Rencontre d’amour avec l’agir de Dieu à Swords, Irlande,

par son instrument, la Fille du Oui à Jésus

 

2009-02-24 - Soir   Partie 1

 

La Fille du Oui à Jésus en le Saint-Esprit : Le Seigneur veut saisir votre cœur. Il veut faire de chacun de nous des instruments afin de nourrir tous ses enfants. Jésus est une nourriture. C’est la seule nourriture que nous avons besoin. Si l’on veut que cette nourriture soit pour nous une nourriture éternelle, eh bien, acceptons de prendre en nous tous les enfants de Dieu le Père, sans aucune exception; là, nous serons une nourriture pour nos frères et pour nos sœurs, et Jésus lui-même se chargera de nous nourrir.

Lorsque nous écoutons avec notre cœur, c’est à l’instant que nous recevons. Nous recevons les grâces que Dieu veut nous accorder, parce qu’il n’y a pas un seul instant où Dieu ne veut pas nous nourrir, puisque lorsqu’on dit le Notre Père, il est dit : "Donne-nous aujourd’hui notre pain quotidien". En demandant à notre Père de nous nourrir, eh bien, nous demandons aussi de nourrir tous ceux que nous portons en nous, parce que le pain quotidien c’est un pain d’amour. C’est l’Amour qui nous nourrit parce que nous sommes faits d’amour.

Chaque instant de notre vie, nous devons prendre conscience que nous sommes du pain pour tous nos frères et nos sœurs du monde entier. Lorsque nous acceptons de prendre le Corps et le Sang de Jésus, nous acceptons d’être nous-mêmes une nourriture. C’est lui qui fait pour nous ce que nous devons faire pour les autres : il prend notre vie et il l’utilise. Tout comme ce soir, il nous utilise afin que nous puissions être une nourriture pour les autres, et il vient parler en notre cœur. Il ne vient pas parler pour qu’on puisse entendre avec notre tête, car la tête ne peut pas saisir ce que le Ciel veut nous donner. Nous avons fermé notre intelligence au Ciel et nous l’avons mise au service de tout ce qu’il y a autour de nous. Aujourd’hui, nous en vivons les conséquences : nous sommes souffrants dans nos pensées, notre regard est coupé des grâces du Ciel, car ce que nous voyons, c’est ce que nous pouvons regarder. Que pouvons-nous regarder? Ce qu’on a laissé entrer en nous. Tout ce que nous avons laissé entrer en nous fait notre regard.

Dieu veut guérir notre regard. Dieu veut arracher de nous ce que nous avons laissé pénétrer en nous. Aucun être humain ne peut savoir ce que nous avons laissé entrer en nous, parce que cela date de la première chair, et la première chair sur la terre, c’est celle d’Adam/Ève : Adam qui, lui, reçut la première chair sur la terre et qu’une partie d’Adam fut prise pour former la chair d’Ève; donc, Adam est la seule chair. Pourquoi n’avons-nous jamais pu regarder notre chair étant une seule chair? Nous nous sommes séparés de nous-mêmes. Comprenons qu’Adam, lorsqu’il fut créé, c’est le premier sur la terre et c’est de cette chair que nous, nous avons reçu la chair.

Notre mère, lorsqu’elle nous a portés, elle a porté la chair en sa chair de toutes les chairs avant elle, parce que pour qu’elle soit, il a fallu qu’elle reçoive, et c’est de même pour sa mère et c’est de même pour la mère de sa mère. À un moment donné, eh bien, nous nous sommes rencontrés. Nous avions le même père et la même mère : quand cela fut? Au moment où Dieu le voulut. Aujourd’hui, nous avançons comme si nous étions des étrangers. Il n’y a qu’une seule chair et c’est la même chair qui s’est multipliée, et c’est cette même chair qui va encore se multiplier, car nos enfants viennent de nous, et nous, nous sommes de quelqu’un.

