Rencontre d’amour avec l’agir de Dieu à Slough, Angleterre,

par son instrument, la Fille du Oui à Jésus

 

2009-02-20  – Partie 1        

 

La Fille du Oui à Jésus en le Saint-Esprit : Est-ce que vous entendez en arrière? C’est surtout Nicole que vous allez avoir besoin d’entendre.

Alors, le Seigneur m’a envoyée ici, en Angleterre, et c’est Dieu qui me l’a demandé. Il a ouvert les cœurs afin que les responsables de cette rencontre puissent répondre à la demande de Dieu. Chacun de vous avez répondu à la demande de Dieu. L’Angleterre a besoin de vous. Elle vous a accueillis dans son pays d’amour et vous avez répondu aussi à cet appel. Vous n’êtes pas ici par le hasard, Dieu vous a préparés à cela et depuis longtemps avant, avant, avant votre naissance.

Dieu prépare un monde d’amour et ce monde d’amour, il va le préparer avec votre cœur. Il est dit dans l’Évangile, l’Ancien Testament : «Je viendrai parler en les cœurs afin que les cœurs de pierre se changent en cœurs de chair.» Le monde dans lequel nous vivons à un cœur de pierre et parce qu’il a un cœur de pierre, il vit les conséquences de ce que lui a voulu nous faire manger. Qu’avons-nous à donner à manger à nos enfants si ce n’est de la peur, de l’inquiétude, face à ce que nous allons vivre demain? Dieu dit : «Ce que vous allez manger, c’est ma Nourriture», car Dieu nous a donné sa Vie.

Le Père a promis le Messie. Le Messie est venu parmi nous, il nous a parlé du Royaume de son Père, il nous a parlé de paix, d’amour, de libération, et tout est accompli. Mais nous, nous devons vivre la vie en Jésus, nous devons passer par où le Christ a passé. Il nous a obtenu toutes les grâces nécessaires pour vivre la Grande Purification. La purification de la chair, il nous reste à la faire.

La purification de l’âme a été mise entre les mains du prêtre. Douze hommes ont été instruits par le Christ lui-même. Il leur a parlé d’amour, il leur a développé la foi en son Père. Trois années d’amour à goûter à la puissance de Dieu.

Le Christ a marché sur la terre en Être d’amour, acceptant la chair meurtrie. Il a pris nature humaine, par amour pour nous, en prenant tout ce que notre chair a connu. Le Christ, Chair Éternelle, Chair d’Amour, Chair Immaculée, n’avait pas à passer par la Croix, n’avait pas à passer par la souffrance. Jésus est le Fils de Dieu et il a accepté d’être le pécheur. Il prenait toutes les chairs, les chairs souffrantes qui avaient fait leurs propres choix devant la tentation.

Adam fut le premier créé sur la terre qui a dit oui à la tentation. La vie, la vie disait oui à la tentation. Lorsque Satan, hypocritement, a approché la femme, il a approché la chair de la chair d’Adam. Comprenons que Ève a été créée à partir de la chair d’Adam, donc Ève avait la chair d’Adam, et nous avons la chair d’Adam. De siècle en siècle, de siècle en siècle, la même chair s’est multipliée. Nous sommes de la chair de la chair.

Lorsque Adam fut devant la tentation, il a dit lui-même oui à la tentation et, à cet instant, lui qui n’avait aucun mal en lui, le mal pénétra. La connaissance du bien et du mal venait de se faire connaître à la première chair créée. La Divine Volonté, la Volonté de Dieu, se retira d’Adam et Adam fut par lui-même dans sa volonté humaine.

Adam, s’il n’avait pas dit oui à la tentation, aurait dit à la femme : "Femme, sois obéissante. Tu as reçu le souffle de Dieu, tu es devant la Divine Volonté, ton seul Dieu", mais il ne l’a pas fait. Il a choisi de connaître par lui-même la connaissance du bien et du mal, ce que nous, nous faisons depuis des siècles, des siècles et des siècles. Nous sommes, nous, toujours devant le choix de notre vie : "Est-ce que je choisis le bien ou je choisis le mal?" Comment nous, pouvons-nous maintenant être devant le choix de l’amour qui est Dieu? Depuis tant et tant d’années, le mal a pris de l’emprise sur le bien.

