Rencontre avec l’agir de Dieu à Winnipeg, Manitoba,

par son instrument, la Fille du Oui à Jésus.

 

2004-11-11 – SOIR 

 

La Fille du Oui à Jésus en le Saint-Esprit : À chaque fois que chacun de nous se donne à la Divine Volonté, un mouvement se fait en nous, un mouvement que nous ne connaissons pas : ce mouvement, c’est l’abandon.

Nous ne connaissons pas l’abandon parce qu’à cause de notre volonté humaine, nous n’avons jamais appris à nous abandonner entre les mains de Dieu.

Nous avons souvent pensé être capables de nous abandonner en lui; ce que nous avons pu faire, c’est mettre notre volonté humaine en action et dire "je m’abandonne, Jésus"; c’est nous-mêmes qui décidions de nous abandonner en mettant une partie de nous-mêmes en action.

L’abandon : c’est la confiance en Dieu, c’est la foi sans condition, c’est croire que Dieu fait pour nous une action sans que nous, nous intervenions, c’est de continuer à vivre en sachant que c’est Dieu qui fait le résultat de ce que nous faisons.

Dieu dit : «Je vais vous (donner) un exemple : "Un jour, un enfant a pris un marteau et il décide de s’en servir, mais devant lui il n’y avait rien : pas de bois, pas de papier, pas de crayon; il n’y avait rien, c’est-à-dire pas de matériel et pas de plan; tout ce qu’il avait à lui, c’était un marteau.

Alors il consentit à mettre son marteau en action, il se mit à frapper doucement dans le vide; à l’intérieur de lui, il était convaincu qu’il avançait dans son travail alors qu’il frappait dans le vide, c’est parce qu’il avait donné à Dieu sa vie alors Dieu en faisait ce qu’il voulait.

Puisque Dieu lui avait donné un marteau et qu’il avait entendu qu’il fallait mettre sa vie en action, il crut bon de se servir de son marteau; alors il frappait toute la journée dans le vide, jusqu’au soir où il décida de mettre son marteau de côté; il alla se coucher, sans réfléchir à ce qu’il avait fait puisqu’il avait donné sa vie à Dieu, il ferma ses yeux et il remercia Dieu.

À son réveil, il prit la peine de redonner sa vie à Dieu, il se leva; alors Dieu lui demanda : «Mets-toi en action» : il prit son marteau et commença à frapper; il n’y avait rien encore devant lui, il continua à frapper, il était sûr que Dieu le voulait ainsi; alors arrivé au soir, il alla encore se coucher; avant il déposa son marteau et il remercia Dieu pour ce qu’il avait reçu.

Le lendemain, il offrit sa vie et il recommença ce qu’il avait fait la veille : il avait repris son marteau et il frappa; il alla se coucher et remercia Dieu pour toutes les grâces qu’il avait reçues.

Il se réveilla et, avant de se lever, il redonna sa vie à Dieu tout heureux de recommencer ce qu’il avait à faire parce que maintenant il savait qu’il fallait qu’il prenne le marteau et se mette en action; il était heureux de faire cette action parce que Dieu le voulait : tout son être était en harmonie avec ce mouvement, car il se savait entre les mains de Dieu; lorsqu’il alla se coucher, il remercia Dieu et il était dans la joie parce qu’il recevait de l’amour de Dieu; alors, lorsqu’il offrait sa vie, il pensait d’offrir la vie de tous ses frères et sœurs afin qu’eux aussi puissent ressentir ce qu’il ressentait lorsqu’il frappait du marteau parce que son mouvement n’était plus le sien, c’était le mouvement de Dieu.

Il était tout à Dieu maintenant; tout ce qui comptait, c’était Dieu; il accomplissait ce mouvement en Dieu, pour Dieu, car à l’intérieur de lui il avait retrouvé la paix; il avait appris à abandonner sa vie en Dieu; il ne pensait plus à demain puisqu’il avait tout donné à Dieu; il n’avait plus à penser au résultat de son action puisqu’il l’avait donné à Dieu : tout ce qu’il était appartenait à Dieu".

C’est ainsi, mes enfants, l’abandon : c’est de vous mettre en action et de vous abandonner; c’est de ne pas chercher le résultat, le comment, le pourquoi; c'est de ne pas penser au lendemain, mais c’est vivre au présent; c'est de n’être qu’avec Jésus; c'est de savoir que Jésus prend soin de vous et de ceux que vous aimez; c’est de savoir que Dieu veut tout pour vous.»