Dieu veut nous faire réaliser que nous sommes devenus aveugles avec les siècles et les siècles et les siècles. Si nous sommes aveugles, c’est parce que c’est la conséquence de tout ce qui est entré dans la chair. Ouvrez votre Bible et lisez la Genèse. La Genèse nous parle de notre premier parent, et lisez la généalogie, vous allez vous apercevoir qu’Adam a mis naissance à ces naissances dans chaque chair. Comment peut-on se souvenir du premier, si ce n’est que la chair se souvient? Dieu a mis en Adam son intelligence et Adam a donné ce qu’il a reçu; alors, sa descendance se souvenait. Chacun de nous, lorsque nous lisons la Genèse, nous lisons notre vie. Tout ce qu'Adam et Ève ont fait, notre chair en vit les conséquences.

Lorsqu'Adam et Ève ont voulu connaître la connaissance du bien et du mal, cela veut dire qu’ils ne l’avaient pas lorsqu’ils ont été créés. Lorsqu’ils ont été créés, ils vivaient dans la Divine Volonté. Il n’y avait pas de mal en eux, ils n’avaient pas la connaissance du mal en eux. Dieu connaissait ce qui était le bien et ce qui était le mal, car il dit : «Ils sont comme nous».

Dieu le Père, Dieu le Fils, Dieu le Saint-Esprit voyaient leurs créatures qui voulaient se prendre pour Eux, non qu'Adam et Ève veuillent être des dieux, mais ils voulaient prendre conversation. Ils voulaient prendre conversation de ce qui ne devait pas être : conversation sur le bien et sur le mal. Et parce qu’ils ont voulu faire cela, Dieu leur dit : «Vous allez vivre vos conséquences», car, dorénavant, ils devaient choisir entre le bien et le mal. Tout cela a apporté de la souffrance en notre chair, en notre âme.

Lorsque le Fils de Dieu vint sur la terre, il purifia l’âme par le baptême. L’âme ne comprit pas tout de suite en l’homme, mais elle était dans la joie. Le corps, lui, qui écoutait la Parole vivante ne pouvait pas comprendre ce qui se passait, car la chair portait le poids de tous ceux qui étaient avant eux. Il fallut que le Christ meure sur la Croix pour apporter toute souffrance, tout mal à la mort. Alors, à l’instant où Jésus mourut sur la Croix, ils ont pris connaissance de leur situation face à Jésus. À un moment donné, lorsqu’ils ont vu leur Maître se faire prendre par les soldats, ils ont fui, mais une fois qu’ils ont fui, là ils ont pensé à tout ce qu’ils avaient vu et entendu : trois ans à suivre le Maître, trois ans à être témoins de l’amour inconditionnel, trois ans à être devant la puissance de Dieu.

Trois jours, ils ont pensé à cela. Pendant trois jours, ils pensaient à tout ce qu’ils avaient vu, entendu, à tout ce qu’ils avaient pensé, à tout ce qu’ils avaient dit, avaient fait et ressenti. Toute leur chair était portée vers le Christ. L’âme pleurait, elle pleurait sur la grâce qu’elle avait goûtée : elle voulait y regoûter. La chair pleurait elle aussi, mais elle n’arrivait pas à comprendre ce qui se passait. Elle avait touché à la purification de la chair, mais elle n’avait pas pénétré la purification de la chair.

Lorsque Jésus est ressuscité, tout leur être a été dans la joie. Encore là, cette joie était-elle pour eux? Ils ne le savaient pas. Lorsque le Saint-Esprit est descendu sur eux, il y eut une grande lumière. Cette lumière les pénétra. L’Évangile nous parle d’une lumière extérieure. La lumière pénétrait, elle allait directement en leur cœur. Là, ils savaient qu’il n’y avait qu’un seul Dieu. À l’instant, ils ont eu la Parole. Tout ce qu’ils disaient était en harmonie avec leur cœur. La Parole devenait ce qu’ils étaient et ce qu’ils étaient pénétrait la Parole, et la Parole prit tout ce qu’ils étaient. Alors, ils n’étaient plus eux-mêmes, ils étaient le Christ, les premiers qui furent Christ-prêtres. Et chaque parole qu’ils disaient nous nourrissait, car tous ceux qui les entendaient étaient faits de chair, de la chair d’Adam. Alors nous, nous étions en eux.