Au tout début, lorsque Caïn choisit de tuer son frère, il fit un choix. Il a été tenté par Satan. Il n’a pu être dans le bien. À cet instant, la chair, la chair fut marquée. Elle était devant la souffrance et elle n’a pas donné à Dieu sa souffrance. La volonté humaine disait : "Tu souffres! Vas-tu donc souffrir encore?" Qu’est-ce qui faisait parler la volonté humaine ainsi en l’enfant de Dieu? C’est que la volonté humaine est toujours aux prises avec le bien et le mal. Alors, la volonté humaine commençait à prendre de l’emprise sur l’enfant de Dieu. C’est le mal qui écoute Satan et ce n’est pas le bien. Nous avons en nous quelque chose qui écoute Satan.

Dieu vient parler en notre cœur afin qu’on puisse comprendre que nous avons en nous l’amour de Dieu.

Lorsque Caïn a été contre son être, contre l’enfant de Dieu qu’il était, il fut frappé, car quelque chose en lui était brisé : l’amour pour lui-même. Il venait de se briser, car à l’instant où il leva la main sur Abel, il leva la main sur sa propre chair : la première fois que la chair venait de se frapper. Lorsqu’il a dit à Dieu : "Ne m’éloigne pas, ne me laisse pas seul, car on va me frapper." Il savait en sa chair, en sa chair qui venait de découvrir une souffrance, qu’il était pour être devant sa conséquence. La chair a crié, a crié devant son Dieu et la chair a été écouté par Dieu : «Je vais te marquer et on ne lèvera pas la main sur toi, mais tu devras en vivre la conséquence; cette conséquence t’amènera à découvrir ta place devant ton Dieu.»

Dieu n’envoie jamais ses enfants sans sa protection. Lorsque Caïn partit au loin, il partit avec la connaissance de Dieu : une connaissance d’amour, une protection; car la marque que Caïn portait sur sa chair le protégeait de la tentation, le protégeait de Satan. Lorsqu’il est parti, il est parti avec sa descendance – Caïn – loin de ses parents. Il dut vivre la conséquence de la séparation. Mais, autour d’eux, il y avait la tentation : la descendance de Caïn. Lorsqu’il fut loin, il fut devant ses propres souffrances, car sa descendance vivait sa désobéissance devant Dieu. Car les autres savaient maintenant qu’il ne devait pas lever la main sur un seul de ses frères et sœurs, car ce qui les suivait c’était la souffrance de la séparation de la chair.

Lorsqu’il fut au loin, il fut tenté par le démon, car ce qui s’ensuivit c’est une décadence, si bien que la terre commençait à goûter au mal et le mal devenait de plus en plus souffrant, car le mal était à l’apogée de ce qu’il voulait atteindre : il voulait atteindre le maximum de la souffrance à la chair. Comprenons qu’une chair qui souffre est toujours en communication avec une autre chair qui souffre.

Nous sommes l’Église, nous sommes membres du Corps Mystique de Jésus. Jésus est la Chair Parfaite, la Chair Immaculée. Nous ne pouvons pas nous séparer de l’Être Ultime, de la Perfection, mais à cause de la désobéissance, nous vivons la souffrance en notre chair. Qu’un seul membre en l’Église souffre, tous les autres souffrent. Alors, lorsque les enfants de Dieu sur la terre étaient dans le mal, ça se multipliait. Ils ont voulu le mal en les enfants, ils ont voulu se nourrir de mal.

Qu’est-ce qui est arrivé à Caïn lorsqu’il a vu son frère Abel offrir des offrandes à Dieu? Dieu aimait ses deux enfants. Abel offrait avec son cœur d’enfant. Caïn offrait aussi avec son cœur d’enfant, mais le tentateur était là, il voulut que Caïn puisse être en comparaison avec son frère. À l’instant même où Caïn accepta cette tentation : la comparaison, la chair était dans sa souffrance. Caïn avait été devant la tentation et il choisit par lui-même d’accepter la tentation et, à cet instant, il connut la conséquence : la souffrance en sa chair. Cela l’a encore et encore amené plus loin. Comprenons que Caïn avait des mouvements d’amour en lui.