C'est Dieu qui prend la vie, notre vie; c’est Dieu qui fait de notre vie un mouvement pour Dieu; nous n’avons pas à regarder maintenant puisque Dieu regarde pour nous; tout ce qui arrive devant nous ne nous inquiète plus puisque c’est Dieu qui l’a fait.

Le mouvement du marteau : c’est notre oui.

En premier, le marteau, c’est lourd dans notre main; en premier, on se demande sur quoi on va frapper parce qu’on ne voit rien, on ne sait pas ou déposer notre marteau puisqu’on ne voit pas le résultat de ce qu’on fait; en premier, cela nous semble difficile, lourd, compliqué; en premier, on dit un tout petit merci à Jésus, sans trop savoir où tout cela va nous amener; alors tranquillement on apprend à découvrir que Jésus nous aime et que s’abandonner, c’est des grâces sans vraiment savoir si on a avancé; on fait tout ce que Dieu nous demande, sans voir ni comprendre, sans qu’on puisse réagir avec ce que nous étions habitués de faire.

Le mouvement qui frappe, qui frappe et qui frappe toute la journée, ce sont des oui qui recommencent, qui recommencent et qui recommencent; ce sont des mouvements pour Dieu : "Je te donne Seigneur, je te donne, je t’abandonne Seigneur, tout, et je recommence, et je recommence Seigneur.

J’apprends tranquillement à m’abandonner : "Il faut que je commence, Seigneur, à m’abandonner afin que je puisse être tout à toi.

Mes enfants, Seigneur, ils font partie de ma vie, je te les donne; je les reprends et je te les redonne, je te les reprends et je te les redonne.

Je m’aperçois, Seigneur, que mes paroles sont contre moi; je te les redonne, je ne veux plus parler ainsi Seigneur; comme c’est difficile, j’étais tellement habituée à parler ainsi!

Oh! ces jugements, Jésus, je ne veux plus en avoir : voilà que je viens de recommencer, je te le donne, Seigneur, viens me donner des grâces.

Seigneur, je viens encore de faiblir; voici que des jugements sont devant moi et c’est moi qui en suis la cause, Seigneur Jésus, je te donne tout.

L’amour, Seigneur, apprends-moi à aimer, apprends-moi comme toi tu veux que je t’aime, donne-moi des grâces, donne-moi des grâces.

Comme je suis petite et comme je suis faible, je tombe et je tombe et je te donne tout, Seigneur, parce que je sais que tu es là.

Ah! Seigneur, comme c’est bon! Je sens la paix en moi, je sens que, Jésus, je suis plus petite.

Seigneur, mes enfants maintenant, je sais que tu vas en prendre soin parce que tu as pris soin de moi.

C’est difficile encore, Seigneur, je sens qu’aujourd’hui, je les ai repris, je te les redonne Seigneur parce qu’ils sont mieux entre tes mains qu’entre mes mains.

Aujourd’hui, Seigneur, j’ai été plus patiente, je n’ai rien dit lorsque mon mari a jeté un regard froid sur moi, parce que j’ai appris à te le donner, Seigneur.

Seigneur, viens nourrir en moi cette douleur qui apparaît, je te la donne parce que toi tu es ma Nourriture.

Seigneur, je n’ai pas oublié mes frères et mes sœurs, je n’ai pas oublié ma mère ni mon père, et je te les donne aussi, comble-les comme tu m’as comblé.

Aujourd’hui, j’ai entendu blasphémer, j’ai entendu des mots contre l’Église, je te les donne Seigneur parce que ce sont tes enfants et que tu les aimes.

La paix, Seigneur, comme c’est bon de vivre ainsi, je ne veux pas la perdre, et si je la perds, Seigneur, je sais que tu es là pour me la redonner.

Seigneur, qu’est-ce que ces sentiments que tu me fais voir, que tu me fais ressentir, est-ce que c’est cela qui m’habite, Seigneur, à l’intérieur de moi?

Je te les donne, je te les donne parce que, Seigneur, je ne peux pas demeurer ainsi, je veux être amour pour moi et pour ceux que je porte.

Et les paroles, ces paroles que j’entends, Seigneur, elles sont entrées en moi, mais je te les redonne, viens sortir ces paroles qui habitent mon intérieur.

