Rencontre d’amour avec l’agir de Dieu à Stegerbach, Autriche,

par son instrument, la Fille du Oui à Jésus

 

2010-03-23 – P.M.

 

La Fille du Oui à Jésus en le Saint-Esprit : Tout a débuté pour moi dans les années '97. Je dis, pour moi, c'est parce que cela m'a touchée par l'extérieur, cela est venu m'atteindre par l'extérieur.

En '97, l'une de mes sœurs meurt d'un cancer. Elle avait consacré sa vie au Seigneur. Elle a vécu dans une très grande pauvreté, refusant tout ce qui était modernisme; elle ne se voulait que pour son Jésus d'amour. Lorsqu'elle est décédée, c'est comme si ma vie avait comme basculé. Un amour profond pour Dieu se faisait ressentir en moi, malgré que j'allais à la messe à tous les dimanches avec ma famille. Le besoin de prier le rosaire à tous les jours, d'aller à la messe à tous les jours, était si fort en moi.

En '98, on me parle que la Vierge Marie apparaissait à Marmora. Je n'ai pas voulu y aller parce que, pour moi, je ne croyais pas que Maman Marie apparaissait à quelques endroits. On m'avait appris qu'elle avait apparu à Fatima et à Lourdes. C'est seulement lorsque l'on m'a dit qu'on priait tout le long du voyage, là, ça m'a plu. J'ai dit : "Ah oui, je vais aller prier." Quand je suis arrivée là-bas et que, la journée terminée, c'était d'avoir prié toute la journée avec des gens de toutes races… Je m'étais sentie unie à eux.

En '99, je retourne à cet endroit et j'étais toujours accueillie avec des odeurs de rose. Il arrivait toutes sortes de manifestations : comme le soleil qui danse, comme des pluies de petites pépites d'or qui tombent sur nous. Mais c'était toujours cette joie d'aller à cet endroit pour prier. J'avais demandé à Maman Marie : "Maman Marie, fais que mon mari et mon garçon soient au paradis", parce que mon garçon avait arrêté, une fois adulte, d'aller à la messe et mon mari avait manqué la messe quelquefois; alors, la femme a paniqué et la maman aussi. Alors, j'avais demandé : "Maman Marie, je te donne ma vie. Prends ma vie en échange." Mais je n'ai jamais pensé à lui donner ma vie pour être une prophète.

Je ne connaissais rien des messages de plusieurs messagers, je ne savais pas que la Sainte Vierge apparaissait à Medjugorje. Tout cela était nouveau dans ma vie. Le soir, je voyais des choses lorsque j'avais les yeux fermés. Dans ma vie, il y eut beaucoup de guérisons. La première, c'est la guérison de ma vie spirituelle, parce que j'ai appris, j'ai appris à aimer, à aimer sans rien demander. Tout se faisait lorsque je rêvais. Je me réveillais et (j'avais) le besoin de prier non seulement pour mes enfants, mais pour tous les enfants du monde.

En 2001, mon chapelet est devenu plein d'huile, parce que c'est mes mains qui avaient de l'huile. Cela est arrivé en priant le rosaire et, à partir de ce moment-là, j'ai entendu la voix de la Sainte Vierge en mon intérieur. Elle me disait d'être obéissante et de m'abandonner. Quinze jours plus tard, j'entends la voix de Jésus en moi. Tout cela s'est fait par la Volonté de Dieu. C'est la Divine Volonté qui m'a transformée, parce que je voulais tout faire en Jésus.

J'avais appris, lors d'un voyage, qu'il existait une personne qui avait donné sa vie à Dieu. Elle s'appelait Luisa Piccarreta et elle faisait tout en Dieu. Cela m'avait tellement plu que je disais : "Jésus, ce n'est pas moi qui fais la vaisselle, c'est toi." Et j'ai appris à aimer ce que je faisais. Je faisais la cuisine, je passais mon balai et avant de faire ces gestes, je disais toujours : "C'est toi, Jésus, qui passes le balai. C'est toi, Jésus, qui fais la cuisine." Lorsque je priais, je disais toujours : "C'est toi, Jésus, qui pries, ce n'est pas moi." Et Maman m'instruisait parce que je l'avais toujours avec moi cette voix, et Jésus était toujours en ma présence; moi, il me mettait en sa Présence.