On ne peut pas séparer la chair de la chair, qu’elle soit passée, présente et future. Comprenons que la chair a été créée par la Divine Volonté : la Volonté de Dieu. Et toute chair est de la Chair Éternelle. Nous sommes de la Chair Immaculée, Parfaite, Éternelle : celle du Fils de Dieu fait Homme. Lorsque Jésus a dit à ses apôtres : «Vous étiez», il leur disait qu’avant même qu’ils soient sur la terre, ils étaient. Ils n'erraient pas dans l’espace, ils n’étaient pas quelque chose comme une lumière qui se promène, ils étaient chair, ils portaient en eux la matière.

Jésus, lorsqu’il s’est présenté aux esprits purs : les anges, il présenta le visible. Tout ce qui devait être visible se présenta, parce que Dieu, Dieu est la toute-puissance. Tout ce qui est visible et invisible est en Dieu, Esprit parfait, Dieu : éternité. Lorsque Dieu le Père voulut, son Fils se présenta à lui en la Matière Parfaite, en ce qu’il était pour son Père, par amour pour son Père. Dieu le Père regarda tout ce qui était visible et il regarda la beauté de son Fils, car ce qu’il était, il le voyait devant lui. Lorsqu'un des apôtres a dit : "Quand verrons-nous ton Père?" Eh bien, Jésus lui a dit : «Celui qui me voit voit mon Père.» Alors, le Fils en le Père venait se montrer avec sa matière devant son Père; alors, il n’y a pas de différence. Lorsque Dieu le Père voulut regarder sa propre beauté, il mit devant lui son Fils, Celui qui était en Lui. Alors, Dieu regarda qui il était : le Fils était en le Père et le Père était en le Fils, la beauté du Père était devant lui et le Fils donnait à son Père ce qu’il était. Toujours l’amour qui se donne, toujours l’amour qui se nourrit par lui-même. Tout ce que contient le Fils est au Père. Ne l’a-t-il pas dit lorsqu’il a dit : «En lui j’ai mis toutes mes complaisances, écoutez-le?» On ne pouvait qu’écouter Dieu.

Dieu est le seul qui passe la vérité, Dieu est le seul chemin que nous devons suivre; en dehors de Dieu, il n’y a point de vie. Alors, le Fils était Dieu lorsqu’il a parlé; on ne doit pas douter de cela. Car Dieu le Père lui-même l’a dit à Jean le Baptiste, car il a entendu : «Écoutez-le», et il l’a dit encore à la Transfiguration aux trois apôtres : «Écoutez-le, écoutez la Chair Parfaite, suivez la Chair Parfaite, car elle est de moi». Le Créateur lui-même disait à ses créatures : «Vous êtes de moi». Puisque Dieu lui-même a dit : «Écoutez-le», qui peut écouter que si celui qui a des oreilles? Alors, comme nous avons des oreilles pour entendre, alors cela veut dire que la Parole est pour nous.

Nous ne pouvons pas dissocier l’écoute et la parole. Essayez de dissocier cela de vous-mêmes, vous allez tourner en rond, vous allez chercher ce qu’il y a en avant, en arrière, en dessus, en dessous; mais à l’instant où vous acceptez que votre parole soit votre écoute et que votre écoute soit la parole, là il y a le mouvement, le mouvement qui veut s’accorder. Il y a comme un mouvement qui veut entendre et l’autre dire. Ça, c’est notre chair et Dieu vient nous dire que ce qu’il a mis en nous est pour lui, afin qu’on puisse entendre la Parole, et une fois qu’on a entendu la Parole, on prend la Parole pour nous, on devient nous-mêmes la Parole. Tout ça, pour nous dire que nous sommes en la Chair de Jésus.

