Rencontre d’amour avec l’agir de Dieu à Saint-Janvier de Mirabel, Québec,

par son instrument, la Fille du Oui à Jésus

 

2007-04-14 - Partie 1

 

La Fille du Oui à Jésus en le Saint-Esprit : Est-ce que tout le monde est assis? Est-ce que vous m’entendez?

Et si je parle tout bas comme ça, est-ce que vous m’entendez? Je n’ai pas le contrôle.

Là, est-ce que vous m’entendez? Et si je parle fort, vous allez m’entendre? Mais je peux pas le contrôler comme je veux.

Alors, si vous voyez, vous n'avez qu’à l’avancer, ça va pouvoir…, si vous entendez pas tellement bien. Tu veux que je le lève, Colette? Alors, c’est bien?

Alors, si on ajuste un appareil pour qu’on puisse entendre, combien plus, nous, nous devons nous ajuster pour bien entendre notre intérieur.

On s’occupe beaucoup de ce qui se passe à l’extérieur de nous, mais tout est à l’intérieur; on se pose souvent des questions et les réponses sont à l’intérieur de chacun de nous; il n’y a pas de réponse à l’extérieur qui va nourrir notre paix.

Si vous croyez avoir votre paix, alors que vous avez les yeux fixés vers l’extérieur, les oreilles tendues vers l’extérieur, eh bien, votre paix, vous allez la chercher : elle ne sera pas en vous, vous allez la désirer : mais elle ne viendra pas.

À l’intérieur de nous est notre vie, à l’intérieur de nous est notre alimentation; nous avons besoin d’une nourriture spirituelle pour nous nourrir, nourrir nos yeux qui doivent être amour, nourrir notre écoute qui doit être amour, nourrir nos gestes, nourrir nos sentiments, nos paroles : nous avons besoin de cette nourriture pour être des personnes de paix.

On ne trouvera pas un regard d’amour si on le garde fixé vers l’extérieur; on ne pourra pas avoir une écoute d’amour si on n'entre pas à l’intérieur de nous pour écouter notre intérieur.

Si on n'écoute que notre extérieur, nous ne recevrons pas de l’amour qui est de nous-mêmes : l’amour est en nous.

Pour écouter, nous avons besoin d’amour, nous avons besoin de saisir l’amour : l’amour est un mouvement qui est à l’intérieur de nous.

Puisque Jésus est à l’intérieur de nous, l’amour est à l’intérieur de nous-mêmes; nous avons besoin d’entendre cela de l’intérieur de nous pour que notre écoute soit amour.

Alors, lorsque des sons vont venir de loin pour être à notre écoute, là, tout va avoir un contact : ce qui n’est pas amour va s’approcher.

Mais nous, nous, qui allons laisser sortir de nous cet amour qui va gonfler notre écoute, là, il va y avoir deux mouvements qui vont se rencontrer : un mouvement qui n’est pas amour qui rencontre un mouvement qui est amour.

Le mouvement qui est amour, à l’intérieur de nous, va envelopper le mouvement qui n’est pas amour, il va l’envelopper : il va nous faire comprendre que ce qui n’est pas amour n’est pas pour nous.

Alors, nous allons pouvoir 'dealer' avec ça, nous allons pouvoir prendre une décision : "Est-ce que je prends ce que je viens d’entendre pour moi? Est-ce que cela est amour pour moi? Est-ce que cela est amour pour tous ceux que je porte en moi, l’Église? Est-ce que cela va me faire grandir devant Dieu? Est-ce que cela va prendre mes douleurs et faire en sorte de les comprendre?"

Tout cela va être pour nous une lumière : nous allons saisir ce qu’on n'avait pas saisi au tout début.

Ce qui vient de l’extérieur et qui s’approche de nous a ce droit : les autres ont le droit de nous approcher; puisque Dieu nous a donné le droit de vivre notre vie librement en enfants de Dieu, alors nous devons en faire autant pour ceux qui s’approchent de nous et qui veulent nous parler ou ceux que nous entendons, – et qui vient d’un appareil, on peut penser à la télévision, à la radio, ce qui est extérieur qui s’approche –, alors ils ont une liberté, et nous devons vivre aussi avec cette liberté.