En 2001, … peut-être quelques mois, six mois à sept mois après avoir entendu Jésus, il me donne le nom : La Fille du Oui à Jésus et il a dit : «Tu iras voir mes enfants et ce que tu diras, c'est un oui, et c'est tout ce que tu auras à dire, car c'est moi qui parlerai. Ce n'est pas toi qui connais mes enfants, c'est moi.» Et cela a transformé ma vie, et cela a transformé beaucoup de personnes vers qui Dieu m'a envoyée. Les gens disent : "As-tu quelque chose à apprendre?" Je leur dis : "Non, je n'ai rien à apprendre, je n'ai pas besoin de papier, je n'ai qu'à répéter. Ce que vous entendez vient comme si l'on ouvrirait un robinet. Lorsque Dieu veut parler, il ouvre le robinet et lorsqu'il arrête de parler, eh bien, il m'arrête : il ferme le robinet! Lorsque Christine, elle, traduit, tout en moi s'arrête; lorsqu'elle a terminé, tout en moi part.

Ce que Dieu veut pour nous, il le veut pour tous ses enfants : il veut nous redonner notre état d'enfants de Dieu; il veut que nous soyons tous enfants de la Divine Volonté; il veut nous apprendre tranquillement à renoncer à notre volonté humaine; il veut que nous pénétrions dans la Volonté de Dieu, là où nous étions avant de connaître la connaissance du bien et du mal. La Divine Volonté, c'est Dieu; la Divine Volonté, c'est le mouvement de Dieu; la Divine Volonté, c'est l'amour infini de Dieu; la Divine Volonté, c'est la lumière, c'est la vérité, c'est le chemin. En dehors de la Divine Volonté, il n'y a rien, car la Divine Volonté est Dieu le Père, Dieu le Fils, Dieu le Saint-Esprit. La Divine Volonté, c'est : JE SUIS. 

Dieu est tout ce qui est de tout. Tout ce qui est dans tout est Dieu, il n'y a rien en dehors de Dieu. Tout pénètre en nous par la Divine Volonté, et la Divine Volonté nous nourrit continuellement. On ne peut être dans le présent que si la Divine Volonté nous maintient dans le présent. La Divine Volonté, c'est Dieu, un Dieu qui se donne continuellement, qui prend les tout petits êtres créés et qui leur donne son Tout. La Divine Volonté pénètre tout ce qui est créé, parce que tout ce qui est créé vient de la Divine Volonté.

Lorsque nous assistons à la messe, la Divine Volonté nous amène là où Dieu est : notre vie spirituelle est en présence de la Divine Volonté. Nous, à cause de notre volonté humaine, nous ne pouvons pas aller là où Dieu est, parce que nous avons choisi de nous séparer de la Divine Volonté. La Divine Volonté est toujours dans son Oui. Un oui, c'est toujours mouvement, il n'y a jamais d'arrêt dans un oui. Tout passe, tout reçoit, tout redonne : passé, présent, futur s'amalgament. Il n'y a qu'un temps en la Divine Volonté. Que ce soit dans le temps d'Adam ou que ce soit dans le temps de saint Jean, Dieu est toujours dans son Présent. La Genèse et l'Apocalypse ne font qu'un temps, car la Genèse est le temps de Dieu tout comme l'Apocalypse est le temps de Dieu.

Dieu est l'Alpha et l'Oméga. Il connaît son tout. Il est toujours dans sa Volonté et la Volonté de Dieu, c'est donner, c'est donner, c'est toujours donner. Il n'y a pas de non en Dieu. Dieu ne se refuse jamais de l'amour, car le mouvement de Dieu, c'est de l'amour. Dieu est infiniment bon, infiniment aimable, sa perfection n'a pas d'égale. Lorsqu'il crée, il crée avec sa Volonté, il crée avec son amour et son amour ne s'arrête jamais, il est toujours en mouvement. Il n'y a pas un seul arrêt dans la Divine Volonté. Dieu nous a créés ainsi. Il nous a tous créés enfants de la Divine Volonté. Jésus lui-même, il est venu sur la terre et il a dit : «Vous êtes à mon Père. Soyez parfaits comme mon Père est parfait.» Il nous disait : «Mon Père est la Divine Volonté. Vous êtes faits pour la Divine Volonté, redevenez enfants de la Divine Volonté.»

Nous ne sommes pas créés pour la volonté humaine, car la volonté humaine est obligée de choisir entre le bien et entre le mal. Lorsque nous avons choisi la volonté humaine, nous avons choisi de faire des choix; alors, nous sommes devenus des enfants incapables de toujours être dans le mouvement de l'amour. Nous sommes maintenant incapables de vivre ce que nous, nous aurions dû vivre.