Lorsque Jésus s’est présenté à son Père, rien ne lui manquait. Alors, nous étions tous en la Chair de Jésus; il ne manquait aucun enfant de son Père. Tous ceux qui croient en Jésus croient en la vie éternelle. Tous ceux qui croient en Jésus croient qu’ils sont éternels. Séparez-vous de Jésus, vous n’êtes rien. Jésus est tout pour nous. Dieu le Fils est tout pour Dieu le Père. Ne pensez pas d’être au Père sans Dieu le Fils, vous serez comme la parole qui n’accepte pas l’écoute : vous allez vous perdre. Nous sommes de la Chair Éternelle, nous n'avons qu’une seule chair.

Jésus portait la matière. Jésus n’a pas été créé, mais il était la Matière Parfaite, Immaculée, Éternelle. Tout mouvement en Jésus était un mouvement qu'il donnait à son Père. Que Jésus veuille créer, son Père, le Créateur, était dans ce mouvement. Dieu le Fils est l’amour, Dieu le Père est l’amour, Dieu le Saint-Esprit est l’amour, ça ne se sépare pas : c’est l’amour. Ce n'est pas un amour, un amour, puis un autre amour : c’est l’amour. Alors, lorsque le Fils crée, il est dans son mouvement d’amour pour toujours présenter au Père tout ce qu’il est. L’amour s’est donné, l’amour s’est encore donné; alors, le Père et le Fils qui se donnent l’amour et l’amour qui se reçoit et qui se donne : constamment ce mouvement, mouvement en l’Esprit Saint qui est Père, Fils, Esprit-Saint. Lorsque le Fils donne de l’amour, il donne ce qu’il est et le Père reçoit ce qu’il est lui-même; alors, ce qu’il donne au Père, c’est l’amour. Voilà pourquoi il dit : «Vous êtes l’amour, vous êtes mouvement d’amour. Tout ce qui est de moi n’est autre que de l’amour». Alors, comme nous sommes le mouvement de l’amour, c’est le mouvement qu’on donne à Jésus et que Jésus donne au Père. Constamment, nous sommes dans ce don d’amour.

La création, c’est de l’amour. Alors, lorsque Dieu voulut que nous soyons devant son Père : nous fûmes tous créés. Il y avait tant de beauté à présenter à Dieu! Nous étions la beauté du Fils pour le Père, car il montrait ce qu’il était en lui, et ce qu’il était en lui était en le Père, alors le Père voyait sa propre beauté qu’il créait. Il était si amoureux que tout ce qu’il créa, il le donna à toutes ses créatures. Il créa la lumière, l’univers, les étoiles, les astres; il créa la terre et tout son contenu et il le donna à ses créatures. Nous avons tous reçu cela. Lorsque la terre fut créée, elle fut créée pour qui? Pour nous, car il nous a donné la terre. Lorsqu’il créa, sur la terre, Adam avec ce qu’il avait voulu pour nous, cela se fit dans l’éternité : un mouvement dans l’éternité.

Comprenons que la création est dans l’éternité, et le temps de l’éternité n’est pas notre temps, il l’est en Jésus. Et comme nous étions en Jésus, ce temps s’harmonisait avec ce que nous étions dans l’éternité. Alors, Dieu, lorsqu’il créa la terre, lorsqu’il décida que nous, nous étions pour être, tout se faisait dans l’amour. Croyez-vous qu’en Jésus on était, on était là à dire : "Mais quand est-ce que va arriver mon tour? Quand est-ce que je vais aller visiter la terre, c’est long?" On était dans ce mouvement d’éternité d’amour. Comme on était l’amour, on voulait donner au Père ce qu’il nous donnait constamment : l’amour. Le Fils donnait de lui-même, mais lorsqu’on recevait du Fils, tout était pour le Père.