Mais nous avons aussi notre liberté, nous aussi nous avons ce besoin : "Je veux me sentir aimé de Dieu, je veux me sentir aimé de moi-même"; alors, j’ai ce droit, moi, d’entendre et de ne pas laisser pénétrer ce qui n’est pas amour pour moi.

Alors, voyez-vous, c’est important d’entrer à l’intérieur de nous : pour essayer de comprendre que ce qui vient de s’approcher à moi est bon pour moi ou n’est pas bon pour moi.

Il n’y a seulement que dans la paix que je vais découvrir ça; si je n’ai pas la paix, je peux dire comme ça : "Ah! j’ai appris, j’ai appris que ce qui est d’un autre, sa parole, s’approche de moi, j'entends", et je peux dire : "Bon, ça, c’est pas pour moi; ça, c’est pour moi."

Mais si je n’ai pas la paix, je peux interpréter ce que j’entends comme quelque chose qui n’est pas clair : "Je ne sais pas si c’est amour. Est-ce que je dois l’accepter ou je dois pas l’accepter?" Tout ça, ces questionnements-là se posent lorsqu’on n’est pas dans la paix, on est troublé.

Alors, on est enveloppé comme dans un brouillard, on voit qu’il y a quelque chose : une ombre qui est près de moi; je peux, même si j’approche, y toucher, mais ce n’est pas clair; ça reste toujours quelque chose qui est troublant, parce que je n’ai pas cette paix, je m’inquiète.

Voyez-vous, c’est ce que nous faisons dans notre vie : nous entendons des paroles et cela, c’est depuis qu’on est tout petit : même dans le sein de notre mère.

Nous avons entendu des sons, nous avons entendu la voix de notre maman qui nous portait, on a aussi entendu, avec les mois, ceux qui étaient près de notre maman; alors, tout ça, c’est comme un contact qui s’est fait avec le tout petit être d’amour que nous étions et que nous sommes.

Oui, nous sommes amour, nous sommes des êtres faits de l’amour de Dieu, ça n’a pas changé : l’être à l’intérieur de nous est toujours amour, il est toujours là.

On a vieilli, on a tellement entendu et entendu, et entendu des paroles que nous avons laissé pénétrer à l’intérieur de nous : comme nous appartenant; on a essayé de 'dealer' avec ce qu’on acceptait à l’intérieur de nous, et ce que ça fait? Alors, on s’est cru que nous (n')étions plus des êtres d’amour, on s’est regardé comme des êtres, comme tout le monde : des êtres qui souffrent, des êtres blessés, des êtres qui se compren(nent) pas, des êtres qui s’obstinent avec soi-même.

Imaginez-vous! Moi, je me suis obstinée avec mon mari des années de temps; eh bien, la plus grande obstination qui se faisait, c’est avec moi-même; je me regardais, je me savais être en désaccord avec ce que j’acceptais et pourtant, je l’acceptais : "Non je veux pas; oui je veux; va-t-en; pousse-toi; rentre; tasse-toi; cache-toi; ah! je suis pas d’accord; sors; oh! non, je suis pas comme ça; ah! oui, je suis comme ça; ah! j'ai des preuves que je suis comme ça moi; je suis faite comme ça, non je suis pas tout à fait comme ça, j’ai lu telle affaire, ah! non, je suis peut-être pas comme ça" : je devenais un être contre moi-même; alors, j’étais toujours en désaccord avec ce que j’étais.

Ah! j’étais sûre de moi-même et j’étais pas sûre de moi-même : mon extérieur se combattait avec l’être que j’étais à l’intérieur de moi à cause de ce que j’entendais, à cause de ce que j’avais entendu et à cause de ce que j’étais pour entendre; alors, tout mon être était dans une écoute.

Qui dois-je écouter? L’enfant de Dieu, le tout petit être qui se sait aimé ou celle qui a entendu, a cru, a voulu, n’a pas compris, a accepté, s’est dévouée, s’est oubliée, et s’est ignorée.

On est devenu des êtres ignorants de la valeur que nous avions à l’intérieur de nous.

Chacun de nous, nous avons une valeur inestimable pour nous-mêmes; puisque Dieu dit que nous avons une valeur inestimable pour lui, alors nous découvrons, par ce fait, que nous avons une valeur inestimable pour nous-mêmes : nous valons la peine de nous aimer, nous valons la peine de découvrir que nous sommes un être d’amour parfait.