Dieu parle en notre cœur pour nous ramener à la maison. Dieu veut nous démontrer que la Divine Volonté est toujours dans son mouvement d'amour. Dieu a permis que nous, ses enfants, nous nous servions de notre liberté qui vient de la Divine Volonté. Nous avons utilisé ce qui est à Dieu pour maintenir notre vie sur la terre en enfants infidèles envers son Dieu. Mais Dieu, s'il a permis qu'on utilise la liberté d'enfants de Dieu, c'était pour nous maintenir dans un oui qu'il fallait qu'on découvre par nous-mêmes. Aucun être humain ne peut nous faire découvrir le oui qui nous habite.

Combien de saints ont voulu faire la Volonté de Dieu avec leur volonté! Cela les a conduits à découvrir que Dieu était parfait, que Dieu avait une puissance, et qu'eux avaient soif de connaître cette puissance. Ils ont vécu dans la sainteté avec leur volonté humaine pour plaire à Dieu en sachant qu'à la fin de leur vie, il y avait plus que ce qu'ils avaient découvert. Dieu était dans un état de joie de voir ces enfants qui nous préparaient à vivre, à connaître, à vouloir, à s'abandonner pour prononcer le oui.

La liberté, c'est le oui, oui à Dieu : "Oui, je renonce à ma volonté et je ne veux que ta Volonté." Jésus a prononcé ce oui en prenant toutes nos souffrances, en ressentant en sa chair tous nos mauvais choix, et Jésus en a transpiré du sang. Il avait accepté de ressentir notre volonté humaine comme si c'était lui la volonté humaine. Il s'est présenté à son Père comme le pécheur et il a dit : «Ta Volonté, Père, pas ma Volonté.» Jésus, le Fils de Dieu Vivant, se disait : «Je suis le Fils de Dieu et mon Père témoigne de moi. Je ne suis pas de ce monde.» Jésus disait à ce moment-là : «Je suis en mon Père, mon Père est en moi. Mon Père connaît ma Volonté, car sa Volonté est ma Volonté.»

Jésus était le Fils de Dieu, le Fils de la Divine Volonté! Il a pris nature humaine, acceptant de prendre notre volonté humaine et la ressentir sans jamais trahir qui il était : Dieu, la Divine Volonté. Il était ce oui, ce oui qui marchait sur la terre, qui souffrait sur la terre, ce oui qui pardonnait toujours à ceux qui disaient : "Pas la Volonté du Père, mais ma volonté." Qui a crucifié notre Dieu? Ce sont les non : ma volonté, pas la Volonté de Dieu. Jésus se présentait et il parlait d'amour. Il disait à tous ceux qui voulaient l'écouter : «Venez à moi et je vous consolerai. Venez à moi et je vais vous montrer. Venez à moi et vous comprendrez.» On ne peut voir et entendre que si la Vérité se fait voir et entendre. C'est la Divine Volonté qui prend l'enfant et l'amène à lui.

Lorsque nous assistons à la messe, au moment où Jésus s'offre à son Père, notre vie spirituelle est en présence de Jésus sur la Croix qui s'offre à son Père. C'est Dieu qui nous amène à lui et ce n'est pas nous qui pouvons aller à lui. C'est Dieu qui nous fait participer à sa vie et ce n'est pas nous qui participons. Nous ne pouvons pas nous donner cette joie. C'est Dieu qui nous la donne, c'est Dieu qui nous la présente, et lorsqu'il nous présente sa vie, il ne la présente pas seulement pour le temps où nous vivons le moment de la messe, il est toujours dans le présent. Au moment où il s'est offert, ce moment a été pour nous le présent. Alors, tout enfant : passé, présent et futur sont amenés au présent de Dieu. Nous sommes présents au moment où le Fils s'offre à son Père.

Comprenons que nous ne sommes pas seuls. À l'intérieur de nous, il y a notre vie spirituelle; à l'intérieur de nous, il y a tous les enfants créés par Dieu : passé, présent et futur. Ne sommes-nous pas l'Église? Nous sommes l'Église militante, triomphante, purifiante. Triomphante : tous ceux qui ont dit oui à Dieu, tous ceux qui ont été depuis Adam. Purifiante : tous ceux qui sont au purgatoire. Militante : tous ceux qui sont au présent à l'instant où Jésus s'offre, car nous devons nous accomplir sur la terre, nous devons être dans notre mission : montrer à Dieu nos fruits. Nous sommes donc là à marcher ensemble. Qu'un seul enfant participe dans la Divine Volonté à une messe, tous les enfants sur la terre sont présents parce que la messe, c'est un moment de sainteté.