Nous sommes faits pour contempler Dieu, adorer Dieu et servir Dieu. Nous sommes un don d’amour. L’amour ça donne, l’amour ça reçoit et l’amour redonne. Je reçois de l’amour, alors je dois être dans le service de l’amour; je reçois de l’amour, je dois être dans la joie de recevoir afin de donner de l’amour. Je ne peux faire cela qu’en faisant des actes d’adoration. Tout recevoir, c’est aussi être dans la contemplation devant ce qui est devant nous. Tout l’être que nous sommes est devant sa propre beauté. En étant dans la reconnaissance d’avoir été créé par la beauté, nous prenons conscience de la beauté que nous sommes. On ne se contemple pas, on contemple Celui qui est notre beauté.

Tout cela, les apôtres n’ont pu le vivre, mais ils ont eu une connaissance de la grandeur de l’amour de Dieu pour eux. C’était tellement fort en eux qu’ils ont donné leur vie. Mourir par amour pour Dieu était une joie, parce qu’ils avaient goûté à la joie d’être avec la Chair Éternelle, le Maître, et ils savaient qu’ils étaient indignes de cela. Mais ce qui leur donna la joie, c’était de donner tout ce qu’ils étaient par amour pour Dieu. Ils venaient de prendre conscience que Dieu était mort par amour pour eux. Dieu qui vient à eux, qui vient leur parler de Dieu le Père, ils l’ont réalisé, et cela a suffi pour qu’ils donnent leur vie avec joie à leur Dieu.

Maintenant, c’est ce que Dieu va nous demander : de donner notre vie à Dieu, afin que Dieu se serve de nous pour aller chercher toutes ses chairs, aller chercher tous ceux pour qui il est mort sur la Croix. Pour que cela soit, il nous instruit. Il vient lui-même parler par la puissance du Saint-Esprit et je ne fais que répéter ce qu’il est en train de vous dire à l’instant même. Toutes les paroles que vous venez d’entendre n’auraient pu être dites sans vous. Vous avez consenti à ce que Dieu prenne votre chair et Dieu a rassemblé votre chair pour ne former qu’une seule chair : un cœur d’amour, un cœur qui bat à l’unisson pour l’Église, pour Jésus, pour Celui qui nous appelle à la Grande Purification, la purification de la chair, ce que les apôtres auraient aimé vivre, mais qu’ils n’ont pu que toucher.

Lorsque Jean a parlé de la purification de la chair, car il en a parlé : "La chair corruptible deviendra une chair incorruptible", alors, il venait de dire : "Les chairs impures vont devenir des chairs pures". C’est ce que Dieu est en train de nous parler et c’est pour ça qu’au tout début il a dit : «Je ne viens pas parler à votre tête, car votre tête n’est pas votre cœur. Sans que vous, vous ayez fait un seul effort ici ce soir, vous avez servi l’Église, vous avez été entre les mains du Saint-Esprit afin de nourrir la chair qui est en vous.» Nous sommes une nourriture pour toutes les chairs et nous, qu’est-ce que nous faisons? Nous prononçons tout simplement notre oui. En acceptant d’être ici, eh bien, vous prononcez votre oui. Votre chair devient un oui. Votre parole est en unisson avec ce que vous entendez, et ce que vous entendez prend tout ce que vous êtes et vous le présentez au Père en Jésus, et Dieu le Père prend ce que vous êtes : un oui à l’Amour, un oui à Dieu. Et pourtant, vous n’avez rien fait; et pourtant, je n’ai rien fait moi non plus si ce n’est que Nicole et moi avons tout simplement répété.