Et ces sentiments, ces sentiments de peur qui viennent de se réveiller en moi, ces sentiments d’insécurité, de doute face à moi-même, Seigneur, je te les donne.

Seigneur, c’est bon d’aimer, c’est bon de m’aimer; c’est toi qui m’as appris à m’aimer; c’est parce que j’ai appris à tout te donner : tout ce que je t’ai donné, tu l’as remplacé par de l’amour.

Seigneur, j’ai encore à me laisser purifier, mais je sais maintenant que je peux te dire avec ce que je suis à l’intérieur que je t’aime.

Seigneur, tu me fais aimer mon prochain comme jamais je n’ai aimé mon prochain; maintenant, je sais que je lui dois beaucoup.

Le prochain, Seigneur, c’est toi; à chaque fois maintenant que je regarde le prochain, je te regarde; maintenant, je reçois de l’amour de toi qui est en eux.

Ah! Seigneur, est-ce cela la purification, Seigneur? Alors, j’accepte de continuer, j’accepte de regarder ce qu’il y a en moi, j’accepte tout parce que tu es là, parce que tu me combles d’amour.

La foi, Seigneur, c'est des oui, c’est vouloir à tous les jours tout te donner sans voir, sans comprendre, c'est m’abandonner à toi, Seigneur.

Tu as su mettre le petit rien que je suis dans ton amour et tu m’as fait mourir en toi, et là, j’ai pu pousser dans une terre d’amour et devenir un arbre rempli de fruits : ces fruits, Seigneur, viennent de toi, pour moi et pour mon prochain.

Merci, Seigneur, parce que tu viens de parler."

L’abandon, c’est chacun de nous entre les mains de Dieu.

C’est à chaque jour que nous devons dire nos oui; dans tout ce que nous faisons, dans tout ce que nous disons, nous devons abandonner tout entre les mains de Dieu : les paroles que nous disons, nous devons les lui donner; qu’elles soient des paroles d’amour (ou qu’elles ne soient) pas amour, alors on donne à Jésus;

les actions que nous faisons à tous les jours, on les abandonne à Jésus, qu’elles soient bonnes ou qu’elles ne soient pas à la hauteur de ce que nous on aimerait (qu’elles soient), eh bien, ça ne nous appartient plus puisqu’on a tout abandonné à Jésus;

ce qui cherche à entrer en nous (et) que nous ne comprenons pas ne nous appartient pas, ça appartient à Dieu;

ce qui a fait de nous des êtres qui ont peur, qui doutent, qui manquent de foi envers Dieu, ça appartient à Dieu;

que nous soyons des êtres qui ont de la difficulté à partager, qui ont de la difficulté à délaisser le matériel, cela ne nous appartient plus, ça appartient à Dieu;

que nous ayons le goût de manger des friandises, que nous ayons le goût de boire, ça ne nous appartient plus, ça appartient à Dieu;

que nous ayons le goût de jouer aux cartes, que nous ayons le goût de jouer au bingo, cela appartient à Dieu maintenant;

que nous voyions nos enfants quitter la maison, que nous voyions nos enfants ne pas aller à la messe, que nous voyions nos enfants blasphémer, cela ne nous appartient plus, cela appartient à Dieu;

que nous ayons de la difficulté à comprendre la purification et l’abandon, cela appartient à Dieu.

La purification n’est pas de notre ressort à nous, mais du ressort de Dieu.

C’est lui qui est venu sur la terre porter la Croix et amener nos péchés à la mort et c’est lui qui va faire de nous des êtres parfaits.

Si nous devons recommencer à dire, à tous les jours : "je m’abandonne" à chaque fois que nous voyons notre volonté prendre le dessus : faisons-le, notre volonté humaine va bien se fatiguer un jour de toujours donner.

Dieu n’est pas sourd, Dieu est beaucoup plus persévérant que nous; c’est à lui de nous changer, ce n’est pas à nous de nous changer puisque nous avons donné notre vie entre ses mains; toutes nos difficultés ne nous appartiennent plus à partir de ce moment-là, elles appartiennent à Dieu, c’est lui qui va nous donner des grâces pour que nous puissions passer au travers.

Nous allons encore avoir le cœur qui nous pince, nous allons encore avoir les idées embrouillées, nous allons encore avoir mal au ventre et l’estomac à l’envers, mais ça, ça lui appartient aussi.