La vie, c’est un mouvement d’amour. Il faut toujours qu’il soit en Dieu pour qu’il puisse se nourrir. Pouvons-nous compter à l’intérieur de nous nos mouvements? Seulement cligner des yeux, c’est un mouvement, faire activer nos yeux pour regarder, ce sont des mouvements. La pensée : chaque pensée est un mouvement. On peut penser et, dans cette pensée, oups, je regarde, je vois le soleil, j’écoute, je ressens. Tout cela est dans ma pensée et je me sens bien à l’intérieur de tout cela. Et ça, ce n’est que pour un regard : la vie, Dieu. Tout mouvement, c’est le Verbe : Jésus. Alors, nous sommes le mouvement, le petit verbe dans le grand Verbe.

Alors, Caïn avait des mouvements d’amour en lui, mais lorsqu’il choisissait par lui-même d’écouter la tentation, eh bien, des mouvements venaient les contaminer : des mouvements malades. Alors, avec des tentations, Caïn ressentit la compétition, la jalousie, et ça lui faisait mal. Il voulait faire disparaître devant lui ce qui lui faisait mal à l’intérieur de lui. Ce qu’il voyait à l’extérieur devenait pour lui de la souffrance : son frère Abel.

Abel était en Dieu un mouvement d’amour; constamment Abel ne voulait pas nuire à son frère. Comment se fait-il que Caïn, lui, puisse regarder son frère et ressentir de la souffrance face à son frère, alors que son frère n’était que beauté devant Dieu? Caïn, avant d’être tenté, il était devant son frère Abel, et son frère Abel était une beauté pour lui. Qu’est-ce qui l’a fait changer d’idée, si ce n’est que son intérieur acceptait les tentations? Ce sont les tentations acceptées par lui qui le faisaient souffrir. Sa souffrance était telle qu’il voulait arrêter de souffrir, alors il s’est débarrassé de son frère. En le tuant, il croyait ne plus souffrir, mais ce n’est pas ce qui est arrivé. Lorsqu’il a levé la main sur son frère, il y eut un très grand ébranlement. La terre goûta à quelque chose qu’elle n’avait jamais goûté : le sang de l’amour,... la première fois que la terre goûtait au sang de l’amour, à la vie de Dieu!

Tout cela se fit ressentir en Caïn. Lorsque Dieu lui parla et il lui dit : «Où est ton frère?», il a encore voulu se cacher. Dieu le suppliait : «Dis-moi ce que tu as fait?» afin de le consoler, afin de lui conserver tout ce qu’il était : l’enfant de Dieu; mais il cacha, il cacha sa honte. Mais Dieu qui sait tout lui dit : «Pourquoi as-tu fait cela?» Caïn était dans sa souffrance. Il venait de refuser la repentance. Tout cela nous le portons en nous. Ce que les premiers ont connu, notre chair se souvient.

Dieu vient parler en notre cœur pour nous faire comprendre que nous pouvons être dans la repentance face à notre chair et non pas seulement qu’à notre âme. Notre âme nous a obtenu des grâces. Lorsque nous nous nourrissons par les mains du prêtre du Corps et du Sang de Celui qui nous a sauvés de la mort éternelle, nous recevons des grâces afin que notre chair se souvienne.

D’où elle est et pourquoi elle est sur la terre? Nous sommes tous sur la terre pour vivre en la Vie Éternelle. Pour goûter à la Vie Éternelle, il faut que notre âme soit pure et que notre chair savoure la grâce de l’éternité. Pour que notre âme puisse nous faire goûter aux grâces du Ciel, notre chair doit être dans l’amour du Christ, notre chair doit goûter à sa résurrection, elle doit pénétrer le Sang du Christ, elle doit vivre son mouvement de rédemption. Nous avons fait souffrir notre âme en choisissant toujours les tentations.