Depuis plus de sept ans maintenant que je ne fais rien et que Jésus fait tout. Je ne prépare jamais rien parce que ce n’est pas mes affaires. Jésus dit toujours : «Ce n’est pas ta rencontre, c’est ma rencontre. C’est moi qui vais tout faire. Pour que cela soit, je te couvre de ma sainte miséricorde». Pourquoi? Parce que je suis pécheresse autant que vous êtes pécheurs et pécheresses. Si Nicole peut répéter, c’est parce qu’elle est enveloppée de Jésus lui-même par la puissance du Saint-Esprit. Si ce soir vous êtes là à ouvrir votre cœur et à accepter tout cela, c’est parce que vous êtes entre les mains de Jésus, voulu par Dieu le Père.

Nous voulons un monde d’amour et ce monde d’amour sera fait d’élus de Dieu. Les élus de Dieu ne seront plus en tentations jusqu’au jour où Dieu le Père remettra les esprits impurs libres pour qu’ils viennent encore nous tenter. Mais, entre cela, il va falloir qu’on fasse ce que Dieu nous demande. Il veut que tous les esprits impurs qui ont fait souffrir la chair, l’âme et la chair, soient au pied de sa Croix. Jésus lui-même le fera, mais il va nous demander de lui donner cela. Il va falloir, d’une part, comprendre l’amour de Dieu. Oui nous prions, mais oui nous avons encore des pensées contre nos frères et contre nos sœurs. Lorsqu’on pense à la violence, lorsqu’on pense qu’on viole de tout petits enfants, il y a un tressaillement en nous. Ce tressaillement, c’est de la souffrance. On ressent la souffrance de l’enfant et là on réagit, on réagit par quelque chose qui nous attriste et cette tristesse se change en jugement; là, on est prêts à juger nos frères et nos sœurs qui lèvent la main sur ces petits enfants, qui les violent.

Voyez-vous, Dieu, lui, va nous faire comprendre son amour. Il va nous faire comprendre que ces tout petits enfants sont importants pour lui, tout comme ceux qui violent ces petits enfants. Il va nous faire comprendre que l’Amour va guérir celui et ceux qui violent, et que l’Amour a pris ces petits enfants et que c’est l’Amour qui les a protégés afin qu’ils puissent continuer à vivre, afin qu’à leur tour, un jour, ils comprennent ce qu’est l’amour : l’amour d’un Père qui voit ses petits enfants se faire souffrir, un Père qui donne son Enfant adorable sur la Croix pour tous ces enfants qui souffrent à cause des péchés. Est-ce que Dieu le Père va s’arrêter seulement qu’à l’acte de la violence ou il va aussi regarder la souffrance du violeur qui est manipulée par Satan et ses acolytes? Celui qui viole est attaqué. Il n’a pas de consolation. Il se fait brasser de gauche à droite. Pas un seul instant il ne connaît la paix, car il se nourrit de sa propre violence et cette nourriture est entrée de l’extérieur pour atteindre l’enfant de Dieu qu’il est.

Ce que nous, nous ne voyons pas, Dieu le Père, lui, le voit. Voilà pourquoi Dieu le Père n’a pas hésité à dire à Adam : «Je vous enverrai le Messie». Dieu est omniscient, il est tout-puissant, il voit le futur. Croyez-vous qu’il n’a pas vu l’infidélité de ses enfants? Ramenons-nous à la Genèse. Lorsqu’il a dit à Adam et Ève : «N’allez pas vers la connaissance du bien et du mal, car il vous arrivera un malheur», donc, il disait à ses enfants : «Oh! mes créatures, qu’allez-vous connaître? Vous saurez un jour que je vous ai protégés de vous-mêmes, car je mets en votre chair cette parole afin que vous vous souveniez de mon amour inconditionnel malgré votre entêtement. Je vous veux. Je vous donne tout ce qui est à moi. Je vais vous donner mon amour. Votre intelligence sera continuellement nourrie de mon Esprit d’amour malgré que vous vouliez un esprit humain. Je vais vous laisser mon amour et cet amour vous servira. Puissant est mon amour, libre est mon amour, car un jour vous vous servirez de mon amour pour combattre celui qui vous trompera. Vous aurez cette liberté de refuser ses tentations. Il n’aura plus de pouvoir sur vous, car vous saurez tout ce qu’il vous a fait. Une Femme d’amour viendra et elle écrasera sa tête, car elle portera chacun de vous. Vous l’appellerez Mère et elle dira à ses enfants : 'Vous êtes la force de Dieu'.»