La messe ouvre en nous notre vie spirituelle, elle nous amène à découvrir un amour inconditionnel. Dieu le Père présente son amour. Il met devant nous son Fils et il pénètre son Fils, et lorsqu'il pénètre son Fils, la Trinité est présente. À ce moment, nous, nous assistons à un amour infini : l'Éternité est devant nous. Dieu le Père, Dieu le Fils, Dieu le Saint-Esprit qui ne font qu'un se présentent. Tous les anges, tous les archanges, les chérubins, les séraphins, tous les saints, tous les papes, les évêques, les prêtres, tous ceux qui sont dans le oui adorent la Divine Volonté. La Divine Volonté donne sa présence. Elle fait pénétrer tout son amour dans son amour.

Combien d'âmes du purgatoire à ce moment sont délivrées. Elles vont vers leur Amour. Combien d'enfants sur la terre, à ce moment-là, reçoivent des guérisons, des libérations. Combien d'enfants, à ce moment-là, ressentent une joie qu'ils ne peuvent pas expliquer. C'est la Divine Volonté qui est dans son amour et notre âme participe à son amour. La Divine Volonté se fait ressentir aux enfants qui doivent poursuivre leur chemin sur la terre pour arriver à la Divine Volonté. Les âmes du purgatoire ont accepté d'être enfants de la Divine Volonté. Les enfants du purgatoire n'ont plus leur volonté humaine, car leur chair est en attente de cette joie. Les saints du Ciel pénètrent la Divine Volonté, car ils ont dit oui avec un tel amour que la Divine Volonté les pénètre. Ils sont toujours dans cette éternité d'amour.

Nous, sur la terre, qui participons à ce moment, à cause de la volonté humaine ne pouvons participer à une telle joie. Seule notre âme perçoit ce bonheur. Chacun des enfants de la terre a à apprendre que la volonté humaine ne sera pas devant Dieu, l'Éternel, au moment où ils verront la Divine Volonté. Il n'y a que les enfants de la Divine Volonté qui peuvent regarder la Divine Volonté, car les enfants de la Divine Volonté vivent dans leur oui. Il n'y a pas de non en eux, ils n'ont plus à choisir entre le bien et le mal. Cette connaissance a été en eux parce qu'ils ont désobéi à la Divine Volonté. Dieu, la Divine Volonté, n'a jamais voulu qu'on se sépare de la Divine Volonté, la Divine Volonté est l'amour et l'amour ne force pas, l'amour est gratuit. Il n'y a pas de violence dans l'amour.

On ne force pas ceux qui ne veulent pas de la Divine Volonté. Chaque enfant doit vouloir redevenir enfant de la Divine Volonté. Pour cela, il faut renoncer à ce qui nous a fait connaître cet éloignement. Il ne faut pas aller là où nous ne sommes pas capables d'aller. Il n'y a que la Divine Volonté qui peut nous amener à connaître la Divine Volonté. Oui, nous pouvons apprendre avec la volonté humaine ce qu'est la Divine Volonté, mais nous ne pouvons pas pénétrer la Divine Volonté que si la Divine Volonté nous pénètre, afin qu'on puisse apprendre qui nous sommes et de qui nous sommes, afin d'aller vers Dieu. Dieu dans son éternel amour :  toujours et toujours ce mouvement.

Quelle volonté est comme la Volonté de Dieu? Il n'y a qu'une seule Volonté, il n'y en a pas deux. La Volonté de Dieu est immuable, la Volonté de Dieu est éternelle, elle ne peut donc créer des enfants qui se séparent. Si chaque (tous les enfants) enfant qui vit dans leur volonté humaine connaissent des divisions, des colères, c'est qu'ils ne sont pas dans la Divine Volonté. Ils se servent de ce que Dieu leur a laissé : la volonté de vivre dans leur liberté. Et on ne peut vivre dans la liberté que si on prononce le oui : 'Je consens à connaître ma croix, je consens à porter la croix de mes frères et de mes sœurs; oui, je veux me donner pour ceux que j'aime, ne plus me retenir et tout accepter, ne pas refuser la douleur, mais la présenter à Dieu pour qu'elle soit enveloppée du Précieux Sang de Dieu'.