Dieu vient parler en notre cœur, il fait naître en nous le besoin de nous donner. Vivre notre rédemption dans une chair meurtrie, c’est dire continuellement au Père : "Ta Volonté, pas ma volonté. Ma volonté humaine a été telle que je n’ai pas compris ton amour, ô Père Éternel. Tu as donné ton Fils bien-aimé afin que ma chair puisse se nourrir de son Sang et de sa Chair. Elle recevait la grâce de l’amour; cette grâce se répandait par l’âme, mon âme qui était devant la Lumière, mon âme qui devenait toute resplendissante par l’amour du Christ. La chair est ta Chair, ô Père Éternel, car à l’instant où ton Fils adorable se présenta à ses anges, ton Fils adorable fut devant toi, ô Père Éternel. Saint Michel a dit d’une voix d’amour : «Qui est comme Dieu?» Face inclinée, il adora la Chair Éternelle, Fils de Dieu fait Homme. Tous les anges fidèles à Dieu servirent Dieu, adorèrent Dieu et contemplèrent Dieu. Telle notre chair doit être : dans l’adoration éternelle pour Dieu.

Tu viens parler en notre cœur et par la puissance du Saint-Esprit nous nous maintenons dans la grâce, car le Sang du Christ et la Chair de ton Enfant divin sont en nous. Nous vivons ton Éternité, ô Père Éternel, afin que nous nous accomplissions, car le temps te doit obéissance, et dans ce temps nous nous maintenons. Apprends-nous, ô Père d'amour, à reconnaître que tout est de toi et que la volonté humaine doit disparaître pour pénétrer ton Fils bien-aimé, la Volonté de l’Amour, la Volonté Éternelle, qui nous est donné par toi, Père."

Ce que nous vivons, nous devons le vivre dans notre chair. Nous sommes tous des instruments. Nous devons nous accomplir pour ceux qui ont tant besoin des grâces de Dieu. Le Livre de la Vie contient le nom de tous les enfants de Dieu qui portent un oui en eux. Plusieurs d’entre nous, nous connaissons des enfants qui ne vont plus à la messe, mais qui portent en eux de l’amour.

Ce monde a triché les enfants de Dieu et Dieu vient rappeler à ses enfants que lui a toujours été en chaque enfant. Jésus est vivant et Jésus est en chacun de nous. Et nous allons marcher ensemble dans une très grande paix, nous allons donner plus de place à Dieu dans notre vie. Dieu nous apprend depuis sept ans à ne plus avoir peur, il nous apprend à goûter à la paix.

Depuis tant et tant d’années que la Vierge Marie nous a préparés à vivre ce moment d’amour en son Fils. Nous sommes tous des petits enfants. Dieu ne regarde pas nos traits qui sont fatigués, Dieu ne regarde pas si notre peau est plissée, Dieu regarde notre cœur, notre cœur d’enfant, et il vient le bercer. Une fois qu’il est bien bercé dans son mouvement d’amour, il lui dit de ne plus pleurer, d’avoir confiance en son Père.

Nous devons développer tout cela par les grâces. Nous n’avons seulement qu’à dire : "Ta Volonté", à tous les jours : "Ta Volonté." Nous devons apprendre à laisser plus de place à Dieu. Regardons : nous sommes des mères et des pères, nous sommes grands-mères, grands-pères, nous sommes frères, nous sommes sœurs, nous sommes tous responsables de l’un et de l'autre. Mais nous avons tellement pris de la place que nous sommes prêts à pousser les autres s’ils nous empêchent de protéger nos enfants.

Nous prenons les journaux, nous les lisons, oups! il y a beaucoup de souffrances : le chômage augmente, tout ça, et là, nous, là, avec ça on croit qu’en nous instruisant par les journaux, on est capables de gérer notre vie et ceux qu’on aime. En instruisant notre intellect, on croit que si on en sait plus, on va pouvoir faire plus dans notre vie. Tout ce qu’on fait, c’est un bavardage inutile. On augmente nos pensées de tout ce qui est étranger.

Lorsqu’on regarde nos enfants, tout cela est en nous et on s’inquiète. Alors, on a un amour protecteur, on a un amour contrôleur, possessif, et c’est ce que nous donnons à nos enfants. Alors, on les étouffe et on les étouffe tellement qu’ils ne veulent plus aller à la messe. Ils sont moins portés à prier parce que maman et papa sont tout soucieux.