Oh! c’est difficile de dire ça : un être d’amour parfait? Moi, alors que je me connais, alors que je suis plein de défauts, alors que je pleure facilement lorsque j’entends une personne dire : "Eh! tasse-toi, tu me déranges; j’approuve pas tes paroles; j’aime pas la façon que tu agis; je suis pas sûre que ça, là, ça vient de toi, ça doit être un autre qui t’a dit ça."

Alors, voyez-vous combien de fois on a pleuré sur nous-mêmes? Parce qu’on n'a pas accepté tout ça, de nous savoir imparfaits : on a pleuré parce qu’on voulait être parfait devant son prochain, et nous-mêmes on se croit pas être parfaits envers soi-même.

Être parfait devant Dieu, c’est être parfait envers soi-même : nous sommes appelés à être parfaits comme notre Père est parfait, mais on ne sait pas comment.

On n’a pas à savoir, Jésus s’arrange avec tout ça.

Jésus est en train de transformer ses enfants d’amour, les enfants de son Père; Jésus est en train de faire de nous des enfants nouveaux, renouvelés.

Nous sommes venus en ce monde avec tout ce qui nous était nécessaire pour être des enfants parfaits, mais à cause de tout ce que nous avons entendu, accepté à l’intérieur de nous, nous avons tellement perdu cette paix qu’on n’a plus été capables d’accepter ce qu’il avait mis à l’intérieur de nous pour nous faire avancer vers son Père; tout est en chacun de nous.

Alors, Jésus veut que nous puissions nous regarder, il veut que nous puissions nous entendre.

Il est facile de nous regarder devant le miroir; ce que nous voyons, c’est une personne et cette personne, elle semble être connue de nous-mêmes, mais cela est faux; la personne que nous regardons dans le miroir n’est pas nécessairement connue de nous-mêmes, elle n’est connue que de Jésus, pas de nous-mêmes.

Jésus, lui, nous connaît; nous, on ne se connaît pas, parce que toutes les paroles qui sont à l’intérieur de nous et que nous avons acceptées ne sont connues que de Jésus, pas de nous.

À l’intérieur de nous, il y a toutes les paroles qui se sont dites depuis que le monde est monde : il y a eu des paroles d’amour, il y a eu des paroles de beauté, de sagesse, de force.

Il y a eu des paroles de paix au tout début, lorsque Adam et Ève parlaient avec Dieu; lorsqu’ils entendaient Dieu, tout (n')était pour eux qu’émerveillement, mais ces paroles-là, croyez-vous qu’elles sont sorties de nous? Cela est faux; ces paroles sont en nous.

Dieu, lorsqu’il a chassé Adam et Ève du paradis, de l’endroit où tout n’était que merveilles, c’est parce qu’ils avaient choisi, eux, de vivre dans leur volonté humaine.

Dieu ne leur a pas enlevé ce qu’ils avaient entendu, mais à cause de la volonté humaine, tout s’est embrouillé à l’intérieur d’eux, alors, ils n’ont pas pu comprendre ce qu’ils avaient entendu.

C’est comme si on a un poste de radio, il est neuf quand il commence, mais avec le temps, on te le 'bardasse', on va d’un bord, on va de l’autre, on le néglige, on le met dehors, il pleut dessus, on le rentre, alors on le laisse à l’humidité, on s’en n'occupe pas, alors lorsqu’on le fait rejouer, il y a de l’interférence.

Eh bien, c’est ce qui s’est passé pour Adam et Ève : leur volonté humaine mettait en eux de l’interférence; ils avaient coupé eux-mêmes, à cause de leur choix, les paroles de l’Amour qui étaient en eux; ils avaient construit un mur, parce qu’ils avaient perdu leur paix.

Ils savaient que lorsqu’ils ont désobéi à Dieu, il y avait quelque chose qui avait changé à l’intérieur d’eux, et ça, ils le savaient, ils le sentaient à l’intérieur d’eux, alors ça les a comme inquiétés : ils ont perdu leur paix, et comme ils ont perdu leur paix, ils ont été incapables de comprendre la grandeur de l’amour de Dieu pour eux.