À cet instant, la souffrance connaît la Divine Volonté. Elle se laisse pénétrer comme étant incapable d'avancer et elle donne tout à Celui qui connaît tout; elle suit les pas de Celui qui est le chemin; elle s'ouvre à la Lumière, car la Lumière lui présente qui elle est, pourquoi elle est souffrante, qu'est-ce qui l'a rendue incapable de vivre dans son éternelle sainteté. La vie de l'enfant, dans sa volonté humaine, est la souffrance. Il doit apprendre à tout laisser à Dieu. Voilà pourquoi la Divine Volonté pénètre la souffrance pour lui apporter ce dont elle a besoin pour renoncer à ce qui l'a rendue souffrante. La lumière de Dieu apaise la souffrance, la lumière de Dieu guérit les blessures, la lumière de Dieu défait les chaînes.

Ainsi la vie peut commencer à vouloir, à vouloir goûter au bonheur, à vouloir avancer vers une vie qui ne s'arrête pas, à vouloir connaître ce qu'est se donner, à vouloir partager ce qu'elle vient de découvrir, à vouloir prendre les plus faibles, à vouloir être le pécheur, car la vie commence à être dans sa liberté. Il n'y a que l'amour qui soit libre et l'amour ne cesse de se donner à la vie. Chacun de nous sommes la vie en la Vie. Chacun de nous sommes enfants de la Divine Volonté. Sous nos souffrances, il y a la vie. À l'intérieur de nous, nous avons soif de notre liberté. On ne peut être libre que si l'on aime inconditionnellement. L'amour ne donne pas ses conditions, l'amour ne s'arrête pas sur un défaut, l'amour ne divise pas, l'amour ne garde pas de rancœur, l'amour se donne sans cesse et sans cesse, car l'amour se nourrit par lui-même.

La Divine Volonté est dans son tout. Elle s'amalgame dans son amour. Là il n'y a pas de commencement et là il n'y a pas de fin, c'est le présent. Voilà ce qui est en nous et qui nous a été caché par la volonté humaine. Nous avons tout en nous : nous avons cette liberté en nous, nous avons ce pouvoir d'amour en nous, nous n'avons plus le droit de nous arrêter. Cette liberté, nous voulons y goûter malgré ce modernisme, malgré qu'on veut arrêter la foi, malgré qu'on met des lois contre l'amour. On ne pourra arrêter la liberté, car la liberté nous a été donnée par Dieu et elle est en nous.

Oui, il y en a qui sont plus populaires que nous, il y en a qui ont une renommée qui écrasent les enfants de Dieu. Mais lorsque nous sommes dans une liberté d'amour, on apprend à ne regarder que Dieu, on apprend à parler à Dieu, on apprend à attendre tout de Dieu, on apprend à goûter à son amour, on apprend à être dans le présent en la Divine Volonté, on apprend à lui donner nos pensées, on apprend à être dans ce feu d'amour, car la liberté goûte à sa liberté. On pénètre dans notre tout, et notre tout est infini. Il ne s'arrête pas, il est dans un mouvement d'amour éternel, il apprend que tout ce qu'il est vient de la Divine Volonté, que la Divine Volonté a nourri sans cesse, sans cesse, pour goûter à son enfant.

Voilà la liberté qui est en notre présence au moment de la messe et nous avons cette liberté en nous. Au moment de la messe, nous ne faisons qu'un : la Divine Volonté nous fusionne et nous devenons un. Et c'est ce tout qui assiste, au pied de la Croix, ce moment d'amour qui nous rend dignes de goûter à la Divine Volonté qui se laisse pénétrer en nous, qui nous transforme pour qu'on soit le Corps du Christ, le Sang du Christ, car à ce moment-là nous ne sommes plus, nous sommes enfants de la Divine Volonté. Telle est la Volonté de Dieu.

Tout ce que nous sommes, en ce moment même, c'est des tout petits enfants qui ont donné leur oui. 'Apprends-nous, Dieu, ce que nous devons apprendre, car bientôt nous devrons dire à la volonté humaine : je suis enfant de la Divine Volonté. Je ne suis pas enfant de la volonté humaine, car mon Père est Dieu, mon Rédempteur est Dieu le Fils, et ma lumière est Dieu le Saint-Esprit. Je ne suis donc pas en la volonté humaine, je suis en la Divine Volonté'.

En chacun de nous, nous sommes dans la Présence. Passé, présent et futur font partie de nous et nous allons être ce que Dieu veut que nous soyons : soumis à sa Volonté pour être que ce que Dieu veut que l'on soit : des enfants prêts à connaître ce pour quoi nous sommes ici. Amen. Merci, Seigneur.