Bien, voyons, ça se peut pas, ce n’est pas vrai". Tout cela encore et encore! Quinze jours plus tard, c’est mon ange gardien, et je l’ai dit à mes enfants, je le disais à mon mari, parce qu’on était une famille unie. Cela me préparait à entendre dans la même semaine la voix de Jésus à l’intérieur de moi; encore là, je le disais à mes enfants, je le disais à mon mari. Mon mari ne pouvait pas le croire et mes enfants non plus d’ailleurs.

Le Ciel est venu chercher mon mari le 4 de mars 2001, parce que c’était le temps! Mais, mes enfants, comment ont-ils pu vivre cela? Ils ont perdu leur père et ils ont perdu leur mère! Parce qu’une mère qui écoute la voix de Marie et la voix de Jésus continuellement durant sa journée, jour et nuit, eh bien, ça coupe une famille ça! Ils ont dû renoncer, ils ont du renoncer à une maman qui les accueille, une maman qui fait à manger tout le temps, et qui écoute ses enfants et qui parle comme eux, une conversation comme eux, comme j’avais avant. Je n’ai plus la même conversation, je ne peux plus leur parler comme eux voudraient que je leur parle. Souvent, mes enfants me disent : "Maman, on aimerait des fois que tu reviennes comme avant". Je les regarde et je leur dis : "Mais je ne peux plus, je ne peux pas revenir en arrière, je ne veux plus parce que j’ai choisi", et je leur dis : "Je le fais pour vous, je le fais pour les petits".

Parce que je sais maintenant : Jésus me parle des enseignements, il me parle de ce que j’avais été avant, de ce que nous tous on a été avant, parce que lorsqu’il y a une rencontre comme aujourd’hui, j’entends la même chose que vous, au même moment que vous. Parce que lorsque ç’a commencé tout ça, j’apprenais, j’apprenais ce qu’était l’amour. Je n’avais jamais compris ce qu’était l’amour, le vrai amour; il a fallu que Jésus me parle de son Père, me parle de lui, me parle du Saint-Esprit.

Tranquillement, j’apprenais, j’apprenais ce qu’était Dieu Amour, comme j’étais, là, avec le peu de vocabulaire que j’avais : Dieu me parlait. Et aussi, j’ai appris qui était mon prochain, qui j’étais, moi, face à mon prochain et mon prochain face à moi. J’apprenais l’amour, j’apprenais que je n’avais jamais aimé. Moi qui pensais avoir aimé mes enfants, qui pensais avoir aimé mon mari, j’apprenais que l’amour avait été boiteux. J’apprenais aussi d’où venait le péché, qu’avait fait le péché dans la vie de tous les enfants, dans ma vie, et dans tous ceux qui étaient sur la terre; j’apprenais que tout cela était la conséquence de tous les péchés avant nous; j’apprenais à découvrir qu’il y aurait une grande purification, qu’on était pour voir notre vie sur la terre, regarder notre jugement sur la terre à l’intérieur de nous, et Jésus me disait comment c’était pour se passer.

Tout cela, il me l’a fait écrire mot pour mot. Tout ce qui a été écrit a été écrit par ma main, mais aucun mot n’est venu de moi; cela a été très souffrant pour moi parce que je n’avais pas de vocabulaire. J’avais, avec beaucoup de difficulté, été jusqu’en neuvième année commerciale; obligée de rester après l’école parce qu’on était treize à la maison, parce qu’il y avait trop de bruit, c’est avec beaucoup de justesse que j’ai pu avoir mon diplôme pour être coiffeuse.

Je n’étais pas une personne qui lisait beaucoup, parce que lorsque j'essayais de lire – je lisais, mais je ne comprenais pas ce que je lisais bien souvent, – j’avais toujours besoin d’un dictionnaire à côté de moi, puis je trouvais cela tellement fatigant que je n’étais pas portée à lire.

Alors, j’avais appris la construction avec mon mari. On avait acheté une vieille maison, trois vieux chalets pour en faire un. Mon mari avait réussi à avoir un très bon emploi, il était contremaître; en 96, il a perdu son emploi, et à 56 ans, là, il n'y a pas grand monde qu'on veut engager; alors, on a acheté un bloc en démolition avec le petit peu d’argent qu’on avait. Alors, voyez-vous, je disais à Jésus : "Jésus, tu peux me donner un marteau, je sais quoi faire avec, mais donne-moi pas un crayon!" Alors, il disait : «Ne t’inquiète pas, on t’aidera», mais je ne connaissais personne, je ne savais même pas ce qu’était un groupe de prière. Savez-vous que je n’allais même pas devant le Saint-Sacrement pour adorer, parce qu’on ne nous l’avait pas montré! On allait à la messe à tous les dimanches mais, à la messe, on ne fait pas de l’adoration; je l’ai appris en même temps que ce que je vivais.

Avec le temps, Jésus a transformé ma vie à un point qu’il m’a dit : «Maintenant, je t’envoie sur la route». La première fois qu’il m’a envoyée chez des personnes, c’était dans une cabane à sucre là, on devait être six, ah! ça faisait mon affaire parce que c’était des amis et c’était facile parce que la voix est toujours là, je répète : comme en ce moment, je dis des mots, et Nicole répète, c’est facile! Mais la deuxième fois là, lorsqu’il m’a envoyée, j’ai vu beaucoup d’autos dehors, alors là j’ai dit : "Ah! non, Jésus!" Alors, il a dit : «Ce n’est pas à toi la soirée, à moi de la régenter». Alors, je répétais, je répétais les mots comme je répète les mots.

Comment il fait pour faire une soirée, une rencontre d’amour, comme il dit? C’est que lorsque vous consentez à venir ici, votre cœur s’unit à tous les autres cœurs qui sont présents, alors les cœurs parlent. Jésus fait en sorte qu’il parle aux cœurs et j’entends Jésus à l’intérieur de moi et tout se passe. Et lorsque les yeux sont ouverts comme en ce moment, eh bien, c’est une source de mots qui est à l’intérieur de moi et cela ça sort sans que j’aie besoin de penser, de réagir : tout est de Dieu.

Alors, il vient de dire : «Maintenant, prenez un temps de repos». Merci, Seigneur.