Même si Dieu a retiré sa Divine Volonté, il n’a pas retiré son amour, il n’a pas retiré sa présence, il n’a pas retiré son langage d’amour, il n’a pas retiré son souffle de vie; s’il l’(avait) fait, Adam et Ève seraient morts, ils n’auraient pas eu de vie à l’intérieur d’eux.

Alors, Dieu avait laissé à Adam et Ève le souffle de la Vie, sa Présence était là, mais à cause de leur volonté humaine, ils ne voyaient plus, ils n’entendaient plus, ils étaient seuls avec eux-mêmes; ils se sont acheminés comme des êtres seuls avec eux-mêmes; ils avaient perdu cette paix : cette paix qui vient de l’obéissance.

Lorsque nous sommes obéissants à Dieu, eh bien, nous avons la paix.

Pourquoi on s’inquiète? Dieu nous regarde, Dieu nous aime, il nous couvre de sa Présence, nous sommes comblés d’amour.

Tous les commandements de Dieu sont mouvements, pour nous, d’amour, de paix, de joie.

Voyez-vous, lorsque nous sommes devant Dieu comme des tout petits enfants, eh bien, nous avons la paix; rien ne peut nous enlever cette paix, elle est à l’intérieur de nous cette paix.

Comment se fait-il que lorsqu’il y a des moments où nous donnons tout à Jésus, lorsque nous sentons sa présence, lorsque nous savourons son Corps et son Sang à l’intérieur de nous, il y a un mouvement qui se fait, un relâchement? Nous sommes en communication avec notre intérieur.

Cela est si bon, si doux, qu'on ne veut plus bouger : nous sommes; nous sommes présents avec notre Dieu, à l’intérieur de nous.

Jésus fait en sorte que nous soyons devant la Trinité : Dieu le Père, Dieu le Fils, Dieu le Saint-Esprit, et ce mouvement est en nous.

C’est que Jésus est la Lumière, le Chemin, la Vie, la Vérité; il nous conduit là où nous devons toujours être : en la présence de la Trinité à l’intérieur de nous.

Jésus est à l’intérieur de nous; ces mouvements sont pour nous et cela se fait parce que nous donnons notre oui à l’Amour.

"Ah! oui, Seigneur, je t’aime, prends tout ce que je suis, Seigneur, et prends tout ce que j’ai à l’intérieur de moi; il y a en moi un mouvement qui se fait sentir et c’est ton mouvement, c’est ta présence, Jésus, je sens ta présence, tu es là, tu viens me toucher.

Laisse-moi te parler Jésus, laisse-moi te dire combien je t’aime; je suis là aujourd’hui, j’ai les yeux fermés et je suis avec tous mes frères et mes sœurs et je sais que ces paroles sont les miennes, parce que le Saint-Esprit est là.

Je suis un être d’amour tout petit, j’ai les cheveux tout blancs, oh! j’ai les cheveux aussi tout rouges; oh! j’ai les cheveux tout bruns; tu vois, Jésus, je me regarde et tu me connais; tu sais, toi, qui je suis; tu sais que je suis celui qui t’aime, tu sais que je suis celle qui pleure, tu sais que je suis le seul qui n’a pas compris ton agir.

Je me sens si seule quand je dis ça, je voudrais être tout pour toi, Jésus, mais les moments sur la terre sont très difficiles; aujourd’hui, je prends le temps de m’arrêter parce que c’est par la puissance du Saint-Esprit que ces paroles sont dites et elles sortent de mon intérieur pour se faire entendre.

Ce que tu entends, Jésus, c’est mon amour pour toi, c’est ma faiblesse que je te donne : je te donne ma vie, prends-la ma vie.

Elle n’est pas toujours facile, tu sais, Jésus; je vis avec mon mari, alors qu’il ne me regarde pas avec tes yeux, il ne semble pas entendre mes mots d’amour, mes supplications. 

Pourquoi il ne comprend rien, Jésus? Pourquoi il n’est pas capable de saisir l’amour que j’ai pour lui? Je t’aime.

Dis-moi, est-ce que je vais encore continuer ainsi longtemps? Est-ce que je vais continuer encore à vivre ainsi? Oh! Jésus, je sens que tu mets en moi de l’amour, je sens que tu mets en moi des forces pour que je puisse continuer.

Oui, Jésus, je ne peux pas être contre les commandements de ton Père, je ne peux pas être contre ton amour, Jésus, je ne peux pas être contre la force du Saint-Esprit.