Nous avons besoin de Dieu. Nous n’avons pas besoin de nous laisser instruire par ce monde. Nous devons donner notre volonté humaine à tous les jours à Dieu, afin que nous puissions être toujours devant Dieu le Père comme Dieu le Père le veut. Il ne nous regarde pas, Dieu le Père, comme un Père sévère. Ça fait combien d’années qu’on lui dit non à Dieu le Père? À chaque fois que nous avons eu une pensée qui faisait peur, qui alimentait ce qui nous inquiétait, eh bien, cela était des pensées qui démontraient à Dieu : "Laisse de côté, Père, ta confiance que tu veux m’accorder, ça sera demain."

Nous avons toujours dit des refus à notre Père du Ciel et Dieu le Père nous a toujours aimés, Dieu le Père nous a toujours protégés, et il va continuer jusqu’au dernier. Qui sera le dernier? Nous ne le savons pas et nous ne le saurons pas. Le dernier qui dira oui à Dieu le Père, nous le portons en nous.

Il est facile pour nous d’entendre la Volonté de Dieu parce que d’autres avant nous nous ont mérité cette place, car ils ont su écouter le Christ. Même avec leur chair qui était dans la souffrance, ils nous ont mérité notre place. Croyez-vous que saint Augustin n’a pas souffert? Croyez-vous que saint François d’Assise n’a pas souffert dans sa chair? Des milliers et des milliers d’enfants de Dieu nous ont préparés à vivre ce que nous vivons. Ils avaient une chair souffrante comme nous, nous avons une chair souffrante, mais Dieu le Père leur a fait confiance et il nous fait confiance. À nous de nous faire confiance.

Si Dieu sait que nous, nous allons passer la purification de la chair, eh bien, c’est parce que tout est déjà accompli. À nous de nous accomplir. Il faut apprendre à s’aimer. Ce qu’il y a de plus dur pour nous-mêmes, c’est nous pardonner. Nous allons à la confesse, nous sortons de la confesse et nous retombons dans les mêmes péchés. Nous ne cessons pas de juger notre prochain; on ne veut pas juger notre prochain, mais on tombe toujours dans cette tentation, parce qu’on se juge. Tant que nous n’apprendrons pas à nous connaître avec amour, nous ne cesserons de juger notre prochain.

C’est ce que Dieu veut nous faire comprendre : «Aimez-vous, aimez votre prochain.» Dieu nous a dit qu’il n’y a pas un seul ennemi en notre prochain. Il n’y a qu’un ennemi et c’est Satan, mais Satan nous a fait accroire que nous avions des ennemis. Quand une personne se tient devant une autre personne avec une carabine, qu’est-ce qui fait qu’il tient une carabine entre ses mains? C’est la peur, c’est vouloir se donner une importance, c’est prendre entre ses mains un pouvoir, c’est se maintenir devant les autres comme quelqu’un qui est fort.

Tout cela n’est pas en les enfants de Dieu. Les enfants de Dieu sont des enfants d’amour. Ils veulent recevoir de Dieu pour donner, ils veulent que Dieu leur donne de l’amour, et qu’avec cet amour ils vont être capables de partager. Nous voulons tous de l’amour, nous voulons tous partager. Ce qui manque en notre prochain, ce qui nous empêche d’offrir tout ce qui est en nous, c’est la peur. On a peur de manquer le nécessaire. N’est-ce pas se demander du pouvoir? N’est-ce pas avoir à se maintenir dans la peur? Quelle est donc la différence avec celui qui tient le fusil? Il n’y a pas de différence, tous les deux sont dans la souffrance, mais ils ont des tentateurs différents.

Les tentateurs ce sont les esprits impurs qui ont refusé d’adorer Dieu; ils ont refusé d’adorer, de contempler et de servir. Alors, ils nous empêchent de se donner, de recevoir pour être toujours devant son Dieu, en service. En tentant la chair, ils mettaient en la chair leur pouvoir; ainsi, comme ils avaient mis hypocritement, sans notre permission, leur pouvoir, là ils pouvaient contrôler. Ceux qui étaient plus enclins au vol, bien, comme eux les avaient nourris de ce qui leur était nécessaire pour voler, eux autres ils s’en servaient. Pour conserver ce qu’ils avaient volé, ils les maintenaient tout le temps dans la peur; alors, pour eux il était facile de dire : "Sers-toi d’un fusil pour protéger ce que tu as." Voyez-vous, ce sont les tentateurs.