Nous sommes le talon de Marie, et parce que nous sommes le talon de Marie, les Écritures vont s’accomplir. Aucun être humain ne peut dire ce que nous entendons. Dieu nous révèle à nous, des impurs, ce qu’il veut faire avec nous. Nous avons le pouvoir de Dieu en nous, celui de dire : 'je refuse'. À l’instant où nous disons 'je refuse', les démons ne peuvent plus mettre leur venin en nous. Ils ne peuvent pas se servir de ce qu'ils ont déjà mis en nous. Ça, c’est le pouvoir des enfants de Dieu. Lorsque nous croyons en cela, nous croyons que nous sommes aimés de Dieu et protégés par Dieu. Nous nous servons de ce qu’il a déposé en nous et qu’il n’a jamais enlevé en nous.

N’oubliez pas qu’avec cette même liberté, nous avons souvent dit non à Dieu. Il nous a donné son amour, cette liberté d’enfants de Dieu. Cet amour pouvait être pour nous ou contre nous, parce que c’est avec cela que nous avons fait des choix dans notre vie. C’est avec cela que Caïn a tué son frère. C’est lui-même qui a choisi d’écouter le tentateur, personne n’a insufflé dans son oreille ce qu’il devait faire. Satan n’a pu que le tenter. Pour cela, il a fallu qu’il s’approche de lui et qu’il lui fasse ressentir ce qui était pour le comparer à son frère. Lorsqu’il a ressenti cela, c’était à l’extérieur de lui, ce n’était pas en lui. Il a fallu qu’il fasse un choix avec ce qu’il était : l’enfant de Dieu. Alors, cela veut dire que ce choix a une puissance si puissante que s’il avait dit non, Satan aurait pu faire n’importe quoi, il n’aurait pas pénétré en lui la comparaison, mais comme il a écouté, il a été satisfait de ce qu’il ressentait : c’était un oui, 'oui, j’accepte la comparaison'. Alors, cela a pénétré en lui.

Maintenant que cela pénètre en lui, qu’est-ce que ça vient faire à l’intérieur tout ça? Pensons que Satan, c’est un esprit. C’était avant un ange et il devait adorer Dieu. Les anges aussi sont faits pour adorer, servir et contempler Dieu. Lorsqu’il a vu la Matière qui était devant lui et qu’il devait adorer alors qu’il a refusé, il venait de refuser d’adorer Dieu. Comme il venait de refuser d’adorer Dieu, lui qui était fait pour adorer, là, se tournait contre lui : il refusait à lui-même ce qu’il était. Comme il recevait tout de la Lumière et qu’il venait de refuser la Lumière, il ne pouvait plus être nourri d’amour. Il se refusa de l’amour pour lui-même. Il venait de refuser tout mouvement de vie, toute lumière, il venait de refuser l’amour, lui qui était un ange, un ange d’une très grande splendeur. Tout ce qui le nourrissait pour qu’il soit cet ange de splendeur s’arrêta, parce que c’est lui qui a refusé. Dieu ne force ni ses anges et ni ses créatures à l’écouter, à le vouloir.