C’est toi, c’est toi, Jésus, qui es en train de guérir les blessures que je me suis moi-même faites, à cause de tout ce que j’ai accepté.

Oh! j’en ai accepté des choses dans ma vie! Jésus d’amour, je te donne tout; viens guérir mon cœur, viens guérir mes pensées; je veux avoir ton regard.

Ne me laisse pas, Jésus, je sais que le temps avance; je sais que bientôt la Croix va se laisser voir, car elle est là; elle est placée maintenant, puisque c’est toi, toi Jésus, qui l’as dit, et ce qui vient de toi n’est que vérité.

Regarde, Jésus, je me suis laissé prendre à croire à tout ce qu’on dit à la radio; on fait même des émissions de télévision sur toi, Jésus, oui, on parle de toi, et j’entends, j’entends des paroles qui me font mal, mais en même temps ces paroles, je te les donne comme un tout petit être blessé.

Je ne comprends pas pourquoi tu acceptes cela; tu as la force, la puissance de les écraser et tu acceptes tout.

Est-ce que tu acceptes tout de ma vie ainsi, Jésus? Est-ce que tu acceptes mon mauvais caractère? Je t’ai donné toute ma vie, et je sais que je trébuche encore.

Je sais, Jésus, que j’ai de la difficulté avec ceux pour qui je travaille; je sais que j’ai de la difficulté à m’entendre avec mes compagnons.

Oh! Jésus, donne-moi cette force; tu as traversé, toi, ton pays entier avec tes apôtres, tu les as endurés avec leur caractère.

Lorsque tu allais dans les synagogues, on voulait même, Jésus, t’interdire de parler; quelquefois, on voulait t’empêcher de rencontrer des personnes afin que tu puisses les guérir; on faisait en sorte de te nuire et tu as gardé patience; tu n’acceptais pas qu’on parle contre eux, contre ces personnes qui voulaient ta mort.

Donne-moi cette force afin que je puisse endurer les personnes avec qui je travaille, pour qui je travaille; aide-moi, Jésus.

Il y a les gouvernements! Oh! Jésus, on aurait tant à dire sur les gouvernements, mais tu nous apprends à ne pas dire des paroles inutiles.

Mais mon cœur est gonflé, gonflé de peine : on enlève tes crucifix, Jésus, dans les écoles; on les a déjà enlevés, mais le peu qui reste, on les veut plus; on ne veut même plus qu’on prononce ton nom.

On est rendu, Jésus, à cacher la croix à l’intérieur de nos vêtements pour ne pas exposer notre foi aux regards des autres qui, eux, ne pensent (pas) comme nous.

Où est la limite, Jésus? Qu’est-ce que je dois faire? Est-ce que je dois cacher ta croix qui est sur moi? Est-ce que je dois être obéissant?

Oh! Jésus, tu nous as enseigné une parole d’amour; tu as dit toi-même, Jésus, oh! c’est dans mes paroles que je vais le dire, mais j’ai compris, Jésus, que tous ceux qui vont passer à travers des obstacles en ton nom, et que cela va faire bouger la foi des autres, tu nous soutiendras.

Est-ce que c’est cela, Jésus, que tu veux? Est-ce que je dois porter ma croix afin d’affirmer que tu es en ma vie, et affirmer aux autres que je suis prêt à me laisser lapider par amour? Si c’est cela, Jésus, je vais le faire parce que je t’aime.

Je n’ai pas ce droit, hein, Jésus, de cacher à ceux que j’aime que je t’aime? À quoi servirait de leur dire je t’aime si je ne leur montre pas que je t’aime avant, puisque c’est de toi que je reçois cet amour? Jésus, je t’aime, tu sais.

Mais explique-moi quelque chose, Jésus, tu dis que je suis guéri et pourtant je sens encore en moi des blessures, je sens encore en moi cette lourdeur, je  sens encore en moi ma souffrance, ma souffrance morale, ma souffrance physique.

Qu’est-ce qui se passe, Jésus? Dis-moi-le. Est-ce que lorsque tu dis que je guéris, il reste des séquelles en moi qui m’empêchent de comprendre, d’entendre? Oh! Jésus, je sais que tu agis, ça doit être moi, Jésus, qui n’est pas assez abandon.