Nous allons continuer encore à vivre avec nos rhumatismes, avec notre diabète, avec toutes nos maladies, mais ça ne nous appartiendra plus parce que Dieu sait à quoi ça nous sert; lui, il peut sonder notre cœur, pas nous; lui, il connaît ce que nous avons besoin pour notre purification, pas nous; alors s'il veut se servir de notre maladie, eh bien, qu’il s’en serve puisqu’on le lui a abandonné : Dieu va nous donner des grâces parce qu’il nous aime jusqu’à mourir encore pour nous à chaque messe.

Qu’avons-nous à nous inquiéter de nos prêtres, puisque nous prions pour eux et que nous les donnons, les abandonnons : ils ne nous appartiennent plus.

Pourquoi avoir peur de l’avenir maintenant, pourquoi avoir peur de la Grande Purification puisque cela a même été abandonné? Et ce qui viendra après la Grande Purification, ça, ça ne nous regarde pas parce que ça appartient à Dieu.

Que nous ayons besoin de couvertures, que nous ayons besoin d’eau potable, que nous ayons besoin de nourriture, cela appartient à Dieu;

que nous vivions avec des êtres qui ne seront pas amour, c’est abandonné, cela appartient à Dieu.

Par notre abandon, nous acceptons d’être les fruits de l’Amour, nous sommes donc accrochés à l’Arbre de la Vie; c’est lui qui nourrit l’arbre et c’est lui qui fait monter la sève pour alimenter tout ce qui est accroché à l’arbre;

c’est vivre en Dieu, pour Dieu; voilà ce que Dieu nous a toujours enseigné : mourir en le Christ.

Tout lui revient : puisque nous sommes sortis de lui, alors nous devons entrer en lui.

Nous avons tous été en Jésus avant de venir dans le sein de notre maman, alors nous devons tous retourner en Jésus pour profiter de l’amour du Père.

Le règne de Dieu le Père est pour nous, nous allons vivre dans la paix, dans la joie : voilà notre mouvement de marteau.

Maintenant, quand même il y a quelque chose (et) que nous ne voyons pas : c’est sur quoi nous frappons lorsque nous frappons là où nous ne voyons rien; c’est que nous abandonnons entre les mains de Dieu notre vie, notre chair, notre âme; c’est le mouvement que nous faisons et le résultat de cela : c’est lorsque nous avons frappé et que nous n’avons rien vu.

Jésus veut changer notre vie, veut prendre toutes nos pensées, nos regards, tout ce que nous avons entendu, tout ce que nous avons ressenti, tout ce que nous avons, aussi, souffert, toutes les émotions connues et inconnues.

Toutes nos paroles ont eu des résultats, ce qui a fait que notre vie a été parfois très souffrante; nous n’avons jamais vu les conséquences de ces paroles, mais elles ont été en nous; nous n’avons jamais vu (les conséquences) d’une action que nous avons posée, ce qu’elle a donné (comme) résultat à court terme ou à long terme (en nous) ; nous n’avons jamais réalisé l’impact de nos émotions à l’intérieur de nous : (tout) cela a formé notre caractère et a formé aussi notre avenir : un caractère qui est blessé devient un caractère défensif; un caractère dominé est un caractère qui cherche à dominer; tout cela, nous ne l’avons pas vu dans notre vie parce que cela nous habitait à l’intérieur, il a fallu que ce soit en nous pour que nous puissions voir à l’extérieur ce qui a fait notre vie; tout ce que nous avons remarqué, c’est ce qu’on entendait et ce qu’on voyait à l’extérieur de nous.

Nous n’avons rien vu de ce qui était en nous.

Nous nous sommes nous-mêmes enchaînés, c’est la conséquence du péché.

Satan a fait tout en son pouvoir pour nous tenter : il s’est servi des personnes qui sont autour de nous, il s’est servi des événements que nous voyions et que nous entendions, il provoquait des situations et le résultat de ces situations nous attaquait; tout cela venait de l’extérieur, mais tout cela avait un but : de pénétrer en nous.

Lorsqu’il y avait la guerre, cela nous faisait souffrir à l’extérieur, mais à l’intérieur de nous, il y avait de plus grandes souffrances encore parce qu’une fois la guerre terminée, elle était terminée à l’extérieur, mais en nous, il n’y avait rien de terminé :

il avait réussi avec le mouvement de la guerre à faire pénétrer en nous des peurs, des paroles, des vengeances, de la rancœur et cela pour toute notre vie.