Comprenons que l’amour, c’est un mouvement qui ne cesse de donner. Alors, il ne pouvait plus donner puisque Satan – Lucifer ne voulait plus recevoir. Alors, Lucifer devint tout ce qui est inerte. Sans intelligence de lumière, il ne pouvait plus être ce qu’il était : servir. Alors, lorsqu’il s’est approché de Caïn, il lui a fait ressentir ce qu’il était : le mal. Et comme il venait d’être le mal, tout ce qu’il pouvait faire : 'Bon, bien, je m’approche, je m’approche, je fais ressentir ce que je suis'. Mais, s’il a un oui, là il pénètre, et comme il pénètre et comme il n’est rien, le rien rentre.

La comparaison, c’est qu'il n’y a pas de mouvement dans la comparaison qui est amour, lumière, joie, paix. La comparaison c’est un vide : ça n’apporte rien, ça ne donne rien. Alors, lorsque Caïn accepta la comparaison, il a ressenti le vide qui entra en lui, mais le vide prit la place de quelque chose : un mouvement d’amour. Il mit comme un venin à l’intérieur et une fois que ce venin prit place, voilà que ce qui était rien vint à bouger. Là, la comparaison venait de trouver un mouvement; la comparaison qui est un vide venait de toucher à un pouvoir : la vie; la comparaison venait de rendre malade un mouvement de vie d’amour. Alors, ce mouvement qui était malade servait maintenant l’esprit de comparaison impur.

Un esprit impur ne peut donner de la joie, ne peut apporter de la paix, ne peut donner de l’amour. Tout ce qu’est un esprit impur n’est que le néant, et c’est dans le néant qu’on trouve la souffrance. Il n’y a pas de plus grande souffrance que d’être loin de Dieu. C’est le vide total, c’est la froideur dans toute sa pesanteur. C’est comme si le vide envahissait tout ce qui est autour et qui rendait vide tout ce qu’il y a : on ne touche rien et on n’atteint rien. Alors, lorsqu’un esprit impur se sert d’un mouvement malade, ce n’est que de la souffrance.

C’est ce que Caïn a ressenti. Une fois que Caïn a ressenti une souffrance dans sa chair, là il devenait faible en sa chair. Là, un esprit de jalousie est venu et il a dû seulement se faire sentir, pas plus. Alors, Caïn, lui, était devant quelque chose qu’il ressentait. Là encore, il aurait pu refuser, mais à l’instant où il accepta cette sensation, là la jalousie pénétra; encore là, la jalousie empoisonna un mouvement d’amour. Ce qui n’avait pas de pouvoir, maintenant venait d’avoir un pouvoir, ce qui augmenta la souffrance en Caïn, si bien que Caïn voulut arrêter cette souffrance. Satan, lui, voulait qu’il (pose un geste pour arrêter) arrête sa souffrance. Plus il (Caïn) voulait arrêter sa souffrance et plus Satan se servait de ce qu'il avait réussi à entrer.

Les mouvements de vie sont à nous par Dieu. Ils nous appartiennent, ils n’appartiennent pas à Satan. Satan ne peut avoir le pouvoir sur nous que sur ce qu’il nous a volé hypocritement. Croyez-vous que Caïn voulait cela? Pas plus que nous, nous n’avons voulu qu’il se serve de ce que nous sommes pour juger notre prochain. Caïn était enfant de Dieu comme nous, nous sommes enfants de Dieu.

Dieu vient parler en notre cœur pour nous faire comprendre, dès le début de la chair, ce qui s’est passé, et c’est ainsi que nous allons faire notre purification de la chair en se laissant instruire par Dieu. C’est ce que nous allons continuer à faire jusqu’au jour où Dieu décidera que nous allons entrer en nous pour vivre notre premier jugement sur la terre. Ça, il nous l’explique dans les quatre petits livres qui ne font qu’un seul livre.

Ce que nous venons d’entendre ce soir, c’est comme la digestion de ce repas. Nous sommes là pour servir Dieu. Dieu se sert de petits groupes comme ce soir pour nous amener à la Grande Purification.

Alors, nous allons nous arrêter ici pour continuer, si vous voulez bien, un tout petit peu après.