Oh! Jésus, tu me fais comprendre, tu me fais comprendre que plus je suis abandon et plus cela se fait sentir en moi; oh! c’est comme une pelure : quand j’enlève une pelure et que j’enlève une pelure, ça m’approche du centre; alors, le centre, Jésus, est déjà guéri par toi.

C’est tout ce que j’ai accepté et qui n’était pas amour qui m’empêche de sentir ma guérison.

Jésus Amour, tu es si lumière, tu es si amour, Jésus, que tu viens nous apporter des réponses à nos questions.

Je t’en prie, Jésus, ne nous laisse pas; viens souvent parler ainsi, nous sommes si seuls dans ce monde, dans ce monde qui a perdu la foi, dans ce monde qui n’écoute pas ta Volonté.

Mais je sais, par contre, Jésus, que tu es en train de les transformer : l’Église fleurit, l’Église est en train, Jésus, de son intérieur, rajeunir.

Jésus, elle était bien vieille ton Église! Elle boitait, elle était sourde, elle était malade, elle s’est vidée comme une vieille bottine; aujourd’hui, tu es en train de l’asticoter en lui donnant des mots d’amour, en lui parlant avec douceur, patience.

Chaque membre commence à comprendre, chaque membre commence à accepter sa place en l’Église, chaque membre commence à guérir.

Tu es la Libération et la Guérison, tu viens arracher de nous le mal, et tu viens guérir, par ton feu d’amour, ton Église.

Merci Jésus! Tu es notre foi, notre espérance, notre amour, l’amour du prochain, celui qui se penche sur le pauvre, celui qui aide à l’aveugle, celui qui habille celui qui a froid, celui qui visite celui qui est solitaire, celui qui apprend à aimer : tu nous apprends à nous aimer les uns les autres avec ce que nous sommes.

Notre caractère, notre caractère, Jésus, est nourri de tes grâces et tes grâces nous font voir les dons que nous avons reçus par la puissance du Saint-Esprit : tout cela, Jésus, est pour notre prochain.

Comme tu es venu pour te donner, nous sommes venus sur la terre pour nous donner afin d’aller là où toi, tu es : près de ton Père."

Ces paroles sont des paroles qui viennent de notre intérieur, elles nous appartiennent : elles sont dites par la puissance du Saint-Esprit.

Ce monde a besoin qu’on l’aime, ce monde n’a pas besoin de nos larmes, de nos paroles inutiles, parce que lorsque nous parlons de ce monde et que nous disons qu’il souffre parce qu’il y a des morts, des maladies, que la température change, lorsque nous parlons ainsi, nous n’apportons rien à ce monde : ce monde n’a que faire d’entendre nos misères, il a ses propres misères.

Ce monde a besoin d’amour, de paix, et c’est par des enfants de paix qu’il retrouvera la paix.

Jésus veut commencer par ses choisis, et non pas parce qu’il n’a pas choisi ceux qui ne sont pas ici aujourd’hui, il les a choisis, mais leur temps est le temps que Dieu leur accorde afin qu’ils puissent entendre, entendre leur intérieur.

Parce que nous, si nous sommes ici, c’est parce que nous entendons notre intérieur; nous n’entendons pas ce qui est extérieur, car ce qui est extérieur n’est pas nourriture spirituelle.

Nous avons besoin de libération, nous avons besoin de guérison, afin d’apporter à notre intérieur cette nourriture que nous avons besoin pour vivre en ce monde.

Nous vivons dans un monde où tout va vite; nous vivons dans un monde qui regarde, encourage la misère; oui, parce que ce monde, lorsqu’il se regarde, il regarde ses misères, alors il se nourrit de ses entrailles.

Alors, nous devons, nous, nous regarder de notre intérieur afin d’être présents avec ce monde; ce monde est appelé comme nous, nous sommes appelés à regarder l’Amour, l’Amour qui va se laisser voir bientôt dans le ciel; nos yeux vont s’ouvrir à la Croix, cette Croix d’amour qui enveloppe de ses bras tous ceux qui habitent la terre.

Dieu le Père nous donne des grâces, des grâces de foi, des grâces d’amour, des grâces d’accomplissement afin qu’on puisse être vrais, sincères avec notre intérieur, car lorsque nous regarderons la Croix : nous regarderons les effets de la Croix sur nous.