Lorsqu’il a provoqué de la jalousie, cela était dans le but de faire entrer des sentiments à l’intérieur de nous; une foi que la jalousie était passée à l’extérieur, il avait fait ce que lui avait voulu et cela avait réussi à entrer en nous pour toujours; notre chair devenait esclave du péché et cela depuis des milliers d’années; depuis des milliers d’années, notre chair souffre des conséquences du péché : voilà ce que nous n’avons pas vu, voilà ce que Dieu voit, voilà de quoi il veut nous libérer.

C’est pour cela qu’il faut donner des oui continuellement, sans savoir pourquoi nous nous abandonnons, lui le sait; voilà ce qu’est la confiance en Dieu : tout lui abandonner; lui, il sait mieux que nous ce qui est bon pour nous.

Aveuglément nous devons avancer dans notre purification; nous allons ressentir une paix et cette paix va demeurer.

Dans un premier temps, cette paix sera fragile, elle se fera connaître en nous, mais nous la perdrons quelquefois parce que ses racines sont fragiles, mais plus nous avancerons dans notre purification et plus les racines seront profondes.

Dieu veut renouveler notre vie, il veut faire du nouveau avec nous parce qu’il a fait la même chose pour notre âme; c’est lui qui a pris notre âme et c’est lui qui a ouvert une source infinie de grâces, et il veut le faire pour notre chair.

Nous n’avons pas à craindre la purification.

Lorsque nous avons lu l’Apocalypse, nous avons eu peur parce que la volonté humaine était en avant de nous; maintenant, nous n’avons pas à nous inquiéter puisque nous renonçons à notre volonté humaine, et les lumières viennent à nous et nous commençons à entendre; alors nous comprenons à la mesure de ce que Dieu veut pour nous.

Lorsque nous entendons comme "le soleil s’obscurcira, il y aura des tremblements de terre, tout sera renversé"; nous n’avons pas à craindre; que savons-nous de tout cela, qu’avons-nous à savoir de tout cela puisque Dieu, lui, le sait? Alors, nous n’avons qu’à nous abandonner entre les mains de Dieu, c’est tout ce que Dieu attend de nous; ayons la foi en Dieu, devenons des enfants entre les mains de Dieu.

Les premiers temps, on va dire merci, un petit merci à Jésus avant de se coucher; avec le temps, on va rajouter (un) merci avec ses grâces, et plus ça va aller, et plus les mercis vont être faits dans la confiance : les mercis deviendront des joies pour nous.

Nous allons avancer selon ce que nous sommes; on n’a pas besoin de s’inquiéter en disant : "Ah, toi tu es plus avancé que moi dans ta purification!" On n’aura pas à s’occuper du voisin parce qu’il sera en nous, (car) si lui est avancé, il va nous aider à avancer : alors réjouissons-nous d’être tous ensemble dans cette purification.

Ceux qui ont de la difficulté seront aidés par les autres et lorsqu’ils seront avancés, ils aideront les autres parce que nous serons un fruit et tout fruit porte des graines, et ces graines sont entre les mains de Dieu.

S’il veut faire de nous des êtres d’abandon pour nos frères et nos sœurs, eh bien : "Merci, Seigneur, parce que ma vie n’est plus à moi, elle est à toi".

Nous n’arrêterons jamais d’être amour puisque nous sommes sortis de Jésus, que nous avons été amour et que nous le sommes avec notre volonté humaine; aussi blessés que nous sommes, nous sommes quand même amour en nous, alors pensons que lorsque nous serons comme Jésus le veut, combien nous allons nous donner!

(Ce sera) une joie sans fin : nous allons porter des fruits, nous-mêmes; nous allons devenir des arbres nous-mêmes; nous allons porter des fruits et ces fruits vont avoir encore des graines : voyez-vous, c’est l’éternité.

Nous sommes appelés à vivre en la vie éternelle et nous allons devenir, nous, à la ressemblance du Fils de Dieu.

Nous ne serons jamais Dieu, mais nous serons un fruit qui vient de lui, et tout ce qui vient de Dieu est vivant et agissant et ça ne meurt jamais : c’est l’éternité.

Merci, Seigneur.