Nous, nous avons des enfants, nous voulons de l’amour pour nos enfants. Nous allons à la messe, nous prions, nous recevons le Corps et le Sang de Jésus. Comment se fait-il que nous ne donnons pas toute la place à Dieu? Bien, c’est parce que les tentateurs ont mis quelque chose en nous : "Ton enfant ne va pas à la messe, ton enfant ne prie pas. Regardons, il va danser, il rentre tard le soir." Ils ont fait en sorte de faire pénétrer cela en notre chair, ainsi ils contrôlent, ils contrôlent l’être que nous sommes par la chair meurtrie. Tout cela n’est qu’un jeu pour eux.

Nous devenons devant nous-mêmes des enfants de souffrance, nous devenons pour nous-mêmes des ennemis, et c’est ce qu’ils veulent. Mais Dieu dit que nous sommes amour, que nous sommes enfants de Dieu, que nous avons été sauvés par son Fils bien-aimé, que nous n’avons pas à craindre des tentateurs. Notre chair, il faut qu’elle apprenne à dire non aux tentateurs afin que nous puissions nous maintenir devant notre Père comme un tout petit enfant. Nous devons le faire avec ce qu’il nous a donné : notre liberté d’enfant de Dieu.

Lorsque Adam, il a dit non à Dieu, Dieu ne lui a pas retiré son amour. Ainsi, chacun de nous, on se souvient : c’est quoi l’amour? L’amour ça se donne, l’amour c’est libre, l’amour ne retient pas, l’amour c’est un mouvement qui ne cesse de se donner. Nous avons en nous l’amour de Dieu, nous avons en nous la liberté de Dieu et c’est avec cette liberté que nous pouvons dire non aux tentateurs. Lorsque nous disons non aux tentateurs, savez-vous qu’ils ne peuvent rien, rien faire? Ils sont obligés d’écouter, car cet amour appartient à qui? À Dieu. Nous avons l’amour de Dieu en nous, nous avons la liberté de Dieu en nous, c’est avec cela que nous pouvons dire non à la tentation.

Autant que nous avons eu la liberté de dire oui à la tentation, combien de fois nous avons dit : "Mais pourquoi Dieu laisse faire cela? Comment ça se fait que Dieu laisse la maladie se multiplier?" C’est parce que c’est nous, nous, avec la liberté de Dieu qu’on disait oui aux tentateurs, c’étaient nos propres choix, et cela était contre nous, et nous en vivons aujourd’hui les conséquences. En disant non aux tentateurs, nous ferons le choix des enfants de Dieu et nous en vivrons les conséquences : toute chair corruptible deviendra incorruptible. Dieu nous amène à vivre dans notre chair comme des enfants qui auraient dû toujours être dans une chair immaculée.

Jésus, notre Dieu d’amour, a pris son Être et il l’a vécu en étant pécheur. Pas un seul instant il a dit oui à la tentation. Le pécheur que nous, nous étions en la Chair du Christ, et Jésus jamais, jamais, il a dit oui à la tentation. Il accomplissait tous nos mouvements d’amour, tous nos choix d’amour pour son Père. Alors, tout est accompli, mais nous devons le vivre. Nous ne passerons pas de notre volonté humaine à la Divine Volonté sans passer par le même chemin que le Christ, mais nous le passerons en Jésus, sans peur, dans la paix, avec amour. La souffrance deviendra une souffrance d’amour.

Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime. Alors, aimons-nous, aimons tous ceux que nous portons en nous : la chair de la chair est en nous. Qu’une seule cellule soit contaminée est une cellule malade. Une cellule malade contamine les autres cellules. Aujourd’hui, on peut dire que le cancer, hein, c’est beaucoup de cellules malades.

Jésus n’a-t-il pas dit : «Je viens pour les malades.» Jésus est le médecin de l’amour, Jésus est le médecin de l’enfant de Dieu. Alors, considérons-nous comme étant très malades, aimés de Dieu, et nous serons guéris en notre chair. C’est ce que Dieu veut pour nous.

Alors, il vient de dire : «Maintenant, levez-vous mes enfants et prenez quelques minutes de repos.»