Comme nous serons tout amour pour nous-mêmes, comme nous serons vrais pour nous-mêmes, les effets entreront à l’intérieur de nous afin de nous faire goûter, de l’extérieur, notre intérieur.

Voyez-vous l’importance de notre formation? Nous voulons voir la Croix, la Croix est dans le ciel.

Dieu le Père, en son moment, ouvrira le voile et nous verrons, mais comme notre Père nous aime, il veut faire de nous des êtres de joie, il veut faire de nous des êtres de paix afin que nous soyons un avec la Croix.

Jésus est la Croix, Jésus est la Croix d’amour, c’est Jésus Amour, et Jésus Amour est là, prêt à nous envelopper de ses bras d’amour; c’est de nous dire combien nous sommes aimés par Dieu, combien nous sommes aimés par nous-mêmes.

Comment pouvons-nous regarder la Croix, se sachant non aimés de nos frères et de nos sœurs? Il faut que cet amour soit en eux comme il est en nous.

Vous direz : "Mais alors, nous ne verrons jamais la Croix?" Oui, ce qui entre à l’intérieur d’eux, en ce moment même, se loge à l’intérieur d’eux; notre amour se loge à l’intérieur d’eux-mêmes, ce qui fait que l’effet de la Croix sera sur eux aussi : ils ressentiront cet amour de leur intérieur, ce qui fera que ça les aidera eux-mêmes à accepter l’amour de Dieu pour eux.

Dieu prépare ce moment avec chacun de nous; tout est préparé par le Ciel, et cela se fait par la puissance du Saint-Esprit.

Nous sommes dans la Grande Pentecôte, nous sommes enveloppés de cette lumière de Dieu pour nous et c’est avec chacun de nous que nous allons vivre ce moment, car nous sommes dans cette lumière, nous sommes enveloppés comme les apôtres étaient enveloppés et que nous sommes enveloppés, il n’y a pas de différence.

Le mouvement de la Pentecôte ne s’est pas arrêté; le mouvement de la Pentecôte est toujours présent.

Ce qui a interrompu ce mouvement, c’est notre incertitude, c’est notre manque de paix envers ce que nous sommes.

Nous sommes des êtres d’amour, nous sommes des êtres vrais; nous devons retourner à notre intérieur afin de découvrir ce que les apôtres ont découvert à ce moment-là : leur présence même avec eux-mêmes devant Dieu.

Ils ont été pendant trois ans avec le Fils de Dieu; pendant trois ans, ils ont dormi avec la présence même du Fils de Dieu auprès d’eux, et cela était en eux; à l’instant où le Saint-Esprit leur a montré ce qui était logé à l’intérieur d’eux, tout s’accomplissait pour eux; alors, maintenant, c’est notre accomplissement que nous sommes en train de vivre.

Chaque mouvement que nous vivons en ce moment même est un mouvement de la présence même de Dieu dans notre vie : tout est là, tout est vrai.

Si, aujourd’hui, nous regardons nos souffrances et que nous les acceptons, et que nous les donnons à Jésus, c’est parce que notre présence remonte de l’intérieur à nous-mêmes, et nous donnons tout à Jésus parce que tout est déjà accompli; alors, il faut que nous, nous soyons dans notre accomplissement : tout est là.

Voyez-vous, ce mouvement est l’Église.

Nous avons regardé notre Église disant : "Notre Église est malade, notre Église est vieille, vide, elle se vide, elle se vide de son intérieur," et c’est nous ça.

Nous nous sommes laissé vider de notre intérieur par les pensées qui n’étaient pas amour et qui rentraient en nous par toutes les choses qui n’étaient pas amour et qui entraient en nous : cela a pris tellement de la place que nous nous sommes sentis vides, incapables de nous aimer, de nous voir aimés du Christ, de voir que la Croix était salvatrice.

Nous avons entendu les paroles disant que Jésus a amené à la mort tout péché; alors tout péché est à la mort, à l’intérieur de nous, tout péché est parti à la mort, mais il faut que nous, nous nous accomplissions en l’Église, avec l’Église, pour la plus grande gloire de l’Église qui est Jésus devant son Père.

Voyez-vous, nous n’avons pas eu besoin d’avancer le micro! Alors, nous allons prendre un temps de repos.

Merci. Merci, Seigneur.